Canalblog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Vu au MACROSCOPE
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 1 380 289
Newsletter
26 mars 2009

Front de gauche et MRC

Pourquoi le MRC n’a pas rejoint le Front de gauche

Le parti de Jean-Pierre Chevènement ne participera pas au Front de gauche formé par le PCF et le PG. Retour sur un échec révélateur.



Meeting de lancement du Front de gauche au Zénith (photo : PG)

Meeting de lancement du Front de gauche au Zénith (photo : PG)

 

Le MRC n’ira pas. Il n’ira pas au Front de gauche. Il n’ira pas non plus aux élections européennes. Plutôt s’abstenir que d’y aller mal accompagné. C’est ce que l’on peut comprendre à la lecture de la résolution du MRC  rendue public dimanche soir (à télécharger ci-dessous). Une nouvelle qui n'a pas vraiment ému les médias. Pourtant ce refus permet d’en savoir plus sur le Front de gauche, sur ce qu’il a sous le capot. 

 

La souveraineté en débat 

« Nous avons fait, de part et d’autre, beaucoup de concessions, explique Sami Naïr,  négociateur en chef pour le MRC,  Mais, quand ça a touché les orientations identitaires, ça a bloqué. » Des concessions, de fait, il y en a eu de nombreuses : en près d’un mois de négociation, une quinzaine d’amendements ont été apportés. Et c’est en effet sur les questions « identitaires » que le « mariage » a buté : « Nous n’avons pas la même conception de l’Europe, confie le responsable du parti républicain, Nous sommes pour une Europe réaliste, une Europe à géométrie variable, une Europe articulée sur ses nations. » C’est d’ailleurs principalement sur la question de la souveraineté nationale, concept très cher à Jean-Pierre Chevènement, que les deux organisations se sont affrontées. Quand le MRC disait « souveraineté nationale », le Front de gauche répondait « souveraineté populaire européenne ». « Nous n’y croyons pas, réplique Sami Naïr, Il n’y a pas de peuple européen. Il y a vingt-sept peuples européens ». Francis Parny,  chargé des relations extérieures au PCF, a pris part aux négociations avec le Mouvement républicain. Il se dit « surpris » car, d’après lui, « la souveraineté nationale n’est pas un problème pour le Front de gauche » et « participer au Front ne veut pas forcément dire fusion »

 

Soit. Mais la question du souverainisme n’a pas été le seul sujet de blocage. L'immigration a aussi été au cœur des débats, le Front de gauche demandant une régularisation de tous les sans-papiers. Autre sujet débattu : la position du Front de gauche face au capitalisme. « Ils nous ont répondu ne pas vouloir le réguler ! », s'étonne Sami Naïr.(...)
Lire l'article 

Publicité
Commentaires
Publicité
Vu au MACROSCOPE
Derniers commentaires
Publicité
Archives
Publicité
Publicité