Les effets retards de la crise des subprimes
La reprise américaine... Tu parles Charles!
Extrait:
(...) Les effets retards de la crise des subprimes
Le
premier, c’est le calendrier des réajustements des taux sur les crédits
immobiliers résidentiels américains, réajustements à la hausse cela va
sans dire. Les colonnes représentent les montants cumulés des prêts en
milliards de dollars. Les crédits subprime sont en vert
clair, on voit qu’ils étaient l’actualité du jour en 2007 et 2008. On
voit aussi que 2009 est une année assez calme à ce point de vue, mais
les problèmes repartent sur les chapeaux de roue en 2010 pour culminer
en 2011. En jaune vif, les crédits Alt-A, encore appelés « liars’ loans
», prêts pour menteurs, accordés sur la base de déclarations de revenus
non-vérifiées : dans le climat de la bulle, les emprunteurs gonflaient
leurs revenus déclarés pour acheter des logements les plus vastes
possibles et multiplier ainsi l’effet de levier quand ils les
revendraient quelques années plus tard, comptant sur les 5 % à 10 %
d’appréciation annuelle qui étaient devenus la norme. On sait ce qu’il
en est advenu. Versant des mensualités en accord avec le train de vie
correspondant aux revenus gonflés qu’ils déclarèrent en 2005 ou 2006,
exposés à un taux de chômage dont on dit qu’il atteindra bientôt les 10
%, ces ménages seront bien évidemment incapables de s’acquitter de
traites encore plus élevées.
En jaune clair, les crédits
Pay-Option ARM, ceux qui offraient différentes options de paiement,
dont une qui fut choisie par 85 % des emprunteurs consistant à faire
des versements mensuels inférieurs même aux intérêts accrus, ce qui
signifie bien entendu que le principal, la somme totale due, augmente
inexorablement de mois en mois. Quand elle atteint 115 % du montant
orignal du prêt, celui-ci est automatiquement converti en prêt avec
amortissement, ce qui débouche sur un quasi-doublement du montant des
mensualités. Je vous laisse imaginer ce qui se passera.
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