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25 juin 2009

Qu’allons-nous faire de l’argent des dictateurs ?

De Taïwan à Haïti, de l’Indonésie au Gabon, au Pérou, au Congo, ils seraient une trentaine à s’être approprié, en quelques décennies, la bagatelle de 180 milliards $ de fonds publics sur le dos de peuples à qui manque l’essentiel. Qu’ils se nomment Suharto, Mobutu, Dos Santos, Comparoé, Obiang, Nguesso, Fujimori, Pinochet, Omar Bongo... les fortunes qu’ils ont volées représenteraient plusieurs années de l’aide internationale aux pays du Sud. Comment de tels détournements furent-ils possibles ? Pourquoi tant tarder à restituer aux populations concernées ce qui leur est non seulement dû, mais vital ? Cet aspect du pillage des terres pauvres est décrypté dans le lumineux rapport que CCFD - Terre Solidaire* publie aujourd’hui.

Un butin gelé dans les banques occidentales

 

Chaque année, d’après l’ONU et la Banque mondiale, c’est au moins l’équivalent des PIB cumulés du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et du Mali qui fuit les pays en développement pour aller se terrer en Europe, sur les comptes blanchis des "kleptocrates" ou de leur clan. 22 ans d’exactions d’un Mobutu (ex-Zaïre) ont fait monter à 13 milliards $ une dette où il aurait encore puisé pour son propre traintrain (palais, villas dans toutes les capitales, aéroport de son village natal...), affaiblissant son pays par le manque immédiat, mais aussi en le forçant à renouveler son recours à l’endettement extérieur. Suharto, lui, aurait dérobé de 15 à 35 milliards à l’Indonésie. Nguessa (toujours en exercice) détiendrait à lui seul 50% de l’économie du au Congo-Brazzaville...

 

La corruption érigée en système
(.......)

Lire l'article (Julie Dep sur AGORAVOX)

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