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16 juillet 2009

Aubry-Valls (suite)

Aubry-Valls: la presse critique une Première secrétaire affaiblie (revue de presse)

16.07.09


La presse nationale se montre critique jeudi envers l'ultimatum de Martine Aubry à Manuel Valls, estimant que la Première secrétaire, qui a grand mal à asseoir son autorité à la tête du PS, peut difficilement exiger l'unité du parti sans avoir élaboré un projet commun.

S'il lui accorde un "panache certain", Laurent Joffrin rappelle dans Libération que Mme Aubry ne saurait demander de "serrer les rangs et marcher du même pas" sans "savoir où l'on veut aller". Alors que "le bateau fait eau de toutes parts", l'éditorialiste de gauche "espère qu'une procédure inédite de désignation du candidat commun ordonnera quelque peu la drôle de guerre des chefs" au PS. (….....)

nombreux sont les éditorialistes à pointer la "fragile" autorité de la Première secrétaire, comme André Schlecht dans l'Alsace. Son "autoritarisme" interne comme son appel aux autres partis de gauche "sonnent comme un aveu d'impuissance", analyse Michel Urvoy dans Ouest-France.

Même ton dans l'Est-Eclair, où Patrick Planchenault estime que Martine Aubry "a échoué" au PS et que son ouverture à gauche "a fait pschitt!". "Y a-t-il un pilote dans la maison rose", se demande Hervé Cannet dans La Nouvelle République du Centre-ouest.

"Après le congrès massacre de Reims, (...) Martine Aubry n'en finit pas de ramer", rajoute encore Dominique Garraud dans La Charente Libre. Elle s'attaque au "bouc émissaire idéal d'un PS à la dérive (...) par simple opportunisme", accuse-t-il. Et d'enfoncer le clou: "l'épisode Valls (...) peut préfigurer une mort lente du PS d'Epinay".

 

Manuel Valls réaffirme sa volonté de rester au PS

….."Je continuerai à défendre au sein du Parti socialiste mes idées, mes propositions pour le changer profondément", a assuré M. Valls sur Europe-1. "Je reste parce que c'est ma place. Le Parti socialiste ne m'appartient pas, il n'appartient pas à Martine Aubry, il appartient à ceux qui pensent qu'il peut être encore utile à son pays", a-t-il ajouté.

Refusant de renoncer à son ambition présidentielle pour 2012 et à son club "A gauche, besoin d'optimisme", créé au sein du PS, "bien au contraire", a-t-il affirmé, "je me prononce, je m'affirme, j'écris, j'interviens sur des questions de fond sur des propositions".

Se disant "très calme et très serein", mais aussi "très déterminé", "on a besoin d'une discipline collective à condition d'être utile aux Français", a estimé le député-maire d'Evry (Essonne). "Le Parti socialiste vit une crise, nous avons subi un résultat calamiteux à l'occasion des élections européennes (...) Il doit se remettre en question, non pas les hommes et les femmes qui le dirigent, mais tout simplement s'expliquer, comprendre pourquoi il en est arrivé là", a-t-il jugé......

Manuel Valls, un bouclier idéal pour Martine Aubry

 

Car Martine Aubry doit continuer de faire perdurer l’illusion de son positionnement à la gauche du parti socialiste. Et pour cela, quoi de mieux que d’attaquer une personnalité qui assume son positionnement à l’aile droite ? Illusion parce que bien qu’élue sur le refus de l’alliance avec le MoDem (2), bien que Philippe Alexandre lui ait forgé dans sa « dame des trente-cinq heures » une image de tenante de la gauche « archaïque », Martine Aubry est aussi à droite que Manuel Valls, Pierre Moscovici ou Ségolène Royal sur les sujets économiques et sociaux. Elle tient autant qu’eux, sinon davantage, au carcan imposé par l’OMC et Bruxelles, refusant de toutes ses forces le protectionnisme. Jean-Luc Mélenchon, d’ailleurs, ne s’y est pas trompé en l’envoyant joliment balader l’autre jour. La gauche du parti pointe son nez. C’est elle qui tient Martine Aubry à bout de bras.

Valls: le modèle Sarkozy

....la personnalité de Dominique Strauss-Kahn se dessine déjà en sauveur de la gauche, si l'on en croit les sondages. Or, comparé à Valls, la stratégie de DSK, qui fait mine de ne s'intéresser qu'au Fonds monétaire international (FMI), rappelle la fable de La Fontaine: «Le lièvre et la tortue».

Les autres mots qui fâchent

Anciennes gloires ou barons locaux ont rué dans les brancards ces derniers mois.

DAVID REVAULT D’ALLONNES

«Faudra-t-il bientôt faire une lettre type?», plaisantait, hier, un dirigeant socialiste en évoquant le nombre potentiellement élevé de camarades jugés trop bavards à qui la direction pourrait, si le cas Valls faisait jurisprudence, indiquer par courrier le chemin de la sortie… Personnalités de la direction précédente, comme François Rebsamen et François Hollande, anciennes gloires du parti, comme Jack Lang, dirigeants actuels, comme Arnaud Montebourg, barons locaux comme Gérard Collomb… Autant de socialistes qui, pour des raisons diverses, ont fait preuve, c’est un euphémisme, d’une liberté de parole certaine, ces derniers mois, à l’égard de leur formation politique. Tour d’horizon des trublions socialistes:..........

 

 

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