Aubry veut faire du neuf avec des vieux
La rumeur courait: la Première secrétaire allait annoncer du «gros», du «lourd» lors de sa conférence de presse. Résultat : ce n'est pas tout à fait faux. Requiem pour un scoopinet…
«Il se prépare quelque chose. Ça va être gros, ça va être gros… » Depuis quelques jours, la rumeur enflait sur la petite planète socialiste : Martine Aubry allait annoncer du « lourd »
pendant sa conférence de presse. Devant Solférino, quelques minutes
avant que la Première secrétaire ne prenne la parole, un fabiusien en
rajoutait une couche : « Ceux qui savent ne parlent pas. Ceux qui parlent ne savent rien… »
On
en trépignait d’avance dans les rangs des journalistes. On était excité
comme des puces. On était même à deux doigts de défaillir quand la Dame
de Lille fit son entrée dans la salle de presse, flanquée de Benoît
Hamon, d’Harlem Désir, de Marylise Lebranchu et de Christian Paul. Et
puis Aubry-les-bons-tuyaux prit la parole. Les caméras tournèrent, les
micros furent ouverts, les stylos coururent sur les blocs-notes. On
attendait LE moment. Il ne vint pas. On y crut à nouveau, mais ça ne
vint toujours pas. On se dit « qu’elle est forte Martine,
qu’elle a du métier : elle sait faire planer le suspense et durer le
plaisir. On ne lui fait pas à elle ! »
Et puis, alors qu'on n'y croyait plus, le « gros », le « lourd » que l’on nous avait tant fait miroiter, finit par tomber. Pour du « lourd », en effet, c'en est. Du « gros » même. Du bon « gros »
éléphant socialiste qui fait son retour :
Bertrand Delanoë et Laurent Fabius rejoignent le Bureau national !
La rénovation est en marche.
Alléluia !