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Ségolène Royal assiste à une conférence de Bernard-Henri Levy, le 3 octobre 2009 à Paris (Photo Bertrand Guay/AFP/Archives) |
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Royal rejette la main tendue d'Aubry, Valls dénonce un "retour des éléphants"
Jeudi 08 octobre 2009, 18h46
Ségolène
Royal a décliné jeudi l'offre de Martine Aubry pour réintégrer la
direction du PS, comme l'ont fait Bertrand Delanoë et Laurent Fabius,
tandis que pour le député Manuel Valls ce "retour des éléphants" n'est
"pas essentiel" pour la rénovation attendue du PS.
Après avoir obtenu l'accord du maire de Paris et de l'ex-Premier
ministre pour réintégrer le Bureau national du parti - qu'ils avaient
déserté après le Congrès de Reims - la Première secrétaire avait
annoncé mercredi qu'elle adressait la même "proposition" à
l'ex-candidate à la présidentielle.
Par la voix de son porte-parole Guillaume Garot, Mme Royal a opposé
une fin de non recevoir, arguant qu'"une nouvelle génération doit
pouvoir accéder aux responsabilités".
Elle a proposé qu'à sa place, Kamel Chibli, 32 ans, d'origine
marocaine et adjoint au maire de Lavelanet dans l'Ariège, entre au
Bureau national. "Jeune élu de talent, Kamel Chibli incarne l'avenir et
le renouvellement d'un Parti socialiste, qui, pour devenir plus fort,
doit être à l'image de cette France métissée", assure-t-elle, alors que
la diversité fait partie des thèmes de rénovation adoptés par les
militants lors de la consultaion du 1er octobre.
De son côté, le député-maire d'Evry Manuel Valls, l'une des figures
montantes de la génération des quadras socialistes, se montre réticent:
"je me méfie toujours du retour de tous les dirigeants, des éléphants,
alors qu'on a besoin aujourd'hui d'un changement générationnel", a-t-il
dit sur France-Info, rappelant sa propre candidature pour des primaires
PS en vue de 2012.
M. Valls juge "assez étonnant" qu'après le vote des militants en
faveur de la rénovation, "l'annonce principale soit le retour de
responsables". "Je ne pense pas que ce soit l'essentiel de la
rénovation attendue du Parti socialiste".
Il conseille à la patronne du PS "d'arrêter de parler des relations
personnelles entre dirigeants socialistes". "C'est un feuilleton qui ne
se termine pas et qui n'intéresse personne".
Pour sa part, Laurent Fabius, qui pourrait prendre des
responsabilités à la direction dans "le domaine des collectivités
locales", a souligné sur France 24 que pour affronter les prochaines
échéances de "façon efficace", le PS a besoin de ses "poids lourds".
Toutefois, il réfute l'étiquette d'"éléphant": "mon signe c'est le Lion, je suis né au mois d'août", a-t-il plaisanté.
Pour l'échéance de 2012, outre "l'unité du PS et de la gauche", M.
Fabius estime qu'il faut choisir "une personnalité qui puisse battre
Nicolas Sarkozy", qui ait "les épaules pour porter tout ça", sans
néanmoins annoncer sa candidature.
L'ancien Premier secrétaire François Hollande, qui a également
accepté de s'impliquer davantage dans la direction du parti, a déjà
annoncé "se préparer" pour la primaire PS en vue de 2012.
Source: Le JDF