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17 octobre 2009

Régionales : Bussereau en pole position face à Royal

Source: LE SUD OUEST

Les choses se clarifient. La gauche devrait partir divisée. Côté UMP, on fait mine de, même s'il apparaît évident que Dominique Bussereau soit tenu d'y aller...

Ségolène Royal et Dominique Bussereau : on semble s'acheminer vers un duel de ces deux personnalités pour les régionales de mars prochain. (photo archives « so »)
Ségolène Royal et Dominique Bussereau : on semble s'acheminer vers un duel de ces deux personnalités pour les régionales de mars prochain. (photo archives « so »)

On est vraiment entré dans le vif du sujet pour les régionales de mars prochain.

Côté UMP, tout d'abord, où l'on sait que le président de la République en personne suit le dossier des investitures avec un regard tout particulier sur Poitou-Charentes. Allez savoir pourquoi, mais depuis son accession à l'Élysée, Nicolas Sarkozy s'intéresse énormément aux faits et gestes de Ségolène Royal. Les psys vous diraient qu'il fait une « fixette ».

Donc, il regarde ce qui se passe dans notre belle région, il reçoit, il consulte. Ainsi Dominique Bussereau a-t-il été invité à passer par son bureau cette semaine. Qu'un jour ou deux plus tard, Xavier Bertrand, le secrétaire général de l'UMP vienne dire sur une grande radio que « Bussereau ferait un bon candidat face à Ségolène Royal » ne tient pas du hasard.

Il devient désormais évident que le secrétaire d'État aux Transports va devoir se coltiner une campagne électorale contre la présidente de Région sortante, même s'il a tout fait pour l'éviter.

Pour l'heure, il convient d'utiliser un prudent conditionnel puisque le « chef de file » élu par les militants, Henri de Richemont, est injoignable et puisque Dominique Bussereau, hier en déplacement en province, explique qu'il n'y a « pas vraiment de neuf », « peut-être un de ces jours, mais pas pour l'instant », et qu'il ne manquera pas d'appeler « dès qu'il y aura quelque chose de solide ».

Pour qui connaît bien son Bussereau, le pieux mensonge prend parfois des allures de vertu cardinale. D'autant plus qu'à Paris, certaines sources ne prennent pas autant de gants pour affirmer que l'ordre a été donné à celui qui se qualifiait dans ces colonnes voilà peu, de « bon soldat ».

Le général Sarko n'ayant pas voulu parachuter son fils Jean contre la dame du Poitou, c'est au vieux grognard Bubusse qu'il aurait fait appel. Pas sûr que si cette décision devient effective dans les jours à venir, ce soit, politiquement, le meilleur choix qui ait été arrêté. Les réalités des Hauts-de-Seine sont une chose, celles de Poitou-Charentes en sont une autre.

Le PS comme s'il était seul

En tout cas, le rendez-vous est pris pour le lancement de la campagne UMP sous la houlette d'Henri de Richemont, dimanche matin, à Poitiers, en présence de MM. Raffarin et Bussereau.

Côté PS, même si elle a décidé de partir le plus tard possible, Ségolène Royal organise beaucoup de réunions. L'une des dernières en date regroupait les « grands » élus, parlementaires, maires des villes d'importance, dans le fin fond de la campagne deux-sévrienne. La nouvelle d'importance, c'est la désignation du chef de campagne, à savoir le Rochelais Denis Leroy, un habitué puisqu'il a rempli ce rôle pour les régionales de 2004 et la présidentielle de 2007.

Le choix fait tousser chez certains socialistes qui reprochent son côté « présentateur de la Star Ac » à M. Leroy. « Mais n'est-ce pas ce qui nous attend dans cette campagne ? » ajoute, perfide, un élu ; « ces régionales, ce sera Ségolène Royal contre le reste du monde ! ».

Le PS fait comme s'il devait partir seul, ce qui pourtant ne va pas lui éviter les problèmes liés à la constitution des listes. C'est déjà le cas en Charente-Maritime...

Il semble évident que samedi, lors de leur assemblée de Niort, les Verts voteront pour l'autonomie au premier tour.

Du côté du PC, après de multiples consultations, les militants trancheront dans la seconde quinzaine de novembre. Pas sûr qu'à cette date, leurs éventuels partenaires soient encore sur le quai à les attendre...

Auteur : Patrick Guilloton

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