« Maison commune de la gauche » cherche pavillon-témoin
Extrait:
En principe, il s’agissait de discuter « du fond » et plus précisément de l’emploi. Or, il n’y eut aucune confrontation. La table ronde, qui ne réunissait aucun chef de parti (Jean-Vincent Placé représentait les Verts, Roger-Gérard Schwartzenberg le PRG, Patrick Quinquenton le MRC, Pierre Laurent le PCF et Alain Vidalies le PS) a vu chacun se lancer dans un monologue. Long, le plus souvent. Pierre Laurent a rappelé son inquiétude à l’égard de ses camarades socialistes prompts à se laisser tenter par « de nouvelles combinaisons d’alliances regardant vers le centre ». Avant d’emménager dans « la maison commune » proposée par Martine Aubry encore faudra-t-il « s’occuper sérieusement des fondations » a lancé le dirigeant communiste. Quelles fondations ? On en causera plus tard. Jean-Vincent Placé a pris un malin plaisir à consacrer l’essentiel de son propos à étaler les divergences qui le séparent du reste de la gauche, invitant ses interlocuteurs à « se saisir de la question de la décroissance ». Roger-Gérard Schwartzenberg, président d’honneur du PRG aura été le seul à répondre à la question posée, détaillant sept propositions pour l’emploi dont une « modulation de l’imposition des bénéfices des entreprises profitables en fonction de leur politique de l’emploi ». Il attend toujours des réponses.
Au terme de ces interventions parallèles, nul débat.
Ni entre les importants dirigeants présents ni avec la salle. La
journée s’est terminée non pas en chansons mais avec un discours de
Martine Aubry. La première secrétaire avait-elle un message particulier
à transmettre en ce jour de rassemblement ? Apparemment, point.
Source: le blog "puzzle socialiste"