Pathétique, Vincent Peillon s’est définitivement discrédité
Par RichardTrois
sur LE POST 18/11/2009

Vincent Peillon lors d'un meeting du courant NPS en Avril 2006. © RichardTrois
Lundi, Vincent Peillon dérapait déjà gravement en déclarant à propos de ce que représente Ségolène Royal en politique et de la soit-disante peoplisation:
"Ca fait le lit d'une
société qui se fascise progressivement".
Nous étions donc accusés de faire le lit du fascisme par un camarade.
Et j'écrivais ici que franchement, je m'attendais à beaucoup mais pas à
ce niveau là d'abaissement...
Je n'avais même pas pris la peine de faire remarquer qu'en matière de peoplisation
Vincent Peillon sait de quoi il parle lui qui accordait de son
propre chef une interview à au magazine people Voici et qui aujourd'hui se lance
dans la téléréalité avec
Dailymotion...
Ce mardi soir, aussitôt après que
Ségolène Royal ait annoncé confier
provisoirement l'animation du courant l'Espoir à Gauche à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, Vincent Peillon se lançait dans une diatribe
que l'on entend uniquement dans la bouche des pires porte-flingues
de l'UMP.
« On est en psychiatrie lourde là » déclare-t-il à la télévision (BFM).
Et encore est-il allé même plus loin
qu'un Frédéric Lefebvre qui parlait d'"aide
psychologique"!
Comment Vincent Peillon peut-il encore espérer regarder les militants en face alors que par ses paroles outrancières, pathétiques et insultantes, il fournit l'UMP, comme en son temps Eric Besson, en arguments fallacieux?
Comment peut-il encore espérer diriger un courant qui s'appelle « L'Espoir à Gauche, Fiers d'être Socialiste » alors qu'il traîne dans la boue une socialiste de la pire des manières ?
Déjà même ses propres partisans s'interrogent, consternés sur son attitude.
Ils se font très, très discrets.
Avez-vous entendu un seul d'entre eux soutenir ses propos ?
Qu'est-ce qui pousse Vincent Peillon à foncer dans le mur en appuyant à fond sur le klaxon?
C'est qu'il sait qu'il a perdu la bataille. Pris la main dans le sac, celui du hold-up du courant,
il pense que seule la fuite en avant peut lui permettre de sauver
la mise.
En arrachant quelques militants déboussolés par la violence de
l'argument. Et en donnant des gages à ceux qui, comme dans la mafia,
exigent du traitre qu'il exécute un contrat pour prouver qu'il peut
faire partie de la nouvelle « famille ».
C'est à vous dégoûter de la politique me direz-vous. Oui. De cette politique là, oui.
Et c'est pourtant ainsi qu'agit Vincent Peillon.
C'est pourtant contre cette manière de faire de la politique que de
très nombreux militants et militantes ont choisi de s'engager en
portant la candidature de Ségolène Royal.
C'est donc à très juste titre que Michèle Delaunay, Députée PS de Bordeaux, médecin et cancérologue, en appelle à l'Ethique.
Sur le blog qu'elle tient
personnellement, Michèle Delaunay écrit :
« A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon, on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement"
: il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui
l'ont soutenue et qui l'ont d'ailleurs fort bien accueillie. Elle a eu
raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour
tous les socialistes. Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont
confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association,
mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait
une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".
C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas.
Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire.»
Et d'en appeler à ce comité d'Ethique promis à la Rochelle et voté par une très grande majorité des militants.
Quelque soit la suite qui sera donnée à ces propos outranciers, pathétiques et insultants de Vincent Peillon, celui-ci a déjà perdu l'essentiel de son crédit.
Ce crédit, il ne le tenait pas uniquement de ce talent qu'il gâche
lamentablement. Il le tenait aussi parce qu'un grand nombre de
militants avaient apprécié qu'il soit resté fidèle dans les moments
difficiles d'après la présidentielle.
C'est ce qu'il n'a jamais compris.
(Sources:
Blog de Michèle Delaunay, Rue89 , 20 Minutes, Le Dauphiné.com)
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