François Hollande exerce son « droit d'inventaire »
Chargé par ses rivaux de tous les maux du PS avant que Martine Aubry lui succède, l'ex-premier secrétaire peut aujourd'hui revenir pour faire la leçon à ses camarades dans un livre publié ces derniers jours. « Reims n'a rien produit sauf la division, la contestation et le ridicule » écrit-il dans ce Droit d'inventaire (1).
Le problème c'est qu'un an après, le spectacle continue, opposant cette fois Ségolène Royal à son ex-lieutenant Vincent Peillon. Incorrigibles socialistes ! C'en est au point que lui, l'opposant d'hier aux primaires pour la présidentielle, les attend maintenant avec impatience. Pas à la fin 2011 comme le prône la direction mais « au plus tard début 2011 ». « Plus on attendra, plus on laissera le président sans contre-président » prévient-il. Et plus longtemps le PS offrira le spectacle de ses divisions.
Opposé au système de primaires à l'américaine avec des régions tests prôné par Arnaud Montebourg, François Hollande demande au contraire à son parti de faire simple et court : « Un nombre limité de candidats et une campagne limitée dans le temps, trois ou quatre mois maximum ».