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23 novembre 2009

Strauss-Kahn, le patron caché

   Par Getch    sur LE POST   le 26/03/2009

 

Si Martine Aubry est devenue le nouveau visage du parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis en est le stratège. Le député de Paris s'agite en coulisse et tisse soigneusement ses réseaux. Pour sa chef de file, pour lui-même, mais aussi et surtout pour son mentor Dominique Strauss-Kahn. L'actuel président du FMI, qui pense à 2012, est cette semaine à Paris. Et il occupera le devant de la scène.
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200913/strauss-kahn-le-patron-cache-_196738.html
Au fond, on ne sait pas pour qui Cambadélis remodèle le PS, pour Martine Aubry, la patronne en titre, pour Dominique Strauss-Kahn, le patron absent, ou pour lui-même, il aime tant ça! Jean-Christophe Cambadélis, ces jours-ci, illustre le bonheur de la puissance: il n'a jamais eu autant de pouvoir, donc ne s'est jamais autant amusé. Samedi, à la convention européenne du PS à la Villette, les caméras regardaient Martine Aubry. Mais les vrais spécialistes écoutaient le secrétaire international, directeur de la campagne européenne, qui, à l'heure du déjeuner, chapitrait les têtes de listes socialistes sur la "radicalisation politique", et les moyens d'y répondre. Martine n'était pas à ce déjeuner. En plénière, elle avait gratifié ses militants d'un discours- fleuve, joyeuse et verbeuse, contre Sarkozy qui oppose un "RAS" au "SOS des Français". C'est ainsi depuis le congrès. Martine chante, Camba fait de la politique.

On croit le parti aubryste? Il est, de fait et de doctrine, à Camba. Donc, potentiellement à un autre: Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), chef de file de Cambadélis avant son exil. Et encore aujourd'hui. La semaine est amusante, qui a commencé dimanche au Zénith de paris, pour une fête des libertés -en demi-teinte - où Martine Aubry a tenu la vedette, avant d'être l'invitée radieuse de Michel Drucker, dimanche 29 mars... Mais entre les deux dimanches, DSK volera la scène politique. Invité d'Arlette Chabot jeudi prochain, il aura deux heures de prime time sur France 2 pour réaffirmer sa marque: l'homme des solutions au désarroi économique. Evidemment, Cambadélis, aura aidé DSK à préparer l'émission.

Un vaudeville

Quand Strauss a choisi Washington, après la présidentielle, Cambadélis a repris un courant orphelin. Il a inventé, ex nihilo, une alliance de défense entre Aubry, les fabiusiens, et lui-même, qui a marché au-delà de toute attente, pour la plus grande joie de Martine la ressuscitée... et de DSK, complice lointain de la manoeuvre. Depuis, le vaudeville guette. Aubry prospère, cultive son image sans le revendiquer, feint de ne pas croire en son destin, mais pourtant... Strauss, de son bel exil, regarde ses amis tenir, de fait, un parti qu'il n'avait jamais su conquérir directement.

Cambadélis tient la doctrine du retour à gauche, "la fin de la triangulation, cette manière de gagner sur les thèmes idéologiques de l'adversaire". C'est lui qui porte la nouvelle pétition anti bouclier fiscal que lance le parti. Un autre strauss-kahnien, Christophe Borgel, tient le secteur des élections. La ligne de retour au "droit de l'hommisme" est portée par leur amie Marie- Pierre de la Gontrie, auteur du "livre noir" du PS sur les libertés.

A l'extérieur, Gilles Finchelstein, ami intime, plume et conseiller de DSK, auteur avec le banquier Mathieu Pigasse d'un livre sur la crise, Le monde d'après, dirige la Fondation Jean Jaurès, le think-tank organique du PS. L'autre boite à idées de la gauche, Terra Nova, est dirigée par le strauss-kahnien Olivier Ferrand. Il ne manque plus le patron, à qui la piste d'atterrissage est déjà préparée? Encore quelques mois de crise, des difficultés, un appel, une demande. Entre-temps, le parti aura été réparé, et "dans une présidentielle qui sera dominée par l'économique et le social", dixit Finchelstein, Strauss n'aura plus qu'à cueillir la France?

Cambadélis comme Jospin?

Evidemment, tout est plus compliqué que ça. Pour DSK d'abord, qui se coltine la crise et le FMI avec un plaisir non feint, et ne sait pas lui-même s'il aura l'envie, la faim et l'abnégation de repartir au feu français. Pour ses amis ensuite. "DSK, c'est l'imam caché, comme ce sauveur qu'attendent les musulmans chiites, s'amuse le député du Finistère Jean-Jacques Urvoas. On est comme tous les croyants, on attend. Mais il ne nous organise pas, on ne sait pas si nos réseaux dormants pourront se reconstituer. " Et des logiques de situation se créent. Les strauss-kahniens, tenant le parti en attendant le maître, le consolident aussi pour Aubry.

C'est une histoire qui en rappelle une autre, vieille de 40 ans. Celle de Lionel Jospin, un jeune trotskiste venu en taupe au PS au nom d'une obédience révolutionnaire, le lambertisme, et devenu, sans même l'admettre tout de suite, le meilleur des mitterrandistes. Cambadélis, jadis, fut trotskiste de la même obédience que Jospin; à son tour, taupe strauss-kahnienne chez Martine, il pourrait porter Aubry au sommet? "Il y a une différence, sourit- il: moi, je ne cache rien. Je suis ouvertement strauss-kahnien au PS et avec Martine." A l'arrivée, un de ses possibles deviendra son triomphe.

L'ombre de Dominique Strauss-Kahn continue de planer au-dessus du PS

http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/03/25/l-ombre-de-dominique-strauss-kahn-continue-de-planer-au-dessus-du-ps_1172374_823448.html


              

                         Par Getch

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Commentaires
J
Dilettante et "épicurien" certes, mais ne nous y trompons pas. Le combat qu'il mène, c'est par personnes interposées que cela se passe. Il sait qu'il ne passerait pas s'il y avait des primaires. Et je me demande parfois si celleci, dont on sait qu'Aubry les retarde au maximum, ne seraient pas supprimées sur un prétexte quelconque ... <br /> <br /> Tiens, il passe mercredi sur le grand journal de C+: étonnante coïncidence, non?<br /> Petit coup de main au TSSR, après l'écho donné par Peillon à l'épisode de Dijon?
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P
Cela devient insupportable toutes ces marionnettes qui s'agitent. Strauss Kahn ? Il attend que ça lui tombe tout cuit dans le bec, sans combattre. Il a dit qu'il ne veut plus se présenter pour des primaires. Jamais je ne voterai pour ce type comme pour Aubry et consorts. Il n 'y a que S.Royal qui respecte la base,les autres sont entre eux à faire leur petite cuisine avec une seule idée: éliminer Royal.ASSEZ de ces gens !
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