Dans un précédant article j’avais dénoncé l’escamotage d’«Arbeit macht frei » (le travail rend libre), cette preuve de l’abomination nazie, allant jusqu’à tourner en dérision ce slogan du travail par son inscription sur le portique du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, où 1,1 millions d’êtres humains, majoritairement juifs, avaient été lâchement assassinés, souvent par le travail jusqu’à ce que mort s’ensuive, dans les pires conditions d’esclavage et de malnutrition. Une partie des criminels nazis qui avaient occupé des responsabilités dans l’extermination planifiée de dix millions d’êtres humains, dont six millions de Juifs, avait été jugés au procès de Nuremberg en 1946. Pour leur défense, désormais célèbre en tant que « défense de Nuremberg », ils avaient invoqué qu’ils n’avaient fait qu’obéir à des ordres, des lois, des règlements et des procédures. En somme, la responsabilité de chacun n’était que celle de son pré carré, de simple exécutant avec un devoir de loyauté envers sa hiérarchie et une crainte de sanctions. On les avait pendus, pour s’être assis sur leur conscience.