Nicolas Sarkozy reste "très déterminé" après l'annulation de la contribution carbone
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Mardi, le premier ministre, François Fillon, avait réagi à la décision du Conseil, en annonçant la présentation, en conseil des ministres, d'un nouveau dispositif, le 20 janvier, tenant compte des recommandations des juges constitutionnels.
L'annonce du Conseil constitutionnel a aussi suscité de vives réactions dans la classe politique et auprès des associations de défense de l'environnement. "On ne peut pas voir les choses se dégrader après l'échec de Copenhague et dire qu'on n'a pas les moyens d'agir autrement. Ce serait un gâchis phénoménal. Soit le gouvernement laisse faire ce gâchis absolu, soit il en profite pour se ressaisir et être à la hauteur de l'enjeu", explique pour sa part la dirigeante des Verts, Cécile Duflot, sur Europe 1.
Alors que le sujet les avait divisés, les socialistes, toutes tendances confondues, ont salué la décision du Conseil constitutionnel. Estimant, comme les Verts, que cela constituait "un revers majeur pour Nicolas Sarkozy", Martine Aubry, première secrétaire du PS, appelle le gouvernement à "tirer les conséquences de ce nouveau fiasco". La présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, s'est réjouie de cette "bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français et contre la pression fiscale intolérable exercée par le gouvernement", rappelant avoir "été la première à dénoncer cette taxe dès le mois d'août dernier et ce malgré le consensus général qui entourait cette mesure". Les députés socialistes sont à l'origine de la saisine du Conseil constitutionnel.
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