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21 mai 2010

Dominique Strauss-Kahn n’est pas de gauche .

Une fois pour toutes

 

Dominique Strauss-Kahn n’est pas de gauche

 

Les preuves à l’appui

jeudi 20 mai 2010, par  Olivier Bonnet

La superstar politique du moment, Dominique Strauss-Kahn, est invité ce soir par Arlette Chabot à l’émission A vous de juger, pour le possible premier acte du lancement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2012. Le directeur du Fonds monétaire international, porté par des sondages qui le désignent comme meilleur postulant "socialiste", est surtout l’opposant à Sarkozy préféré par... l’électorat de droite. Et pour cause ! DSK ou Droitière Sociale démoKratie.


                        

fmiLe Fonds monétaire international (FMI) est affligé d’une épouvantable réputation chez les progressistes et altermondialistes de tous poils : il est le bras armé économique du capitalisme ultralibéral et étrangle les peuples en exigeant, en contrepartie de son aide financière, d’insupportables coupes claires dans le budget social des Etats qui sont justement ceux dont les populations ont le plus besoin d’aide publique. L’Afrique et l’Amérique latine en savent quelque chose, mais c’est aujourd’hui l’Europe qui se trouve dans le collimateur. Or la personnalité à la tête de l’organisme se nomme Dominique Strauss-Kahn, dit DSK, membre du "Parti solférinien", comme l’appelle Bernard Langlois pour éviter tout fâcheux amalgame avec "socialiste". Oh, on nous assure que, grâce à lui, le FMI a changé. C’est ce qu’expliquait péniblement le strauss-kahnien Pierre Moscovici devant le journaliste Samuel Etienne sur France 3. "Avant, c’était un gendarme. Aujourd’hui, c’est un pompier." Tu parles ! Demandez aux Grecs ce qu’ils pensent du pompier en question, interrogez les Espagnols, sondez les Portugais. Et last but not least, les Roumains. "Entre 30 et 50 000 personnes dans les rues de Bucarest hier pour s’opposer aux mesures d’austérité du gouvernement roumain, annonce ainsi ce matin Euronews, titrant sur une "manifestation monstre" : "Des mesures en contrepartie de l’aide de 20 milliards d’euros allouée par le FMI. Bucarest s’est engagé à réduire de 25% les salaires des fonctionnaires et de 15% les retraites." Alors, il a changé, le FMI, grâce à Saint-Strauss-Kahn ? Ne continue-t-il pas d’imposer des sacrifices aux populations pour satisfaire "les marchés" ? L’expression est bien commode pour ne pas rappeler qu’il s’agit en l’occurrence des banques, fonds de pension, hedge funds et autres spéculateurs, responsables de la crise et qu’on a pourtant renfloués à prix d’or, et qui persistent à exiger d’indécents profits, s’engraissant sur la misère des peuples ! Et si aujourd’hui, nous appelons à la création d’un Front populaire anticapitaliste, en proclamant que Nous refusons de payer pour la finance, c’est justement contre la traîtrise annoncée de la sociale-démocratie, qu’incarne si bien DSK, son air patelin et sa supposée expertise économique. Ce soir, il va encore prétendre qu’il n’y a pas d’alternative, suivant le dogme libéral qui entraîne pourtant le monde vers le chaos.

tuberculose"Des études précédentes ont montré que les programmes économiques du FMI ont influé sur les infrastructures du système de santé des pays dans lesquels ils étaient appliqués", expliquent en introduction les trois chercheurs auteurs d’une étude publiée en 2008 par le New York Times , des universités de Cambridge (Grande Bretagne) et Yale (États-Unis). Ils ont donc scruté à la loupe, entre 1992 et 2003, les évolutions respectives en matière de progression de la tuberculose des pays ayant contracté un prêt du FMI et de ceux qui n’étaient pas dans ce cas. Leur conclusion est affirmative : "L’augmentation de la tuberculose est liée aux prêts du FMI". Notre commentaire d’alors est hélas toujours valable : "Le FMI inocule-t-il sciemment aux populations concernées le bacille de Koch, bactérie responsable de la tuberculose, en leur envoyant des porteurs de grosses valises de billets de banque contaminés par cette maladie, pour qu’ils crachent leur toux contagieuse (seule voie de contagion) à la face de ces traîne-savates des pays de l’est ? L’hypothèse est plaisante mais peu plausible. Les choses sont à la fois moins simples et plus perverses. Les exigences du FMI, lorsqu’il s’agit d’accorder un prêt à un État, sont draconiennes. Et frappées du sceau du libéralisme le plus orthodoxe : le fond exige des "réformes structurelles" - amusante, cette parenté avec le discours sarkozyste, n’est-il pas ? - à savoir des coupes claires par exemple dans les budgets de l’éducation ou de la santé, en parallèle avec des privatisations des services publics. "Si vous voulez notre argent, respectez la doxa libérale !" Malpropreté, surpeuplement, alcoolisme : ces facteurs favorisant la tuberculose indiquent clairement qu’il s’agit d’une maladie des pauvres. Ainsi, de la même façon que, partout où elles sont appliquées, les recettes libérales provoquent une aggravation des inégalités et une explosion de la pauvreté, les conditions d’obtention des prêts du FMI conduisent ses débiteurs à mener des politiques antisociales, pour le résultat mis à jour par l’étude : 16,6% de mortalité supplémentaire, décès causés par la tuberculose. Cette maladie tue actuellement deux millions de personnes dans le monde chaque année, tandis que 8,5 millions de nouveaux cas sont dans le même temps diagnostiqués, dont environ 6 000 en France. Gageons qu’avec les belles "réformes" et la jolie "modernisation" assénées à notre malheureux pays par la clique au pouvoir, nous grimperons vite dans la hiérarchie des tuberculeux de la planète."

dsk sarkoVoilà ce qu’est donc le FMI. Et qu’un "socialiste" le dirige est une imposture, un reniement de tout ce que doit défendre la gauche. Ségolène Royal, citée par le Journal du dimanche, a beau jeu de délcarer : "le Fonds monétaire international, qui n’a pas changé, après les cures d’austérité imposées en Afrique et en Amérique latine. En Grèce comme ailleurs, il applique la même méthode : abaissement des salaires, démantèlement de la protection sociale, augmentations des taxes." Et le journal d’ajouter : "Sans jamais prononcer le nom de son rival, l’ex-candidate prend délibérément le contre-pied du discours des amis de Strauss-Kahn sur le "nouveau FMI". Mais comment DSK aurait-il bien pu vouloir changer le FMI, alors qu’il n’a cessé de donner de solides gages au capitalisme ultralibéral depuis qu’il s’est installé à sa tête ? Extrait d’un billet de décembre 2007 : "L’élection d’un nouveau président et la nomination d’un gouvernement ouvertement réformateur offrent à la France l’occasion historique de renouer avec une croissance soutenue où chacun verrait ses opportunités accrues", s’enthousiasment ses experts [du FMI]. Ils valident également la méthode sarkozienne des réformes groupées : "Concernant l’enchaînement optimal des réformes....;

>> lire la suite sur le blog de "plume de presse"

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Commentaires
I
DSK n'a jamais été un socialiste, il suffit de regarder son parcours, avec tous les sbires de sa cour comme Moscovici, Cambadélis le repris de justice du PS qui approuvent ses actions contre les peuples les plus démunies. <br /> Une fois de plus, Dominique Strauss-Kahn trahit les malades<br /> publié en ligne : 19 novembre 2009<br /> Taxe sur les transactions de change : en choisissant les banques contre les malades, Dominique Strauss-Kahn se disqualifie pour les primaires à gauche en vue des présidentielles en 2012.<br /> Dans un communiqué du Fonds Monétaire International (FMI), suite à la réunion des ministres des finances des pays du G20 qui s’est tenue en Écosse la semaine dernière, Dominique Strauss-Kahn s’est prononcé contre la taxe sur les transactions de change ; une taxe pourtant indolore qui pourrait dégager quelque 60 milliards de dollars par an, qui seraient reversés à la lutte contre les grandes pandémies et au développement dans les pays les plus pauvres :<br /> ” « On ne peut pas continuer dans ce système où quelques individus prennent des risques, et où c’est nous tous qui payons des taxes, comme vous et moi, qui en faisons les frais. (…) ». Le directeur exécutif du FMI, Dominique Strauss-Kahn a clarifié qu’une taxe sur les transactions de change n’était donc pas à l’ordre du jour ” [1]<br /> Pourtant, un groupe de travail sur les financements innovants, mandaté par Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a montré qu’une telle taxe était réalisable, applicable et indolore (à hauteur de 0,005%). Cette taxe, qui a depuis été soutenue par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, par Nicolas Sarkozy et par Gordon Brown il y a trois semaines, devait être mise en place avec l’aide du FMI.<br /> Or, en balayant cette proposition d’un revers de main pour protéger les banquiers, DSK trahit les malades des pays du Sud qui pourraient bénéficier des fonds dégagés par un tel financement innovant, et se disqualifie par la même occasion pour représenter un parti de gauche aux présidentielles en 2012.<br /> Act Up-Paris exige :<br /> de Dominique Strauss-Kahn, qu’il revienne sur sa décision et soutienne la taxe sur les transactions de change ;<br /> du parti socialiste, que DSK en soit exclu immédiatement.
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