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22 mai 2010

OBAMA: Le Sénat approuve la réforme financière voulue par Barack Obama

                                                 

 

Le Sénat approuve la réforme financière voulue par Barack Obama

Le Sénat américain a approuvé jeudi soir l'ambitieuse réforme de Wall Street, présentée comme la priorité législative numéro un du président Barack Obama après la crise financière de 2007 qui a profondément affecté l'économie et les contribuables aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Mark Blinch                                          

Le Sénat américain a approuvé jeudi soir l'ambitieuse réforme de Wall Street, présentée comme l'une des principales priorités législatives du président Barack Obama après la crise financière de 2007, qui a précipité l'économie des Etats-Unis dans l'une de ses pires récessions depuis la Grande Dépression.

Par 59 voix contre 39, après plusieurs mois de débats, les sénateurs ont validé le texte qui prévoit la plus importante refonte du système de régulation financière depuis les années 1930.

Le projet adopté par le Sénat doit maintenant faire l'objet d'une synthèse avec celui adopté au mois de décembre par la Chambre des représentants. Le texte définitif sera adressé au président américain qui pourrait être en mesure de le ratifier le mois prochain, selon des spécialistes.

Les réformes proposées dans ces deux projets sont susceptibles de restreindre les activités du secteur bancaire, avec notamment de très controversées restrictions sur les swaps, et de ce fait réduire ses bénéfices sur les années à venir.

 

Barack Obama a jugé que la version finale du projet rendait les sociétés financières comptables de leurs actes sans pour autant pénaliser les marchés.

"Au cours de l'année écoulée, l'industrie financière a de manière répétée tenté d'empêcher cette réforme avec des hordes de lobbyistes et des millions de dollars dépensés en publicité, et quand ils n'ont pas réussi à l'anéantir, ils ont tenté de la couler (...) Je pense qu'il est juste de dire aujourd'hui que ces efforts ont échoué", a commenté Obama.

"Il nous reste du travail à accomplir. La Chambre et le Sénat doivent harmoniser les divergences entre les deux textes. Et il ne fait pas de doute que, pendant cette période, l'industrie financière et les lobbys vont continuer à lutter", a-t-il ajouté.

Parmi les points clef, le projet de loi prévoit la création d'un organisme de protection du consommateur au sein de la Réserve fédérale américaine et stipule que les institutions financières en difficulté ne pourront plus être sauvées aux frais des contribuables.

 

LE DOW JONES CHUTE

Jeudi, le Dow Jones a chuté de 3,6%, en raison notamment de l'imminence du vote du texte mais aussi, comme les autres Bourses mondiales, sous le coup des craintes de voir la crise budgétaire européenne peser sur la reprise mondiale.

Barney Frank, artisan de la réforme au sein de la Chambre des représentants, a jugé qu'il était important de boucler cette réforme prochainement pour éviter l'incertitude sur les marchés. Obama pourrait ratifier la loi avant la fête nationale du 4 juillet, a-t-il estimé.

Lors du vote au Sénat, quatre républicains se sont ralliés aux démocrates en faveur du projet de loi tandis que deux démocrates ont voté contre. Pendant des mois, le parti minoritaire a tenté de reporter et d'édulcorer le projet de loi, qui traduit selon lui une immixtion de l'Etat dans le secteur privé.

 

Le projet de loi "met en place des couches et des couches de nouvelles régulations inutiles sur les institutions financières, qui auront sans aucun doute un effet négatif sur l'accès au crédit pour les familles américaines et les entreprises", a déclaré le sénateur républicain Judd Gregg après le vote.

Les négociations de dernière minutes ont fait disparaître deux amendements controversés : l'un resserrant encore davantage les restrictions sur les activités risquées des banques et qui rencontrait une forte opposition auprès des grands groupes financiers et le second exemptant les concessionnaires automobiles d'une surveillance accrue de l'organisme de protection des consommateurs.

Le sénateur démocrate Carl Levin, à l'origine du premier amendement retiré, s'attendait à une telle décision, et s'est inquiété devant la presse, avant son retrait, du "pouvoir de Wall Street" au sein du Congrès.

Le projet de loi, tel qu'approuvé jeudi soir, contient une disposition qui pourrait contraindre les banques à déléguer leurs très lucratives activités de swaps à des partenaires. Les analystes, qui anticipent le retrait d'une telle mesure, estiment qu'elle pourrait durement affecter certains établissements financiers comme JPMorgan Chase, Bank of America et Goldman Sachs.

Kevin Drawbaugh et Andy Sullivan, Pierre Sérisier et Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

LE POINT

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Commentaires
C
Renseignez-vous un peu sur l'entourage d'Obama à la Maison-Blanche, ceux qui ont financé son accès à la présidence. Je n'imagine pas un président entouré d'ex- (voire d'actuels) dirigeants de Goldman Sachs faire voter une loi qui va pénaliser ces derniers, qui va ruiner leurs efforts pour faire tomber les contrôles sur leurs produits financiers pourris (ces contrôles, mis en place après la grande dépression des années 30, ont tous été abolis par Clinton, lui aussi un démocrate, lui aussi entouré de financiers). Il y a forcément anguille sous roche. Cette "réforme" sent très fort le pétard mouillé.
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O
intéréssant!!
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