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17 juin 2010

Convention du PS sur la rénovation - Propositions d'amendements

           Militants parisiens de l’Espoir à     gauche  

 

   
    Convention du PS sur la rénovation - Propositions d'amendements.

 

 

    Amendement n°1
    Adopter le « projet socialiste pour l’élection présidentielle » à l’issue du processus des primaires
 

 

    Exposé des motifs
    Les primaires ne doivent pas se réduire au choix d’une personnalité, sur la base d’un projet « clé en main » qui aurait été finalisé dès le printemps 2011, avant même que les citoyens de gauche     que nous voulons mobiliser ne se soient prononcés. Si l’on considère que les primaires ouvertes doivent permettre un large débat entre les candidat(e)s et impliquer les électeurs qui     souhaitent y participer de manière constructive et dynamique, il est évident que le processus peut déboucher sur l’émergence de propositions nouvelles, pour mieux     répondre aux attentes de la société ; et les électeurs des primaires peuvent avoir à trancher entre des options différentes qui leur seraient offertes.
 

 

    Il est donc légitime de prévoir une convention nationale extraordinaire de « lancement des primaires     », au début du processus, permettant notamment de rappeler les grandes orientations adoptées au cours de l’année 2010 et qui constitueront un socle commun pour les candidat(e)s     socialistes. Mais c’est au terme des primaires, dans le cadre de la convention d’investiture et de rassemblement, que devra être adopté le « projet socialiste pour l’élection     présidentielle ».
    C’est ainsi que nous tirerons pleinement profit du formidable élan démocratique.
    Rappelons-nous par exemple qu’aux Etats-Unis, c’est à l’issue des primaires démocrates que Barack Obama a intégré dans le projet qu’il a défendu devant les Américains des propositions qui avaient     davantage été portées par Hillary Clinton et avaient rencontré un large écho auprès des électeurs. Cette façon de procéder a été un élement décisif dans la création d’une dynamique - victorieuse     - de rassemblement.
 

 

 

 

    Texte de l’amendement
    A la fin de la partie relative aux primaires, remplacer les propositions relatives au « projet » et à « l’investiture » par le texte suivant :
    Lancement des primaires
    Une convention nationale extraordinaire de lancement des primaires se tiendra au 1er semestre 2011, après les élections cantonales. Elle rassemblera les grandes orientations du projet socialiste,     adoptées dans le cadre des
    conventions organisées en 2010, dans un ensemble cohérent et dynamique ; ce sera le socle commun sur lequel s’appuieront les candidats socialistes aux primaires.
    Cette convention doit également représenter un moment important de mobilisation des militants, car c’est en grande partie de leur implication que dépendra le succès des primaires.
    Projet présidentiel et investiture
Une convention d’investiture et de rassemblement se tiendra à l’issue du     scrutin.
 

 

    C’est dans ce cadre que sera adopté le projet socialiste pour l’élection présidentielle, prenant en compte les     apports du large débat démocratique qu’auront représenté les primaires. Ce texte, prenant en compte les attentes des électeurs de gauche qui auront participé aux primaires, servira de référence     pour la signature d’un contrat de législature avec nos partenaires, pour les élections législatives qui suivront.  

 

   
    Amendement n°2
    Renforcer la démocratie militante au sein du PS
 

 

    Exposé des motifs
    Rénover le fonctionnement du PS, c’est d’abord renforcer le rôle des militants et faire en sorte qu’ils puissent davantage participer à l’élaboration des orientations politiques du     parti.
    Beaucoup de militants ont l’impression qu’au PS, qui est pourtant un parti plus démocratique que les autres (il y a de nombreuses occasions de voter…), la réalité du pouvoir est de fait     concentrée de manière excessive entre les mains de ceux qui constituent « la direction » et « l’encadrement » du parti. La tendance à la « professionnalisation » de certaines responsabilités     internes et la propension qu’ont certains à cumuler ces responsabilités (au niveau national et au niveau fédéral) accentuent le sentiment qu’ont les militants de base de ne pas jouer un rôle     suffisamment constructif…
    De ce point de vue, la décrue accélérée des effectifs militants – des dizaines de milliers d’adhérents en moins depuis 2007 – et la faible participation à des votes internes pourtant présentés     comme des étapes essentielles (par exemple dans le cadre de la dernière convention, sur le nouveau modèle de développement) doivent nous alerter et nous pousser à agir. La « révolution     démocratique » que le PS veut faire vivre à la France, il doit commencer par se l’appliquer à lui-même !
    Le PS que nous voulons doit être fondé sur le principe de la démocratie participative, fonctionner davantage de manière « ascendante » et pas exclusivement de manière « descendante     ». Quand les militants, par exemple, disposent de deux semaines au maximum pour prendre connaissance de textes portant sur des enjeux essentiels, pour en débattre en section ou dans des     groupes de travail, pour proposer des amendements ou des textes alternatifs et finalement pour se prononcer par un vote, ce n’est pas un fonctionnement satisfaisant ; et cela décourage parfois     les meilleures volontés.
    Si nous voulons que le PS devienne un parti de masse, un parti plus fort et ouvert sur la société, dont les sympathisants ne se sentiront pas exclus, il est temps que nous fassions     entendre notre voix.
 

 

 

 

    Texte de l’amendement
    Insérer, avant la partie relative à « l’organisation de nos congrès et de nos instances », une partie intitulée «Renforcement de la démocratie militante » et rédigée de la manière suivante :
     
 

 

 

 

    Renforcement de la démocratie militante
 

 

 

 

    La démocratie participative au coeur du PS
    Entre les périodes de congrès, les militants doivent pouvoir participer de manière effective à l’élaboration des orientations politiques du PS, notamment dans le cadre des débats de fond     qu’impose l’actualité (aujourd’hui, par exemple, l’avenir du système des retraites). Des débats thématiques doivent donc être régulièrement organisés, selon des modalités adaptées à cet objectif     ; c'est-à-dire comprenant une phase initiale au cours de laquelle les militants pourront faire remonter – de manière organisée - leur opinion et leurs propositions.
    La démocratie participative, au sein du PS, favorisera en particulier l’expression des militant(e)s qui ne se reconnaissent pas – notamment en dehors des périodes de congrès – dans des courants     organisés. Nous pourrons ainsi échapper à la logique systématique des tractations entre « courants », qui confisquent en grande partie la parole des militants.
     
 

 

 

 

    Un parti de masse, ouvert sur la société
    Le PS doit renouer avec l’élan de 2006 et 2007, qui avait permis au PS de gagner des dizaines de milliers de nouveaux adhérents. La revalorisation du rôle des militants contribuera à renforcer     l’attractivité du PS, mais le montant de la cotisation est aussi un élément important.
    En dehors du principe de l’adhésion initiale à 20 euros et des facilités accordées aux adhérents en difficultés financières, il est nécessaire que les barêmes de cotisation soient davantage     adaptés à notre objectif. Pas de PS plus fortement ancré dans les milieux populaires ou dans une partie des classes moyennes, si le montant de la cotisation reste dissuasif.
    Quant aux très nombreux sympathisants du PS, qui font le choix de ne pas adhérer, mais qui nous accompagnent efficacement au moment des campagnes électorales et que nous voulons mobiliser, tous     les 5 ans, dans le cadre des primaires, ils doivent être davantage associés à notre vie démocratique. Même si ce sont les militants qui, par leur vote, peuvent se prononcer sur des textes     engageant l’ensemble du PS, il serait utile que les sympathisants qui le souhaitent puissent participer aux phases initiales de nos débats. La légitimité de nos propositions sortira renforcée de     cette ouverture vers nos soutiens les plus proches, souvent
    engagés par ailleurs dans la vie associative et syndicale.
    Premiers signataires :
 

 

    MEAG75 : Libia Acero-Borbon (17e), Philippe Allard (14e), Didier Antonelli (14e), Françoise Beaugé (13e), Francis     Beck (13e), Gonzalo Belmonte (13e), Jocelyne Berdu (19e), Nicole Bernheim (13e), Dominique Bertinotti (4e), Marie-José Bertrand (14e), René Bokobza (5e), Lucile Bourquelot (14e), Patrick Bouton     (4e), Thierry Boy (19e), Françoise Buresté (13e), Damian Canals-Frau (9e), Jean Canet (5e), Martine Carpentier (13e), Joseph Casals (13e), Christophe Chamoux (12e), M.C. Ciavaldini (2e), Janine     Crespin (13e), Laëtitia De Warren (4e), Danielle Delhome (13e), Razak Ellafi (13e), Sylvain Espagnol (10e), Candice Friboulet (15e), Sylvia Fuster-Casals (13e), Jean-Pierre Guilbert (15e),     Juliette Hamon (13e), Vincent Jechoux (15e), Maria Laborit (13e), Gaël Lapeyronnie (4e), Emmanuel Llorens (13e), Laurent Loiseau (5e), Jean-Claude Loulergue (13e), Angèle Louviers (11e), Monica     Ly (18e), Isabelle Malberti (1er), Abdoulaye Mbengue (20e), Evelyne Meublat (10e), Philippe Moine (13e), Frederick Moulin (15e), Dacia Mutulescu (20e), Christophe Najem (19e), Annie Novelli     (16e), Thierry Perran (13e), Christine Pichette (3e), Bruno Poncharal (13e), Heidi Rançon-Cavenel (8e), Bruno René-Bazin (1er), Marie-Claude Rocher (13e), Rémi Rozié (19e), Jeanne Rouffianges     (13e), Amel Sassi (12e), Danièle Seignot (13e), Evelyne Thiodat (19e), Christiane Tissot (19e), Etienne Traisnel (13e), Jean-Jacques Vacher (15e)…
 

 

    Et aussi : Monique Ayrault (86), Gilles Caillet (91), Jean-Michel Caudron (76), Daniel Cordiez (59), Alain     Fournier (59), Nicolas Gaborit (92), Henri Goldszer (93), Yvon Graïc (76), Marie-Hélène Guyonnet (13), Brigitte Huttner (59), Mohamed Kherchouche (66), Guy Lecroq (49), Jean-François Llos (85),     Dominique Millecamps (92), James Wilfrid Ndjehoya (92), Patrick Nurbel (33), Sandrine Piaskowski (91), Didier Picard (40), Martine Reynaud (66), Marie-Josèphe Sinat (77), Bénédicte Thouvenin     (78)…
 

 

    Si vous voulez vous aussi figurer parmi les signataires de ces amendements, merci de nous envoyer un message email     à : contact@militants-avec-segolene.fr  

Source: Militants EAG avec Ségolène

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