Convention du PS sur la rénovation - Propositions d'amendements
Militants parisiens de l’Espoir à gauche
Convention du PS sur la rénovation - Propositions d'amendements.
Amendement n°1
Adopter le « projet socialiste pour l’élection présidentielle » à
l’issue du processus des primaires
Exposé des
motifs
Les primaires ne doivent pas se réduire au choix d’une personnalité,
sur la base d’un projet « clé en main » qui aurait été finalisé dès le
printemps 2011, avant même que les citoyens de gauche
que nous voulons mobiliser ne se soient prononcés. Si l’on considère
que les primaires ouvertes doivent permettre un large débat
entre les candidat(e)s et impliquer les électeurs qui
souhaitent y participer de manière constructive et dynamique,
il est évident que le processus peut déboucher sur l’émergence
de propositions nouvelles, pour mieux
répondre aux attentes de la société ; et les électeurs des primaires
peuvent avoir à trancher entre des options différentes qui leur
seraient offertes.
Il est donc légitime de prévoir une convention
nationale extraordinaire de « lancement des primaires
», au début du processus, permettant notamment de rappeler
les grandes orientations adoptées au cours de l’année 2010 et qui
constitueront un socle commun pour les candidat(e)s
socialistes. Mais c’est au terme des primaires, dans le
cadre de la convention d’investiture et de rassemblement, que devra être
adopté le « projet socialiste pour l’élection
présidentielle ».
C’est ainsi que nous tirerons pleinement profit du
formidable élan démocratique.
Rappelons-nous par exemple qu’aux Etats-Unis, c’est à l’issue des
primaires démocrates que Barack Obama a intégré dans le projet qu’il a
défendu devant les Américains des propositions qui avaient
davantage été portées par Hillary Clinton et avaient rencontré un
large écho auprès des électeurs. Cette façon de procéder a été un
élement décisif dans la création d’une dynamique - victorieuse
- de rassemblement.
Texte de
l’amendement
A la fin de la partie relative aux primaires, remplacer les
propositions relatives au « projet » et à « l’investiture » par le texte
suivant :
Lancement des primaires
Une convention nationale extraordinaire de lancement des primaires
se tiendra au 1er semestre 2011, après les élections cantonales. Elle
rassemblera les grandes orientations du projet socialiste,
adoptées dans le cadre des
conventions organisées en 2010, dans un ensemble cohérent et
dynamique ; ce sera le socle commun sur lequel s’appuieront les
candidats socialistes aux primaires.
Cette convention doit également représenter un moment important de
mobilisation des militants, car c’est en grande partie de leur
implication que dépendra le succès des primaires.
Projet présidentiel et investiture Une convention d’investiture
et de rassemblement se tiendra à l’issue du
scrutin.
C’est dans ce cadre que sera adopté le projet socialiste pour l’élection présidentielle, prenant en compte les apports du large débat démocratique qu’auront représenté les primaires. Ce texte, prenant en compte les attentes des électeurs de gauche qui auront participé aux primaires, servira de référence pour la signature d’un contrat de législature avec nos partenaires, pour les élections législatives qui suivront.
Amendement n°2
Renforcer la démocratie militante au sein du PS
Exposé des
motifs
Rénover le fonctionnement du PS, c’est d’abord renforcer le
rôle des militants et faire en sorte qu’ils puissent davantage
participer à l’élaboration des orientations politiques du
parti.
Beaucoup de militants ont l’impression qu’au PS, qui est pourtant un
parti plus démocratique que les autres (il y a de nombreuses occasions
de voter…), la réalité du pouvoir est de fait
concentrée de manière excessive entre les mains de ceux qui
constituent « la direction » et « l’encadrement » du parti. La tendance à
la « professionnalisation » de certaines responsabilités
internes et la propension qu’ont certains à cumuler ces
responsabilités (au niveau national et au niveau fédéral) accentuent le
sentiment qu’ont les militants de base de ne pas jouer un rôle
suffisamment constructif…
De ce point de vue, la décrue accélérée des effectifs militants –
des dizaines de milliers d’adhérents en moins depuis 2007 – et la faible
participation à des votes internes pourtant présentés
comme des étapes essentielles (par exemple dans le cadre de la
dernière convention, sur le nouveau modèle de développement) doivent
nous alerter et nous pousser à agir. La « révolution
démocratique » que le PS veut faire vivre à la France, il doit
commencer par se l’appliquer à lui-même !
Le PS que nous voulons doit être fondé sur le principe de la
démocratie participative, fonctionner davantage de manière « ascendante
» et pas exclusivement de manière « descendante
». Quand les militants, par exemple, disposent de deux
semaines au maximum pour prendre connaissance de textes portant sur des
enjeux essentiels, pour en débattre en section ou dans des
groupes de travail, pour proposer des amendements ou des textes
alternatifs et finalement pour se prononcer par un vote, ce n’est pas un
fonctionnement satisfaisant ; et cela décourage parfois
les meilleures volontés.
Si nous voulons que le PS devienne un parti de masse, un
parti plus fort et ouvert sur la société, dont les sympathisants ne se
sentiront pas exclus, il est temps que nous fassions
entendre notre voix.
Texte de
l’amendement
Insérer, avant la partie relative à « l’organisation de nos congrès
et de nos instances », une partie intitulée «Renforcement de la
démocratie militante » et rédigée de la manière suivante :
Renforcement de la démocratie militante
La démocratie participative au coeur du PS
Entre les périodes de congrès, les militants doivent pouvoir
participer de manière effective à l’élaboration des orientations
politiques du PS, notamment dans le cadre des débats de fond
qu’impose l’actualité (aujourd’hui, par exemple, l’avenir du système
des retraites). Des débats thématiques doivent donc être régulièrement
organisés, selon des modalités adaptées à cet objectif
; c'est-à-dire comprenant une phase initiale au cours de laquelle
les militants pourront faire remonter – de manière organisée - leur
opinion et leurs propositions.
La démocratie participative, au sein du PS, favorisera en
particulier l’expression des militant(e)s qui ne se reconnaissent pas –
notamment en dehors des périodes de congrès – dans des courants
organisés. Nous pourrons ainsi échapper à la logique systématique
des tractations entre « courants », qui confisquent en grande partie la
parole des militants.
Un parti de masse, ouvert sur la société
Le PS doit renouer avec l’élan de 2006 et 2007, qui avait permis au
PS de gagner des dizaines de milliers de nouveaux adhérents. La
revalorisation du rôle des militants contribuera à renforcer
l’attractivité du PS, mais le montant de la cotisation est aussi un
élément important.
En dehors du principe de l’adhésion initiale à 20 euros et des
facilités accordées aux adhérents en difficultés financières, il est
nécessaire que les barêmes de cotisation soient davantage
adaptés à notre objectif. Pas de PS plus fortement ancré dans les
milieux populaires ou dans une partie des classes moyennes, si le
montant de la cotisation reste dissuasif.
Quant aux très nombreux sympathisants du PS, qui font le choix de ne
pas adhérer, mais qui nous accompagnent efficacement au moment des
campagnes électorales et que nous voulons mobiliser, tous
les 5 ans, dans le cadre des primaires, ils doivent être davantage
associés à notre vie démocratique. Même si ce sont les militants qui,
par leur vote, peuvent se prononcer sur des textes
engageant l’ensemble du PS, il serait utile que les sympathisants
qui le souhaitent puissent participer aux phases initiales de nos
débats. La légitimité de nos propositions sortira renforcée de
cette ouverture vers nos soutiens les plus proches, souvent
engagés par ailleurs dans la vie associative et syndicale.
Premiers signataires :
MEAG75 : Libia Acero-Borbon (17e), Philippe Allard (14e),
Didier Antonelli (14e), Françoise Beaugé (13e), Francis
Beck (13e), Gonzalo Belmonte (13e), Jocelyne Berdu (19e), Nicole
Bernheim (13e), Dominique Bertinotti (4e), Marie-José Bertrand (14e),
René Bokobza (5e), Lucile Bourquelot (14e), Patrick Bouton
(4e), Thierry Boy (19e), Françoise Buresté (13e), Damian Canals-Frau
(9e), Jean Canet (5e), Martine Carpentier (13e), Joseph Casals (13e),
Christophe Chamoux (12e), M.C. Ciavaldini (2e), Janine
Crespin (13e), Laëtitia De Warren (4e), Danielle Delhome (13e),
Razak Ellafi (13e), Sylvain Espagnol (10e), Candice Friboulet (15e),
Sylvia Fuster-Casals (13e), Jean-Pierre Guilbert (15e),
Juliette Hamon (13e), Vincent Jechoux (15e), Maria Laborit (13e),
Gaël Lapeyronnie (4e), Emmanuel Llorens (13e), Laurent Loiseau (5e),
Jean-Claude Loulergue (13e), Angèle Louviers (11e), Monica
Ly (18e), Isabelle Malberti (1er), Abdoulaye Mbengue (20e), Evelyne
Meublat (10e), Philippe Moine (13e), Frederick Moulin (15e), Dacia
Mutulescu (20e), Christophe Najem (19e), Annie Novelli
(16e), Thierry Perran (13e), Christine Pichette (3e), Bruno
Poncharal (13e), Heidi Rançon-Cavenel (8e), Bruno René-Bazin (1er),
Marie-Claude Rocher (13e), Rémi Rozié (19e), Jeanne Rouffianges
(13e), Amel Sassi (12e), Danièle Seignot (13e), Evelyne Thiodat
(19e), Christiane Tissot (19e), Etienne Traisnel (13e), Jean-Jacques
Vacher (15e)…
Et aussi : Monique Ayrault (86), Gilles Caillet (91),
Jean-Michel Caudron (76), Daniel Cordiez (59), Alain
Fournier (59), Nicolas Gaborit (92), Henri Goldszer (93), Yvon Graïc
(76), Marie-Hélène Guyonnet (13), Brigitte Huttner (59), Mohamed
Kherchouche (66), Guy Lecroq (49), Jean-François Llos (85),
Dominique Millecamps (92), James Wilfrid Ndjehoya (92), Patrick
Nurbel (33), Sandrine Piaskowski (91), Didier Picard (40), Martine
Reynaud (66), Marie-Josèphe Sinat (77), Bénédicte Thouvenin
(78)…
Si vous voulez vous aussi figurer parmi les signataires de ces amendements, merci de nous envoyer un message email à : contact@militants-avec-segolene.fr