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18 juillet 2010

Retour sur le 13ème Symposium de Symi – un réseau politique d’amitiés pour les forces progressistes : photos de Ségolène Royal e

 

Georges Papandréou, premier ministre grec, Ségolène Royal, et Catherine Ashton, Haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et première vice-présidente de la Commission européen (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

Le 13ème Symposium de Symi, dans l’île de Poros, qui s’est achevé jeudi 15 juillet au soir, a notamment permis de constituer un véritable réseau d’amitiés, ainsi qu’une boîte à idées où pourront piocher les participants selon les problématiques auxquelles ils sont confrontés dans leurs fonctions au cours des années.

Ségolène Royal lors d'un atelier de travail à Poros (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

Adrian Severin, roumain, vice-président du groupe « Alliance progressiste des socialistes et démocrates » au Parlement européen, disait à ce propos :

« Je pense que ce groupe a mis en place un réseau d’amitiés politiques, et ça, c’est important. Des membres de ce groupe ont avancé ou ont eu des missions importantes au niveau mondial, au niveau européen, et au niveau national. D’autres, en utilisant leur position, ont pu aider certains de nos amis à faire face aux défis dans ces pays. (…) Pendant notre séjour à Poros, nous avions (…) la possibilité de nous pencher sur les problèmes d’un monde qui change. »

 

Ségolène Royal, lors de son intervention à la cérémonie d'ouverture (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

 Ségolène Royal a eu l’honneur d’être parmi les quelques personnalités à intervenir lors de le cérémonie d’ouverture du Symposium, avec Georges Papandréou, Catherine Ashton, Toomas Ilves – président d’Estonie – et Ivan Vejvoda – directeur exécutif serbe du Balkan Trust for Democracy.

Cérémonie d'ouverture à Poros : Georges Papandréou, Toomas Hendrik Ilves, président d'Estonie, Catherine Ashton, Ségolène Royal et Ivan Vejvoda (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

Les personnalités politiques étaient de fait très nombreuses, outre Ségolène Royal, Georges Papandréou, le premier ministre grec, et l’organisateur et le créateur du Symposium, et les ministres grecs invités au symposium (Finances, Education, Culture et Tourisme, Energie / Environnement / Changement Climatique, Economie) :

Toomas Hendrik Ilves, Catherine Ashton et Georges Papandréou (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

-Catherine Ashton, anglaise, Haut représentant de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et première vice-présidente de la Commission européenne ;

-Adrian Severin (voir vidéo et texte), roumain, vice-président de l’Alliance progressiste des socialistes et démocrates au Parlement européen, chargé de la Politique extérieure et de la Défense ; l’Alliance est la deuxième force politique du Parlement – elle est issue, suite aux élections de 2009, de la fusion du PSE et du Parti démocrate italien – et la première force d’opposition à la majorité de droite (PPE) ;

Au milieu, en T-shirt "Socrates" : Cem Özdemir, à droite : Victor Benoît (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

-Cem Özdemir, co-président des Verts allemands ; il fut l’un des deux premiers députés du Bundestag d’origine turque à accéder à ce poste dans les années 1990, puis a été député européen entre 2004 et 2009 ;

-Toomas Hendrik Ilves, président de la République d’Estonie issu du Parti social-démocrate estonien ;

-Jutta Urpilainen (voir vidéo et texte), jeune dirigeante (34 ans) du Parti social-démocrate finlandais, principal parti d’opposition au parlement finlandais depuis les élections de 2007, et parti auquel appartient l’actuelle présidente finlandaise, Tarja Halonen, en poste depuis 2000. Les sociaux-démocrates occupent la présidence de la République depuis 1982 sans interruption ;

Victor Ponta et à droite : Adrian Severin (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

-Victor Ponta, dirigeant du Parti social-démocrate roumain ; le Parti social-démocrate roumain est la principale force d’opposition à la chambre des députés, et au sénat roumains ;

Leif Pagrotsky (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

-Leif Pagrotsky, ancien ministre suédois du Commerce et de l’Industrie, puis de l’Education et des affaires culturelles, conseiller de Georges Papandréou lors de la crise sur la dette souveraine grecque en 2010. Avant d’occuper des fonctions ministérielles il avait travaillé à la banque centrale suédoise et au ministère des Finances ;

-Victor Benoît, président de l’Union des sociaux-démocrates haïtiens ;

-Edi Rama, dirigeant du Parti socialiste albanais (au pouvoir jusqu’en 1992, puis de 1997 à 2005), et maire de Tirana, la capitale ;

-Ivan Vejvoda (voir vidéo et texte), serbe, directeur exécutif du Balkan Trust for Democracy, important projet soutenu par le German Marshall Fund, fonds créé en 1972 à l’initiative du chancelier allemand Willy Brandt en mémoire du soutien américain 25 ans auparavant (plan Marshall) : l’objectif du Balkan Trust for Democracy est de promouvoir la démocratie, la bonne gouvernance et l’intégration de l’Europe du Sud-Ouest dans le concert des nations européennes et transatlantiques.

Frédérick Moulin

 

Ségolène Royal lors d'un atelier de travail à Poros (photo : Fondation Andréas G. Papandréou)

 

-oOo-

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

 

Adrian Severin – traduction française pour Militants de l'Espoir à Gauche avec Ségolène Royal par F.M & F.M.

« Je pense que le Symposium de Symi a déjà une longue histoire, et sont importance est de deux ordres : d’une part, il y a l’effort intellectuel, le brainstorming, et la réflexion sur des questions importantes d’ordre local, régional, européen et mondial. Au cours des années, je pense que ce groupe a donné le jour à de nombreuses idées importantes, et je crois que ces idées ont aussi apporté une aide précieuse au gouvernement grec actuel pour faire face à la crise au niveau local et au niveau mondial. D’autre part, je pense que ce groupe a mis en place un réseau d’amitiés politiques, et ça, c’est important. Des membres de ce groupe ont avancé ou ont eu des missions importantes au niveau mondial, au niveau européen, et au niveau national. D’autres, en utilisant leur position, ont pu aider certains de nos amis à faire face aux défis dans ces pays. Alors je crois que les dimensions intellectuelles et politiques de cette amitié sont les principales caractéristiques prouvant la nature positive de cette réunion.

Pendant notre séjour à Poros, nous avions d’un côté la possibilité de nous pencher sur les problèmes d’un monde qui change, sur la nécessité de faire face à une crise structurelle qui appelle des réformes majeures dans le monde entier, y compris, et peut-être même en premier lieu, au niveau de l’Union Européenne. D’un autre côté, nous avions une excellente opportunité pour en savoir plus sur les politiques et stratégies de l’actuel gouvernement grec, qui a été à même de rassembler un nombre impressionnant d’hommes et de femmes  politiques et de ministres compétents, afin de faire face à une épreuve particulièrement difficile en ces temps eux aussi très difficiles. Je crois donc qu’en premier lieu leurs idées et leurs approches nous ont beaucoup appris, et c’était très important pour nous ; et qu’en second lieu nous avons été capables de leur restituer certaines de nos réflexions, certaines de nos idées, et je pense et j’espère que cet échange de points de vues a été mutuellement bénéfique. »

Transcription originale en anglais par Militants de l’Espoir à Gauche avec Ségolène Royal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jutta Urpilainen – traduction française pour Militants de l'Espoir à Gauche avec Ségolène Royal par F.M & F.M.

 

 

    

 

« Je m’appelle Jutta Urpilainen et je suis la dirigeante du Parti social-démocrate de Finlande. C’est la première fois que je participe au Symposium de Symi en Grèce, et franchement, c’est un grand privilège que de participer à ce symposium. C’est un concept formidable, parce qu’ici nous pouvons discuter avec les dirigeants et spécialistes du monde entier de problèmes comme la crise financière, qui est une question très, très importante et difficile dans le monde entier en ce moment.

 

Mais bien sûr, c’est aussi une opportunité pour nous tous de discuter, de nous amuser, et de nous constituer un réseau de nouveaux amis parmi les dirigeants expérimentés, car bien sûr je fais partie des jeunes dirigeants [Mme Urpilainen a 34 ans, et a accédé à la direction du Parti social-démocrate à 32 ans, NdlR]. Je trouve que M. Papandréou a réalisé un remarquable travail d’organisation pour ce symposium pour les dirigeants et je lui apporte tous mes vœux de réussite dans sa très importante et très difficile fonction de premier ministre de la Grèce actuellement. »

 

Transcription originale en anglais par Militants de l’Espoir à Gauche avec Ségolène Royal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

        

 

 

 

Ivan Vejvoda – traduction française pour Militants de l'Espoir à Gauche avec Ségolène Royal par F.M & F.M.

 

« J’ai eu la chance de participer aux rencontres de Symi depuis ses tous premiers débuts, et c’est véritablement une réunion et un symposium uniques en leur genre – et beaucoup d’entre nous assistent à des dizaines de symposiums, de conférences et de séminaires au fil des années – ce qui rend les rencontres de Symi uniques réside dans le fait que ce sont des discussions très ouvertes, mais aussi centrées sur des thématiques qui sont liées à des problèmes mondiaux, locaux et régionaux. Je viens des Balkans, j’y travaille, et la Grèce est le principal pays balkanique, ainsi que le plus riche, et cette année je dirais qu’il a été particulièrement intéressant pour nous de voir comment la Grèce faisait face, non seulement à la crise économique, mais aussi aux profondes réformes structurelles qui ressemblent à ce que nous subissons dans les pays du nord des Balkans, au moment où les pays postcommunistes essaient de devenir plus démocratiques et d’ouvrir leurs économies, d’être plus transparents, de combattre la corruption et le crime organisé, et je pense que l’exemple que nous donne la Grèce de cette profonde réforme macro-économique et structurelle est très exaltant. »

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