Ségolène Royal à la tête d'une Fraternité de combat
Par RichardTrois sur le Post. le 19/09/2010 à 18:09
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Ségolène Royal pendant son discours à la fête de la Fraternité. © Razak / Désirs d'Avenir
Imperturbablement Ségolène Royal poursuit son chemin.
Une certaine force tranquille comme elle s'est plu à le rappeler
samedi. Au service des français et en particulier des sans-voix.
Dans votre itinéraire que représente la Fête la Fraternité ? "Une force
tranquille", a-t-elle lancé aux journalistes. "Dans la vie politique, il
y a des péripéties, mais il y a un chemin, quand on est solide sur ses
bases", a ajouté l'ex-candidate à la présidentielle.
"Je ressens ce moment comme une contribution au mouvement collectif
qui doit permettre l'alternance", a poursuivi la présidente de
Poitou-Charentes, saluant "cette fidélité réciproque de ceux qui l'ont
accompagnée, qui l'ont suivie".
Toute la presse n'a de cesse de rappeler le mot d'ordre (juste) qui est à l'œuvre à gauche aujourd'hui : "l'unité".
Je voudrais m'attarder sur les raisons profondes qui permettent ce
rassemblement autour de Ségolène Royal. Je pourrais les résumer en un
deux mots mis en exergue par Régis Debray : la Fraternité de combat.
C'est cette Fraternité de combat qui permet à Arnaud Montebourg,
secrétaire national PS à la Rénovation Arnaud Montebourg, à Claude
Bartolone, bras droit de Martine Aubry, au député-maire d'Évry Manuel Valls, à Jean-Pierre Mignard, avocat et ancien Président de Désirs d'avenir, à Pierre Bergé l'homme d'affaires et même à Jean-Luc Mélenchon président du Parti de Gauche de se rassembler un samedi de septembre autour de Ségolène Royal.
"Il faut vraiment que ce pays aille mal pour que même des gens qui
se sont tirés la bourre se retrouvent pour faire un proposition en
commun" a ainsi résumé Jean-Luc Mélenchon, ex-PS, fondateur du
Parti de Gauche lors de son intervention sur la scène de la fête de la
Fraternité.
Jean-Luc Mélenchon pendant son intervention à la fête de la Fraternité. © Razak / Désirs d'Avenir
Pourquoi parler de Fraternité de combat ? C'est simplement parce que
Ségolène Royal s'est avancée, s'est exposée, a pris à chaque fois des
risques politiques en montant au front et faisant des propositions,
audibles, qu'elle peut ainsi rassembler aujourd'hui et demain.
La présence de Philippe Collin,
porte parole de la Confédération Paysanne, n'est possible que parce que
Ségolène Royal inlassablement défend la cause des éleveurs de lait et
des petits agriculteurs. Le besoin de Justice et la dénonciation du
"système Sarkozy corrompu" ont forgé un lien solide, une fraternité de
combat avec Arnaud Montebourg qui n'a eu de cesse de pousser les autres
socialistes à la fermeté dans la cadre de l'Affaire
Woerth-Sarkozy-Bettencourt.
La proposition d'un référendum sur les retraites sert aussi de pont avec
Jean-Luc Mélenchon, qui partage avec Ségolène Royal un profond respect
du peuple et des engagements que l'on tient devant lui.
Ses combats, ses propositions de Ségolène Royal sont comme autant de jalons sur le chemin qui conduit à l'alternance.
Au-delà de l'anti-sarkozysme et de la dénonciation d'un clan "qui se sert",
Ségolène Royal a pris la parole à la fête de la Fraternité devant 3500
personnes pour esquisser ce chemin vers le "redressement de la France"
en faisant des propositions économiques, validées par l'expérience,
notamment en région et en s'adressant à la jeunesse.
A cette jeunesse française, Ségolène Royal a tenu un langage d'espoir,
de respect et de fermeté. Se respecter, en "travaillant dur et d'abord à
l'école", être respecté et respecter les autres.
Ségolène Royal creuse son sillon. C'est la leçon de
cette fête de la Fraternité telle que je la vois. Ségolène Royal ne se
laisse pas balloter par les courants du PS ni porter ou déporter par les
sondages ou encore par l'actualité comme d'autres. Inlassablement, "solide sur ses bases", elle crée ce chemin qui va permettra de sortir la France de l'ornière.
Et, c'est mon "off" comme diraient les journalistes,
on pouvait constater hier que ses invités et non des moindres sont
impressionnés par cette volonté, ce courage, ... bref par cette force
tranquille.
Ségolène
Royal et son équipe après son discours à la fête de la Fraternité. De
gauche à droite, Jean-Louis Bianco, Guillaume Garot, Najat
Vallaud-Belkacem et Pierre Bergé. © Razak / Désirs d'Avenir
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