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29 avril 2011

Le piège se referme sur Israël

 

L'Etat hébreu comptait sur l'immobilisme de ses voisins arabes pour poursuivre sa politique actuelle : l'annonce d'un accord entre Fatah et Hamas le prend par surprise. Par Jean Daniel.

 

Depuis quelques années, on peut dire que tout allait pour le mieux en Israël, en dépit d'un gouvernement très discuté à l'étranger. La sécurité était garantie par les murs de protection, par les réseaux de contrôle, par l'isolement de Gaza et par l'entente avec la Jordanie et avec l'Egypte.

Les opinions publiques arabes étaient à la fois hostiles aux Israéliens mais davantage préoccupées par le despotisme dont elles étaient les victimes. Sur le plan international, après le désastreux échec des relations avec la Turquie, les relations avec l'Inde la Chine et la Russie n'avaient jamais été meilleures.

Que rien ne change

Sans doute le spectre de l'intervention iranienne s'appuyant sur le Hezbollah libanais et sur le Hamas palestinien n'a pas cessé de hanter les esprits des stratèges israéliens ainsi que celui de leurs alliés militaires américains. Mais chacun escomptait que rien ne changerait avant longtemps.

Jamais on n'avait eu autant bonne conscience pour occuper l'antique Judée Saint Marie et pour augmenter chaque jour les colonies de peuplement. On avait même réussi à vaincre tous les plans américains pour obtenir un gel des implantations qui faciliteraient le retour aux négociations des Israéliens avec les Palestiniens de Ramallah.

Abbas en a eu assez

Le président de cette autorité, M. Mahmoud Abbas, était supposé devoir tout accepter puisque le Hamas était à la fois l'ennemi des Palestiniens qui étaient sous son autorité et l'ennemi des Israéliens.

Et puis un jour est venu (on se demande comment des hommes intelligents n'avaient pas prévu qu'il arriverait) où le président Abbas en aurait assez de se laisser berner par les Israéliens et tenterait à la fois de se réconcilier avec le Hamas et de se faire reconnaître par les Nations unies.

C'était une manœuvre d'une extrême habilité car les hommes du Hamas avait beau déclarer qu'ils désiraient en principe la disparition d'Israël ils ne pouvaient être indifférents à la possibilité de se faire reconnaître par les Nations unies.

Nous en sommes là et les Israéliens ont le choix : ou bien de programmer leur patrie en danger et de répondre à une épreuve de force ou bien de proposer aux Palestiniens réunis dans un seul Etat d'inaugurer une nouvelle négociation.

 Jean Daniel - Nouvelobs.com

 

 

 

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Mon commentaire: espérons que les potentats locaux- de part et d'autre -    ne freineront  pas les chances d'une paix entre les deux peuples, qui doivent commencer (euphémisme) à se lasser des jeux de pouvoir de leurs dirigeants ... Un demi siècle!!! Plus de 50 ans qu'ils endurent: les roquettes, les attentats,  les sordides opérations   "plomb fondu  "  etc...  Vivement le printemps des peuples  palestino-israélien!

 

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Commentaires
V
ton commentaire s'en passe ! Tout est dit de ce que je pense aussi, je ne vais pas prier car athée, mais faire un voeux on peut !
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