La psychopolitique de la semaine avec Marianne, Le Nouvel Obs' et L’Express

Petite revue de presse non exhaustive.
Lundi : Martine Aubry se déclare candidate à l’élection présidentielle, l’anti-séduction par excellence selon l’hebdo républicain, se fourrant son crayon de maquillage dans l’œil. Lundi toujours, la cheffe de Bercy, Christine Lagarde, est élue à la tête du FMI. Une candidature qui aurait « fait chier » Nicolas Sarkozy qui voulait la garder sous le coude pour 2012.
Mardi : Nicolas Sarkozy, devant les députés UMP, dont Franck Riester qui a voté la proposition socialiste, répète « le mariage c’est un homme et une femme ». Primaire socialiste, par ailleurs, le Nouveau Centriste Hervé Morin se souvient : « C’est quand même le parti qui a voulu mettre en application le fichier Edvige ! »
Mercredi : le journal de Barbier révèle que Borloo aurait invité MAM à quitter l’UMP avec son Chêne, Réponse de l’intéressée : « Je vois bien ce que je peux t’apporter », mais elle a refusé de le suivre. Parti Radical toujours, Rama Yade, sa porte-parole, qui fait la « une » du FOG, fait également les bonnes feuilles de chez Szafran et Domenach. « Le pur produit de l’échec du PS qui n’a pas su ouvrir ses portes à de nouvelles générations »pour Malek Boutih, ou pour Roseyne Bachelot en 2007 : « Heureusement qu’elle n’est pas lesbienne et handicapée, sinon elle serait Premier ministre. » (sic)
Jeudi : le strauss-kahnien Moscovici devient le « coordinateur » de la campagne de Hollande. DSK toujours, le social-démocrate est libéré sur parole vendredi, savourant des « pâtes aux truffes » le soir même. Oubliés, l’ex-premier secrétaire incarnant « la gauche réaliste et populaire », et Royal « la voix du peuple et le fléau de Dieu », selon les mots de l’éditorialiste Jacques Julliard.
Vendredi : témoignage de Nicolas Dupont-Aignant chez Joffrin. « Optimiste », il aurait rassemblé 200 de ses 400 signatures de 2007, et recruté une partie de l’équipe de Philippe de Villiers pour draguer les élus ruraux locaux. Présidentielle toujours, la députée Valérie Rosso-Debord, qui a animé la convention sur l’islam-laicité-pacte républicain, rêve du porte-parolat de la campagne UMP : « un rêve de petite fille. »
Samedi : l’hebdo républicain couche les prétendants à l’investiture suprême sur le divan. Le maire de Tulle est « un bon névrosé comme nous », la présidente de la région Poitou-Charentes « un homme dans un corps de femme », Bayrou une victime de « délires hallucinatoires », Villepin un « narcissique flamboyant », le chef d’Etat un « mégalo primitif », tandis que le leader du Debout La République est un enfant unique qui veut retrouver ce statut de chef. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il « jouirait quand il défèque sur les journalistes… » (sic).
Dimanche : Hortefeux se met en conditions. Le futur directeur de campagne aurait appelé un ministre pour lui demander comment il faisait pour aimer « la fête du saucisson » dans sa ville. Le communiste André Gérin, de son côté, est très remonté contre Mélenchon : un ancien socialiste « avant tout intéressé par un maroquin en en cas de victoire de la gauche ». Parti de Gauche toujours, Alexis Corbière, élu à Paris, a vu Collard dans le clip de campagne de Pierre Boussel-Lambert, le trotskiste de 1988.
Sinon, le sénateur maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, regrette d’avoir voté le quinquennat : « C’est une connerie. A peine arrivé, il faut avoir un œil sur la sortie». Et comme chantait Jim Morrisson, le leader des Doors disparu il y a 40 ans, pour cette semaine, « this is the end… »