Recentrer la Justice sur sa mission première
Madame, Monsieur,
Je m'appelle Joël Censier, j'ai 52 ans et trente ans de police derrière moi.
En vous envoyant cette vidéo, j'ai conscience de commettre un acte grave.
Mais c'est une question de conscience.
Un de mes enfants, Jeremy, a été tué par un groupe de jeunes, alors qu'il rentrait à la maison. Ces jeunes, pour certains « bien connus des services de police », se sont déchaînés sur Jeremy, simplement parce qu'il était « fils de flic ». A dix contre un, ils l'ont tué avec une « barbarie inimaginable », selon les témoins et les médecins légistes..
Vous en avez sans doute entendu parler à la télévision, ou dans les journaux. C'était à Nay, une ville du Sud-Ouest, le 22 août 2009.
Pour Corinne, mon épouse, et pour moi, la vie s'est arrêtée ce jour-là. Nos nuits et nos jours ne sont plus qu'une succession de cauchemars insupportables. Jusqu'à la fin de nos jours, nous pleurerons cet enfant que rien ni personne ne pourra nous rendre.
Mais cette vidéo n'a PAS pour but de vous raconter notre histoire, et encore moins de vous demander de nous plaindre.
Ce n'est pas parce que notre enfant est mort que nous avons décidé de lancer cet appel. Si je vous parle aujourd'hui, c'est à cause de ce qu'il s'est passé après. Car cela concerne tous les citoyens qui, un jour peut-être, auront affaire comme nous à la Justice. Et nous ne voulons pas que d'autres connaissent ce que nous avons connu.
Recentrer la Justice sur sa mission première de protection des citoyens
- Attendu que les victimes ont moins de droits que leur agresseur à toutes les étapes de la procédure judiciaire ;
- Attendu que la sanction est aléatoire et négociable pour le délinquant alors qu’elle est automatique pour l’automobiliste ;
- Attendu que 80 000 peines de prison ferme ne sont pas exécutées faute de place, et que les condamnés purgent rarement plus de la moitié de leur peine ;
- Attendu que des criminels objectivement dangereux sont remis en liberté sans surveillance ;
- Attendu qu’une partie du monde judiciaire est déconnectée des préoccupations du peuple français alors qu’il juge en son nom ;
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L’égalité de droits entre la victime et l’accusé : Un accès immédiat pour la victime à l’assistance d’un avocat dès le dépôt de plainte ; le droit pour la victime de contester en appel la remise en liberté de son agresseur. |
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L’impunité zéro pour les atteintes aux personnes et aux biens : Un grand ministère chargé de la sécurité des citoyens, regroupant forces de l’ordre et politique pénale ; des amendes « plancher » automatiques accompagnant toute condamnation pour délit. |
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L’application effective des peines prononcées : L’obligation pour tous les condamnés de purger au minimum les trois quarts de leur peine ; une capacité de 30 000 places de prison supplémentaires pour rejoindre la moyenne européenne. |
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Une fermeté de précaution vis-à-vis des criminels dangereux : |
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Une Justice transparente qui rende des comptes aux citoyens : Un débat national sur l’élection des procureurs au suffrage universel ; des audiences d’application des peines ouvertes au public. |
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