Jusqu'à quand l'Europe tolérera-t-elle la quasi guerre économique que lui mène l'Allemagne ?
L'Allemagne a pratiqué depuis la création de l'euro une politique de déflation salariale dans les emplois manufacturiers ce qui l’a conduit à une politique export agressive à l'égard de ses partenaires de la zone euro qui ne pouvaient plus dévaluer et qui s'ils avaient suivi cette politique déflationniste aurait immédiatement plongés l'Europe en récession
L’Allemagne a presque doublé son PIB à l’export, en 10 ans, depuis son appartenance à la zone euro. Elle fait désormais 50% de son PIB à l’export, 85% de ses excédents commerciaux en Europe, plus de 60% dans la zone euro.
Elle est parvenue à ce niveau d’exportation en mettant ses salaires sous la productivité dans l’industrie au cours des années socialistes, de 2000 en 2005, en diminuant donc son marché intérieur. Elle a pratiqué une politique de déflation salariale dans les emplois manufacturiers, ce qui l’a conduit à une politique mercantiliste plus particulièrement par rapport à ses partenaires de la zone euro qui ne pouvaient plus dévaluer. Cependant, si la zone euro avait suivi cette politique déflationniste, elle serait immédiatement rentrée en récession ; l’Allemagne n’aurait pu gagner aucune part de marché à l’extérieur tout en perdant son marché intérieur, elle serait également rentrée en récession. Les gains de la politique allemande n’ont été profitables à ce pays qu’en tant que passager clandestin du train européen et plus particulièrement en tant que passager clandestin du wagon de la zone euro.
Certes les salaires augmentaient nettement au-delà de la productivité en Espagne ou en Grèce ou même en France mais comme un peu partout, moins en France qu’en Grande Bretagne. En accentuant ses excédents, l’Allemagne augmentait donc les déficits des autres pays européens car elle restait et reste toujours – elle qui se veut un grand compétiteur mondial - déficitaire par rapport à tous les pays émergents et son excédent par rapport aux Etats-Unis est de 50% inférieur à celui qu’elle a vis-à-vis de la France (27 (...)
lire la suite sur Atlantico