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23 janvier 2013

Kurdes assassinées à Paris : le bon coup de la police scientifique

Sur MARIANNE

Mardi 22 Janvier 2013 à 11:23 | Lu 5963 fois I 1 commentaire(s)

 

Frédéric Ploquin - Marianne

Moins d'une semaine après le triple assassinats perpétré en plein coeur de Paris, les enquêteurs de la brigarde criminelle et de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont arrêté un premier suspect.

 

SEVGI/SIPA
SEVGI/SIPA
Moins d'une semaine après le triple assassinats perpétré en plein coeur de Paris, les enquêteurs de la brigarde criminelle et de la sous-direction antiterroriste (SDAT) ont arrêté un premier suspect. Prénommé Omer, âgé de 30 ans, domicilié à La Courneuve (93), membre du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) depuis deux ans, l'homme était le chauffeur et l'accompagnateur de l'une des trois victimes, Sakine Cansiz, 55 ans, proche du chef emprisonné de la rébellion, Abdullah Öcalan (voir article précédent  ).

Le suspect a été confondu par les images extraites de la vidéosurveillance. Il disait avoir quitté les lieux du crime vers 11 h 30, le 9 janvier, mais des images le montrent en train de sortir du Centre d'information du Kurdistan peu avant 13 h. Omar Guney nie toute implication dans le triple meurtres, sauf qu'il devra s'expliquer sur les traces de résidus de poudre d'arme à feu découvertes sur une sacoche retrouvée dans sa voiture. Traces dont les experts sont en train de chercher à voir si elles sont comparables à celles de la scène de crime.

Les enquêteurs restent cependant prudents. On ignore tout en effet, à ce jour, de la raison pour laquelle ces trois femmes ont été passées par les armes en plein Paris, à l'heure où le PKK est engagé dans des pourparlers de paix avec le gouvernement turc. Mobile d'ordre privé ou infiltration menée de main de maitre par une organisation rivale, tout reste possible.

En attendant, force est de constater que les auteurs de ces crimes sont montés au feu comme s'ils partaient à la guerre, en oubliant un élément majeur : la police technique et scientifique, rarement utilisée il est vrai dans les conflits militaires.
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