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18 janvier 2014

PINSON-CHARLOT - Sortie de l'UE et de l'Euro.

Andres Bryant

Monique et Michel Pinçon Charlots - sociologues spécialistes de l'étude des classe dirigeantes et supérieures de notre pays - se prononcent lors d'un débat le 9 janvier à Chambéry pour la sortie de l'UE et de l'Euro. Reconnaissant qu'ils se sont fait avoir en votant oui à Maastricht et que la seule solution face à cette arme néolibérale d'exploitation et de domination massive que s'est construite la classe dominante, c'est de sortir de l'UE et de l'euro.

http://www.dailymotion.com/video/x19kzx0_debat-autour-de-la-violence-des-riches-partie-3-avec-monique-pincon-charlot-et-michel-pincon_news

Transcription (à 11minutes environ)
(...) je peux vous assurez que si nous faisons de la vigilance oligarchique eh bien on gagnera. Ce n'est pas si difficile que cela

Question de la salle (11h30)
devant la puissance dont vous avez parlé, il y a cette vigilance oligarchique dont vous parlez... enfin il faut se mettre les choses dans la tête, il y a un travail à faire... mais aussi dénoncer ce qu'est la BCE, pourquoi la BCE prete aux banques et aux marchés et pas aux Etats. Je crois qu'il y a une dénonciation aussi à faire là, et que la BCE fonctionne comme autrefois fonctionnait la banque de France pour préter à l'état avec des taux d'interets très bas sinon pas de taux d'intérets du tout. Et il y a aussi à faire sauter tous ces traités qui nous emprisonnent. Et cela c'est bien aussi à dire pendant les élections européennes.

Michel Pinçon charlot: Les banques nationales, les banques d'état ne jouent plus leur rôle de financement qu'elles avaient autrefois.
Monique : ils n'ont pas le droit
Michel : bien sûr ils n'ont pas le droit. Bien entendu il faut qu'ils aient de nouveau ce rôle d'intervention sur l'économie et c'est sans aucun doute un aspect provisoire car au delà il faut aller plus loin. En tout cas oui là il y a une réforme qui peut être très intéressante.
Monique : Moi je rajouterai juste un mot par rapport à ce que vous avez dit. Aujourd'hui rendez vous compte que jamais les prêts de la BCE n'ont été aussi bas (0,25%) et à combien ils prêtent à la Grèce à combien ils prêtent au Portugal? vous le savez? c'est juste en dessous de 10% 9% ou 8%. Et donc c'est cela qu'on décrit dans notre livre. C'est cette arme financière. Comment on peut appeler cela autrement.
Et par rapport à l'Europe vous dites il faudrait revenir sur les traités. Non il ne faut pas revenir sur les traités, tout est fagocité puisque tout doit être pris à l'unanimité. Moi très honnêtement peut être que je me trompe mais je pense que l'on a pas d'autre solution que de sortir de l'Europe et sortir de l'Euro. Je ne vois pas d'autre solution. Parce que l’Europe et l'Euro c'est les leviers du néo libéralisme. Et peut être qu'il faut en sortir pour essayer de se reconstruire autrement sur de nouvelles bases. Mais vraiment l'Europe néolibérale c'est après la deuxième guerre mondiale, c'est ça qui nous a vraiment foutu dedans. On s'est fait avoir. On a voté oui - nous deux - au traité de Maastricht en disant ben oui il vaut mieux être unis que de se taper sur la gueule et puis ben on s'est fait avoir. Et rétrospectivement je pense qu'il faut être capable de savoir revenir en arrière parce que je ne vois pas comment aujourd'hui avec l’Europe dans laquelle on est on va pouvoir s'en sortir. Et je pense que si chaque pays décide de sortir de ce nœud de vipères dans lequel nous sommes, je pense qu'il n'y a pas d'autre solution à condition que ce soit bien entendu pour quelque chose de constructif et de sain.
Monique et Michel Pinçon Charlots - sociologues spécialistes de l'étude des classe dirigeantes et supérieures de notre pays - se prononcent lors d'un débat le 9 janvier à Chambéry pour la sortie de l'UE et de l'Euro. Reconnaissant qu'ils se sont fait avoir en votant oui à Maastricht et que la seule solution face à cette arme néolibérale d'exploitation et de domination massive que s'est construite la classe dominante, c'est de sortir de l'UE et de l'euro.

http://www.dailymotion.com/video/x19kzx0_debat-autour-de-la-violence-des-riches-partie-3-avec-monique-pincon-charlot-et-michel-pincon_news

Transcription (à 11minutes environ)
(...) je peux vous assurez que si nous faisons de la vigilance oligarchique eh bien on gagnera. Ce n'est pas si difficile que cela

Question de la salle (11h30)
devant la puissance dont vous avez parlé, il y a cette vigilance oligarchique dont vous parlez... enfin il faut se mettre les choses dans la tête, il y a un travail à faire... mais aussi dénoncer ce qu'est la BCE, pourquoi la BCE prete aux banques et aux marchés et pas aux Etats. Je crois qu'il y a une dénonciation aussi à faire là, et que la BCE fonctionne comme autrefois fonctionnait la banque de France pour préter à l'état avec des taux d'interets très bas sinon pas de taux d'intérets du tout. Et il y a aussi à faire sauter tous ces traités qui nous emprisonnent. Et cela c'est bien aussi à dire pendant les élections européennes.

Michel Pinçon charlot: Les banques nationales, les banques d'état ne jouent plus leur rôle de financement qu'elles avaient autrefois.
Monique : ils n'ont pas le droit
Michel : bien sûr ils n'ont pas le droit. Bien entendu il faut qu'ils aient de nouveau ce rôle d'intervention sur l'économie et c'est sans aucun doute un aspect provisoire car au delà il faut aller plus loin. En tout cas oui là il y a une réforme qui peut être très intéressante.
Monique : Moi je rajouterai juste un mot par rapport à ce que vous avez dit. Aujourd'hui rendez vous compte que jamais les prêts de la BCE n'ont été aussi bas (0,25%) et à combien ils prêtent à la Grèce à combien ils prêtent au Portugal? vous le savez? c'est juste en dessous de 10% 9% ou 8%. Et donc c'est cela qu'on décrit dans notre livre. C'est cette arme financière. Comment on peut appeler cela autrement.
Et par rapport à l'Europe vous dites il faudrait revenir sur les traités. Non il ne faut pas revenir sur les traités, tout est fagocité puisque tout doit être pris à l'unanimité. Moi très honnêtement peut être que je me trompe mais je pense que l'on a pas d'autre solution que de sortir de l'Europe et sortir de l'Euro. Je ne vois pas d'autre solution. Parce que l’Europe et l'Euro c'est les leviers du néo libéralisme. Et peut être qu'il faut en sortir pour essayer de se reconstruire autrement sur de nouvelles bases. Mais vraiment l'Europe néolibérale c'est après la deuxième guerre mondiale, c'est ça qui nous a vraiment foutu dedans. On s'est fait avoir. On a voté oui - nous deux - au traité de Maastricht en disant ben oui il vaut mieux être unis que de se taper sur la gueule et puis ben on s'est fait avoir. Et rétrospectivement je pense qu'il faut être capable de savoir revenir en arrière parce que je ne vois pas comment aujourd'hui avec l’Europe dans laquelle on est on va pouvoir s'en sortir. Et je pense que si chaque pays décide de sortir de ce nœud de vipères dans lequel nous sommes, je pense qu'il n'y a pas d'autre solution à condition que ce soit bien entendu pour quelque chose de constructif et de sain.

Monique et Michel Pinçon Charlots - sociologues spécialistes de l'étude des classe dirigeantes et supérieures de notre pays - se prononcent lors d'un débat le 9 janvier à Chambéry pour la sortie de l'UE et de l'Euro. Reconnaissant qu'ils se sont fait avoir en votant oui à Maastricht et que la seule solution face à cette arme néolibérale d'exploitation et de domination massive que s'est construite la classe dominante, c'est de sortir de l'UE et de l'euro. http://www.dailymotion.com/video/x19kzx0_debat-autour-de-la-violence-des-riches-partie-3-avec-monique-pincon-charlot-et-michel-pincon_news Transcription (à 11minutes environ) (...) je peux vous assurez que si nous faisons de la vigilance oligarchique eh bien on gagnera. Ce n'est pas si difficile que cela Question de la salle (11h30) devant la puissance dont vous avez parlé, il y a cette vigilance oligarchique dont vous parlez... enfin il faut se mettre les choses dans la tête, il y a un travail à faire... mais aussi dénoncer ce qu'est la BCE, pourquoi la BCE prete aux banques et aux marchés et pas aux Etats. Je crois qu'il y a une dénonciation aussi à faire là, et que la BCE fonctionne comme autrefois fonctionnait la banque de France pour préter à l'état avec des taux d'interets très bas sinon pas de taux d'intérets du tout. Et il y a aussi à faire sauter tous ces traités qui nous emprisonnent. Et cela c'est bien aussi à dire pendant les élections européennes. Michel Pinçon charlot: Les banques nationales, les banques d'état ne jouent plus leur rôle de financement qu'elles avaient autrefois. Monique : ils n'ont pas le droit Michel : bien sûr ils n'ont pas le droit. Bien entendu il faut qu'ils aient de nouveau ce rôle d'intervention sur l'économie et c'est sans aucun doute un aspect provisoire car au delà il faut aller plus loin. En tout cas oui là il y a une réforme qui peut être très intéressante. Monique : Moi je rajouterai juste un mot par rapport à ce que vous avez dit. Aujourd'hui rendez vous compte que jamais les prêts de la BCE n'ont été aussi bas (0,25%) et à combien ils prêtent à la Grèce à combien ils prêtent au Portugal? vous le savez? c'est juste en dessous de 10% 9% ou 8%. Et donc c'est cela qu'on décrit dans notre livre. C'est cette arme financière. Comment on peut appeler cela autrement. Et par rapport à l'Europe vous dites il faudrait revenir sur les traités. Non il ne faut pas revenir sur les traités, tout est fagocité puisque tout doit être pris à l'unanimité. Moi très honnêtement peut être que je me trompe mais je pense que l'on a pas d'autre solution que de sortir de l'Europe et sortir de l'Euro. Je ne vois pas d'autre solution. Parce que l’Europe et l'Euro c'est les leviers du néo libéralisme. Et peut être qu'il faut en sortir pour essayer de se reconstruire autrement sur de nouvelles bases. Mais vraiment l'Europe néolibérale c'est après la deuxième guerre mondiale, c'est ça qui nous a vraiment foutu dedans. On s'est fait avoir. On a voté oui - nous deux - au traité de Maastricht en disant ben oui il vaut mieux être unis que de se taper sur la gueule et puis ben on s'est fait avoir. Et rétrospectivement je pense qu'il faut être capable de savoir revenir en arrière parce que je ne vois pas comment aujourd'hui avec l’Europe dans laquelle on est on va pouvoir s'en sortir. Et je pense que si chaque pays décide de sortir de ce nœud de vipères dans lequel nous sommes, je pense qu'il n'y a pas d'autre solution à condition que ce soit bien entendu pour quelque chose de constructif et de sain.

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