FEMEN- Le tribunal a ordonné lundi l'expulsion des militantes de leur local, appartenant à un organisme public des Hts-de-Seine.
Le Point.fr - Publié le 30/06/2014 à 09:45 - Modifié le 30/06/2014
Manifestation de Femen le 22 avril à Paris. © Thomas Samson / AFP
Lundi matin, le tribunal d'instance d'Asnières a ordonné l'expulsion des féministes aux seins nus des bureaux qu'elles occupent illégalement à Clichy-la-Garenne. La force publique pourra être utilisée en cas de refus des Femen, qui sont par ailleurs condamnées à verser 7 398 euros pour le préjudice causé, et 1 500 euros dans le cadre de la procédure.
Après un incendie accidentel - dû à la maladresse d'une de leurs dirigeantes - survenu dans leur local du 18e arrondissement de Paris, un élu socialiste de Paris avait aidé les Femen à retrouver un siège. C'était la troisième audience à Asnières à laquelle le mouvement était convoqué. Jusqu'à présent, les tentatives de faire appliquer le droit étaient restées vaines.
Les chefs de ce mouvement, originaires d'Ukraine, ont le statut de réfugiés politiques, qu'elles ont obtenu en un temps record à peine leur dossier déposé à l'Ofpra. Elles se prévalent du soutien de Manuel Valls, à qui elles ont été présentées par Caroline Fourest, son essayiste préférée.
Malgré des dégradations régulières d'édifices publics et notamment d'églises, dont l'une survint à Notre-Dame de Paris, les Femen n'ont fait pour l'heure l'objet d'aucune condamnation. Il est de tradition lorsqu'un réfugié obtient l'asile politique en France qu'il s'abstienne d'activités politiques publiques, voire provocatrices. On se souvient que, sous François Mitterrand, un opposant au roi Hassan II avait dû être expulsé pour ces raisons.
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