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14 mars 2016

POUTINE : Retrait des troupes de Syrie à partir du mardi 15 mars. Réactions ...

 EN CONTINU : les réactions politiques au retrait des troupes russes de Syrie

Les troupes russes s'apprêtent à rentrer à la maison.
Source: Reuters
Les troupes russes s'apprêtent à rentrer à la maison.

Le président russe Vladimir Poutine a ordonné à son ministre de la Défense de procéder au retrait des troupes de Syrie à partir du mardi 15 mars. Selon le locataire du Kremlin, «les objectifs ont été atteints»

 

 

lundi 14 mars (https://francais.rt.com/international/17165-continu--reactions-politiques-retrait-troupes-russes-syrie)

  • 21h32 CET

    Dominique Jamet, vice-président de Debout la France, journaliste et écrivain : «Cette décision a surpris tout le monde. Mais il est clair que ces dernières semaines, le gouvernement syrien avec ses alliés – iraniens, libanais, russes – a marqué des points, a repris le contrôle de zones assez importantes et semble en mesure maintenant de lancer des contre-offensives. L’initiative semble avoir changé de camp.

    De plus, les initiatives de plus en plus nombreuses, violentes et diverses de Daesh pour transposer son combat sur d’autres théâtres d’opération pourrait vouloir dire que les djihadistes considèrent que la guerre ne tourne pas à leur avantage sur le terrain du classique affrontement militaire et qu’ils compensent cette défaite.

    La décision russe étonne manifestement l’opinion mondiale. Ses partenaires ou ses adversaires ne s’attendaient pas à une décision aussi forte car elle coupe court aux soupçons d’interventionnisme russe. C’est le signe d’une volonté d’apaisement de la part de la Russie».

  • 21h09 CET

    Jean-Dominique Merchet, journaliste spécialisé dans les questions militaires, stratégiques et internationales : «C'est avant tout un geste politique de la part de Vladimir Poutine, qui plus est le jour où les négociations pour une résolution politique du conflit reprennent à Genève. C'est une façon pour la Russie de mettre une grosse pression sur le président Syrien Bachar el-Assad et de lui dire : «On t'a sauvé la peau, maintenant il va falloir que tu fasses des compromis». Il s’agit donc avant tout d’un geste politique en direction du régime syrien».

  • 20h59 CET

    Thierry Mariani, député des Français de l’étranger (Les Républicains) et ancien ministre :

    C’est une décision intelligente, parce que Daesh est désormais sur la défensive. Il n’est pas utile que les troupes russes se trouvent dans une situation où à terme elles pourraient être en danger. C’est une décision qui est tout à fait compréhensible et qui marque en effet le succès de la stratégie de ces derniers mois.

  • 20h42 CET

    Alexandre Del Valle, spécialiste de la géopolitique : «Du point de vue français, je pense que c'était assez logique et prévisible, parce que la Russie n'a pas le budget des Etats-Unis… Pour n’importe quel pays, une telle opération coûte extrêmement cher. Ensuite, une fois qu’une intervention militaire a atteint ses objectifs, il faut penser à la solution politique. Et ça aussi c'était prévu : la Russie a toujours dit qu'elle était pour une solution politique. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus d'armes russes, de bombardements ni de bases aériennes ou navales [en Syrie], ça veut dire seulement que le gros de l’effectif qui a été envoyé n'a pas vocation à rester. Et ça aussi, c'était annoncé depuis le début.

    Bien évidemment, ce retrait du gros des forces russes actuellement déployées en Syrie ne concerne pas du tout les bases navales et aériennes. Elles continueront à défendre le régime et l'intégrité territoriale de la «Syrie utile» et il n'est pas question d'un retrait total. La Russie va garder une base très importante et elle va continuer à coopérer dans un certain nombre d'opérations aériennes contre l'Etat islamique, le gros d'Al-Qaïda et des autres rebelles jihadistes. Il s’agit donc d’un retrait essentiellement humain, dans la mesure où aujourd'hui, avec les pourparlers de Genève, la Russie essaye d'être le leader de ceux qui apporteront une solution politique à un conflit que la force armée, seule, ne pourra pas résoudre. Il est clair qu'aujourd'hui on ne peut obtenir aucun résultat en Irak ou en Syrie et au Moyen-Orient avec seulement des bombardements qui ne peuvent être qu'une partie de la solution. Une solution humaine, politique est également nécessaire. Elle passe par des accords entre toutes les parties, en essayant de pousser chacun à être raisonnable et à accepter de composer avec l'autre, ce qui n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui».

  • 20h22 CET

    Le vice président du Front national Florian Philippot s'est félicité de la décision russe.

    Il espère qu'elle favorisera une sortie de crise : «C'est une décision intelligente. En retirant ses troupes, Vladimir Poutine montre qu'il est dans une optique de résolution de la crise syrienne. Toute initiative qui permettra de rapprocher les différents acteurs internationaux sur ce dossier est la bienvenue. La Russie montre qu'elle n'est pas le grand méchant loup qu'on nous décrit depuis des mois.»

  • 20h19 CET

    Bruno Gollnisch, député européen Front national, s'est dit «surpris» par la décision du locataire du Kremlin.

    Il s'en félicite néanmoins : «J'espère que l'objectif a été atteint même si j'en doute un peu. En tout cas, je pense que Vladimir Poutine a eu raison de ne pas laisser de manière pérenne ses troupes en Syrie. Cela prouve que c'est un dirigeant avec lequel on se doit de discuter au lieu de bêtement tenter de l'isoler comme le font certains dirigeants occidentaux.»

  • 20h16 CET

    L'ancien ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, a salué la décision du président russe : «La décision de Poutine va dans le bon sens. Il ne pouvait raisonnablement pas laisser plus longtemps ses troupes en Syrie sans mettre en péril les relations internationales. Au vu notamment du récent accord de cessez-le-feu mis au point avec les Etats-Unis.»

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