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17 avril 2016

Alain Finkielkraut après son éviction de la Nuit Debout

 

Je n'apprécie pas vraiment Finkie, moi non plus... Mais un mouvement qui se dit citoyen et démocratique , et populiste, et qui admet exclusion et censure (y compris d' E Chouard, Sylvain Baron... ) en leur collant une marque d'infamie ("fasciste") me rappelle quelquechose
 
 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Fk4mh6BrFbc&feature=player_embedded
***
Sur le même sujet :
Alain Finkielkraut chassé de Nuit debout : "On a voulu purifier la place de ma présence"
Venu pour assister à l'assemblée générale et se faire un avis sur le mouvement, le philosophe a été chassé par certains participants du mouvement Nuit debout le 16 avril au soir. Une scène filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. L'Académicien a répondu aux insultes par d'autres insultes.
Montage "Marianne" via Youtube/Cercle des Volontaires

C'est étrange, pour un collectif qui se gausse de démocratie, de ne pas accueillir ceux qui ne pensent pas comme lui. C'est pourtant ce qui s'est passé samedi 16 avril, lorsque le philosophe et Académicien Alain Finkielkraut est venu passer une tête place de la République pour, dit-il, "écouter" et se "faire un avis", "s'avoir à quoi [s'en] tenir sans passer par le filtre des médias" sur Nuit debout, qui occupe la place chaque soir depuis le 31 mars. Finkielkraut en est certainement sorti avec quelques certitudes. À peine arrivé, il doit répondre aux insultes de plusieurs personnes à coup de violents : "Casse-toi", "dégage", "facho !"... D'autres tentent en vain d'apaiser la situation.

Escorté par certains participants, le philosophe va s'exfiltrer de la place de la République en compagnie de son épouse, et ce avant même d'avoir pu rejoindre le coeur de Nuit Debout. Excédé, il répond également à coup de "fascistes !" et "connasse" à ses agresseurs : "Je me fais insulter, je peux répondre aussi, oui !  Je suis quand même un être humain", lâche-t-il. L'altercation, filmée par un militant du nom de Sadia Diawara, a été diffusée sur Youtube dans la nuit.

"On a voulu purifier la place de la République de ma présence"

Interrogé par un média en ligne, le Cercle des Volontaires (dont la ligne éditoriale "alter" flirte avec la dissidence de Dieudonné, mais qui s'est présenté auprès du philosophe comme un "média indépendant"), Finkielkraut a ensuite réagi : "J'ai été expulsé d‘une place où doit régner la démocratie et le pluralisme. Donc cette démocratie, c'est du mensonge, cette pluralité, c'est du bobard". Avant d'ajouter : "On a voulu purifier la place de la République de ma présence, et donc j‘ai subi cette purification avec mon épouse".

Le jour même, une autre figure médiatique bien connue a reçu un tout autre accueil : Yanis Varoufakis, l'ancien ministre grec des Finances, s'était rendu sur la place de la République pour parler pendant cinq minutes devant plusieurs milliers de personnes. À l'instar de l'économiste Frédéric Lordon, qui pointe comme l'une des têtes de pont de ce mouvement, Varoufakis apparaît comme un symbole de l'idéologie qui se dégage de Nuit debout : contre les institutions et contre la mondialisation néo-libérale.

Cet incident contre Finkielkraut intervient alors que le mouvement, entré dans sa 17e nuit d'action depuis le 31 mars, fait face à une flambée de violences et d'interpellations de casseurs. Conséquence de l'absence de service d'ordre d'un mouvement autogéré, cette violence a conduit la mairie de Paris à réduire la voilure de Nuit debout. Désormais, ses participants doivent quitter la place de la République à 1h du matin, sous peine d'être expulsés par les CRS.

[Edit 13h20] Parmi les réactions à l'éviction du philosophe, l'essayiste Caroline Fourest a considéré sur sa page Facebook qu'il s'agissait de "pratiques de salauds" :

 

"On peut être en désaccord avec Alain Finkielkraut, et je le suis très souvent, sur de nombreux sujets, mais le poursuivre en lui disant de "dégager", en l'insultant et en l'intimidant physiquement, juste parce qu'il traverse la place de la République et veut écouter par lui-même, ce sont des pratiques de salauds. Ces lynchages collectifs sont déjà suffisamment répandus sur le web pour souhaiter qu'on ne les voit pas déborder dans nos rues, sur nos places communes. Au pied d'une Place de la République qui nous appartient à tous, où nous avons nos bougies de deuil, et qui n'a pas à être privatisée par quelques sectaires... Surtout s'il s'agit d'inventer un monde meilleur."

 
 
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"On peut être en désaccord avec Alain Finkielkraut, et je le suis très souvent, sur de nombreux sujets, mais le poursuivre en lui disant de "dégager", en l'insultant et en l'intimidant physiquement, juste parce qu'il traverse la place de la République et veut écouter par lui-même, ce sont des pratiques de salauds. "<br /> <br /> Absolument d'accord.Rien à ajouter, sinon que les fachos,racistes et autres ne sont pas forcément ceux que l'on désigne à la vindicte populaire.
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