Ultralibéralisme arrogant ou fataliste ?
vendredi 25 novembre 2016
Quand la forme l’emporte sur le fond
Bien sûr, il y a des différences entre les deux candidats. François Fillon, tournant complètement le dos à son passé séguiniste, semble vouloir être le Thatcher français en dépassant son rival par la droite, sur le nombre de postes de fonctionnaires à supprimer, sur la libéralisation du marché du travail, ou la déconstruction de notre assurance-maladie. Mais même si Juppé a bien cherché à mettre en avant ce qui le sépare de son adversaire, souvent, les nuances étaient si dérisoires et techniques qu’elles pouvaient un peu perdre les téléspectateurs. Ce faisant, ce débat a surtout montré la très grande proximité des propositions des deux finalistes, qui ne proposent que des nuances d’ultralibéralisme.
Bien sûr, Fillon va encore plus loin que Juppé dans l’impasse ultralibérale mais il s’agit d’une différence dans la même logique. Du coup, la seule certitude, c’est que le candidat des Républicains proposera la politique que l’UE recommande depuis 2010 : austérité et coupes dans le service public, démantèlement du droit du travail et baisse de son prix. En somme, une amplification de la politique qui échoue depuis 2012.