François Asselineau 2017 ? Petit dossier panorama
François Asselineau, faux dissident, mais vrai oligarque? - Vidéos 1/2 et 2/2
https://www.youtube.com/watch?v=I4Uhir3MY3Q
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Ajoutée le 8 janv. 2015
JT Intelligent n°37
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UN AUTRE POINT DE VUE : Sylvain Baron
Pourquoi l’U.P.R est une impasse politique ?…
Nous sommes nombreux à soutenir F.Asselineau dans son programme pour sortir la France de l’UE, de l’€uro et de l’OTAN. Je vous propose l’analyse de Sylvain Baron , ancien militant UPR, sur ce parti fondé par François Asselineau. C’est une analyse lucide qui pointe sur les « faiblesses » de l’UPR et de son fondateur, qui pour très intelligent qu’il soit, ne semble pas être l’homme providentiel que la France attend, s’il ne tient pas compte des « faiblesses » mises en évidence par Sylvain Baron. Vos avis sont les bienvenus, comme toujours, mais tenez vous en à l’analyse, en faisant abstraction des critiques stériles. Merci à tous.
Parmi les sympathiques lecteurs qui suivent régulièrement mes publications, nombreux sont les partisans de l’Union Populaire Républicaine, parti politique fondé par François Asselineau, inspecteur général des finances ayant exercé à l’intelligence économique et diplômé de l’ENA et de HEC.
Charte de son parti politique témoigne d’une expresse volonté de ne pas cliver les Français sur des problèmes subalternes comme les questions de société ou les positionnements politiques gauche/droite qui divisent profondément la Nation.Mais les éloges s’arrêteront là car il y a matière à sérieuses critiques, et je tiens à préciser que c’est en tant qu’ancien militant de ce parti que je pense avoir l’autorité nécessaire pour témoigner sereinement à ce sujet.
Tout d’abord, il convient d’abolir un premier mensonge sur l’U.P.R de la part de son Président fondateur : L’U.P.R n’est pas un « mouvement » mais bien un parti politique. En effet, un mouvement politique s’il peut avoir des prétentions électorales pour arriver à ses fins, ne saurait s’en satisfaire. Un mouvement ne peut être l’émanation d’un seul homme tant dans son programme que dans sa dynamique, mais bien de toute une communauté de personnes s’activant à porter un message politique jusqu’à le faire aboutir PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES ! L’ensemble de cette communauté ne peut en aucun cas se fédérer comme dans un parti politique derrière une personnalité et un programme déjà écrit, mais au contraire dans une volonté commune de rédiger ce programme et faire en sorte que les idéaux aient plus d’importance que leurs messagers. Et puisque messagers « officiels » il doit y avoir, ces derniers devront recevoir l’investiture de chaque personne contribuant à la dynamique du mouvement, et non par le fait du prince. A ce titre, proclamer que l’U.P.R est un « mouvement » est clairement un mensonge sémantique de la part de François Asselineau, puisque très peu d’adhérents à ce parti politique n’ont contribué à la rédaction de son programme, qui n’a d’ailleurs pas été soumis à l’approbation des militants.
Restons sur la question du programme et permettons au passage de dénoncer un autre mensonge de François Asselineau sur le caractère démocratique de son engagement. En effet, s’il est vrai que le programme politique de l’U.P.R a été rédigé essentiellement de la main de son Président à l’occasion des Présidentielles de 2012, rappelons que nous sommes aujourd’hui en 2014, que le nombre d’adhérents à l’U.P.R a plus que quadruplé depuis lors, et que nulle révision ou amélioration de celui-ci n’est actuellement soumis à l’assentiment des adhérents de ce parti politique. Rien n’empêche pourtant que ces derniers, tout en respectant la précieuse Charte de l’U.P.R puissent contribuer à faire valoir leurs idées et étoffer le premier texte de propositions économiques, sociales et écologiques leurs tenant à cœur. D’autant qu’il serait temps d’ouvrir les yeux sur la nature de ce programme qui en dehors des régulations commerciales et monétaires qu’il réinstaure de fait via la proposition phare de quitter l’U.E et l’euro, ne remet pourtant pas en cause les paradigmes profondément capitalistes qui régissent notre société.
Or, s’il est vrai qu’il est très complexe de faire entendre aux Français que certains modèles économiques encore trop nouveaux (et bien mal défendus par la plupart de leurs défenseurs) comme la « décroissance » méritent une attention particulière, il n’en reste pas moins que ce serait faire offense à l’intelligence de ces derniers que de croire qu’ils ignorent des lois physiques simples nous rappelant que dans un monde fermé, l’utilisation exponentielle des matières premières ne peut qu’entraîner leur déclin à plus ou moins long terme. Et puisque j’ai souvent l’occasion de discuter avec des eurolucides de tous bords (y compris de l’U.P.R), je constate que l’essentiel d’entre eux sont non seulement bien informés des enjeux liés au déclin annoncé du pétrole dans un monde occidental qui reste focalisé sur des vieilleries Keynésiennes, libérales ou plus encore capitalistes, mais ils sont en plus excessivement inquiets que leurs propres représentants semblent ignorer ces difficultés qui peuvent surgir du jour au lendemain.
Demandez par exemple à M. Asselineau ce qu’il se passera lorsque malgré les injections quotidiennes d’eau de mer (ce qui est en soi un très mauvais signe) dans le super champs pétrolier de Ghawar en Arabie Saoudite, la production de celui-ci chutera brusquement de moitié, voir totalement ? Est ce que la réponse de la France serait alors d’utiliser notre monnaie nationale restaurée pour construire des milliers de logements, ou l’urgence première serait de trouver un moyen de nourrir une population souffrant des difficultés de notre pays quant à importer à des prix acceptables un pétrole se raréfiant brusquement ? Bien sur, certains voudront rappeler que M. Asselineau propose un référendum sur les questions énergétiques. Mais au vu de l’Urgence, ne serait-il pas nécessaire d’avoir déjà un plan de bataille inscrit dans le programme s’agissant de la nécessité de décarboner notre économie ?
La vérité est qu’au delà du problème démocratique posé par l’U.E, la nécessité de reprendre les commandes de notre pays est d’ordre économique pour ne pas dire clairement alimentaire. Nous savons grâce à l’Agence Internationale à l’Énergie que nous avons déjà passé le PeakOil et que nous surfons actuellement sur un plateau de production qui ne durera qu’un temps. Tous les gens un peu éduqués sur les questions énergétiques SAVENT que c’est une véritable économie de guerre qu’il faudrait mettre en place, dont le maître mot serait la planification de tous les moyens technologiques, réglementaires et fiscaux pour réduire drastiquement et en urgence notre dépendance au pétrole. Et je suis certain que si comme au Mpep ou au PRCF, les partisans de l’U.P.R pouvaient contribuer à la rédaction du programme présidentiel futur, l’enjeu énergétique et alimentaire attenant serait clairement mis en avant. Par ailleurs, au-delà des questions programmatiques, je constate que les sympathisants de l’U.P.R n’ont pas voix au chapitre pour nommer leurs délégués départementaux et ne peuvent pas non plus accorder l’investiture à leurs représentants pour les mandats électoraux brigués par ce parti politique.
Si il est tout à fait légitime de considérer qu’il était naturel dans un premier temps que François Asselineau décide seul de ce qui faisait la dynamique et la nature intellectuelle du parti politique qu’il venait de fonder, avec plus de 4100 adhérents au moment de la rédaction de ce billet, l’argument ne tient plus quand on se prétend démocrate. A ce titre, François Asselineau agit bien en autocrate et cela n’est pas non plus bon signe lorsqu’on prétend gouverner un pays durant cinq longues années. L’horizontalité des décisions ne nuit en rien au Mpep, au P.O.I ou au P.R.C.F et aucun de ces partis politiques (ils ne sont pas des mouvements non plus), n’a rompu avec leurs grands principes clés s’agissant de la sortie des traités européens et de l’OTAN.
François Asselineau se défendrait certainement en rappelant que Charles de Gaulle avait dû aussi agir en dictateur lorsqu’il fut à la tête du Gouvernement Provisoire de la République Française à la fin de la Seconde Guerre Mondiale. Mais oserai-je rappeler qu’il ne gouverna que 6 mois avant de céder la place, et qu’il ne reviendra que lorsque le Gouvernement de René Coty, dépassé par l’insurrection Algérienne, le rappellera pour régler le problème. Charles de Gaulle ne prétendait pas gouverner lorsqu’il coordonna la Résistance Française avec Jean Moulin et le Général Giraud. Son unique objectif était de rendre la France aux Français, non de se forger un nom et une carrière politique. L’autre argument que tiendrait François Asselineau, serait qu’il faut conserver une certaine cohérence dans la direction de l’U.P.R et que sa notoriété naissante est la seule à même de faire grandir ce parti politique. Sauf que l’argument ne tient pas face à la puissance politique que peut prendre un réel mouvement qui ne serait contraint pas les problèmes d’ego de son chef.
Plus encore peut-on faire valoir l’expérience, si l’on en juge les médiocres résultats médiatiques de l’U.P.R contrairement au tout petit Mpep qui parvient à faire entendre son Président Jacques Nikonoff sur France Info par exemple. Il faut savoir que tant à l’Inspection Générale des Finances qu’à l’intelligence économique, François Asselineau était réputé infréquentable du fait de son caractère. C’est ainsi une punition pour des hauts fonctionnaires que de travailler à ses côtés. Si naturellement, ce dernier se montre affable avec les journalistes, comprenez qu’il est en revanche très suffisant pour ne pas dire hautain vis à vis de ses militants les plus enthousiastes qui voudraient faire connaître l’U.P.R autrement que selon la « stratégie » de François Asselineau.
Enfin, pour en finir avec les vues démocratiques de François Asselineau, je tiens à évoquer une discussion que j’eus avec lui à Bordeaux lorsqu’à l’époque de mon militantisme, j’organisais une conférence pour lui. Alors que nous étions attablés dans un restaurant, je lui posais la question suivante :
Beaucoup de gens évoquent la nécessité d’organiser une Constituante. Je connais votre avis sur la question, mais si nous devions reprendre les commandes avec les institutions de la cinquième République réformées dans le bon sens, combien de temps après l’assainissement diplomatique et économique faudrait-il pour qu’une telle constituante puisse être organisée sereinement ?
François Asselineau me répondit qu’il fallait compter deux à trois années environ pour que nous puissions être en mesure d’organiser cela sereinement.
Si j’évoque cette discussion, ce n’est pas pour dédouaner la logique de François Asselineau s’agissant de la nécessité d’agir avec les moyens donnés par notre Constitution actuelle dans une phase historique complexe, où un Président devra gouverner avec toute son autorité. C’est simplement pour faire savoir que le choix de pérenniser les institutions de la cinquième République, quand bien même profondément améliorées par une série de référendums, n’appartient qu’à François Asselineau. Pourtant rien n’empêcherait ce dernier s’il était hypothétiquement élu Président, d’organiser une Constituante afin de satisfaire les aspirations très nombreuses en ce sens de la part des résistants politiques de tous bords au Système actuel.
D’ailleurs, certains se rappelleront du profond mépris qu’avait affiché François Asselineau à Etienne Chouard lorsque celui-ci fut invité à une table ronde de l’U.P.R, lors de l’université d’automne de 2012. Sur les questions profondément philosophiques s’agissant de la nature de la Démocratie, François Asselineau est particulièrement mal à l’aise car d’une part je le pense convaincu (à juste titre) que la France nécessite un exécutif puissant de part sa longue histoire centralisatrice, mais aussi par ce que la Démocratie réelle, surtout si elle était réclamée au sein de son propre parti politique, pourrait finir par le mettre en difficulté s’agissant de la Présidence de l’U.P.R. D’ailleurs, il n’est pas étonnant que l’association qu’est l’U.P.R malgré ses statuts lui imposant qu’un congrès décide à qui confier la Présidence périodiquement, n’ait jusque là jamais organisé à ma connaissance qu’un seul congrès (si l’on tient compte de la présentation du programme le 3 décembre 2011). Et si l’on considère toutes les universités, elles ne peuvent avoir réuni toutes les délégations départementales et je n’ai pas entendu un seul écho comme quoi la Présidence avait été renouvelée par le congrès, comme cela doit être le cas tous les trois ans. Il n’y a d’ailleurs pas eu de propositions d’autres présidentiables de la part des militants et délégués qui en ont pourtant tout à fait le droit.
Sachez donc chers militants U.P.R, que vous soutenez un autocrate carriériste, dont l’ambition est d’abord de graver son nom dans l’Histoire de France car la réalité sur François Asselineau est qu’il ne cherche pas spécialement à libérer notre pays. Du moins, cette nécessité n’est pour lui que le moyen de forger sa propre légende, non un idéal dont il se moquerait de savoir quelle entité en récolterait les lauriers pourvu que cela soit fait. François Asselineau court après sa propre gloire et n’agit pas en homme désintéressé, qu’on se le dise. N’est pourtant pas Charles de Gaulle qui veut, ce qui m’amène au dernier volet de mon analyse.
Supposons que l’âme de Charles de Gaulle se soit réincarnée aujourd’hui dans la peau d’une femme ou d’un homme, et que fidèle à elle-même, son unique quête serait de libérer la France non pour satisfaire son ego, mais simplement par ce que la nécessité l’exige. Comment notre Charles de Gaulle analyserait la situation et la réponse à lui donner ?
En premier lieu, elle constaterait que la menace principale qui pèse sur la vie des Français serait celle de la déplétion annoncée des énergies fossiles et une politique agricole qui va à contresens de l’indépendance alimentaire de la Nation. Ce Charles de Gaulle qui serait aussi éduqué politiquement et économiquement que l’ancien, saurait qu’une réponse structurelle de grande ampleur de la France à cette menace nécessiterait à minima 5 à 10 années de réformes économiques et agricoles majeures pour espérer garantir la distribution de la production agricole nationale à tous les Français, même en cas de pénurie totale de pétrole. Son soucis premier serait donc de lutter contre la montre, non de briguer un mandat électoral qui présuppose un attentisme parfaitement suicidaire. A ce titre, la question de la récupération de notre indépendance nationale ne serait que le moyen de faciliter ces réformes nécessaires, non une simple conviction idéologique s’agissant de la nature malsaine de la mondialisation que nous connaissons tous. Aussi, notre Charles de Gaulle de 2014 chercherait à organiser la Résistance non sur une considération purement politique (et donc électorale), mais bien dans une dimension insurrectionnelle en proportion des moyens légaux possibles à utiliser pour tous les résistants. Et croyez moi, ils sont nombreux !
A contrario, comme je l’ai indiqué plus haut, François Asselineau lui ne poursuit que sa propre gloire et ne cherche pas à doter ses partisans (qui feraient pourtant d’excellents résistants) des outils juridiques, financiers et techniques permettant d’accélérer le processus insurrectionnel.
La caisse de l’U.P.R au moment où Erick Mary (ancien délégué national au militantisme) fut évincé de ce parti politique, était abondée de plus de 100.000 € selon les dires de ce dernier lorsque je l’avais interrogé à ce sujet. François Asselineau lui-même dispose d’un salaire qui avec ses indemnité est vraissemblablement supérieur à 10.000 € ce qui pour la plupart des résistants réellement motivés, suffirait à satisfaire plus que largement leurs nécessités militantes.
Cet argent épargné en vue d’être dilapidé dans la campagne électorale de l’U.P.R serait pourtant investi de façon bien plus efficace si il était réparti au niveau de chaque délégation et dans des outils clés de la Résistance. Pour commencer, il est une urgence d’informer le plus grand nombre de Français en se moquant des difficultés médiatiques actuelles, ce qui nécessite le financement d’un journal papier à créer et distribuer à la population gratuitement ou presque. Mieux qu’un banal tract que l’on jette dans la première poubelle venue, un journal a une dimension qualitative par la richesse de son contenu qui a permis par exemple à Jacques Cheminade de se faire connaître des maires malgré l’omerta médiatique à son encontre, et ainsi obtenir les 500 parrainages nécessaires à sa candidature pour la Présidentielle 2012. Un journal tiré à 10.000 exemplaires coûte moins de 3000 € en fonction de sa pagination, ce qui représente tout au plus 3 % des fonds de l’U.P.R, qui pourraient largement être amortis par les flambées d’adhésions permises par cet outil de ré-information du grand public.
Une autre partie des fonds pourrait être utilisée dans l’indemnisation d’un avocat (si l’U.P.R ne sait pas en trouver un qui puisse agir bénévolement parmi ses membres) pour attaquer tous les responsables gouvernementaux trahissant manifestement la Nation. Et sur ce terrain, on peut considérer que l’affaire Snowden, et en particulier l’interdiction de survol de l’avion d’Evo Morales sur notre territoire ou encore le Traité TAFTA en cours de négociation relève bien de l’article 411-5 du Code Pénal sur l’intelligence avec une puissance étrangère. J’ai d’ailleurs souvenir d’une publication de François Asselineau sur cet article du Code Pénal qu’il connait bien. Étrangement, celui-ci n’a ni engagé les moyens de l’U.P.R pour mettre en branle la machinerie judiciaire, ni même appelé ses partisans à écrire au Procureur de la République de Paris et globalement à tous les Magistrats de France, avec une lettre de dénonciation qu’il aurait pris soin de rédiger. Pourtant, la force de l’U.P.R, c’est bien ses 4000 adhérents et au moins dix fois plus de sympathisants qui pourraient spammer les institutions judiciaires de courrier physique, pour générer une ouverture d’enquête et un intérêt médiatique à cette forme de résistance à l’oppression parfaitement légaliste. En outre, c’est sans nul doute le meilleur levier pour mettre en difficulté François Hollande et l’amener sur le terrain glissant de la destitution ou à minima de la démission. Mais François Asselineau n’est pas la réincarnation de Charles de Gaulle et ne cherche pas à utiliser les moyens humains et financiers de l’U.P.R pour rendre au peuple son pays.
Autre appel que ne fait pas François Asselineau à ses militants : celui d’inscrire sur chaque billet de banque le mot « FRANC », afin de jouer de la viralité d’un message colporté sur la monnaie fiduciaire, qui rappelons-le a pour principal avantage le fait de circuler rapidement de mains en mains. Bien qu’illégale, j’ai déjà démontré dans une conférence ainsi que dans un article à ce sujet, que cette action n’entraînerait aucune poursuite des autorités. C’est un moyen extrêmement efficace pour redonner aux Français, le sentiment d’avoir un contrôle sur leurs institutions, à commencer par leur monnaie.
De la même façon, François Asselineau pourrait tout à fait proposer à ses militants de lui communiquer leurs meilleures lettres adressées à différentes institutions comme des ministères, la présidence de la République ou encore les médias, afin d’appeler ces mêmes militants à spammer ces institutions à des dates concertées, d’un courrier commun qu’il suffirait de télécharger et imprimer. Tout cela est gratuit et ne nécessite donc pas de puiser dans la caisse. C’est pourtant efficace d’agir ainsi, puisqu’il faut s’imaginer des dizaines de sacs postaux envahir les bureaux des institutions de courriers appelant notre Gouvernement à rendre aux Français leur Souveraineté pleine et entière, ou aux médias à produire un journalisme de qualité sur ces questions.
Mais François Asselineau n’a strictement rien d’un Charles de Gaulle encore une fois. Il prêche l’immobilisme et l’organise par défaut en ne décentralisant pas une partie des fonds de l’U.P.R pour faciliter le militantisme, autant qu’il se refuse à se montrer subversif ou appeler ses sympathisants à résister concrètement.
En vérité, de Charles de Gaulle, nous en disposons de quelques dizaines, voir quelques centaines tout au plus en France. Ces derniers ne jouissent d’aucune notoriété mais son profondément activistes. Leur invisibilité médiatique ou politique les empêche de rendre leur propre Résistance plus collective et efficace car ils ne sont tout simplement pas entendus. Pourtant, ils sont la réelle clé de la libération nationale. Mais ne comptez pas sur eux pour faire une carrière politique, c’est à ce jour le cadet de leurs soucis. Ils se contentent de lutter à la mesure de leurs faibles moyens. Contrairement aux années 40, ils ne sont pour la plupart d’entre eux aucunement des officiers de l’Armée de terre, ne disposent d’aucun soutien étranger ou médiatique et n’ont donc réellement aucune autorité à faire valoir sur les Français. Ils sont seuls et ont besoin de votre fraternité et votre courage pour vaincre l’ennemi.
Je terminerais cette longue analyse sur l’U.P.R et plus précisément sur François Asselineau sur une décharge à son égard. Je ne nourris en effet strictement aucune hostilité personnelle vis à vis de cet homme, quand bien même je n’apprécie guère son caractère. Je lui reconnais un bon talent de pédagogue et une certaine ténacité à l’ouvrage. Il ferait en outre un excellent ministre des affaires étrangères tant il a à cœur (et j’en suis convaincu) de défendre les intérêts bien compris de la France dans son œuvre politique.
Si pour des raisons de personnalité, je ne pense pas qu’il soit l’incarnation d’un libérateur pour la France, je considère qu’il mérite sa place dans l’Histoire comme l’un de ceux qui auront contribué à éveiller la population, et peut-être plus tard à l’aider concrètement à s’émanciper du joug de l’U.E et des U.S.A dans le cadre d’un mandat politique qui lui serait confié.
Je souhaitais juste faire comprendre à tous ceux qui me répètent en perroquet que l’U.P.R est la meilleure solution aux problèmes de la France, que ce parti politique est totalement forgé à la propre gloire de François Asselineau, et qu’à ce titre, la dynamique de ce parti politique ne répond en rien au sauvetage en urgence de la France. Certes, sa croissance est exponentielle mais bien trop longue et bancale du fait des contraintes extérieures qui pèsent sur le système politique Français, et à ce titre, il est à considérer qu’au moment de son émergence réelle, les problèmes de la France seront d’une nature toute autre que ceux d’aujourd’hui. Son programme politique sera alors rendu obsolète, car ne répondant plus à des enjeux d’urgence alimentaire et énergétique attendus pour les dix à quinze années à venir, et cela dans une vision largement optimiste des choses.
Voila pourquoi malgré cette longue critique de l’U.P.R rédigée ici, je n’appelle aucun des partisans de ce parti politique à abandonner la voie politique qu’ils ont choisi, mais de prendre en considération les profonds handicaps de ce parti politique et considérer que la véritable résistance dont ils peuvent faire preuve se situe ailleurs, et doit être considérée avec un sentiment d’urgence réelle.
En espérant que mon billet sera analysé pour ce qu’il est réellement, je vous adresse à tous mes amitiés résistantes.
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