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5 janvier 2018

Poutine autorise un «scénario de force» en Ukraine après que Trump ait déclenché une «guerre des minerais» mondiale

Mardi 2 janvier 2018

 

Selon WhatDoesItMean, le président Poutine vient d'autoriser un redoutable «scénario de force» pour les dizaines de milliers de soldats russes qui entourent l'Ukraine afin de décapiter le leadership du gouvernement ukrainien dans les 48 heures après que "l'ordre de conflit" aura été donné. Grigory Karasin, ministre adjoint des Affaires étrangères russes, a prévenu que cela se produirait si les États-Unis vendent des armes offensives à l’Ukraine. Or, le président Donald Trump vient, en substance, de déclencher une « guerre minérale » mondiale, basée sur  son arrêté présidentiel pour une stratégie fédérale assurant des approvisionnements sûrs et fiables en minerais critiques, et sur la décision  américaine de fournir des armes offensives à l’Ukraine. En agissant ainsi, les États-Unis tentent de marginaliser la Russie en provoquant de nouvelles effusions de sang parmi les peuples ukrainiens.
 
Depuis 2016, la Russie a encerclé l'Ukraine avec des dizaines
de milliers de soldats prêts à être déchaînés à tout moment
Rappelons qu’en 2014, le régime Obama-Clinton avait créé le groupe terroriste islamiste appelé ISIS comme un ADM (Arme de Destruction Massive) afin de détruire la Syrie, qui venait d’entamer la construction d’un énorme oléoduc à travers lequel le pétrole et le gaz iraniens devaient alimenter le très lucratif marché européen ; mais contre lequel les Américains avaient conclu un «accord secret» avec l'Arabie saoudite pour empêcher sa construction. Pour cela aussi, les Saoudiens et leurs alliés golfiques avaient payé des dizaines de millions de dollars à Hillary Clinton pour superviser ce plan.
Parallèlement, dans la même année 2014,  la secrétaire d'État Hillary Clinton a dirigé le renversement du gouvernement légitimement et démocratiquement élu de l'Ukraine, par un coup d’État que la firme mondiale de Renseignement Stratfor (alias la CIA de l’ombre) avait qualifié de "coup d’état le plus flagrant dans l'Histoire". Le but insidieux de ce coup était d'installer au pouvoir un gouvernement dirigé par les nazis (la plupart des parents des dirigeants ukrainiens actuels étaient des soldats et des officiers nazis). En procédant ainsi, les Américains pensaient qu’en retenant les troupes russes mobilisées autour de l’Ukraine, celles-ci  seraient incapables d’intervenir en Syrie. 

Cependant, comme pour presque tous les complots et plans d'Obama-Clinton, ce plan a abouti à un lamentable échec américain. Les forces militaires russes se sont non seulement déployées en Syrie, mais elles ont aussi rapidement effacé ISIS du paysage syrien.
En même temps, les diplomates russes ont travaillé avec leurs homologues allemands et français pour promulguer l'accord de cessez-le-feu de Minsk-II afin de mettre un terme aux effusions de sang en Ukraine. Cet accord  est entré en vigueur le 12 février 2015, et fut approuvé par l’ONU le 17 février 2015, mais les États-Unis n'étaient pas autorisés à en faire partie car personne ne leur faisait confiance.
Comme la Russie a perdu plus de 25 millions de citoyens contre les nazis allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, le régime Obama-Clinton, que les Russes ne pouvaient pas tolérer à leur frontièreun gouvernement ukrainien dirigé par les nazis. Afin de les provoquer, la secrétaire d'État Hillary Clinton a approuvé son "nouveau" gouvernement fantoche de l'Ukraine. Ce dernier a commencé par promulguer des lois interdisant à quiconque de parler, d'écrire ou même d'entendre la langue russe. Bien que ces lois aient été rapidement annulées sous la pression européenne, elles ont  néanmoins, allumé la guerre civile en Ukraine, car la moitié de la population ukrainienne est russophone et d’origine russe.
Près de trois ans après la signature de l'accord de cessez-le-feu de Minsk-II, une «paix froide» donc s’est installée entre le gouvernement ukrainien dirigé par les nazis et les oblasts russophones de Lougansk et de Donetsk. Mais, à nouveau, en septembre 2017, l'Ukraine a banni la langue russe de toutes ses écoles, et il y a des craintes croissantes que l'Ukraine n’émette des lois légalisant le vol et le trafic d'organes humains. Un mois plus tard, le 14 octobre, le gouvernement ukrainien a organisé la plus grande marche nazie des temps modernes dans la capitale Kiev, où des dizaines de milliers de manifestants nazis brandissaient des slogans fascistes et dénonçaient la «juiverie organisée» ; alors qu'en même temps ils étaient encouragés par le président de l'Ukraine Petro Poroshenko, qui a déclaré que ces Nazis étaient "une source d'inspiration".
 
Des dizaines de milliers de marches nazies
portant des torches descendent sur la capitale
ukrainienne de Kiev le 14 octobre 2017
C'est donc avec horreur et stupéfaction que le Monde a appris que, la semaine dernière, les États-Unis ont annoncé qu'ils vendaient des armes offensives au gouvernement nazi ukrainien. Les experts russes ont averti que c'était une "erreur dangereuse", et que la Russie déclarait que les Américains étaient maintenant "complices de l'allumage de la guerre", alors que certains experts américains estimaient que le président Trump ne faisait même pas partie de cette monstrueuse décision d'armer ces nazis, et que cela est fait par des officiers militaires du «Deep State», hostile à Trump.
La raison pour laquelle le «Deep State» américain veut relancer la guerre en Ukraine est la même que celle du régime Obama-Clinton : coincerdes dizaines de milliers de soldats russes près de l’Ukraine pour les empêcher d’aider les Chinois. En effet, ces derniers se préparent à lancer leurs forces militaires en Afghanistan pour «capturer et exploiter» les vastes richesses minérales de ce pays, estimées à 3 billions de dollars, mais que le président Trump a déjà décrétés appartenir aux seuls Américains.
Quoique largement ignorée du peuple américain, la Chine est la seule superpuissance à avoir une frontière avec l'Afghanistan, ce qui en fait le partenaire stratégique le plus logique pour exploiter sa vaste et inexploitée richesse minérale. La Chine, comme la Russie, utilise la politique « gagnant – gagnant » avec les pays avec lesquels elle coopère, et non pas le «combat au couteau» comme le font les Américains avec leurs guerres non provoquées.
Et en utilisant sa politique «gagnant -gagnant» pour exploiter la vaste richesse minérale de l'Afghanistan, la Chine étend son couloir économique au Pakistan déchiré par la guerre et accomplit ses initiatives de  la route de la soie (One Belt One Road (OBOR) and Belt and Road Initiative (BRI) qui «transforment lentement et progressivement les perspectives économiques, politiques et stratégiques de l'ensemble du monde eurasiatique».
Ayant le pouvoir d'unir le monde entier dans une zone économique de commerce et de fabrication durables de l'Asie vers l'Europe,  l'initiative chinoise One Belt One Road a suscité l'espoir de nombreuses nations aspirant à la paix après des décennies de guerres américaines. C'est pourquoi le ministère russe des Finances prévoit de placer un emprunt obligataire en yuan chinois d'une valeur de 1 milliard de dollars sur le marché intérieur en 2018 ;  et c'est aussi pourquoi le Pakistan envisage maintenant, dans ses opérations commerciales,  d’abandonner le dollar US pour le remplacer par le yuan chinois.
Sachant que ces actions mèneront à ce que le Yuan chinois détruise le dollar américain (qui finance la machine de guerre américaine), les États-Unis ripostent vicieusement en vendant des armes offensives aux nazis ukrainiens et ont décidé, le 31 décembre, de couper de manière brutale 255 millions de dollars d'aide militaire au Pakistan.

La conclusion de cela est que la Russie et la Chine, avec leurs alliés, ne permettront plus jamais à l'État profond américain de se déchaîner à travers le monde en détruisant à volonté les pays, afin que les élites américaines puissent se  remplir les poches avec l'argent du sang. Il reste quant même l'espoir que le président Trump puisse arrêter, à temps et une fois pour toutes, ces monstres mondialistes démoniaques. Sinon «d'autres» le feront à sa place. Hannibal GENSERIC

*

A lire : Poutine en grand intégrateur eurasiatique
Le 31 décembre 2017
Lors de sa conférence de presse annuelle de fin d’année à Moscou, le président russe Vladimir Poutine nous a, une fois de plus, sorti quelques pépites de politique étrangère essentielles pour comprendre ce qui nous attend sur le turbulent échiquier géopolitique eurasiatique.
Tout le monde sait maintenant que Poutine se représente aux élections présidentielles prévues pour le 18 mars (« Ce sera de l’auto-nomination » et « J’espère le soutien général du public »). L’homme à la barre pourrait  bien rester à la barre. Il est donc toujours instructif de diminuer le volume (du bruit gênant) : asseyez-vous, détendez-vous et écoutez simplement.

 

Au sujet du Président Trump : « On s’appelle par nos prénoms avec Trump ; oui, nous pourrions bien utiliser le tutoiement. J’espère qu’il aura l’occasion d’améliorer les relations avec la Russie. Regardez les marchés, comment ils ont grimpé. Cela signifie que les investisseurs font confiance à l’économie américaine, cela signifie qu’ils font confiance à ce que [Donald Trump] fait dans ce domaine. »
Sur le Russiagate : « Qu’y a-t-il de si étrange à cela [que les diplomates discutent avec les fonctionnaires de leur pays d’accueil] ? Pourquoi êtes-vous pris dans cette hystérie sur ‘l’espionnage russe’ ? ». Sur les accusations d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, Poutine a déclaré : « Cela a été inventé par ceux qui visent à délégitimer Trump. Ces gens ne comprennent pas qu’ils minent leur propre pays – ils ne font pas preuve de respect envers les Américains [qui] ont voté pour Trump. »
Sur la collaboration avec Washington : « La Russie et les États-Unis peuvent travailler en étroite collaboration sur une série de sujets », même si l’on tient compte des « limites bien connues » qui entravent Trump.
Sur un potentiel retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire : « Nous entendons parler des problèmes que pose le Traité INF. Apparemment, les conditions sont en train de se créer et une campagne d’information-propagande est lancée en vue d’un éventuel retrait du traité de la part des États-Unis. Il n’y a rien de bon à un retrait des États-Unis, qui serait très préjudiciable à la sécurité internationale. Les États-Unis ont de facto déjà quitté le Traité INF, avec le déploiement de l’Aegis, mais la Russie ne va pas quitter le traité. Nous ne serons pas entraînés dans une course aux armements. »
Poutine a souligné que les dépenses de défense de la Russie atteignaient les 46 milliards de dollars US par an alors que les États-Unis prévoient un budget de 700 milliards de dollars pour 2018.
Sur l’Arctique : « J’ai visité la Terre de François-Joseph [dans l’archipel arctique]. Il y a quelques années, des guides étrangers accompagnant des groupes de touristes étrangers disaient que ces îles n’appartenaient à la Russie que depuis ‘récemment’. Ils oubliaient que [la Terre de François-Joseph] est un archipel russe, mais nous le leur avons rappelé, et pour le moment tout va bien. Nous ne devons pas l’oublier. La mise en valeur de toutes ces ressources dans l’Arctique devrait être synchronisée avec la protection de l’environnement… Nous ne devons pas empiéter sur les activités économiques des minorités ethniques. »
Sur l’Ukraine : « Les autorités de Kiev n’ont aucune volonté de mettre en œuvre les accords de Minsk, aucune volonté de lancer un véritable processus politique, dont l’aboutissement pourrait être la mise en œuvre d’un accord sur le statut spécial du Donbass, qui est inscrit dans la loi ukrainienne actuelle, adoptée par la Rada [le Parlement ukrainien]. Les Russes et les Ukrainiens sont fondamentalement un seul peuple. » (On entend la satisfaction de l’auditoire).
Sur la Syrie : « Les États-Unis ne contribuent pas suffisamment à la résolution de la crise syrienne. Il est important qu’aucun des participants à ce processus [de paix syrienne] n’ait le désir ou la tentation d’utiliser divers groupes terroristes ou radicaux quasi terroristes pour atteindre ses objectifs politiques à court terme. »
Sur l’Irak : « Disons que les militants s’enfuient vers l’Irak. Nous disons à nos collègues américains : ‘Les militants sont partis par ici ou par là.’ Mais il n’y a aucune réaction, les militants ne font que s’enfuir. Pourquoi ? Parce qu’ils pensent qu’ils pourraient être utilisés dans la lutte contre [le président syrien Bachar] Assad. C’est très dangereux. »
Sur la Russie pouvant influencer la Corée du Nord pour qu’elle abandonne son programme nucléaire : « Vos membres du Congrès, des sénateurs qui ont l’air si bien, ils ont de beaux costumes, des chemises, ils sont apparemment des gens intelligents. Ils nous ont placés au niveau de la Corée du Nord et de l’Iran. En même temps, ils poussent le président des États-Unis à nous persuader de résoudre avec vous les problèmes de la Corée du Nord et de l’Iran. »
Sur une Corée du Nord nucléaire : « Au sujet de la Corée du Nord, nous ne l’acceptons pas comme un pays nucléaire. Quant aux États-Unis, ils sont allés au-delà des accords précédents [avec la République populaire démocratique de Corée]… et ont provoqué le retrait de la Corée du Nord de ces accords.  Je crois qu’on a entendu dire que les États-Unis allaient arrêter les exercices militaires, mais non… ils ne l’ont pas fait. Il est essentiel d’agir avec prudence dans le cadre du programme nucléaire de la RPDC. »
Sur la Chine : « Je suis pleinement convaincu que la coopération avec la Chine dépasse tout programme politique. Nous resterons toujours des partenaires stratégiques, pour une longue période. Nous avons des approches similaires quant au développement du système international. Nous sommes tous les deux intéressés par des projets [économiques] conjoints, y compris l’intégration de l’OBOR [La Route de la Soie] et de l‘Union eurasienne. »
Sonner les cloches de l’intégration eurasiatique
Et cela nous amène au cœur du Nouveau grand jeu géopolitique eurasien : le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine, réaffirmé une fois de plus, et l’approfondissement de l’intégration entre les nouvelles routes de la soie, anciennement OBOR, aujourd’hui Belt and Road Initiative (BRI), et l’Union économique eurasiatique (UEE).
Poutine est visiblement positif sur les avantages pour la Russie de cette interpénétration économique. Il a noté comment « la Russie a été capable de surmonter des crises majeures : l’effondrement des prix de l’énergie et les sanctions commerciales. Mais le pays va dans la bonne direction en mettant davantage l’accent sur la production intérieure. Notre commerce intérieur a augmenté de 3 %. Ça veut bien dire quelque chose ».
Autant que Pékin sur son projet de Route de la soie, Moscou met le paquet  sur son offensive de charme pour élargir lUnion économique eurasienne. La Turquie pourrait être candidate à l’UEE dans un avenir proche, ainsi que l’Inde et le Pakistan.
Pour souligner à quel point Moscou est totalement à bord de la BRI, Poutine a laissé entendre que cette coopération s’applique aussi bien aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qu’à l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) et c’est là que nous voyons les efforts actuels de Moscou pour convaincre New Delhi – également membre des BRICS et de l’OCS – que parier sur les intérêts de la BRI est dans l’intérêt de l’Inde.
Pas plus tard que cette semaine à New Delhi, après la réunion trilatérale entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a été catégorique : « Je sais que l’Inde a des problèmes avec le concept de la Route de la soie, nous en avons discuté aujourd’hui, mais le problème spécifique à cet égard ne devrait pas rendre tout le reste conditionnel à la résolution de problèmes politiques. »
New Delhi devrait être à l’écoute, car elle a été l’un des alliés les plus loyaux de Moscou pendant la guerre froide.
Parallèlement, l’Iran est appelé à rejoindre l’UEE dès le mois de février, selon Behrouz Hassanolfat, directeur du Département Europe et Amériques de l’Organisation iranienne pour la promotion du commerce, cité par l’Agence de presse de la République islamique (IRNA).
Comme Asia Times l’a rapporté, l’Inde et l’Iran se synchronisent de plus en plus économiquement par le biais d’une Route de la Soie parallèle en Asie centrale, centrée sur le port de Chabahar. L’Iran est également une plaque tournante essentielle de la BRI et deviendra désormais une plaque tournante de lUEE.
Comme Pékin avec sa BRI, Moscou a lancé une offensive de charme pour élargir l’UEE. La Turquie – déjà à bord de la BRI – est, dans un avenir proche, candidate possible à l’UEE, ainsi que l’Inde et le Pakistan.
Même si Poutine a de nouveau avancé la cause de ces multiples pollinisations croisées dans l’intégration eurasienne, l’Inde peut parfois donner l’impression d’être l’étrange partenaire un peu à l’écart. New Delhi vient d’accueillir le premier Sommet ASEAN-Inde sur la connectivité, qui peut être interprété comme une tentative de contrer la BRI. Pourtant, l’émergence d’un bloc anti-chinois en Asie du Sud-est semble difficile à atteindre.
De plus, Moscou ne se réjouit certainement pas d’une alliance « indo-pacifique » entre les États-Unis, l’Inde et le Japon qui pourrait se renforcer. Le récit sous-jacent au scénario de Poutine est on ne peut plus clair : la feuille de route de l’intégration eurasiatique dépend du rapprochement entre la BRI, l’UEE, l’OCS et les BRICS.
Pepe Escobar – Le 16 décembre 2017 – 

Source http://lesakerfrancophone.fr/poutine-en-grand-integrateur-eurasiatique

 

Sur:  LA CAUSE DU PEUPLE

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