SYRIE, IRAN ... WASHINGTON PERSISTE ET SIGNE - par Erwan Castel
WASHINGTON PERSISTE ET SIGNE
On le sait depuis longtemps qu'il n'y a que les cons ne changent pas d'avis, et Washington, malgré le nouvel occupant de la Maison Blanche vient de démontrer une nouvelle fois qu'il en était le roi !
La coalition américano-israelo-saoudienne avec quelques laquais occidentaux, dans sa volonté de détruire en Syrie le dernier régime baasiste du Levant et de soumettre le Yémen a de facto renforcé l'axe de la Résistance chiite et offert à la Russie l'occasion d'imposer dans la région la vision d'un monde multipolaire.
La déroute subie par les égorgeurs salafistes à permis de déchirer les derniers lambeaux du rideau derrière lequel se cachait leur marionnettistes occidentaux. Ces derniers s'apprêtemt aujourd'hui à jouer le pion kurde, le dernier avant l'engagement direct des pièces maîtresses portant leurs cocardes et l'enfer d'un nouveau conflit mondial.
Violant toutes les lois internationales Washington s'accroche désespérément au territoire syrien où son pouvoir militaire à installé plusieurs bases destinees à appuyer les terroristes, menacer la Syrie mais aussi l'Iran.
Le gouvernement légitime syrien avec l'Iran et la Russie ont demandé le retrait de ces forces étasuniennes dont la présence n'a été signée par aucun traité de coopération militaire (contrairement aux troupes russes et iraniennes qui ont répondu à l'appel de Damas.
La décision de Washington de maintenir ses bases, d'organiser un gouvernement de transition syrien, de désigner l'Iran comme ennemi principal a eu la violence d'une déclaration de guerre contre Damas et Téhéran.
Si on rajoute à cela la provocation de Trump de désigner Al Qods (Jerusalem) comme capitale de la Palestine occupée, on a un nouveau coktail explosif servi par l'Oncle Sam dans une région déjà plus qu'instable.
Mais ce cocktail risque fort d'exploser à la gueule des américains du fait de la carte de l'Etat kurde qu'ils veulent jouer dans le Nord de la Syrie et qui a réveillé les intérêts divergents d'une Turquie radicalement opposée à ce scénario.
La Turquie en effet à toujours combattu avec fermeté et violence les mouvements séparatistes des kurdes vivants à cheval sur l'Iran, la Syrie, l'Irak et son territoire. Tous ces pays dans une même stratégie d'éradication des indépendantistes kurdes les ont toujpurs empêché d'organiser un sanctuaire avec des bases arrières à partir desquelles mener la conquête de leur territoire.
Aujourd'hui les USA transformant les kurdes en nouveaux idiots utiles servant leurs intérêts veulent leur offrir un territoire militaire en Syrie et sur les frontietes de l'Iran ce qui a provoqué immédiatement la colère d'Ankara.
Depuis 2 jours la Turque, qui pourtant est opposée à Damas et membre de l'OTAN, a lancé une offensive contre les kurdes qui eux sont encadrés par des conseillers étasuniens, occidentaux et israéliens. (https://francais.rt.com/…/47449-syrie-avions-turcs-ont-bomb…)
Quel capharnaüm ! Serait-on tenté de dire ...
Pour ma part j'y vois au contraire une logique inévitable engendrant des cohérences : la stratégie du chaos organisée par Washington, dont l'impérialisme arrogant méprise la profondeur historique des nations, a pour conséquence de réveiller les empires.
Ainsi assiste t-on en réaction a une hégémonie étasunienne débridée par la fin de la guerre froide à la résurgence modernisée des Empires russe, perse, ottoman et chiois, réponses défensives naturelles à l'agression occidentale.
Personnellement, lorsque je vois ces empires défendre un héritage historique identitaire et dans une dynamique anti-mondialiste de plus en plus coordonnée et unie cela conforte mon optimisme. En effet depuis cet axe de la Résistance sont visibles les symptômes de l'agonie du Nouvel Ordre Mondial et ceux l'émergence d'un monde multipolaire dans lequel tous les peuples (y compris les kurdes) trouveront leurs identités respectées. ..
Erwan Castel
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Départ d'Assad et lutte contre l'Iran : Washington justifie le maintien de ses troupes en Syrie
18 janv. 2018, 09:42
© Khalil AshawiLe secrétaire d'Etat Rex Tillerson a fait un discours empreint d'une inhabituelle franchise sur la stratégie de Washington en Syrie, justifiant la présence des troupes américaines par la lutte contre l'influence iranienne et contre Bachar el-Assad.
Les Etats-Unis justifiaient jusqu'à présent le déploiement de troupes au sol en Syrie – que Damas n'a jamais autorisé – par la nécessité de combattre les terroristes de Daesh. Une excuse sur laquelle il n'est plus possible de s'appuyer, le groupe terroriste ayant été vaincu. Mais Washington, comme annoncé en novembre dernier, n'a pas l'intention de quitter le pays pour autant.
«Il est crucial, pour notre intérêt national, de maintenir une présence militaire et diplomatique en Syrie», a ainsi affirmé le sécrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, lors d'un discours sur la politique américaine face à ce conflit prononcé à Stanford, le 17 janvier. Il a, pour justifier cette ambition, évoqué de nouveaux objectifs.
Empêcher que l'Iran ne contrôle la région
Le diplomate a soutenu que l'objectif prioritaire restait la lutte contre Daesh afin que le groupe ne puisse pas refaire surface. «L'Etat islamique a actuellement un pied dans la tombe, et en gardant une présence militaire américaine en Syrie, il en aura bientôt deux», a-t-il fait valoir. Il s'agit selon lui de pas répéter «la même erreur qu'en 2011», où le «départ prématuré» des troupes américaines d'Irak avait permis à Al-Qaïda de survivre.
Malgré la défaite imminente de #Daesh, #Washington n'a pas l'intention de retirer ses troupes de #Syrie 🇸🇾
— RT France (@RTenfrancais) 23 novembre 2017
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Mais «l'intérêt national» défendu par Rex Tillerson se joue surtout ailleurs, ce dont le diplomate ne se cache plus. Il a en effet soutenu qu'un désengagement américain fournirait à l'Iran, bête noire de l'administration de Donald Trump, «une occasion en or de renforcer encore davantage ses positions en Syrie». Ce que compte à tout prix éviter Washington : «Nous devons nous assurer que la résolution de ce conflit ne permette pas à l'Iran de se rapprocher de son grand objectif, le contrôle de la région.»
Pousser Bachar el-Assad vers la sortie
Dans cette optique, le sort de Bachar el-Assad, allié de Téhéran, reste évidemment problématique pour Washington, qui a pour la première fois lié sa présence militaire dans le pays à la nécessité d'un départ du président syrien. «Un retrait total du personnel américain à ce stade aiderait [Bachar] el-Assad à continuer de brutaliser son propre peuple», a justifié Rex Tillerson. Selon lui, un leadership «post-Assad» devrait voir le jour pour que la Syrie puisse devenir «stable, unie et indépendante». Pour créer «les conditions d'une paix durable», le diplomate a martelé à plusieurs reprises qu'un «départ» du président syrien dans le cadre du processus de paix sous l'égide de l'ONU était indispensable.
#Moscou 🇷🇺 accuse #Washington 🇺🇸 de bloquer l'aide #humanitaire dans une région «de facto occupée» en #Syrie 🇸🇾
— RT France (@RTenfrancais) 12 janvier 2018
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Et Washington a une idée bien précise de la façon de pousser le président syrien vers la sortie : Rex Tillerson a ainsi expliqué que les Etats-Unis ne consentiraient pas à accorder le moindre dollar pour la reconstruction dans les zones contrôlées par Damas et a incité leurs alliés à en faire autant. «En revanche, nous allons encourager l'aide internationale pour la reconstruction des régions libérées de l'EI par la coalition [des alliés de Washington] et ses partenaires locaux», a-t-il prévenu. Rex Tillerson espère ainsi que les Syriens qui n'ont pas reçu l'aide américaine dans les régions contrôlées par Damas souhaiteront «un retour à une vie normale», et ne soutiendront pas Bachar el-Assad lorsque sonnera l'heure des élections libres et transparentes.
Pour mener à bien cette stratégie, le secrétaire d'Etat compte aider «les autorités civiles locales et légitimes» à exercer une gouvernance responsable dans leurs zones libérées, en maintenant une «présence américaine sur la durée».
source : https://francais.rt.com/international/47373-depart-da..