04 juillet 2009
Cohn-Bendit appelle les "écolos" du PS et du MoDem à le rejoindre
Extrait:
(........) "Europe-Ecologie doit être un réseau en marche où la double appartenance est possible", a-t-il poursuivi. "On peut être Verts et Europe-Ecologie, on peut être Cap 21 et Europe-Ecologie, on peut être pour l'écologie socialiste et Europe-Ecologie, on peut être une personnalité sans être de nulle part et être Europe-Ecologie, tout cela c'est l'avenir de l'écologie politique", a-t-il ajouté.
"Nous devons continuer cette culture du rassemblement, de l'ouverture (...).
+Welcome in the club+ vous avez raison de nous rejoindre!", a-t-il lancé, souhaitant "ne pas recommencer avec l'idéologie de la suspicion".
"Des partis peuvent se rejoindre s'il y a une conscience très claire des urgences auxquelles nous sommes confrontés", selon le co-président du groupe Verts au Parlement européen.
Pour lui, il faut "être en permanence ouvert au débat politique" et ne "pas en permanence regarder dans le rétroviseur de ce qui s'est passé aux élections européennes". Il n'a ainsi exprimé "aucune animosité contre le MoDem et François Bayrou": "demain peut-être, nous nous retrouverons ensemble".
Déjà annoncé aux ateliers d'été du courant PS "L'Espoir à gauche" de Vincent Peillon, à Marseille fin août, M. Cohn-Bendit a déclaré: "si demain le Modem m'invite à son université d'été, j'irai!", annonçant qu'il ferait de même pour l'UMP, le NPA d'Olivier Besancenot ou le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon.
Turquie: les expositions en France des oeuvres d'Attila Durak
Je vous invite à découvrir les
oeuvres du photographe turc Attila Durak qui vont être exposées en France
dans plusieurs villes cette année et l’année prochaine. Les illustrations
d’Attila Durak sont d’une véritable beauté. Vous pouvez avoir un
aperçu de ses œuvres sur son site http://www.ebruproject.com/EN/index.asp. Attila Durak a publié un ouvrage intitulé
« Ebru, l’âme de la
Turquie » qui fut traduit en Anglais et Allemand, et
sera publié en français en septembre prochaine, je remercies Claire pour cette
dernière info. Voici une phrase de l’anthropologue
turque Ayse Gül Altinay qui traduit l’esprit de
l’ouvrage. « Toutes nations misent sur l’oubli
et la création d’une nouvelle mémoire collective à l’usage des citoyens. Cette
mémoire fourni des données qui font croire aux gens qu’ils possèdent la même
histoire, qu’ils appartiennent à la même culture, une mémoire de type
monochrome » Il ne faut pas croire que cette
réflexion dont la citation d’Ayse Gül Altinay est très emblématique, ne concerne
que la Turquie.
La France est concernée de très près par cette question. Cela
s’explique par son hyper centralisme parisien qui écrase toutes différences ou
particularismes. Cet hyper centralisme est incarné par un microcosme parisien ou
parisianisme qui a toujours voulu imposer une mémoire monochrome au reste du
pays. Cet hyper centralisme parisien, par l’intermédiaire des visions
obscurantistes du parisianisme, est un véritable frein à la modernisation de
notre pays. Voici les dates et les lieux où Atttila Durak va exposer en
France Arles,
Les Rencontres d'Arles Photographie, Du 7 Juillet au 12 Septembre,
2009 http://www.rencontres-arles.com/A09/C.aspx?VP3=CMS&ID=A09P236 Bordeaux, Hôtel du Conseil
Général, du 14 Septembre au 14
Octobre 2009 Metz, l’Arsenal, du 15 Janvier au 15 Février 15
2010 Lyon, Bibliothèque Médiathèque de
Lyon, du 1er Mars au
31 Mai 2010
Gilles 06
Ségolène Royal: hors des courants
Ségolène Royal et l'autre politique
Extrait:
Hors des courants
« Le PS, je ne m'en occupe pas. Je l'ai souhaité mais, au bout du compte, ce n'est pas moi qui le dirige. On ne va pas mener une guérilla sans fin. Je soutiens ce qui est fait, je suis loyale. Un point, c'est tout », explique la présidente de Poitou-Charentes qui, c'est évident à l'entendre, ne supporte plus que son nom soit cité à tort et à travers dans le parti.
« Je ne veux plus que mon nom soit instrumentalisé par tel ou tel courant. Je ne suis pas dans un courant et j'ai obtenu 50 % des suffrages des militants. Toute ma vie j'ai été hostile aux courants. Ils ont toujours fait beaucoup de mal au PS, ils détruisent les relations humaines », s'emporte-t-elle, avant de préciser que Désirs d'avenir, ce que d'aucuns ont toujours considéré comme le... courant Royal, était sur le point d'être transformé en « laboratoire d'idées », ses principaux responsables constituant autour d'elle un conseil politique. « Des gens avec qui je discute dès que besoin. »
Pas de courant, mais alors sur quoi s'appuyer pour une éventuelle candidature à la présidentielle de 2012 ? La question est posée, la réponse tombe, cinglante : « Parler d'une telle candidature, c'est dérisoire quand vous voyez la cohorte de plans sociaux, les usines qui ferment, les machines qui flambent. J'avais Estrosi au téléphone voilà quelques minutes pour lui faire prendre conscience de la gravité de la situation dans une usine de sous-traitant automobile de la région de Châtellerault. À côté de cela, 2012, c'est vraiment dérisoire. Je n'y pense absolument pas, ne serait-ce que par hygiène personnelle. Ah non, au secours, ne nous abîmons pas là- dedans ! Et puis, dois-je rappeler que j'ai beaucoup donné ? »
Premier objectif : la Région
Un mot pour regretter que « la droite s'empare de tout » - « vous avez vu qu'ils veulent lancer des jurys citoyens, et je ne parle pas de démocratie participative ! » - et elle avoue que son premier objectif, c'est Poitou-Charentes. « Je veux faire bien ce pourquoi je suis mandatée. Ma passion, c'est la politique, et je suis profondément heureuse de tout faire pour sauver Heuliez. Ma force de frappe, ma notoriété, je l'apporte à Poitou-Charentes, ne serait-ce qu'à chaque fois que j'interviens à la télé. On me disait qu'en quittant l'Assemblée, je n'allais plus exister, qu'un président de Région, ce n'est pas très prestigieux dans la galaxie politique. Or, une région, c'est un territoire vaste où l'on ne peut demeurer encroûté, où il faut être imaginatif. La politique et les projets vont de pair. » Serait-elle déjà en train de dresser un bilan en vue des prochaines régionales ? « C'est quand, les élections ? » lance-t-elle, sérieuse, avant d'indiquer qu'elle lancerait sa campagne « le plus tard possible ». « Pour l'instant, nous sommes au travail. Après les soubresauts que l'on sait, il y a une très bonne ambiance dans la majorité. » (......)
°°°°°°°°°°°°°°
LE PRÉFET DE RÉGION ET LES COURANTS DU PS DANS LA MIRE DE SÉGOLÈNE ROYAL
Extrait:
(.....) Tonique et directe avant un été qu'elle passera essentiellement en Poitou-Charentes, y mêlant vacances et travail.
• Le préfet de région, Bernard Tomasini, ne passera pas ses vacances avec Ségolène Royal. Le représentant de l'État avait dénoncé urbi et orbi l'attitude de la présidente de région qui, selon lui, avait décommandé au dernier moment le 22 juin son intervention devant les conseillers régionaux. Il est annoncé lundi prochain pour présenter les dossiers «routes nationales» et «ligne à grande vitesse». Il sera froidement reçu. Ségolène Royal n'a pas oublié qu'il avait tenté de lui interdire, selon elle, l'accès à une réunion lors de la visite de Luc Chatel (à l'époque secrétaire d'État) chez Heuliez en mai. «C'est un grossier personnage», dit sans détour Mme Royal. Ambiance.
• Les élections régionales de 2010. Ségolène Royal est très présente sur le territoire depuis quelques mois. À moins d'un an des prochaines élections (mars 2010). Elle se défend d'avoir accéléré le rythme: «C'est mon travail. Nous entamerons la campagne électorale au dernier moment. Les gens savent ce que nous avons fait.» Elle refuse de parler tractations avec les Verts, le PC ou les radicaux. «L'équipe est homogène, elle a bien travaillé. Mais je ne retiendrai personne si certains veulent faire leur liste.»
• Pas de politique industrielle. C'est le reproche majeur que l'ancienne candidate à la présidentielle fait au gouvernement en place. «Où est le grand chantier national de la voiture électrique qui aurait relancé Heuliez quand nous avons dû nous battre pour nous faire entendre? Où sont les élus de droite quand je ne les vois ni dans le bassin sinistré de Châtellerault ni avec les ouvrières d'Aubade qui ont des idées. Il faut les soutenir.» Les salariées préconisent une spécialisation de la fabrication de lingerie de qualité grande taille. Des sous-vêtements XXL pour une région qui voit grand.
• «Le PS, je ne m'en occupe pas. Je soutiens Martine [Aubry, NDLR]
dans son travail. Point. Je ne veux plus que mon nom soit utilisé à
côté du mot courant. Un courant, c'est un rapport de force. Or, je
m'appuie sur la base militante. Les courants ont toujours fait beaucoup
de mal au Parti socialiste, ils détruisent les relations humaines.»
Ségolène Royal préfère s'appuyer sur un triptyque: le terrain régional,
le laboratoire d'idées de Désirs d'avenir et l'université populaire qui
se réunit tous les lundis au théâtre Déjazet à Paris, relayée sur
internet.
(.......)
Lire (Charente libre)
Emprunt Sarkozy, la stratégie du camouflage
Extraits:
Toute la semaine, bercé du refrain présidentiel «Oui, j'ai changé», le
gouvernement a mis en scène le grand emprunt national 2010. «Construire l'avenir», comme l'assure le pouvoir, ou camoufler l'urgence de trouver des ressources nouvelles? Derrière ce déluge de communication se cache une autre réalité: l'Etat
est confronté à une crise budgétaire sans précédent. Même des
responsables de l'UMP s'en inquiètent qui évoquent un «emprunt obligatoire». Jamais sans doute depuis que Nicolas Sarkozy est président (photo devant le congrès réuni à Versailles), le décalage n'est apparu aussi criant entre les mots et la réalité. Analyse.
(..)
-
Forte semaine que celle qui s'achève, dense, inquiète, tout entière sous le signe de l'emprunt national en 2010 et des priorités «pour préparer l'avenir». Commencée dimanche 27 juin par un séminaire gouvernemental à Matignon, elle aura laissé entrevoir les réformes en cours, la taxe carbone, les niches sociales, l'allongement de l'âge légal du départ à la retraite, la mobilité des fonctionnaires, le travail le dimanche, le regroupement des collectivités locales. Le tout dans un contexte d'incendie financier à tous les étages de l'Etat.
Hormis en temps de guerre – la référence a été explicite à l'Assemblée nationale mardi soir –, jamais les finances publiques n'ont été aussi calamiteuses. Le déficit de l'Etat atteindra entre 125 et 130 milliards d'euros cette année; celui de la Sécurité sociale 20 milliards; et 10 milliards pour les collectivités locales. Avec les dettes précédentes et compte tenu du fait que la France n'emprunte plus seulement pour rembourser le capital de sa dette mais pour acquitter les intérêts de cette dette, ce sont 250 milliards d'euros au total qui devront être levés en 2009. En 2002, la dette représentait 58% du PIB. Elle atteindra 80% en 2009. Du jamais vu.
C'est une course folle. Quand le Président, mercredi, incapable d'une proposition concrète nouvelle devant les partenaires sociaux, concède au patronat qu'il peut discuter d'une diminution des charges, ce énième rafistolage n'émeut personne. Il suffit pourtant de jeter un œil à l'annexe V du projet de loi de finances pour 2009.
En matière d'exonération de cotisations sociales, le montant constaté a été de 28,9 milliards d'euros en 2007, 33,3 milliards en 2008. Il sera de 32,6 milliards en 2009. Il devrait atteindre 33,2 milliards d'euros en 2010 et 33,8 milliards d'euros en 2011. Or 92% de ces exonérations sont compensées, soit par dotations budgétaires de l'État, soit par des recettes fiscales affectées. Comme la perspective des élections régionales et le discours dans lequel s'est enfermé le gouvernement interdisent d'augmenter les recettes, il n'y aura guère d'autres choix que de faire financer cet éventuel nouvel allègement de charges par l'Etat! L'annonce signifie donc que Nicolas Sarkozy contribue à creuser un peu plus le trou de la dette publique qu'il prétend vouloir combler.
Fantastique spectacle que celui de ces hommes politiques reconduisant toujours les mêmes recettes, les mêmes promesses, alors même que la Cour des comptes, les instances bruxelloises et le Fonds monétaire international ne cessent de les interpeller pour qu'ils changent leur méthode. Le Parlement a bien tenté de freiner cette course folle à la dette. Ainsi, la loi de programmation des finances publiques pour la période 2009-2012 encadre la création de dépenses fiscales nouvelles et de niches sociales, avec la mise en place d'une règle de compensation systématique des nouvelles mesures. Chaque année, ce que l'on augmente d'un côté doit être diminué de l'autre. Mais comment faire ?
-
Le FMI demande «une stratégie crédible»
Jeudi, dans un entretien complaisant au Nouvel Observateur, il est demandé au Prince si l'époque marque «la fin du sarkozysme flamboyant et de l'élan réformateur». Le décalage de la réponse laisse songeur: «Non, non, non, et non. La crise, ce n'est pas la fin des réformes. Elles continueront. Mais je dois tenir compte des critiques, des épreuves, des échecs, pour essayer de faire mieux. Je veux conduire ces réformes en cherchant une adhésion large, en développant la discussion. J'écoute, j'apprends, peut-être même je progresse.»
Dimanche, François Fillon fixait la méthode et le calendrier de lancement de l'emprunt 2010. Jeudi, Nicolas Sarkozy assurait une fois de plus qu'il avait changé. Ne s'agit-il plus que de rassurer face aux énormes enjeux de cet emprunt? Car toute la semaine, c'est bien cet emprunt 2010 qui aura occupé tout le paysage. Mais qui peut croire que dans cette situation financière et sociale que connaît la France de 2009, le gouvernement pourra à la fois contraindre ce qu'il appelle les «mauvaises dépenses» (trop de fonctionnaires, trop de privilèges sociaux...) et développer «les dépenses d'avenir».
Dans ce même registre du distinguo entre le «bon» et le «mauvais», Eric Woerth, le ministre en charge du budget, se sera multiplié presque tous les jours, dans les médias et au Parlement, pour expliquer qu'il y a deux sortes de déficit, le normal, autour de 40 milliards d'euros, et celui directement imputable à la crise, autour de 85 milliards. On voit bien l'objectif. Mais a-t-il convaincu au-delà du cercle de ceux qui soutiennent déjà sa politique ? Pas sûr.
Quelle réforme, pour quelle France demain ? Mardi soir, lors du débat d'orientation des finances publiques, le même Eric Woerth s'est montré explicite : s'il n'est pas question d'augmenter le poids de la fiscalité, il est en revanche d'actualité de faire pression sur les dépenses des santé (+3% en 2010, contre + 3,3 en 2009) et de passer au peigne fin les 42 milliards d'euros de niches sociales et fiscales existantes.
Dans l'aridité du débat et sa solennité, le sujet permit une minute de détente quand le ministre du budget s'autorisa un trait d'esprit: «Aucune niche prise séparément n'est illégitime, mais l'immense chenil qu'elles forment toutes ensemble cache une meute ingérable pour les finances publiques.» Succès à droite comme à gauche. «Quelle belle phrase!», s'esclaffa Jérôme Cahuzac. «Elle est de moi», rétorqua l'homme de Bercy. Le lendemain, Jérôme Cahuzac, député PS du Lot-et-Garonne, empruntait à Pierre Mendès France: «Les comptes en désordre sont le signe de nations qui s'abandonnent.»
Les citations ministérielles n'arrangeront pas la situation. L'entreprise France n'a jamais été aussi faible. Quand elle a payé ses dettes, ses fonctionnaires, sa quote-part à l'Europe et mis dans la machine publique ce qui lui est nécessaire pour fonctionner, il ne lui reste rien. Le constat a fait l'unanimité chez les députés: l'Etat peut mobiliser vingt milliards d'euros mais guère plus, sauf à emprunter encore et encore. Dans la ronde de centaines de milliards d'euros qui volent depuis que la crise fait rage et que les plans de relance et de sauvetage se succèdent, cette vérité est venue cogner toute la semaine à la porte des politiques.
L'emprunt Sarkozy promis pour 2010 s'inscrit dans ce contexte. Emprunter sur les marchés financiers ou auprès des Français, c'est encore s'endetter. Qui remboursera ? Les générations suivantes qui par définition ne sont pas là pour protester. Mais jusqu'où un pays peut-il aller dans le trou qu'il creuse chaque année ? Ce lundi 29 juin, une note du FMI est venue tirer la sonnette d'alarme. Les argentiers demandent à la France «une stratégie crédible» pour un redressement de ses comptes dès 2010.
François Fillon, la veille, avait bien tenté de calmer les inquiétudes. «Aucune dépense de fonctionnement ne sera financée par cet emprunt, pas plus que la création d'emplois publics, dont nous allons au contraire continuer de réduire le nombre. Il ne s'agit pas non plus d'engager des dépenses classiques d'investissement. Nous n'allons pas solliciter l'épargne des Français pour rénover les bâtiments publics, accroître des dépenses sociales ou pour financer les collectivités locales et moins encore pour financer l'absence de réformes.»
Nicolas Sarkozy, devant le congrès de Versailles, s'était déjà essayé à l'exercice: l'emprunt 2010 ne sera pas la manifestation d'un gouvernement dispendieux mais la marque d'un volontarisme politique.
-
L'UMP parle d'«emprunt obligatoire»
Comment faire pour se donner des marges ? La gauche et les syndicats réclament l'abandon du bouclier fiscal et des mesures de justice fiscale. D'autres à droite font assaut d'imagination. Lundi, dans Les Echos, Gilles Carrez, le rapporteur UMP du budget, n'y va pas par quatre chemins: «Avec mes collègues, nous avons aussi évoqué l'idée d'un emprunt obligatoire, à taux nul ou faible, qui serait sollicité auprès des ménages aisés. La solidarité des plus aisés dans la crise que nous traversons s'exprimerait ainsi, non pas par une hausse d'impôt mais par une mobilisation partielle de leur épargne.»
Mais qu'est-ce qu'un emprunt obligatoire, si ce n'est un impôt déguisé? Voilà que le groupe UMP propose de faire payer les riches ! Panique à l'Elysée, il était urgent d'éteindre l'incendie. Et l'on a eu droit à cet autre moment de bravoure. C'était mardi à l'heure des questions au gouvernement. Avant de quitter la séance pas même achevée, Xavier Bertrand, le grand patron de l'UMP, interrogea François Fillon sur le caractère obligatoire de l'emprunt. Ce que l'on appelle téléphoner un message. La réponse du premier ministre se voulut lapidaire, donc définitive : pas question.
Mais les propos péremptoires ne suffisent pas à dessiner la France de demain et à gérer un pays. En réalité, ce gouvernement est coincé. S'il veut gagner les élections régionales, il n'est pas question de déplaire à l'UMP. Et la zizanie à gauche est indispensable. A-t-on entendu l'opposition cette semaine? Non ou à peine. (......)
Lire L'ARTICLE dans MEDIAPART
KARACHI: Magali Drouet fille de l'une des victimes, raconte
Dans n'importe quelle autre démocratie, vous connaitriez son visage. Magali Drouet est la fille de Claude Drouet, chef d'équipe à la Direction des Chantiers Navals de Cherbourg, une des victimes de l'attentat de Karachi. Elle est cette semaine une des invitées de la Ligne j@une de Guy Birenbaum. Pourquoi est-elle venue ? "Pour que la lumière soit faite" sur les causes de l'attentat. Ce qu'elle nous raconte ? Le quotidien d'une victime collatérale d'affaire d'Etat : témoignages coupés sur TF1, aimables pressions du pouvoir pour qu'elle se tienne tranquille, etc. Dans toute autre démocratie, les médias seraient ses alliés. Et en France ? Eh bien en France, c'est...différent. L'émission est ici (1). Ses meilleurs moment sont là (2), là (3), et là (4).
Source: ARRÊT SUR IMAGES
°°°°°°°°°°°
Karachi : la DST doutait de la piste Al-Qaida dès 2006
Extrait: Pour Mediapart, le gouvernement Balladur est impliqué
En pointe sur ce dossier, Mediapart précise encore les
éléments à charge. Dans un
nouvel article (accès payant), le site d'info indique que l'instruction de
l'affaire se concentre autour d'un "des principaux intermédiaires payés
par la France dans le cadre de plusieurs grands contrats d'armement
internationaux, dont le contrat avec le Pakistan", Abdulrahman
El-Assir. Mediapart a eu accès au procès-verbal de l'audition de l'ancien
directeur financier de la DCN, Gérard-Philippe Menayas, qui affirme que
El-Assir, ainsi qu'un autre intermédiaire, Ziad Takieddine, "a été
imposé" à la DCN "par le ministre de la défense" du
gouvernement Balladur, François Léotard, "ou son cabinet".
Menayas a par ailleurs affirmé que c'est l'ancien ministre de la culture Renaud
Donnedieu de Vabres, alors chargé de mission auprès de François Léotard., qui
avait présenté les deux intermédiaires aux dirigeants de la DCN.
Et c'est désormais Eva Joly, ancienne juge d'instruction récemment élue
au parlement européen sur la liste Europe Ecologie, qui appelle
le pouvoir politique à permettre que la lumière soit faite sur cette
affaire. Dans
une
tribune au Monde, elle estime "qu'il faut que cette enquête
puisse désormais se dérouler dans de bonnes conditions, afin que les
responsabilités, quelles qu'elles soient, soient enfin clairement établies".
Elle proteste donc contre la
suppression prévue, et voulue par Nicolas Sarkozy, des juges d'instruction,
craignant que le Parquet, soumis à l'exécutif, soit moins indépendant qu'un
juge d'instruction, notamment dans cette affaire embarrassante pour Sarkozy,
qui était ministre du budget d'Edouard Balladur.
Elle s'élève ensuite contre le projet de loi visant à étendre
le secret défense, qui compliquerait la tâche des enquêteurs, et dont nous vous parlions en détail
ici. "Quelle étrange différence avec l'abondance de textes sur la
sécurité, la répression des bandes et du port de la cagoule ! Ici, on interdit
ce qui est visible au grand jour, et tombe déjà sous le coup de nombreuses
dispositions pénales, écrit l'ex-magistrate.
(......)
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
De la "fable" de l'attentat de Karachi, par Eva Joly
Une bombe explosait à Karachi, le 8 mai 2002, tuant quatorze personnes, dont onze Français. Toutes travaillaient, pour la direction des constructions navales, à l'exécution d'un contrat de près d'un milliard de dollars signé en 1994 avec la France pour la fourniture au Pakistan de trois sous-marins. Dès l'origine, les autorités françaises ont suspecté Al-Qaida d'être responsable de cet acte de terrorisme. Or, les juges d'instruction auraient émis récemment, devant les familles des victimes, une autre hypothèse : cet attentat aurait été un avertissement sanglant de certains éléments de l'armée pakistanaise, après l'interruption du versement de commissions à des intermédiaires.
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Archive : Attentat de Karachi : les omissions de la justice française
Charles Millon, ancien ministre de la défense, a depuis confirmé l'existence de telles commissions, et l'interruption de leur paiement sur ordre de Jacques Chirac. Reste que le motif de cette interruption n'est, lui, pas clairement établi. Souci de lutter contre la corruption, ou volonté d'assécher le financement politique de concurrents ? Selon des renseignements parvenus aux juges, en effet, il aurait pu s'agir d'éviter que de possibles rétrocommissions n'aillent contribuer au financement des campagnes d'Edouard Balladur, premier ministre et candidat à l'élection présidentielle à l'époque de la signature du contrat, soutenu par celui qui était alors ministre du budget - Nicolas Sarkozy. Ce dernier, interrogé à Bruxelles sur cette piste d'enquête, l'a qualifiée de "fable" grotesque.
Nous nous garderons bien de prétendre démêler le vrai du faux dans cette affaire. Nous ne savons pas s'il s'agit bien de la cause de l'attentat, et nous ignorons si ces commissions ont pu donner lieu à des rétrocommissions. Ce qui est absolument certain aujourd'hui, c'est la gravité de l'affaire et de ces accusations, et c'est qu'il faut que cette enquête puisse désormais se dérouler dans de bonnes conditions, afin que les responsabilités, quelles qu'elles soient, soient enfin clairement établies.
C'est pourquoi nous attirons l'attention du chef de l'Etat et de sa majorité sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir, dans ce dossier comme dans d'autres, deux des réformes actuellement en cours : la suppression des juges d'instruction et l'extension du domaine du secret-défense. Si ces deux textes étaient définitivement votés, il s'agirait d'une entrave considérable à toute enquête sensible, et à la confiance des Français envers l'institution judiciaire.
ENTRAVES À L'ENQUÊTE
En effet, une fois les juges d'instruction supprimés et leurs tâches
confiées à un parquet soumis au pouvoir exécutif, des questions telles
que celle qui a si fort agacé le chef de l'Etat seront bien plus
difficiles à soulever... De même, comment expliquer les dispositions
iniques nichées dans le projet de loi de programmation militaire
2009-2014, qui visent à supprimer la possibilité des perquisitions
utiles dans des lieux sanctuarisés, et à étendre sans fondement
légitime ni démocratique la notion de secret-défense ?
(......)
Lire ...... (Le Monde )
03 juillet 2009
Système de santé, et Nicolas Sarkozy, et Guillaume Sarkozy...............
Le rêve de Guillaume Sarkozy
Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite… Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.
Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important.»
Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?
Pour développer un business très
profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les
remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le
peuvent à se tourner vers des assurances privées ?
Certains Sarkozystes fervents vont m’accuser de faire à Nicolas et Guillaume un procès d’intention. Mais dans son édition du 4 juin 2008, Le Monde faisait état d’un document confidentiel qui permettait de bien comprendre les intentions de Guillaume Sarkozy :
« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites.
Les discussions autour de la Loi Fillon, prévues cet été, les incitent à aller vite. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5 % du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20 %.
Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d’une “nouvelle entreprise d’assurance“, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d’épargne (…) et au moment de la retraite“ aux salariés. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme.“
Le Monde du 4 juin 2008
(.................)
Le PS à la recherche d'une nouvelle gauche plurielle
Pour Martine Aubry, «le moment est venu de rebâtir le lien de confiance entre notre parti et les Français».
Analyse
de François-Xavier Bourmaud, journaliste au service Politique du
«Figaro» - «Pour la première fois depuis longtemps, les socialistes ne
sont plus hégémoniques à gauche.». (........)
Mon commentaire: une question, cruciale...CONFIANCE EN QUI ? Question subsidiaire : SUR LA FOI DE QUELS ACTES PASSES ... et en cours?
Un état des lieux catastrophique des finances publiques
Prochainement, le Parlement aura à se prononcer sur la gestion budgétaire du gouvernement. Les chiffres pour l’année 2008 sont sans appel : la situation des finances publiques est plus que critique et annonciatrice de la récession actuelle.
En, 2008, la croissance a atteint difficilement 0,4% du PIB en raison :
- D’un déficit commercial abyssal : 55,7 Milliards d’euros en 2008 (40,5 milliards d’euros en 2007)
- D’une baisse de la consommation des ménages : 1% en 2008 (2,4% en 2007)
- D’une hausse ininterrompue du chômage : 8% en décembre 2008
- D’un recul de l’investissement public : 3,2% du PIB (3,3% en 2007)
Ainsi, le déficit public et la dette publique ont explosé en 2008, pour atteindre respectivement 3,4% (2,7% en 2007) et 68,1% (63,8% en 2007) du PIB…
La dette publique n’a fait qu’empirer, subissant sa plus forte progression depuis 1995. Les chiffres sont effrayants : chaque français actif supporte 47 400 euros de dette et 1 950 euros de paiement d’intérêts de la dette chaque année.
Nous connaissons une baisse importante des recettes fiscales (-11,7 milliards d’euros) est due notamment aux moindres recettes d’impôt sur les sociétés (-4,5 milliards d’euros) et de TVA (5 milliards d’euros) et à l’augmentation des remboursements et exonérations d’impôts. Cette situation révèle un système de prélèvement obligatoire injuste et de moins en moins progressif, au détriment des recettes de l’État et des contribuables.
Les dépenses brutes de l’Etat ont quant à elles augmenté de 3,4% en 2008. Le gouvernement n’a pas respecté la norme de dépense qu’il s’était fixée à 1,6% soit le niveau prévisionnelle de l’inflation. La hausse des dépenses de l’Etat ne peut pas être justifiée par l’adoption de plan de relance puisque les premières mesures ne sont intervenues qu’en 2009.
Le Président de la République multiplie les déficits mais le Président de la République et le gouvernement inventent chaque jour un nouveau déficit. Après le « mauvais déficit », le « déficit imputable à la crise », vient de naitre officiellement le « déficit dédié aux dépenses d’avenir », qui devrait être financé par un nouvel emprunt.
L’objectif de retour à l’équilibre de nos finances publiques pour 2012, longtemps maintenu à bout de bras de manière mensongère par le gouvernement, est aujourd’hui définitivement enterré.
Une nouvelle fois, la sincérité des comptes présentés par le gouvernement est mise en cause par la Cour des Comptes. Les sous-dotations budgétaires chroniques, le maintien d’une dette de l’État envers les organismes de sécurité sociale, les reports de charges qui amputent d’autant le budget de l’année 2009, sont les signes flagrants d’une mauvaise prévisibilité budgétaire ou d’un manque de volonté des pouvoirs publics.
Conformément à son rôle lolfien, la Cour des Comptes a, bien qu’elle ait certifié les comptes de l’Éat, néanmoins émis douze réserves, dont neufs revêtent un caractère substantiel.
Martine Aubry et l'embellie de Marine
Le PS pense pouvoir retrouver des couleurs avec la poussée du FN.
Le père avait été la "chance" de François Mitterrand. La fille pourrait être celle des héritiers de François Mitterrand ?
L'enjeu stratégique du PS est simple : comment éviter que l'écart avec Nicolas Sarkozy soit trop important au 1er tour ?
L'écart avait été creusé en 2007 parce que Nicolas Sarkozy avait
rassemblé une partie forte de l'électorat populaire qui d'ordinaire
flirtait avec le FN.
Si le FN revit grâce au leadership new look de Marine Le Pen et si,
dans le même temps, la droite bonapartiste retrouve un candidat avec
Dominique de Villepin ; la donne de la présidentielle 2012 est
entièrement changée.
La finale pourrait alors se jouer "comme d'ordinaire" sous le seuil des 20 % pour chacun et avec des écarts marginaux.
Marine Le Pen peut donc être l'embellie du PS qui retrouve ses méthodes
d'hier : diaboliser mais surtout vulgariser la menace ; ce qui la
conforte d'autant puisque l'indifférence est le premier tunnel du FN ?
02 juillet 2009
L'interview de Nicolas Sarkozy passe mal dans la rédaction du "Nouvel Observateur"
(......)
Les plus virulents ont été quelques journalistes du service politique, mais aussi le service culture et son chef, Jérôme Garcin, qui plaidait pour une couverture consacrée à Michael Jackson.
La semaine dernière, Denis Olivennes avait réservé huit pages dans le journal sans informer la rédaction de ce qu'il préparait. Les chefs de service ont su seulement dimanche matin qu'il s'agissait d'un entretien avec le président de la République, qui avait lieu l'après-midi même.
"MAINTENANT C'EST L'OUVERTURE DANS LA PRESSE"
Dans le mail qu'il leur a adressé, révélé par Rue89, Denis Olivennes se justifiait de la manière suivante : "Franck Louvrier [chargé de la communication du président] souhaitait que l'entretien ait lieu dans une dizaine de jours et avec moi car il voulait que l'entretien prenne la forme d'un dialogue approfondi. Evidemment, la contrepartie de l'exclusivité était de l'espace et la couverture."
"Le problème n'est pas d'avoir interrogé M. Sarkozy, insiste un journaliste. C'est de s'être fait dicter les conditions et de n'avoir pas consulté les chefs de service." L'affaire prend maintenant une tournure politique, l'UMP soutenant la démarche du patron de l'hebdomadaire, tandis que le député PS de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone déclare : "J'ai mal à mon Nouvel Observateur".
"C'est devenu une affaire politique, regrette un journaliste du Nouvel Obs. Après l'ouverture à gauche au gouvernement, maintenant c'est l'ouverture dans la presse…" La rédaction se demande dans quelle mesure Claude Perdriel, propriétaire de l'hebdomadaire, va soutenir Denis Olivennes. Dans un premier temps, il aurait fait part de son mécontentement au directeur, avant de se raviser devant le succès médiatique de l'interview.
Le groupe Bilderberg à la télévision belge
Le groupe Bilderberg à la télévision belge
Vidéo envoyée par odalgold
« Le groupe Bilderberg, ou conférence de Bilderberg, ou encore Club Bilderberg est un rassemblement annuel et non-officiel d'environ 130 membres, dont la plupart sont des personnes d'influence dans les domaines des affaires, des médias et de la politique. Les participants sont essentiellement américains ou européens. L'idée de la création de ce groupement date de 1952. Depuis 1954, cette conférence réunit sur invitation environ 130 personnalités diverses issues du milieu des affaires, des études académiques ou politiques de différents pays. Ses membres, des hommes politiques, des industriels, des banquiers, et des journalistes, s'appellent eux-mêmes les « Bilderbergers » ou « groupe Bilderberg ». (…) Parmi les reproches exercés à l'encontre de ce groupement, on notera la crainte de voir une structure collégiale abritant un petit nombre de personnes influentes et puissantes prendre des décisions importantes en économie ou en politique sans aucun contrôle démocratique par des tiers. » (Wikipédia) Nos Saintes Démocraties, je ne crois qu’elles ! > http://odalgold.blog4ever.com/blog/lirarticle-106908-323894.html
Henin-Beaumont ou les carences du PS… (1)
(......) Comme préalable et au risque de choquer, je veux dédouaner les citoyens d’Hénin-Beaumont si par malheur, dimanche ils plaçaient le FN à la tête de cette collectivité du bassin minier.
Pourtant, le système mis en place à Henin-Beaumont est révélateur de ce que devient le Parti Socialiste depuis plusieurs années.
Un parti dont les pratiques rappellent désormais les heures les plus sombres du socialisme municipal de la défunte SFIO. Un conglomérat de notables dont le lien avec les réalités se distend à mesure de l’érosion militante ; le résultat en est un clientélisme qui devient la « seule matrice idéologique ».
Vidé
de tout contenu, de toute ambition, les sections sont devenues des
vases clos grisonnants où quelques "lionsots" peuvent s’ébattre pour
devenir dans un premier temps
des apparatchiks et dans un second temps, si ils ont bien servi leur
maître, devenir à leur tour des notables. Ce phénomène est d’autant
plus commode que le jeu de l’alternance démocratique externe est quasi
nulle et le débat interne ne peut plus exister puisque vicié par un
réseau d’obligés bien installé. En un mot, quiconque serait tenté de
s’opposer aux hommes en place, n’aurait non pas le choix de vaincre ou
de périr mais de se plier ou de périr.
Dans certaines communes, le clientélisme atteint un tel paroxysme qu’on ne s’étonne plus de voir des taux d’adhésion à un parti politique (le PS en l’occurrence) sans commune mesure avec le reste du pays, et notamment dans le personnel municipal.
Le tableau s’assombrit encore un peu plus quand on aborde la question du réseau plus restreint des notables. Celui-ci est parfaitement installé où chacun se tient gentiment avec des jeux de chaises musicales parfaitement rodés. On se souvient des soutiens répétés de la Fédération du Pas de Calais à des personnages encombrants (et Dalongueville n’est pas un cas isolé).
Institutionnalisé, cette « gouvernance » est malheureusement validée par la direction du PS et aurait peut-être même tendance à faire école. C’est ce fameux repliement sur le local considéré comme la seule ligne qui vaille. Cette réalité n’est pas le fait de Martine Aubry, c’est une tendance qu’on observe déjà sous Hollande.
(......)
Lire l'article (M. Vasseur sur Le Post)
Baisse de la TVA à 5,5% : Le gouvernement pavoise et l'UMP recrute des militants restaurateurs !
(........)
Toujours attentif à faire "briller" cet authentique avancée du pouvoir d'achat et de revalorisation des salaires : Le
secrétaire d'Etat au Commerce Hervé Novelli a adressé ce lundi un
courrier aux 120.000 restaurateurs français pour leur rappeler les
engagements de la profession en échange de la baisse de la TVA de 19,6
à 5,5% dès le 1er juillet.
Il n'a pas été le seul à leur écrire puisque l'UMP de son côté s'est fendu d'un tract envoyé aux mêmes restaurateurs que nous avons retrouvé sur son site
Réaction de certains restaurateurs : Des
restaurateurs se sont émus mercredi d'avoir reçu un tract de l'UMP
vantant le rôle de Nicolas Sarkozy dans le passage de la TVA à 5,5% et
se doublant d'un bulletin d'adhésion au parti présidentiel.

... / ... Le
parti a confirmé avoir envoyé auprès des restaurateurs, cafetiers et
autres traiteurs un tract estampillé UMP ayant pour titre "TVA à 5,5%
engagement pris, promesse tenue", accompagné d'un bulletin d'adhésion à
l'UMP.
Dominique
Paillé, porte-parole de l'UMP, a affirmé que son mouvement assumait
"totalement cet envoi". "Ca ne me paraît pas choquant", a-t-il déclaré
à l'Associated Press. "Nous avons tenu nos engagements de campagne. Les
restaurateurs sont invités, s'ils le souhaitent, à adhérer à l'UMP ...
/ ... AP/Yahoo
(..........)
Lire l'article
Décider sur les primaires à l'été 2010, «ça veut dire qu'on n'en veut pas» pour Montebourg
Arnaud Montebourg, le 2 octobre 2007 à Paris/Mehdi Fedouach AFP
POLITIQUE - C'est pourtant le calendrier proposé par Martine Aubry pour réfléchir à des primaires ouvertes à tous... «Je n'en serai pas», dit le député de Saône-et-Loire, membre de la direction du PS...
Bilderberg 2009
Bilderberg 2009 : Gestion Mondiale De La Santé, La Finance,Traité de Lisbonne Ratifié, Destruction Préméditée De l'Economie
Selon le journaliste d'investigation, Jim Tucker, l'agenda Bilderberg 2009 a sélectionné comme priorités la création d'un ministère mondial de la santé, d'un ministère mondial de la finance ainsi que de fomenter une dépression économique courte. Tucker a participé au débat sur Alex Jones Show et a dit que l'ancien premier ministre suédois, un participant assidu des conférences de Bilderberg, Carl Bildt a fait un discours prônant la transformation de l'OMS en ministère mondial de la santé, du FMI en ministère mondial des finances, tous deux sous les auspices de l'ONU. On peut noter que cela va dans le sens de la décision prise en début d'année au G20 sur le renforcement des pouvoirs du FMI et sur le tapage médiatique fait sur la "pandémie" de grippe porcine et la place dévolue à l'OMS sur le devant de la scène politique internationale dans cette histoire. Participe à cette campagne pour effrayer l'opinion publique mondiale, le co fondateur de Google, Larry Page, qui selon le quotidien britannique le Telegraph aurait dit pour justifier la rétention des données personnelles plus de six mois (maximum autorisé par l'UE), " « Le fait d’avoir ces données personnelles a beaucoup de valeur. Moins on gardera de traces comme celles-là, plus on aura de chances de tous mourir ». Selon lui, Google serait empêché de prévoir avec succès la propagation des maladies et d’épidémies comme la grippe porcine. Le PDG de Google, Eric Schmidt, a participé à la conférence du groupe Bilderberg en 2008. Récemment il a déclaré : " historiquement, quand les marchés commencent à être règlementés, le niveau d’innovation ralentit dramatiquement ". Déclaration en phase totale avec le programme mondialiste Bilderberg. De plus, restreindre les libertés individuelles par la collecte et l'utilisation des données personnelles sur le net fait partie des actions soutenues par les Bilderberg afin d'asseoir leur hégémonie mondiale.
Selon Tucker, ces choix constituent un pas de géant vers la création d'une gouvernance mondiale planifiée par Bilderberg mais retardée ces dix dernières années. (......)
Bilderberg 2009! Infos exclusives de Jim Tucker!
Alors
que la presse alignée continue à censurer totalement la grande réunion
élitiste crypto-secrète qui se tient actuellement en Grèce et qui
réunit plus d’une centaine de top-dirigeants européens et étasuniens,
quelques informations nous parviennent du journaliste d’investigation Jim
Tucker :
Illustration : le Bilderberg 2009 se tient à l’Astir Palace de Vouliagméni -source Prison Planet.com
Source Paul Joseph Watson - Prison Planet.com
, Samedi 16 mai 2009
Traduction 911nwo.info.
<<
Le journaliste vétéran d’investigation Jim Tucker a découvert l’agenda
du Bilderberg 2009, qui inclut le plan pour un Ministère mondial de la
Santé, pour un Ministère mondial du Trésor, et pour une récession plus
courte [NDLR : mais plus violente] plutôt qu’une dépression économique
plus longue [NDLR : mais moins violente].
Apparaissant
au show d’Alex Jones, Tucker a dit que l’ancien Premier Ministre
Suédois et membre régulier du Bilderberg Carl Bildt “a fait un discours
réclamant la transformation de l’Organisation Mondiale de la Santé en
un Département mondial de la Santé, réclamant la transformation du FMI
en un département mondial du Trésor, ces 2 super-ministères étant bien
entendu placés sous l’égide des Nations Unies”.
Tucker
a noté que de tels mouvements constitueraient des pas de géants vers le
Gouvernement mondial que le Groupe Bilderberg s’est promis d’achever,
mais n’a pu finaliser durant ces 10 dernières années, très frustrantes.
Tucker
déclara que le groupe Bilderberg tenait à souligner les problèmes
causés par la crise économique, tout autant que la menace posée par la
pandémie grippale, afin de justifier la centralisation du Pouvoir.
Selon
Tucker, Bildt a également parlé du réchauffement global dans le
contexte d’une taxe globale sur les émissions de carbone, qui est
depuis longtemps inscrite sur l’genda des Bilderbergueurs.
La
taxe globale qui sera payée directement à l’ONU sera introduite
graduellement, d’abord sous forme d’une taxe peu sensible sur l’essence
et le gazole, avant d’être augmentée une fois en place, a déclaré
Tucker.
Concernant
le crucial Traité de Lisbonne, qui fut retiré après le vote “Non” des
Irlandaisl’an passé, Tucker a dit que le Bilderberg planifiait
d’envoyer de manière privée des représentants en Irlande pour parler
aux leaders politiques pour soutenir le traité. L’Union Européenne
requiert le vote de tous les membres pour ratifier le traité avant de
l’instaurer, et les votants irlandais seront à nouveau invités à voter
par référendum en fin d’année malgré le fait qu’ils avaient rejeté ce
traité l’an passé…
Tucker
a déclaré qu’un élément-clé de la réunion du groupe Bilderberg de cette
année était un effort pour amener le Président Obama à “glisser vers la
ratification du Traité de la Cour Internationale de
Justice
” en transmettant cette ratification au Sénat pour
la faire voter.
“Leurs
tactiques sont celles-ci”, a dit Tucker : “Obama est censé parlementer
avec les nombreux démocrates de gauche du Congrès qui veulent vraiment
l traité de la Cour Internationale de Justice qui sont tellement
effrayés, car les gens sont fortement opposés à abandonner leur
souveraineté qu’ils craignaient voter pour lui - les lâches - et donc
Obama devrait parlementer avec eux et leur dire de ne pas s’inquiéter,
qu’ils auront davantage de libéraux [NDLR : démocrates de gauche] au
Sénat après les élections de 2010 et donc qu’en Janvier 2011, quand le
Nouveau Sénat sera installé, ils pourront alors ratifier le traité tard
le samedi soir, quand il est trop tard le dimanche matin pour
l’impression dans les journaux ou pour la préparation des talk-shows du
dimanche… et qu’il n’y aura pas de réaction politique”.
Tucker
a confirmé les informations relayées en premier par Daniel Estulin, que
le Bilderberg se demandaient s’ils fallait couler l’économie rapidement
ou la plomber durant un longue dépression agonisante.
“Le
ministre de l’Economie et des Finances Geithner et Carl Bildt ont vanté
les mérites d’une récession plus courte plutôt qu’une une récession de
10 ans… en partie parce qu’une récession de 10 ans causerait des
dommages aux industriels du Bilderberg eux-mêmes, et autant ils veulent
un Ministère mondial du Travail et un Ministère mondial du Trésor,
autant ils aiment encore faire de l’argent et une telle récession aussi
longue leur couterait cher industriellement car peronne n’achèterait
leurs joujous. Ils dont donc inclinés à la faire courte”, a déclaré
Tucker.
Tucker
a conclu en notant que les membres du Bilderberg semblaient avoir un
visage assez sombre lors de cette rencontre et que géopolitiquement,
“les choses vont mal pour eux, les Américains répondent, les Européens
répondent, et leur programme est en train d’être bloqué”. >>
Rappelons
que Timothy Geithner, secrétaire US au Trésor ; Robert Zoellick,
président de la Banque mondiale ; l’émissaire américain Richard
Holbrooke ; José Manuel Barroso, président de la Commission européenne
; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne ; les
reines Béatrix des Pays-Bas et Sophie d’Espagne et Carl donc Bildt,
ministre suédois des Affaires étrangères doivent, entre autre convives
très prestigieux, particper aux travaux secret du cercle élitiste
Bilderberg selon une
dépêche AFP
.
Tout
cela dans l’Omerta journalistique la plus absolue notamment en France…
courageux journaliste et indépendants éditorialistes que nous avons !
http://911nwo.info/2009/05/17/bilderberg-2009-des-informations-exclusives-dun-journaliste-dinvestigation/
Lire l'article
01 juillet 2009
Le Nouvel Obs veut devenir la Gazette de la Cour
Régis Soubrouillard | Mercredi 01 Juillet 2009
Conférence de rédaction tendue ce matin au Nouvel observateur. L'entretien négocié en exclusivité par le directeur du journal, Denis Olivennes, avec Nicolas Sarkozy contre la Une du journal reste en travers de la gorge des journalistes. Malvenu à un moment où certains choix éditoriaux d'Olivennes sont déjà contestés.
Denis Olivennes
Sarkozy propose, Olivennes dispose. Cela s’est passé un dimanche.
Franck Louvrier, le responsable communication de l’Elysée contacte le
PDG du Nouvel Observateur pour lui proposer sous dix jours un entretien
exclusif avec le président de la République en contrepartie de la
couverture et d’une bonne mise en scène de l’Evenement. Echanges de bon
procédés. Selon rue89, Olivennes envoie alors un mail aux chefs de services du journal «
Franck Louvrier souhaitait que l'entretien ait lieu dans une dizaine de
jours et avec moi car il voulait que l'entretien prenne la forme d'un
dialogue approfondi ». Le même jour, Sarkozy appelle Olivennes. L’entretien est fixé pour l’après-midi, largement de quoi préparer un « entretien approfondi », en présence de Michel Labro, directeur de la rédaction de l’hebdomadaire. Aucun journaliste politique de l'Obs n'est convié.
La société des rédacteurs n’en revient toujours pas : « Serait-ce pour resserrer des liens avec le président, comme beaucoup le pensent au sein de la rédaction ? » . Ajoutant que cette interview «
fait craindre une dérive sarkophile qui a été reprochée par de nombreux
lecteurs et ne cadre guère avec l’engagement du Nouvel Observateur »
Ce matin, le problème a été abordé lors d’une conférence de rédaction «
Olivennes s’est justifié en disant que cela positionne l’Obs comme
journal d’opposition. Ca a fait rire tout le monde. La réalité, encore
une fois, c’est que c’est Sarkozy qui décide de l’agenda médiatique, on
se sent instrumentalisé. Sarkozy nous utilise pour s’adresser à un
électorat potentiel. Il n’accordait l’interview que s’il avait la Une.
Résultat la Une sur Michael Jackson a sauté. Les échanges ont été assez
violents, mais Olivennes est apparu assez isolé même des historiques du
journal commencent à se poser des questions, certains choix éditoriaux
sont contestés. Cela fait deux Unes de suite sur Sarko » témoigne un journaliste.
Le sarkozysme fait son chemin dans les têtes bien pensantes de l'Obs
Déjà début mai, Nicolas Sarkozy avait convié à sa table à l’Elysée
Denis Olivennes, Jacques Julliard, et Jean Daniel, les trois têtes bien
pensantes de l’Obs. Jean
Daniel pas insensible aux charmes du président en était revenu avec un
éditorial en forme d’hommage à l’un des hommes d’Etat les plus inspirés
de son temps :
« C'est un président très présent mais
nullement survolté, aux traits pleins, rassérénés et apaisés, toujours
prompt à la riposte mais laissant volontiers parler, économe de ses
gestes et à l'aise dans un nouveau rôle présidentiel, qui nous parle en
ce jour anniversaire de ses deux années à l'Elysée. Nulle trace de
ressentiment dans ses propos. (…) Tandis que notre déjeuner se termine,
nous nous disons que nous n'avons pas encore tout à fait percé le
secret de ce président jeune et ludiquement impétueux, si peu conforme
à ceux qui l'ont précédé dans ce palais et qui, en dépit de ce qu'il
dit avec sincérité, joue avec volupté à imprimer sa marque dans
l'histoire ».
Et le discours sarkozyste fait son chemin
dans les cerveaux disponibles des observateurs. Denis Olivennes qui il
y a peu déclarait que dans quelques années « nous serons un site
qui disposera d’un hebdo » est beaucoup plus précautionneux –sarkozyste
?- à l’égard des nouvelles technologies. Dans une réunion hier, il
déclarait ainsi qu’Internet était « le tout à l’égout de la démocratie ». Rupture radicale, même Sarko n’aurait pas osé.
°°°°°°°°°°°°
Le boss du Nouvel Obs interviewe Sarkozy... et met en boule sa rédaction
Extrait:
Dimanche dernier, entretien en tête à tête entre le chef de l'Etat et Denis Olivennes
- directeur général et directeur de la publication de L'obs, ancien PDG
de la Fnac et auteur du rapport à l'origine de la loi Hadopi - et Michel Labro, directeur de la publication. Une entrevue qui a été
organisée le matin même dans le dos de l'ensemble de la
rédac de l'hebdomadaire comme le rapporte Rue 89.
Scoop toujours...
Franck Louvrier, conseiller pour la presse et la communication à
l'Elysée, avait pourtant prévu une entrevue 10 jours plus tard. Mais Nicolas Sarkozy en a finalement décidé autrement. Après un coup de fil à Denis Olivennes, rendez-vous est pris pour le jour même...
Pourquoi Denis Olivennes?
Il le dit lui-même dans le mail qu'il a envoyé à ses rédacteurs en chef dimanche, email que Rue 89 s'est procuré: "Franck Louvrier souhaitait que
l'entretien ait lieu avec moi car il voulait que l'entretien prenne
la forme d'une discussion approfondie." L'idée: un bilan en 8 pages des 2 ans de présidence de Sarkozy.
Les journalistes agacés..
Dès lundi, un communiqué agacé de la Société des rédacteurs est adressé
à l'équipe et se demande notamment s'il ne s'agirait pas "de resserrer des liens avec le
Président, comme beaucoup le pensent au sein de la
rédaction et évoque "dérive sarkophile".
Les journalistes devraient s'expliquer ce mercredi avec Denis Olivennes.
(Source:
Rue89)
- Vidéo off de Sarkozy: "La liberté de la presse est menacée, même en France"
- Vidéo off de Sarkozy: l'un des journalistes de France 3 convoqué une nouvelle fois par la police
- Quand Sarkozy traite un journaliste politique de France 3 de crétin...
- Sarkozy vampire des médias?
- Canal Sarkozy: "Les Guignols c'est l'émission que Sarkozy déteste par-dessus tout"
Primaires à gauche : dernière solution avant le désespoir ?
Telos, par Laurent Bouvet le 23 juin 2009
http://www.telos-eu.com/fr/article/primaires_a_gauche_derniere_solution_avant_le_désespoir
Au Parti socialiste, à peine a-t-on remisé les drapeaux européens pour 2014 que l'échauffement pour la présidentielle a déjà repris. Au programme : " les primaires " ou comment être sûr de désigner le bon candidat (ou la bonne candidate...) pour gagner en 2012. Barack Obama ne le sait pas, mais il est pour beaucoup dans le retour du débat sur les primaires. Ce débat récurrent chez les socialistes français avait déjà fait rage en 2006 après les primaires de la gauche italienne et au moment de désigner le candidat pour la présidentielle de 2007. Avec l'élection d'Obama, c'est un peu comme si les socialistes français avaient redécouvert l'Amérique.
Depuis qu'il a gagné, on ne compte plus en effet les missions et autres
délégations qui franchissent l'Atlantique en quête du Graal électoral.
Il faut comprendre les socialistes ; à Solferino, les affiches des
campagnes de François Mitterrand ont jauni depuis bien longtemps dans
leurs sous-verre, et si le PS continue ainsi, il n'y aura bientôt plus
de mémoire vivante de la dernière victoire présidentielle (1988). C'est
donc en Amérique que les missionnaires socialistes pensent avoir
découvert le remède à tous leurs maux : les primaires présidentielles -
oubliant sans doute qu'avant de permettre, l'année dernière, à la
candidature Obama de s'imposer, elles ont conduit à de nombreuses
reprises à bien des errements du côté démocrate.
Comme l'ont souligné les
experts du groupe de travail de la Fondation
Terra Nova, il n'est pas facile d'acclimater une telle pratique
en France.
Ils mettent en évidence
trois modèles.
Les primaires " à
l'italienne ", ouvertes à toute la gauche mais qu'ils
écartent immédiatement parce qu'elles... existent déjà dans le système
français. C'est le premier tour de l'élection présidentielle qui sert
de primaire au sein de chaque camp selon l'adage bien connu : " au
premier tour on choisit, au second, on élimine ".
Les primaires " à
l'américaine ", de type présidentiel, qui permettent de
désigner le candidat au sein d'un seul parti mais en associant les
sympathisants aux adhérents - selon des modalités qui resteraient à
définir dans le cas français. Mais si ce modèle est a priori le mieux
adapté à la présidentialisation du régime, il est également écarté, car
trop difficile à acclimater au PS dont la culture partisane (notamment
le rôle de ses militants) n'a rien à voir avec celle des partis
américains.
Ce sont donc les
primaires dites " à l'anglaise ", parce qu'inspirées du
modèle parlementaire, qui ont finalement la préférence du groupe de
Terra Nova. Il s'agit de primaires internes " élargies " qui
respecteraient mieux le fonctionnement actuel du parti tout en donnant
une cohérence au leadership socialiste puisque le Premier secrétaire
serait aussi le candidat et légitime à l'élection présidentielle
suivante.
Las, ce n'est pas la méthode que semble avoir retenue le groupe de
travail interne du PS, piloté par Arnaud Montebourg, qui préconise une
primaire ouverte à tous les sympathisants de gauche à laquelle
pourraient se présenter des socialistes comme des responsables de la
gauche " de gouvernement ", oubliant visiblement le rôle du premier
tour de l'élection présidentielle. Position qui risque
de toute manière de ne pas
faire l'unanimité au sein du parti puisqu'ils sont
nombreux à rejeter, au premier abord, une telle innovation. Ainsi,
François Hollande, Laurent Fabius, Bertrand Delanoë jusqu'ici..., ou
encore, sans doute, Martine Aubry, qui ne s'est pas clairement
prononcée, n'ont-ils pas l'air formidablement enthousiastes à l'idée
d'ouvrir portes et fenêtres au tout venant, fût-il " sympathisant " de
gauche...
D'autres,
en revanche, essentiellement parmi les " jeunes " (Pierre Moscovici,
Vincent Peillon, Arnaud Montebourg, Manuel Valls...) ou du côté de
Ségolène Royal, qui a bénéficié à plein, en 2006, de la " petite "
primaire interne au parti, font
visiblement de cette réforme une condition sine qua non de la
refondation d'un parti qu'ils rêvent d'arracher des pattes des
éléphants. Cette appétence pour une pratique qui
soulève au moins autant de questions qu'elle est censée en résoudre,
traduit chez eux l'idée que dès lors que l'on aurait solutionné " à
froid " le problème de la désignation du candidat à la présidentielle,
les errements du Parti socialiste prendraient fin. Les Américains
appellent ce genre d'illusion du wishful thinking - en français,
prendre ses désirs pour des réalités.
On peut, en effet, juger impératif que le PS prenne enfin acte de la
présidentialisation avancée du régime. Et, dès lors, qu'il ajuste son
fonctionnement interne à son ambition de gouverner le pays. Mais des primaires, aussi bien conçues
soient-elles, ne permettront jamais de passer outre le manque de projet
d'ensemble pour la société française, le lien avec un électorat solide
et diversifié, ou encore les embarras stratégiques posés par les
alliances indispensables pour espérer gagner. Une
phrase du rapport Montebourg traduit bien l'erreur fondamentale
d'analyse sous-jacente à ces considérations : " comme le montrent les
élections européennes, il y a une forte majorité progressiste mais la
faiblesse de leadership socialiste et la fragmentation de notre camp
donnent la victoire à l'UMP. "
Si bien qu'aux nombreuses
questions sur la faisabilité de primaires au PS ou à gauche
- qui vote ? qui peut s'y présenter ? qui paie ? qui contrôle ?... - s'ajoute finalement, celle,
essentielle, de leur utilité politique. Que proposera de plus au pays
un(e) candidat(e) désigné(e) suivant un tel système ?
La légitimité supposément plus grande qu'il ou elle aura acquise lui
permettra-t-elle d'être à la hauteur des enjeux ?
Barack Obama n'a pas été élu président des États-Unis parce qu'il est
passé par un système de primaires - même si l'on doit souligner que
dans le cas américain, sans les primaires, il n'aurait jamais pu
émerger et s'imposer comme il l'a fait. Il a été élu avant tout parce
qu'il a su proposer à son pays, à un moment précis de son histoire, une
vision (de son avenir notamment...) suffisamment construite, réfléchie
et structurée pour emporter largement l'adhésion. C'est cette puissance
propre qui lui a permis d'écraser la " machine " électorale démocrate
bâtie par les Clinton au cours d'une campagne exceptionnelle de
primaires et, dans la foulée, celle des conservateurs républicains.
Aucun système de
désignation des candidats à une élection, aussi démocratique et bien
conçu soit-il, ne permet de garantir la victoire finale ni même de
donner davantage de chances de l'emporter à celui qui en bénéficie -
l'expérience de la présidentielle de 2007 en France l'a bien montré
puisque celui qui a été élu n'a pas été choisi au cours de primaires
dans son parti, c'est le moins que l'on puisse dire ! Ce n'est pas là
que ça se joue. Or les socialistes français n'ont plus tant de temps
que cela devant eux pour le comprendre ; dès lors, s'arc-bouter ainsi,
et demain, peut-être, se déchirer sur la question des primaires ne leur
en fera pas gagner.
source : http://coeur-a-gauche.over-blog.com/article-33228434.html
Sarkozye et Christian Clavier en Corse
Occupation de la propriété de Christian Clavier en Corse: les condamnations confirmées en appel
AP | 01.07.2009 | 15:53
Des peines de 500 euros d'amende ont été prononcées mercredi par la cour d'appel de Bastia à l'encontre de dix militants nationalistes corses, reconnus coupables de violation de propriété après avoir fait irruption à l'été 2008 dans le jardin de la villa de l'acteur Christian Clavier près de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a-t-on appris de source judiciaire.
Parmi les personnes condamnées figurent trois élus indépendantistes à l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, Rosa Prosperi et Véronique Sciaretti.
La cour d'appel a confirmé le jugement rendu en première instance par le tribunal correctionnel d'Ajaccio. Au cours de l'audience, l'avocat général, Pierre-Yves Radiguet, avait requis 1.500 euros d'amende contre chacun des prévenus.
Les avocats des indépendantistes poursuivis avaient quant à eux plaidé la relaxe en rejetant les accusations de "menaces, violences ou pressions psychologiques".
Cette opération très médiatisée par la suite s'était déroulée le 30 août 2008. Elle avait pour but de protester contre la spéculation immobilière et touristique. Un groupe de manifestants s'était introduit dans le jardin de la propriété de l'acteur et s'y était installé durant une heure. Quelques jours plus tard, le coordonateur des forces de sécurité en Corse, Dominique Rossi, avait été démis de ses fonctions. AP
La saison des clubs au PS
La multiplication de clubs périphériques ne fait qu’appauvrir le débat interne.
C’est
la saison, les clubs n’en finissent pas d’éclore au PS. Après le
célèbre Désirs d’avenir, qui poursuit plus discrètement mais avec une
belle constance sa trajectoire, voici "Répondre à gauche" de François
Hollande et "À gauche, besoin d’optimisme" de Manuel Valls, qui
viennent s’ajouter aux clubs de Vincent Peillon, "L’espoir à gauche",
et de Pierre Moscovici, "Besoin de gauche". (...)
Lire l'article
Mon commentaire : "Mediterranée, aux plages d'or....".
Bon. Trêve de plaisanteries..
Mais pourquoi donc Martine Aubry semble-t-elle, depuis son élection ("désignation par les éléphants" serait plus juste) saisit toute occasion d'empêcher un rassemblement de TOUS les socialistes autour de la table pour ???.....
DSK? Plus tard? Quand le PS sera enfin exangue et débarrassé des socialistes?
DSK appellé en sauveur d'un PS qui aurait réussi à évacuer tous ses socialistes empêcheurs de tourner en rond, et en ne gardant que les plus intéressants/ intéressés collaborateurs: les ELUS?
Je me perds en questions ........
Gorce: Valls "tranche utilement"
Le député PS Gaëtan Gorce, proche de
Ségolène Royal, a estimé aujourd'hui que l'initiative du député-maire
d'Evry, Manuel Valls, sorti du bois pour affirmer son ambition présidentielle, "tranche utilement" dans un parti où "tout est devenu calcul".
M. Gorce considère dans un communiqué que l'initiative de M. Valls
"sans y participer, est une bonne nouvelle". Il se dit toutefois "loin
de partager" tous ses points de vue.
"Dans un parti où tout est devenu calcul, où il est devenu impossible
d'exprimer une opinion nette sur un sujet quelconque, l'attitude de
Manuel tranche utilement", estime M. Gorce.
Pour le député de la Nièvre, M. Valls "fait preuve de courage là où les
autres depuis dix ans ne manifestent que de la pusillanimité", de
"convictions là où les autres ne sont que tactique".
Mon commentaire: Complètement d'accord avec G Gorce. On peut ne pas partager les points de vue de Valls, mais il a cette qualité rarissime au PS, de dire ce qu'il pense, ni plus ni moins, au risque d'entendre pousser des cris d'orfraie hypocrite...
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Une bonne nouvelle
Il est aujourd'hui de bon ton à gauche de moquer les ambitions de Manuel Valls, de dénoncer ses impatiences et ses ruades. Je ne me joindrai pas au choeur des protestations. Bien au contraire, je considère que son initiative, sans y participer, est une bonne nouvelle. Je suis loin de partager tous les points de vue exprimes par Manuel : mais ce désaccord ne m'interdit pas de mesurer son mérite.
Dans un parti où tout est devenu calcul, où il est devenu impossible d'exprimer une opinion nette sur un sujet quelconque, l'attitude de Manuel tranche utilement. Il fait preuve de courage là où les autres depuis dix ans ne manifestent que de la pusillanimité ; il fait preuve de convictions là où les autres ne sont que tactique. Il affiche même une ambition présidentielle ? La belle affaire : le PS est en passe de mourir de ces candidatures jamais assumées, de ces candidats virtuels qui, au lieu de s'affirmer (comme il a choisi clairement de le faire), n'ont d'autres stratégies que d'empêcher , d'étouffer et au final niveler ce parti par le bas.
Au point où nous en sommes je veux encore croire à un sursaut collectif du PS, à une prise de conscience. Manuel n'y croit plus et il a pour cela des arguments. Sa démarche est dès lors plus qu'utile parce que s'il fait preuve de cohérence et de constance, il constituera un recours. Au même titre que Ségolène avec laquelle il ne doit pas se couper : il y a d'ailleurs dans sa démarche bien des ressemblances qu'il s'agisse du courage d'avancer et d'un esprit iconoclaste. Parce qu'elle a été candidate à la présidentielle, parce que sa liberté d'esprit et de ton en font une personnalité différente au PS, Ségolène garde plusieurs longueurs d'avance. Mais il n'est pas inutile qu'ils soient au moins deux à courir dans la même direction : celle d'un changement radical de la gauche !
Gaëtan Gorce

