CAP 2012

19 mai 2012

Pour achever DSK auprès de ceux qui ont encore quelques illusions (+ 1 bonus! – Michel Rocard)

D’après le livre de John Kenneth GALBRAITH

 

Bonjour!

Sarkozy avait donné la preuve qu’un socialiste de gouvernement ne résiste pas à une proposition prestigieuse, même si elle émane d’un ennemi politique et implique de quitter son parti d’origine, comme on l’a vu avec Bernard Kouchner, Eric Besson ou Claude Allègre.
D’autres comme Dominique Strauss-Kahn, Jacques Attali, Jack Lang, Michel Rocard ont accepté des titres qui ne leur ont pas paru incompatibles avec la qualité de membre du PS français.
Un des pires a refusé, bien qu’à l’époque il fût très courtisé: Manuel Valls, et vous allez voir le tort qu’il va faire comme ministre de l’intérieur et de l’immigration au socialisme de gouvernement, qui le mérite bien, comme à la démocratie, qui n’en demande pas tant. Lisez en attendant le savoureux « Vous avez aimé Claude Guéant ? Vous adorerez Manuel Valls
 » d’Alain Gresh, du Monde diplomatique.

S’agissant de Dominique Strauss-Kahn, voici un article bien intéressant, surtout pour ceux qui croient encore que le titre d’économiste a quelque chose à voir avec une compétence de type scientifique, au-dessus ou en-dehors des conflits sociaux pour l’appropriation de la richesse des nations. Un économiste dans la norme, c’est une espèce de fou, payé pour répéter d’innombrables contre-vérités maintes fois démontrées comme telles, mais utiles aux puissants. C’est un prélat de l’inégalité, un ennemi du genre humain, un tueur du peuple grec, un tueur de n’importe quel peuple « s’il le faut ».
Les économistes ne sont pas neutres dans la « guerre des classes », qu’ils nient, mais dont parlent des gens aussi différents que le milliardaire Warren Buffett
ou les sociologues Pinçon et Charlot.

Voici donc, comme à Harvard (dont Papandréou est diplômé), un étude de cas empruntée à la réalité: Dominique Strauss-Kahn économiste.

Bonne lecture!

 

Guy

 

Post scriptum:
…Et au passage, mais ici par pur amour de l’acte gratuit, car ses gesticulations ne trompent plus personne, et non sans lâcheté, vu qu’il lui reste à peu près dix-huit auditeurs éparpillés de par le monde, enterrons du même mouvement Michel Rocard.  Voici ce qu’il disait en mai 2011, en appui à la candidature à la présidence française de Dominique Strauss-Kahn:
« On peut penser, comme citoyen du monde, qu’il y aurait un intérêt à ce que Strauss-Kahn reste à Washington, parce que la mission n’est pas terminée.
Mais la résistance politique des banques est telle que les États-Unis craquent, que la Grande-Bretagne a mis un employé de la City comme Premier ministre, que Madame Merkel a peur, que le Japon se défile.
J’ai longtemps dit le contraire, mais je pense désormais, en citoyen français, qu’il vaut mieux rapatrier Strauss-Kahn, et qu’il puisse agir à travers l’écoute dont bénéficie encore la France sur la scène internationale. »

Cocorico! Ça est une fois au moins aussi pire que de l’économie – mais ça porte un autre nom.


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Trilatérale: liste des membres en mai 2010

TrilateraleMembresMai2010_1

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« Réorienter l’UE ne pourra se faire sans une crise voulue et assumée » Jacques Sapir

Sur EL CORREO


par Jacques Sapir *

 

Economic Insight : Le 6 mai dernier, la victoire de François Hollande a mis fin à 17 ans de règne de la droite à l’Elysée. Mais le candidat du PS n’a remporté que 51, 68 % des voix contre le président sortant, Nicolas Sarkozy, soutenu l’UMP. Pouvez-vous analyser le résultat de cette élection ? Pensez-vous qu’elle aura une incidence sur l’évolution sociale et politique de la France ?

- Jacques Sapir  : L’élection présidentielle est le moment clef de la vie politique française. Au premier tour de cette élection la véritable surprise a été le résultat important (18 % des suffrages) de Marine le Pen (Front national). Un parti populiste de droite arrive ainsi en troisième position. Un second résultat important du premier tour a été qu’aucun des candidats des deux partis traditionnels, le Parti socialiste (PS) ou l’Union pour un Mouvement populaire (UMP) n’a atteint les 30% des suffrages.

La désaffection envers les partis traditionnels ne s’est pas seulement montrée dans le résultat de Marine Le Pen mais aussi dans celui du candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, qui a dépassé les 11% des suffrages. Les votes de contestation du système politique, si l’on y ajoute les petits partis d’extrême- gauche, ont donc dépassé les 30%, soit plus que ce qu’ont réalisé François Hollande ou Nicolas Sarkozy.

Le second tour a confirmé en un sens ces résultats du premier. Les électeurs qui ont voté pour François Hollande ont en fait largement voté contre Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un vote d’adhésion mais un vote de rejet. D’ailleurs, plus de 2,1 millions d’électeurs ont voté blanc (dont une partie des 6 millions d’électeurs de Marine le Pen), alors que l’écart entre François Hollande et Nicolas Sarkozy ne se monte qu’à 1,2 million de voix. Le candidat socialiste n’a ainsi pas reçu de mandat clair, si ce n’est celui du rejet de son prédécesseur ; et une partie des Français ne se reconnaît ni dans l’un ni dans l’autre de ces candidats. C’est un point important qu’il faut garder à l’esprit quand on regarde le résultat final de l’élection.

Quelles sont les principales préoccupations économiques des Français ? Inflation, revenus, chômage, retraite ?

Très clairement, ce sont aujourd’hui les préoccupations sociales qui dominent la vie politique française : chômage, pouvoir d’achat, justice sociale, problème qui implique une autre répartition des revenus. Mais, il y a aussi une immense inquiétude pour l’avenir. Plus de 60 % des Français estiment que la situation du pays va continuer à se dégrader dans les années qui viennent. Ce pessimisme est une des grandes caractéristiques de la période actuelle.

Il a pour racines les évolutions que l’Europe a connues ces dernières années, mais aussi le processus de désindustrialisation qui touche la France. Les gens sentent bien qu’il y a une menace, directe ou indirecte, sur leur emploi ou sur leurs conditions de vie. Les réactions épidermiques dont les immigrés sont les victimes sont, en partie, liées à ce phénomène. Mais les gens sentent aussi que l’immigration n’est pas le seul, voire le principal problème. Il y a donc dans la population une sourde inquiétude qui monte et qu’aucun des partis dominants sur l’échiquier politique ne prend en compte. Et à plus forte raison ne lui donne de réponse.

Ce sentiment d’abandon, qu’il soit économique, social ou même territorial – on pense ici aux fermetures d’écoles, de bureaux de poste dans les petits bourgs ruraux – engendre un vote de colère.
Les gens ont le sentiment non seulement d’être abandonnés, mais aussi méprisés par des dirigeants qui pactisent avec la « technostructure » de Bruxelles. Ce vote de colère désormais s’incarne en partie dans le vote Marine Le Pen et, pour l’autre, dans le vote Jean-Luc Mélenchon.


François Hollande affirme vouloir privilégier la croissance par rapport à la rigueur, et l’augmentation de la fiscalité au lieu de la baisse des impôts. Est-ce qu’il arrivera à disposer de ressources fiscales suffisantes ?

La question des ressources fiscales est liée à celle de la croissance. Tous les étudiants en économie savent que si votre richesse nominale augmente (par la croissance de votre richesse réelle, mais aussi par l’inflation) alors les impôts rapportent davantage d’argent. Inversement, si la richesse stagne, voire se contracte, le produit des impôts diminue plus que proportionnellement.

Le grand non-dit de cette campagne est que la France a besoin et de croissance réelle et d’inflation. Mais, tant qu’elle sera dans la zone euro, elle ne pourra pas se permettre une inflation supérieure à celle de ses voisins immédiats. De plus, ses perspectives de croissance sont aujourd’hui faibles.

François Hollande veut arracher à l’Allemagne une nouvelle politique économique pour la zone euro. Mais, dans le contexte actuel, ceci impliquerait un affrontement important et durable avec Angela Merkel. On peut douter que François Hollande y soit prêt. En tout les cas, il ne s’en donne pas les moyens. La seule solution qui lui reste est une modification de la répartition des revenus en France, mais ici aussi les marges de manœuvre sont très limitées.

 

Mais cette politique risque d’avoir des effets néfastes, comme la résistance ou l’évasion fiscale des riches. Pensez-vous que le nouveau gouvernement français peut surmonter tous ces problèmes ?

L’évasion fiscale est un problème réel, mais il faut savoir qu’elle ne concerne pas seulement les individus, mais aussi les entreprises. La seule méthode réellement efficace pour la maîtrise de la fiscalité consisterait à remettre en place des contrôles sur les mouvements de capitaux. Il n’y a rien dans le programme de François Hollande qui aille dans cette direction. Les mesures prévues dans ce texte ne seront que d’une efficacité limitée et temporaire.

 

La crise financière de l’UE risque-t-elle de contaminer la France ? On dit que, après l’Espagne, ce serait le tour de la France…

La crise financière, autrement dit la crise des dettes souveraines et de l’euro, a déjà contaminé la France ! La différence de taux d’intérêt sur la dette publique entre l’Allemagne et la France atteint désormais plus de 1,3 % (ou 130 points de base). C’est une différence identique, voire supérieure, à celle qui existait avant que ne se mette en place la zone euro ! De fait, le seul avantage de l’euro – pouvoir emprunter à des taux globalement équivalents aux taux allemands - a disparu.

La chaîne de contamination de la crise est bien connue. La situation en Grèce exerce une influence directe sur le Portugal. Une dégradation de la situation portugaise a des conséquences néfastes sur l’Espagne, et ceci entraîne alors une dégradation de la situation financière de l’Italie. Pour autant, les problèmes de ces pays sont très différents.

Le problème de l’Espagne est celui d’une économie qui s’appuyait quasi exclusivement sur les services et la construction. L’effondrement de ces activités provoque un chômage explosif qui atteint désormais près de 25 % de la population active et plus de 50 % des jeunes de moins de trente ans. Le problème de l’Italie est davantage celui d’une croissance atone, étouffée par un taux de change de l’euro devenu insupportable pour ce pays. Dans ce contexte, la dette accumulée n’a cessé d’augmenter. Elle atteint aujourd’hui 120 % du produit intérieur brut (PIB) et se reproduit d’elle-même par le mécanisme des intérêts. Quand on a une telle dette, un taux d’intérêt moyen de 4 % signifie qu’il faut payer en intérêts 4,8 % du PIB chaque année. Si ce taux monte à 5%, ce sera 6% du PIB qu’il faudra payer. L’Italie est donc condamnée à un déficit toujours plus important dans une situation où son économie ne peut plus croître.

Ces différences font que, structurellement, il ne devrait pas y avoir de contamination car les problèmes de ces pays sont différents, même si leur origine est commune : l’euro. Car c’est bien à cause de la monnaie unique que l’Espagne s’est désindustrialisée et spécialisée dans les services et la construction ; et que l’Italie souffre d’un taux de change surévalué. Mais le mécanisme des taux d’intérêt est important en Espagne et crucial pour l’Italie. C’est pourquoi la réaction des marchés financiers est de passer sur ces différences et de raisonner dans les termes de la chaîne de contamination que j’ai décrite.

Il est clair que, quand l’Espagne et l’Italie seront à nouveau touchées, autrement dit quand les taux auxquels ces pays empruntent dépasseront à nouveau les 6 % (et ils étaient le 9 mai de 6,04 % en Espagne et de 5,7% en Italie), la France à son tour sera mise en cause. Tout le monde comprend, même si aujourd’hui on ne le dit pas, que si l’Espagne et l’Italie étaient forcées de quitter la zone euro alors la France ne pourrait pas y rester non plus.

 

Certains pensent que l’alternance politique en France peut fragiliser l’UE et la zone euro. Est-ce que les divisions et conflits entre les pays membres vont s’intensifier ? Surtout entre la France et l’Allemagne ?

François Hollande a annoncé que l’Europe serait sa priorité. Mais, dans le même temps, il veut réorienter la politique économique de l’UE. Or il ne pourra le faire qu’au prix d’une crise, voulue et assumée, tant de l’UE que de la zone euro. Tout compromis, à l’heure actuelle, se fera aux conditions allemandes si l’on ne change pas brutalement le rapport des forces. Mais l’Allemagne semble incapable de comprendre que ce qui est bon pour elle ne l’est pas nécessairement pour l’Europe.

Il y a dans le discours de François Hollande, et ce depuis longtemps, une incapacité à penser la construction européenne en termes de rapport de forces. Ceci lui vient de la tradition politique de son mentor, Jacques Delors. Cette tradition est estimable, mais elle est inopérante face aux problèmes auxquels l’Europe est désormais confrontée. Cette incapacité condamne à l’échec non seulement sa politique, mais aussi, et plus profondément, l’Europe elle-même. Car le salut de l’UE, si salut il peut encore y avoir, ne saurait venir que d’un réajustement profond et complet de sa politique économique, ce qui implique un degré d’affrontement élevé avec Berlin.

 

La France veut la renégociation du nouveau traité européen. Pensez-vous que c’est possible ?

La position de François Hollande consiste à dire qu’il veut un pacte de croissance en même temps que le pacte de discipline budgétaire, et je pense qu’il a raison d’insister sur la croissance. Cependant, les Allemands, mais aussi le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, ont dit très clairement qu’il était impossible de renégocier ce traité. Dont acte.

Logiquement, la France ne devrait pas ratifier ce traité en raison des contraintes constitutionnelles qu’il implique et de la perte de souveraineté, en particulier dans le domaine budgétaire, qu’il induit. Faute d’une ratification de la France, tout le monde comprend que ce traité disparaîtrait alors rapidement de l’horizon politique. Mais, ce n’est pas ce qui va se passer ; du moins je le crains.

Formellement, le gouvernement français obtiendra quelques miettes, comme un « engagement » non contraignant sur la croissance en marge du traité ; ou un accord sur une recapitalisation de la Banque européenne d’investissement (BEI). François Hollande s’en emparera avec gourmandise pour déclarer que la France a obtenu satisfaction ; et nous ratifierons ce traité.

Par ailleurs, quand les chiffres réels des déficits et de la dette de la France seront connus par l’audit que doit réaliser la Cour des comptes, il est à craindre que l’on ne constate que la situation est bien plus dégradée que ce que l’on pense aujourd’hui. Ceci qui donnera une bonne excuse à François Hollande pour renier une partie de ses promesses.

 

Réformer l’EU semble indispensable. Dans quelle direction doit-on aller ?

Une réforme de l’UE est effectivement indispensable. Il lui faudrait tout d’abord reconnaître que ce fut une erreur de procéder à un élargissement sans principes, et en tirer les conséquences.

Il convient d’adopter la règle opting-in/opting-outpermettant aux pays membres de ne conserver que ce qu’ils peuvent supporter des réglementations communautaires. Nous aboutirions alors à une UE fonctionnant sur le modèle des cercles concentriques, avec des niveaux d’intégration différents.

Il faut également que l’UE mette rapidement en place des protections douanières à ses frontières afin de se protéger contre les pays qui pratiquent le dumping social ou le dumping écologique.

Il faut, enfin, réaliser entre les pays qui sont disposés à le faire une harmonisation des règles sociales et fiscales. Quitte à instaurer des montants compensatoires monétaires (des droits de douanes internes) entre pays acceptant cette harmonisation sociale et fiscale et pays la refusant.

* Extrait d’un entretien avec Economic Insight, revue publiée par le quotidien Hankyoreh, Séoul.

Medelu. Paris, le 15 mai 2012.

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Un gouvernement parfait ou trop équilibré ?

 

Samedi 19 Mai 2012 à 05:05 | Lu 4215 fois I 10 commentaire(s)

 

Marianne Marianne
 
 
Les articles de la rédaction de Marianne En savoir plus sur cet auteur

34. Un nombre qui a étonné tout le monde et qui fait déjà polémique. Mais 34 en équilibre. Des bosseurs, déjà en train de mettre les mains dans le cambouis. Il leur faudra du courage, la tâche est immense!

 

(Le gouvernement Ayrault - CHESNOT/CHAMUSSY/SIPA)
(Le gouvernement Ayrault - CHESNOT/CHAMUSSY/SIPA)
 

Sur Marianne2

Un gouvernement sans surprise? Par Laurent Pinsolle - Blogueur associé.
Outre les 34 membres que l'on attendait pas si nombreux (deux fois plus que pour les débuts de Nicolas Sarkozy), notre blogueur associé Laurent Pinsolle ne voit pas vraiment de grande surprise dans la composition du nouveau gouvernement. Décryptage du «sens» de cet ensemble.

Boutin remplace Morano sur Twitter? Par Lait D'beu - Blogueur associé.
Christine Boutin a découvert Twitter et dit fièrement y «exister». Problème, elle twitte. Dernier petit message de 140 signes en date: « Est ce une provocation? 1er conseil des ministres le jour de l'ascension. Très mauvais symbole ». Ce qui n'a évidemment pas échappé à notre blogueuse associée Lait d'beu.

Le gouvernement - presque - parfait de Jean-Marc Ayrault. Par Coralie Delaume - Blogueur associé.
François Hollande avait promis un exécutif resserré. Ce ne sera pas pour cette fois, puisque le gouvernement Ayrault compte 34 ministres et sous-ministres(oups) secrétaires d’Etat(re-oups) ministres délégués (ah ouais, c’est mieux là).

Le premier ministre idéal pour François Hollande? Par David Desgouilles - Blogueur associé.
François Hollande se refuse pour l'instant à toute communication sur son éventuel futur premier ministre. Il a simplement précisé qu'il serait forcément socialiste. Notre blogueur associé David Desgouilles plaide pour Manuel Valls et s'en explique.

Manuel Valls Place Beauvau, premiers visages (et un enterrement), par Frédéric Ploquin
Alors que Manuel Valls se livrait à l'exercice obligé de tout nouveau ministre de l'Intérieur (une visite sur le terrain), son cabinet commençait à prendre forme... Première annonce : l'enterrement de la politique «effrénée» du chiffre.

Jean-Yves Le Drian, nouveau ministre de la Défense, par Jean-Dominique Merchet
Comme cela était prévu depuis des mois, le breton Jean-Yves Le Drian, 65 ans, vient d'être nommé ministre de la Défense dans le nouveau gouvernement Ayrault. Né à Lorient en juin 1947, Jean-Yves Le Drian est président du conseil régional de Bretagne depuis 2004. Son expérience gouvernementale se limite à un poste de secrétaire d'Etat à la Mer dans le gouvernement Cresson (1991-92).

LA COMPOSITION

Un nouveau gouvernement tout en équilibre.
Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Élysée, vient de mettre fin aux pronostics. Les membres du gouvernement Ayrault ont été dévoilés. Petit tour d’horizon des nouveaux ministres, qui se réuniront dès jeudi pour un premier conseil.

Ailleurs sur le web

Première polémique : combien coûte réellement le nouveau gouvernement ? Par Sud Ouest.
Le Conseil des ministres a d'ores et déjà acté une des mesures symboliques du programme de François Hollande : la baisse de 30 % du salaire du président et des ministres. L'UMP crie à «l'imposture».

La charte de déontologie signée par les membres du gouvernement. Par Liberation.
Une charte de déontologie a été signée par les membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault jeudi, lors du premier conseil des ministres, qui a aussi adopté un décret prévoyant la réduction de 30% du salaire du président et des ministres.

Un gouvernement très politique, et c’est bien ! Par Rue89 (tribune).
Jean-Marc Ayrault a annoncé que tout ministre battu aux législatives devra quitter le gouvernement. Je comprend parfaitement cette position et je l’approuve pleinement. On ne plaisante pas avec la légitimité démocratique. Comment voulez-vous qu’un candidat battu puisse encore être respecté et avoir une quelconque autorité. Aucun ministre n’est formellement obligé d’être candidat, mais s’il l’est, il doit vaincre.

En direct : les premiers pas du gouvernement Ayrault. Par Le Monde.
Tout juste nommés, les membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault investissent leur ministère.

La première journée du gouvernement Ayrault. Par Le Nouvel Observateur.
Après les passations de pouvoirs dans les différents ministères, le premier Conseil des ministres du quinquennat s'est tenu à l'Elysée.

 

 

 

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L’ardoise de 20 milliards laissée par Nicolas Sarkozy

Sur MARIANNE

Extrait: (....) .... A moins que la Cour des Comptes, qui doit être prochainement saisie d’un audit sur l’état des finances publiques ne vienne sauver la mise à François Hollande…

« En vérité, le gros de l’ardoise, c’est la vingtaine de milliards d’euros de nouveaux impôts que le gouvernement a prétendu avoir votés, alors qu’il n’en était rien », décrypte Michel Sapin, le monsieur économie du candidat PS et aujourd’hui ministre du travail. Revoilà donc la polémique qui avait opposé les deux camps durant toute la campagne. Les socialistes, au premier rang desquels Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée, ont sommé le gouvernement Fillon de détailler ces 20 milliards d’euros d’augmentations d’impôts pour 2012-2013. Car pour être bien inscrits dans le cadrage budgétaire envoyé à Bruxelles, ils n’en étaient pas moins virtuels selon eux puisque non votés durant l’un des multiples plans de rigueur de la fin du quinquennat. Il ne s’agissait pas d’un simple argument électoral. Pour respecter les clous bruxellois, l’objectif de 3% de déficit en 2013, Hollande a naturellement –naïvement ?- fait figurer ces 20 milliards dans son programme. A ce premier étage, il prévoyait d’en ajouter un second de 29 milliards d’€ « purement socialistes ». Sauf que Nicolas Sarkozy a laissé l’ascenseur des prélèvements obligatoires au rez-de-chaussée, avec François Hollande devant. 

Le président choisira-t-il dès lors d’appuyer sur le bouton du second étage et d’augmenter les impôts non pas des 29 milliards d’euros prévus mais de 49 milliards ? Ou profitera-t-il de cette dernière malhonnêteté sarkozyste pour s’affranchir de la trajectoire budgétaire drastique (synonyme de croissance atone) dans laquelle la France s’est engagée ?

C’est la question, cruciale, que François Hollande devra trancher dans les prochaines semaines. Le nouveau Président dispose pour ce faire d’un atout dans sa manche : l’audit de la situation du pays qu’il s’apprete à commander à la Cour des Comptes. Tout dépendra de la lettre de mission que les magistrats devraient recevoir en début de semaine. Il y a peu de chance que celle-ci se limite à la simple analyse de l’exécution du budget 2012. On sait par exemple que les enveloppes allouées à la politique de l’emploi ont été consommées par anticipation, laissant un trou pour la fin 2012.

Didier Migaud, le premier Président de la Cour, devrait également être amené à juger de la virtualité des fameux 20 milliards d’€….ouvrant du même coup une opportunité salutaire à François Hollande pour se dégager de la promesse bruxelloise de la France.

Lire l'article...

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France: le Président Hollande à Berlin après sa prise de fonction. Echos

Sur:

 

France: le Président Hollande se rend au sommet de Berlin après sa prise de fonction

Par Alex Lantier
17 mai 2012


Le président français François Hollande s'est rendu à Berlin hier juste après sa prise de fonction pour rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel pour une discussion de politique économique.

Cette réunion a eu lieu au moment où les tentatives de former un gouvernement en Grèce ont capoté dans le contexte d'une hostilité populaire croissante de par l'Europe à la politique d'austérité exigée par l'Union européenne (UE) sous la conduite de Merkel et du prédécesseur conservateur de Hollande, Nicolas Sarkozy. La réunion était très tendue, du fait que Hollande avait critiqué la politique de Merkel et Sarkozy durant sa campagne, déclarant que « L'austérité n'est plus inévitable. »

Lors d'une conférence de presse conjointe la nuit dernière suite à la réunion avec Merkel, Hollande a dit qu'il adressait un « signe » au peuple grec: «Nous viendrons par des mesures de croissance vers eux, pour leur permettre d'assurer leur présence en zone euro. »

Merkel aussi a dit qu'elle voulait que la Grèce, qui court le danger de ne pouvoir s'acquitter de ses dettes, et dont l'économie a été dévastée par les coupes sociales brutales imposées par les banques et l'UE, continue à utiliser l'euro.

Mais le commentaire de Hollande montre clairement qu'il accepte le cadre fondamental des coupes budgétaires et de l'austérité sociale mis en place dans le pacte fiscal européen négocié en mars. Ceci est en conformité avec sa politique intérieure. Durant sa campagne électorale, il s'est engagé à réduire à zéro d'ici 2017 les déficits budgétaires de la France, supprimant plus de 100 milliards d'euros dans les déficits annuels, en combinant coupes sociales et augmentations d'impôts.

Il a indiqué qu'au lieu de renégocier le pacte fiscal, comme il l'avait proposé lors de sa campagne, il pourrait juste accepter une déclaration séparée concernant la politique de « croissance. » Il a prôné l'utilisation de fonds européens pour l'investissement et la mise en place d'  « eurobonds, » titres de créance soutenus conjointement par des pays de l'UE, afin de financer les dettes souveraines des Etats européens. Il a expliqué, «Tout doit être mis sur la table par les uns comme par les autres, tout ce qui peut contribuer à la croissance. »

Pour sa part, Merkel a dit qu'elle travaillerait avec Hollande: «Nous sommes conscients de la responsabilité de nos deux pays à garantir le bon développement de l'Europe. C'est dans cet esprit que nous chercherons des solutions. »

Mais ses remarques suivantes ont clairement fait comprendre que le gouvernement allemand n'entend pas abandonner son insistance pour une politique d'austérité. Elle a qualifié la croissance de « concept général » qui peut être appliqué par diverses mesures politiques variées et a suggéré que les mesures de Hollande n'était pas si éloignées des siennes: « Sur la place publique, on voit plus de divergences qu'il n'en existe en réalité. »

Merkel faisait apparemment référence aux signaux donnés par Hollande selon lesquels juste après les élections législatives de juin prochain, il laisserait tomber bon nombre de ses promesses de campagne pour se lancer dans un programme plus ouvertement favorable à l'austérité. (Voir: France: Le président élu laisse entrevoir des coupes budgétaires et des cadeaux aux banques)

Cette semaine, les conseillers de Hollande ont à nouveau suggéré qu'en matière de politique européenne, les changements recherchés par le nouveau président seraient entièrement dans l'orbite de la politique d'austérité existante.

Dans le Financial Times de lundi, le professeur d'économie de l'université de Harvard et conseiller économique de Hollande, Philippe Aghion écrit: « Le modèle de Hollande est Jacques Delors, ancien chef de la Commission européenne et architecte du marché unique. L'europe et la préoccupation de la discipline budgétaire coulent dans ses veines... Madame Merkel devrait être optimiste. Le nouveau président, rapide d'esprit et lent à agir, devrait se révéler être un partenaire consentant dans sa mission de raviver l'Europe. »

Si de nombreux signes indiquent que Hollande s'alignera en grande partie sur le programme de Merkel de coupes sociales contre la classe ouvrière, il existe de vifs différends sur la manière de promouvoir les intérêts divergents des classes dirigeantes européennes. Berlin a souvent refusé de laisser la Banque centrale européenne (BCE) activer la planche à billets pour rembourser les banques détenant des titres de la dette souveraine européenne, politique que Hollande a à maintes reprises prônée.

Le reste de la cérémonie de passation de pouvoir a souligné encore plus le caractère modéré, favorable au patronat, de sa présidence. Dans un discours inaugural au Palais de l'Elysée, il a mis en garde contre « la dette massive » de la France et « sa compétitivité dégradée, » en déclarant que son programme était de «Redresser la France dans la justice, ouvrir une nouvelle voie en Europe, préserver la paix du monde. »

Hollande s'est engagé à décentraliser davantage l'administration française, à faire passer aux collectivités territoriales les dépenses d'Etat et à intensifier les négociations avec les « partenaires sociaux », c'est à dire les les employeurs et les fédérations syndicales qui supervisent les dépenses sociales.

Il a rendu hommage à tous les présidents de la Cinquième République qui, hormis François Mitterrand du même Parti socialiste (PS) que Hollande, étaient tous issus de la droite bourgeoise. Hollande a fait l'éloge de «Charles de Gaulle qui a mis son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France, Georges Pompidou qui fit de l'impératif industriel un enjeu national, Valéry Giscard d'Estaing qui relança la modernisation de la société française. » Il a déclaré avoir «Une pensée toute particulière » pour François Mitterrand et a aussi fait l 'éloge du successeur de Mitterrand, le conservateur Jacques Chirac.

Hollande a ensuite nommé son personnel de l'Elysée et le nouveau premier ministre du gouvernement provisoire qui va gouverner jusqu'aux élections législatives des 10 et 17 juin.

 

 

Il a choisi Pierre-René Lemas, ancien représentant du ministère de l'Intérieur chargé de la politique de décentralisation dans les années 1980 qui devint ensuite préfet de Corse et de Moselle, puis secrétaire du président du sénat, Jean-Pierre Bel. Lemas sera assisté par Emmanuel Macron, ancien représentant de la banque Rotschild qui le conseillera sur les questions économiques, et Nicolas Revel, ancien chef de cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë.


Le conseiller diplomatique de l'Elysée sera Paul Jean-Ortiz, précédemment directeur Asie et Océanie au ministère des Affaires étrangères.

 

Lemas a annoncé que Hollande avait choisi Jean-Marc Ayrault, ancien chef de file du groupe PS à l'Assemblée nationale, comme premier ministre de l'intérim. L'annonce des autres ministres de l'intérim est attendu pour aujourd'hui. La presse française a décrit la nomination de Ayrault, maire de Nantes et ancien professeur d'allemand, comme un signe que Hollande cherche à maintenir des liens étroits avec l'Allemagne.

Des représentants du parti droitier Union pour un mouvement populaire (UMP) ont critiqué la nomination de Ayrault, faisant remarquer qu'il avait été condamné à 30 000 francs (4 600 euros) d'amende et à une peine de prison de six mois avec sursis pour favoritisme dans l'attribution d'un marché public. Ils ont cité la déclaration de Hollande dans une interview du 15 avril disant que s'il était élu, « Je n'aurai pas autour de moi à l'Elysée des personnes jugées et condamnées. »

La dirigeante néo-fasciste Marine Le Pen a dit que la nomination de Ayrault était une « Première rupture dans le contrat de confiance que François Hollande a voulu instaurer avec le peuple français, puisque Jean-Marc Ayrault, compte tenu de la condamnation qui a été la sienne, il y a plusieurs années, ne correspond pas aux engagements qui avaient été pris par François Hollande. »

Elle a attaqué les déclarations selon lesquelles Ayrault contribuerait à aplanir les relations avec l'Allemagne: « On n'avait pas besoin d'avoir un premier ministre germanophone. Il suffisait de connaître un seul mot face à Madame Merkel, c'est 'Nein.  »

Ayrault a répondu que sa «probité personnelle » n'était pas remise en question par le jugement qui avait été anéantie par une réhabilitation intervenue en 2007. Son avocat a dit sur TF1 que «invoquer » sa condamnation revient à «se mettre en infraction avec la loi pénale. »

(Article original publié le 16 mai 2012)

 

 

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Aubry, les verts, et nous

Le billard à trois bandes est un jeu anglais, lorsqu’il est français on le nomme la carambole !

La carambole  c’est 3 bandes et cinq quilles, voilà l’essentiel du jeu…

Ce matin au marché des Capucins à Bordeaux, à la fois cœur battant de tout ce qui est vivant  et ventre de la ville, il y avait foule. J’y étais moi aussi, pour au moins deux raisons : D’abord je venais soutenir et distribuer des tracts pour notre candidate du Front de Gauche, Céline Simon, syndicaliste cheminote, elle représente dans cette troisième circonscription de la Gironde dont le marché des capucins fait partie,  le renouveau et la détermination du Front de Gauche, faut dire qu’elle contraste Céline avec le député sortant de Bègles, le très rusé Noël Mamére,  Maire en 1989, il cumule depuis 1997 ces fonctions de député, avec l’élégance de celui qui pourfend le cumul et prône le renouveau de la politique. Sa candidate aux présidentielles totalise dans la circonscription, la sienne, un peu plus de 3.5 % des voix !

 J’étais aussi là pour soutenir mon amie Brigitte Comard du Parti de Gauche et candidate du Front de Gauche dans la 2éme circonscription de Bordeaux, celle qui fut celle de Juppé, et qui commence à la sortie est du dit marché des Capucins.   Michèle Delaunay, néo- ministre de l’Age et du handicap y était attendue avec son nouveau suppléant, le pétillant Vincent Feltesse, maire de Blanquefort, et président de la CUB. C’est une nouveauté que l’arrivé de Feltesse sur la circonscription centre de Bordeaux, les mauvaises langues disent que l’abandon de Juppé y est pour quelque chose, je crois qu’ils se trompent, le plus simple est d’aller à l’essentiel, Michèle Delaunay étant devenue ministre, sa suppléante Emmanuelle Ajon, jeune femme élue de terrain, ne pouvait pas se retrouver députée.

Ce n’était pas supportable, au nom de la parité, au nom du renouvellement, au nom de la normalité hollandaise, il valait mieux jouait le tout pour le tout en parachutant l’étincelant Vincent, le sémillant Feltesse,  déjà Président de la CUB, déjà Maire de Blanquefort, et technocrate de la plus grande normalité.

Le tableau sera complet lorsque je vous aurais parlé de la présence du successeur à la candidature d’Alain Juppé. Le Villenavais Nicolas Florian, fringant comme pas un, et en grande forme ce matin, ravi de voir toute la droite bordelaise se grouper subitement  derrière sa candidature.

 C’est aussi ça le double effet Feltesse : surprise et méprise.

Il y avait donc carambolage d’égo au marché ce matin. Les chefs et les commandants, les dirigeants et les maitres, les manœuvriers, les tacticiens et le généralissime en chef !

 Tous étaient là encore ébahis  de leur géniale pensée…

Ce coup-ci c’est sûr, la circonscription du cœur de Bordeaux ne leur échappera pas, le vide est fait, dehors les militants du quotidiens, au garde à vous les adjudants du canton, le Général Feltesse est là.

Les troupes le reconnaitront facilement il traine derrière lui un caddy orange.

C’est cela le billard à trois bandes, en nommant Michèle Delaunay ministre on écarte de  Bordeaux cette dame indépendante, travailleuse, combattante infatigable de la dignité et de la laïcité, cette militante qui a battu Juppé proprement et qui décidément est vraiment et forcement trop atypique pour s’installer durablement dans cette partie de Bordeaux.

Les socialistes sont comme ça qui croient se débarrasser de tout ce qui les gène par un coup de billard.

Des fois ça marche ….des fois pas !  4319108466_6debf14ec9.jpg

Martine Aubry qui incarne à merveille cette inclinaison fatale au calcul insalubre vient de nous livrer hier un magnifique épisode de la combine politicienne dans ce qu’elle a de plus pernicieux, nuisible presque morbide.

L’histoire commence avec l’accord du PS et  d’Europe Ecologie les Verts, Martine Aubry ne ménage pas sa peine, elle promet plus de 60 circonscriptions aux verts, plus de 25 gagnables sur le papier, de quoi à faire un groupe à l’assemblée...

Le vert est ainsi appâté, Cécile Duflot toute affriandée, Noël Mamere carrément excité à l’idée de cumuler un nouveau poste, celui de Président de groupe. Les voilà donc signant un accord de gouvernement dans lequel ils renoncent : en vrac et de manière non exhaustive, à la sortie du nucléaire,  à l’arrêt des travaux de l’aéroport de notre dame de landes, au gel des grands travaux de type LGV, à leur vision des relations internationales, à la taxe Carbonne… j’arrête là… n’en jetez plus !

Ainsi en signant cet accord de gouvernement le premier acte du calcul socialiste est posé en même temps que les verts accèdent à leur juste revendication d’avoir un groupe autonome à l’assemblée nationale, ils renoncent aux idées que  porte l’écologie politique. Ce faisant, ils flinguent la portée de leur candidate à l’élection présidentielle, et pour faire bonne mesure, au cas où tout le monde n’aurait pas compris Noel Mamere et Daniel Cohn Bendit sont chargés d’user de leur talent pour dégommer chacun des propos d’Eva Joly.

Acte 2 se servir du faible score ainsi obtenu par les écologistes  pour minimiser la portée réelle de l’accord passé avec les verts, c’est ainsi que fleurissent dans les circonscriptions réservées aux amis émeraudes des pseudo-dissidents PS. Tous avec de bonnes raisons, tous drapés dans une grande légitimité militante, tous unis contre les accords bureaucratiques qui comme chacun le sait sont toujours signés dans le dos des militants sincères

Acte 3 diviser, diviser en proposant au PCF des circonscriptions dévolues aux écologistes. En Aquitaine c’est par exemple le cas dans la circonscription de Bergerac, ni menacée par le Front National ni par le risque de voir la gauche disparaitre du second tour, cette circonscription apparait autour des discussions comme étant proposée au Front de Gauche. Ou plutôt au PCF, car on discute de cela en prenant bien le soin d’écarter le Parti de Gauche de ce maquignonnage.

Pourtant c’est en Novembre de l’année dernière que nous avions proposé une discussion à l’ensemble des forces de gauche pour construire un accord national qui nous aurait permis de nous prévaloir du risque du front national dans presque 100 circonscriptions, mais le PS ne veut pas discuter parce qu’il veut tout, nos quatre millions de voix et toutes les circonscriptions, pour cela il n’hésite à rien : jouer le front de gauche contre les verts, puis semer la division au sein du front de gauche en proposant au communistes ce qui refuse au PG.

Martine Aubry pleure aujourd’hui des larmes de crocodile sur cet accord qu’elle n’a pas voulu, mieux elle a méthodiquement construit les conditions qui assurent la division.

C’est cela un calcul à trois bandes… Le Front National comme un épouvantail à moineau, des partenaires écologistes roulés dans la farine jusqu’au point de siéger dans un gouvernement résolument pro-nucléaire, et le front de gauche  mis en difficulté pour bonifier ses quatre millions de voix.

Cerise sur le gâteau, ce désaccord peut mettre en difficulté  le président Hollande, il n’y a pas de petits plaisirs chez les amateurs de billards.

3006205484_9ae6f380e8.jpgMais des fois, ce ne marche pas, une poussière sur le tapis et voilà la boule qui dévisse. Les électeurs ne sont pas que des veaux, ils comprennent bien, pour peu qu’on leur explique, qu’il existe de nouvelles synthèses à gauche, faite de renouveau des pratiques anciennes, d’obligations écologistes, et de nécessaire partage des richesses.

Dans les deux circonscriptions bordelaises qui se croisent au marché des capucins, les électeurs de gauche pourront amplifier le score du front de gauche aux présidentielles,  en donnant presque 13% des voix à jean Luc Mélenchon dans la seconde de Bordeaux et  plus de 16 dans la troisième, ils ont clairement indiqué leur attente d’une autre gauche faite de courage de loyauté et de constance.

Ils ont maintenant la possibilité de transformer l’essai , ceux qui ont croisé Céline et Brigitte ce matin sur le marché ne se sont pas trompés tant leur entourage joyeux et déterminé tranchait avec la petite troupe bruissante de complots, faction chuchotante qui entourait les  joueurs de billards.

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« Bombe Merkel pour un euro-referendum » (Grèce dans l'Euro)

19 mai 2012 par François Leclerc | Print L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc

 L’actualité de la crise : VIELEN DANK FRAU MERKEL ! par François Leclerc



Une information ayant comme origine le bureau de Panayiotis Pikrammenos, le premier ministre grec par intérim, soulève ce matin un gigantesque tollé dans le pays. Selon cette source citée hier soir par les agences de presse internationales, Angela Merkel aurait évoqué avec Carolos Papoulias, le président de la République, l’organisation d’un référendum portant sur le maintien ou non de la Grèce dans l’euro.

Un démenti est très vite venu de Berlin, mais le mal était fait. Personne ne pouvait y croire, car le projet circulait déjà. Il avait été notamment évoqué sous la forme d’un « troisième tour » aux prochaines élections législatives par le commissaire européen Karel de Gucht. Deux hypothèses pouvaient par contre être formulées à propos de cette annonce intempestive : une fuite organisée destinée à torpiller le projet ou l’inexpérience d’un fonctionnaire (depuis injoignable et renvoyé à son cher foyer).

Le résultat n’a pas déçu les espérances de l’auteur de la fuite, si cette hypothèse un peu retorse devait être retenue. Ta Nea titre ce matin « Ultimatum Merkel » tandis qu’Eleftheros Typos, à l’opposé politiquement, barre sa « une » de « Bombe Merkel pour un euro-referendum ». Antonis Samaras, le leader de Nouvelle Démocratie, déclare que cette suggestion est « regrettable et ne peut pas être acceptée ».
Alexis Tsipras, de Syriza, constate que « Madame Merkel est habituée à s’adresser aux dirigeants politiques de la Grèce comme s’il s’agissait d’un pays sous protectorat ».
Evangélos Vénizélos du Pasok affirme que « la question en Grèce n’est pas son maintien ou non dans l’euro, mais la sortie définitive de la crise… »

C’est à cela que l’on reconnaît les grands dirigeants : à leur capacité de réussir là où tout le monde a échoué. A Athènes, tout le monde se retrouve d’accord ce matin. Merci beaucoup, Madame Merkel !

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Le plan des financiers 2012: la peur du Front de Gauche

Vers la fin des cdi en france ? Le plan des financiers pour 2012.


Nicolas Doisy, chief economist à Chevreux (Crédit Agricole), l'un des plus grands courtiers d'europe, nous fait part du plan de bataille des financiers en cas de victoire de François Hollande aux présidentielles... et de l'angoisse en cas de montée excessive du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon.

Pour les marchés, l'enjeux est de flinguer le contrat CDI et d'imposer à la France plus de plans d'austérité...

Une vidéo (10 min). Un sujet de François Ruffin, réalisé par Olivier Azam - Les Mutins de Pangée - Avril 2012 - Avec Fakir et la-bas.org. A suivre... ?

http://vimeo.com/40577072
http://www.lesmutins.org/



Son interview:

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L’incroyable témoignage de FOG sur Édouard Balladur

Rétro

Sur le blog de Guy Birenbaum

 

Il était temps que ça sorte…

(…)

Dans son livre, que j’ai déjà évoqué (et moqué), FOG ne parle pas que de François Hollande.

Il évoque aussi Édouard Balladur, alors premier ministre (p.80)…

 

 

 

BONUS

Il est ici question, sur un “registre” similaire, de Nicolas Bazire (p.83)…

 

 

No comment

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y'a du FOG dans la médiacratie (Didier Porte)

nb. Le billet de blog qu’évoque Didier Porte est ici. Mais il en a commis un autre plus récent sur FOG là. Heureusement que le ridicule ne tue pas, Monsieur Giesbert, sinon vous seriez mort depuis longtemps.  Mais rassurez vous, vous n’êtes pas le seul. Comme il est amusant, et dans certains cas jubilatoire, d’observer le bal des courtisans et les contorsions de certains journalistes pour justifier l’injustifiable !nb. Le billet de blog qu’évoque Didier Porte est ici. Mais il en a commis un autre plus récent sur FOG là. Heureusement que le ridicule ne tue pas, Monsieur Giesbert, sinon vous seriez mort depuis longtemps.  Mais rassurez vous, vous n’êtes pas le seul. Comme il est amusant, et dans certains cas jubilatoire, d’observer le bal des courtisans et les contorsions de certains journalistes pour justifier l’injustifiable !nb. Le billet de blog qu’évoque Didier Porte est ici. Mais il en a commis un autre plus récent sur FOG là. Heureusement que le ridicule ne tue pas, Monsieur Giesbert, sinon vous seriez mort depuis longtemps.  Mais rassurez vous, vous n’êtes pas le seul. Comme il est amusant, et dans certains cas jubilatoire, d’observer le bal des courtisans et les contorsions de certains journalistes pour justifier l’injustifiable !



Didier Porte: «FOG, la love machine du PAF» par Mediapart


Mon commentaire... FOG "la love machine du PAF"!!!!  Oh la "tranche de rire"... Sacré Didier Porte

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Christiane Taubira, ministre de la justice 2012. Premier interview sur France Info


Christiane Taubira, l'indépendance et les... par FranceInfo

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Sacré FOG !

Sur LE BLOG DE GUY BIRENBAUM

Je lis le dernier livre de FOG…

(…)

Un livre achevé le “6 mai 2012 au soir”.

Les pages 25/29 sont si désopilantes qu’il me faut les partager.

On y découvre que FOG rencontre pour la première fois en tête à tête François Hollande en 2004 : “notre première vraie rencontre”.

Suit le récit du déjeuner qui s’achève sur ces quelques lignes fabuleuses :

Après le repas, en regardant Hollande s’éloigner sur le Boulevard Saint-Germain pour rejoindre le siège de son parti, j’ai pensé que je venais probablement de déjeuner avec un futur président de la République. Je ne galèje pas…“.

Comme quoi, c’est vraiment pratique de pouvoir terminer d’écrire un livre juste après le résultat d’une élection.

 

,

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Déclaration de situation patrimoniale de M. François Hollande proclamé Président de la République

Un clic sur l'image...

hollande '

 

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A Francfort, les marchés financiers se barricadent face aux mouvements sociaux européens

Sur bastamag


Par Sophie Chapelle (18 mai 2012)

Ce week-end, des milliers de manifestants venus de toute l’Europe envahiront les rues de Francfort, épicentre des marchés financiers européens, pour contester les politiques d’austérité et le futur « Pacte budgétaire ».


Après la victoire de la gauche radicale en Grèce, les mouvements sociaux tournent leur regard vers les Irlandais qui devront se prononcer sur le Pacte budgétaire par référendum le 31 mai. Face au néolibéralisme des institutions européennes, la riposte transcende les frontières.

 

Le quartier d’affaires de Francfort, haut-lieu de la finance allemande et européenne, se barricade. La banque Barclays y a démonté le sigle qui orne sa façade. L’immeuble de la Commerzbank, l’une des plus hautes tours d’Europe, est fermé. Tout autour, les agences bancaires, mais aussi la Bourse allemande et la Banque centrale européenne (BCE) se sont claquemurées. De qui ont-ils peur ? Des mouvements sociaux qui appellent à l’occupation du quartier des banques et de la BCE du 17 au 19 mai. « La manifestation du 19 mai est autorisée suite au recours déposé par Attac Allemagne contre l’interdiction des autorités. On a au moins gagné ça », lâche Verveine Angeli, membre d’Attac France et de l’Union syndicale Solidaires. « En revanche, les dizaines d’indignés qui campaient depuis octobre devant la BCE ont été délogés mercredi ».

Le 16 mai, le tribunal administratif de Francfort a décidé l’évacuation du camp « Occupy Francfort », en assurant qu’ils pourraient regagner leurs tentes à partir du 20 mai. « Les manifestants qui arrivaient à la gare ont été directement arrêtés en masse, contrôlés un à un, et se sont vus remettre un ordre d’interdiction de présence dans le centre-ville jusqu’à vendredi soir », témoigne Florent Schaeffer, du réseau altermondialiste Ipam. Par leur réaction sécuritaire et les atteintes aux libertés, les autorités allemandes semblent prêtes à tout pour protéger la BCE et les banques qui profitent de ses généreux prêts.

Des banques qui arnaquent les États avec l’aide de la BCE

Pour les mouvements sociaux, la BCE est une des trois composantes de la Troïka, avec le Fonds monétaire international et la Commission européenne, qui généralisent les politiques d’austérité en Europe « La BCE ne prête pas directement aux États mais aux banques privées, pour presque rien », explique Verveine Angeli. « Celles-ci prêtent à leur tour aux États les plus endettés à des taux prohibitifs ». Fin 2011 et début 2012, la BCE a inondé les banques privées européennes avec des prêts s’élevant à 1000 milliards d’euros sur trois ans, au taux amical de 1 %. Des sommes faramineuses qui sont en partie prêtées aux États qui payent des taux d’intérêt de 2 à 8 fois plus élevées ! « C’est un symbole, les banques ont créé la crise, mais ces banques la font payer aux peuples. »

A l’initiative de cette mobilisation, des mouvements de type Occupy, Attac Allemagne, la gauche radicale, des organisations politiques allant de l’extrême gauche à Die Linke, mais aussi des comités citoyens de lutte contre l’austérité. « Le fait que l’on assiste à une contestation du modèle allemand de l’intérieur est très significatif, ajoute Verveine Angeli, alors même qu’on essaie de faire de l’Allemagne la référence en Europe » (lire aussi notre entretien avec Birgit Mahnkopf, d’Attac Allemagne).

Pacte budgétaire : l’austérité à perpétuité

Jusque là, très peu de mobilisations ont été organisées face aux institutions européennes, grèves et manifestations prenant pour cible les gouvernements grec, espagnol ou portugais. « Cette mobilisation à Francfort est aussi une réponse à ce niveau là, renchérit Verveine Angeli. On a besoin de mobilisations nationales fortes s’articulant à des mobilisations européennes, y compris pour que les gens se rencontrent. » Au niveau européen, seule la Confédération européenne des syndicats (CES) avait marqué dès janvier 2012 sa désapprobation au nouveau traité européen, également appelé « Pacte budgétaire », mais sans un grand appui populaire. « Ce Traité rassure peut-être les amis politiques de la Chancelière Merkel, mais sûrement pas les millions de chômeurs, de travailleurs pauvres et précaires en Europe, qui attendent en vain un véritable soutien de la part des institutions européennes. C’est pourquoi nous y sommes opposés », explique Bernadette Ségol, secrétaire générale de la CES.

En quoi consiste cet obscur Pacte budgétaire ? Le 1er mars dernier, 25 chefs d’États sur 27 [1] ont signé un nouveau traité, le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance de l’Union économique et monétaire (TSCG), qui devrait entrer en vigueur au début de l’année 2013. Ce traité, dénommé « Pacte budgétaire », est présenté comme un remède à la crise par les gouvernements européens et la « Troïka ». Il prône la discipline budgétaire et un contrôle plus étroit des finances publiques via l’introduction dans les pays membres de la « règle d’or ». Le Pacte budgétaire impose ainsi aux États signataires d’engager des réformes immédiates pour réduire leur « déficit structurel » [2] sous la barre de 0,5 %. Un concept fortement controversé qui n’a de sens que dans une optique néolibérale.

L’équivalent de dix réformes des retraites en France

Le Pacte budgétaire met l’accent sur la réduction des dépenses, comme s’il s’agissait de la seule méthode envisageable. Ce n’est pas nouveau. En mars 2011 déjà, les gouvernements européens adoptaient le Pacte pour l’euro qui stipule que l’« équilibre des finances publiques » présuppose des coupes drastiques dans les retraites, les dépenses de santé et allocations sociales (lire notre analyse). « Ce pacte budgétaire représente un moyen de contraintes a priori sur les politiques de dépenses des États, et du coup sur toutes les politiques publiques, relève Verveine Angeli. Il pèse de façon importante et sur le long terme sur ces politiques. » Ou comment tirer une croix sur tout levier budgétaire pour financer une transition écologique et sociale.

Pour la France, le déficit total était prévu à 5,7 % du PIB en 2011, pour un déficit structurel calculé à 3,8 % du PIB. En application du Pacte budgétaire, il faudrait donc réduire le déficit de 3,3 points, soit 66 milliards d’euros ! En comparaison, selon le projet de budget du gouvernement, la réforme des retraites aurait permis de réduire les dépenses publiques à hauteur de 7 milliards en 2012. Il s’agirait donc approximativement d’effectuer l’équivalent d’une dizaine de réformes des retraites. Les États qui ne s’y soumettraient pas devront payer des amendes significatives, à hauteur de 0,1 % du PIB (ce qui représente pour la France 2 milliards d’euros environ). Ce Pacte budgétaire s’articule avec le Mécanisme européen de stabilité (MES), antidémocratique et jouant le jeu des marchés et de la spéculation financière (lire notre analyse du MES).

La croissance, pour quoi faire ?

François Hollande réclame une renégociation du traité de discipline budgétaire, pour y ajouter des mesures de croissance. « Qu’elle soit fondée sur la dépense publique et la demande ou sur la compétitivité par l’abaissement du coût du travail et les "réformes structurelles" (selon la vision d’Angela Merkel), la croissance en soi n’est aucunement un gage de progrès social et encore moins environnemental », souligne Attac France. « La croissance est un problème, pas une solution », affirme de son côté Pierre Rabhi, paysan-philosophe. « Notre modèle de société montre son inadéquation, son incapacité à continuer. Si nous nous y accrochons, ce sera le dépôt de bilan planétaire. »

Cette « croissance » ne serait par ailleurs en rien suffisante pour résorber les dettes publiques. Plusieurs organisations prônent notamment l’engagement d’une réforme fiscale de grande ampleur et le besoin de sortir les États de la dépendance des marchés financiers en leur permettant d’emprunter directement à la BCE à des taux faibles. « Une croissance est possible, souligne Verveine Angeli, celle de la reprise du fonctionnement des services publics en Grèce pour remettre le pays à flots ».

De la Grèce à l’Irlande, la contestation progresse

Un appel d’air pourrait venir de l’Irlande. Les Irlandais sont invités à se prononcer par référendum sur le traité le 31 mai. Or, le Pacte budgétaire n’entrera pas en vigueur tant que 12 des 17 États de la zone euro ne l’auront pas ratifié. Et le « oui » n’est pas sur de l’emporter en Irlande. D’après un sondage du 17 mai, un tiers des électeurs irlandais n’ont pas encore fait leur choix, et 37 % des personnes interrogées prévoient pour le moment de voter « oui ». Par le passé, l’Irlande a rejeté à deux reprises des traités européens, Nice en 2001 et Lisbonne en 2008.

A l’autre bout de l’Europe, en Grèce, le succès remporté par Syriza, coalition de mouvements politiques de gauche, lors des législatives du 6 mai constitue également un événement de taille face aux politiques de la Troïka. « A la faveur de ce qui se passe en Grèce, et des reculs de Merkel au niveau électoral, il y a semble t-il une ouverture dans le débat public qui n’existait pas jusqu’à maintenant, analyse Verveine Angeli. Désormais on peut interroger l’efficacité de l’austérité appliquée en Grèce. » L’ouverture d’un débat, inimaginable il y a quelques mois, est désormais envisageable. Mais cela suppose d’établir des passerelles entre l’ensemble des mouvements. Pour Verveine Angeli, « malgré le changement de gouvernement en France, notre sort ici est tout autant lié à ce qui va se passer en Grèce demain, qu’à ce qui se joue strictement en France dans les prochaines semaines. »

Sophie Chapelle

Notes

[1] La Grande-Bretagne et la République Tchèque ne l’ont pas signé.

[2] Le « déficit structurel » des États est le déficit calculé en éliminant la partie « conjoncturelle », liée à une chute de recettes lors d’une récession ou à un surcroît de recettes lors d’une année de croissance exceptionnellement forte. Un déficit structurel trop élevé serait un signe de déséquilibre durable dans les finances publiques.

 

 

 

AUTRES ECHOS dans les presses françaises  (beaucoup moins explicatifs..  ;-D  )

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Allemagne: 400 interpellations lors de manifestations anti-capitalistes à Francfort

Sur RTBF.BE


ECONOMIE | vendredi 18 mai 2012 à 17h43

Des policiers interpellent des manifestants anti-capitalistes, le 18 mai 2012 à Francfort

Francfort, la capitale financière allemande, semblait en état de siège vendredi, avec des milliers de militants anti-capitalistes bravant une interdiction de manifester et des policiers omniprésents qui ont interpellé plus de 400 personnes.

Le collectif "Blockupy Frankfurt" avait appelé à manifester de mercredi à samedi pour bloquer le centre-ville de la capitale financière du pays et gêner l'activité des banques et de la Banque centrale européenne (BCE). Mais la ville, par crainte de débordements, avait interdit toutes les actions sauf un défilé samedi.

Comme jeudi déjà, plusieurs rassemblements du collectif disséminés dans la ville, avec jusqu'à 1.000 personnes par action, ont malgré tout eu lieu dès la matinée, dont une manifestation devant la BCE. Très peu d'incidents ont été à déplorer et tout s'est déroulé "dans le calme", selon la police.

Attac Allemagne, l'une des organisations du collectif "Blockupy", a cependant dénoncé dans un communiqué vendredi soir l'entassement des personnes interpellées dans des bus de la police pendant des heures et leur envoi dans des centres de garde à vue dans toute la région.

"De 3.000 à 4.000 personnes" ont manifesté vendredi, a estimé Frauke Distelrath, l'une des porte-parole d'Attac interrogée par l'AFP en fin de journée, sans pouvoir donner de chiffres précis en raison du caractère très "décentralisé" des opérations.

Depuis mercredi, environ 5.000 policiers sont constamment déployés à Francfort pour cerner les militants anti-capitalistes.

Le centre-ville et le quartier des affaires avaient des allures fantomatiques vendredi, avec des rues barrées, des stations de métro fermées et certaines boutiques de luxe barricadées par crainte d'actes de vandalisme, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Par précaution, la ville avait fait évacuer temporairement par la police mercredi le camp de tentes des "Indignés" d'Occupy Frankfurt, présent depuis sept mois devant la BCE. Bien qu'il puisse être réoccupé à partir de dimanche après-midi, ses résidents s'inquiètent pour son avenir.

Les espoirs de "Blockupy" se tournent à présent vers le grand défilé de samedi, le seul à avoir reçu l'aval des autorités, qui doit commencer à partir de 10H00 GMT.

"Nous attendons de 10.000 à 20.000 participants", a déclaré Werner Rätz, l'un des responsables d'Attac vendredi lors d'une conférence de presse.

Au départ Blockupy espérait jusqu'à 40.000 personnes pour ce point d'orgue des manifestations, mais les "scénarios de la peur" répandus par les autorités en ont dissuadé plus d'un, a regretté M. Rätz, qui a rappelé que les actes de violence et de vandalisme n'avaient pas leur place dans le défilé.

La BCE et les banques n'ont pas vraiment été affectées par le jeu du chat et de la souris entre manifestants et forces de l'ordre. Jeudi les bureaux étaient de toute façon fermés en raison du jour férié de l'Ascension et beaucoup de salariés ont fait le pont.

La BCE avait par ailleurs indiqué mercredi soir qu'elle allait rester pleinement opérationnelle, étant sous étroite protection policière et disposant de surcroît de plusieurs bureaux dans la ville, plus discrets que son siège.

Posté par Jocegaly à 10:47 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Echec de la négociation Front de gauche- PS-Verts

Vendredi 18 Mai 2012 Eric Coquerel

La négociation pour trouver un accord sur les circonscriptions dites à “risque FN” a échoué. Nous le regrettons profondément pour avoir été les initiateurs de cette tentative

En novembre dernier, le Parti de Gauche a en effet été le premier à proposer cette discussion.
Le Parti socialiste l’avait alors refusée au prétexte qu’elle était conditionnée par un engagement à faire partie de la future majorité politique de François Hollande. Nous avons malgré tout ensuite sans cesse renouvelé cette proposition. Nous considérions en effet qu’aucune condition ne se justifiait dans un combat de ce type. Finalement, après que Jean-Luc Mélenchon lui-même a réitéré notre volonté le 24 avril, François Hollande donnait son accord.

Nous doutons aujourd’hui que la direction et les négociateurs du PS aient eu réellement la volonté de le concrétiser avec le Front de Gauche et plus particulièrement le PG. Malgré différentes propositions avancées par le Parti de Gauche, le Parti Socialiste trouvait toujours une bonne raison pour refuser. Et ce malgré une dernière tentative commune du FDG ce mardi qui intégrait la répartition de circonscriptions voulues par le PS.
De son côté EELV a surtout essayé de compenser les dissidences socialistes contre leurs candidats par des retraits de candidats du Front de Gauche.

Nos efforts auront été vains. Manifestement
le PS, avec l’appui d’Europe Ecologie-Les Verts, fait passer sa volonté d’être seul majoritaire à l’assemblée nationale avant toute autre considérant. Il se lance du coup dans des comptes d’apothicaire qui empêchent toute négociation sérieuse avec une force qui, faut-il le rappeler, est la 2ème de la gauche à l’issue des Présidentielles et a permis l’élection de François Hollande.
La direction socialiste a tort : en juin prochain il faudra avant tout qu’il y ait plus de députés de gauche que de droite à l’assemblée ce qui suppose que tous les électeurs de gauche aient à coeur de se mobiliser au 2ème tour pour le candidat de gauche le mieux placé. Le bouclier anti-droites que nous proposions était une bonne solution pour cela. C’est une occasion ratée.

Malgré tout, le Parti de Gauche sait faire prévaloir l’intérêt général dès lors que le risque FN est trop fort. C’est pourquoi nous avons décidé de montrer que le rassemblement à gauche était possible en nous retirant unilatéralement de deux circonscriptions particulièrement critiques : la 1ère de l’Aube et la 7ème de Moselle. Nous faisons ce geste sans aucune contrepartie, comme notre appel à battre Nicolas Sarkozy entre les deux tours. Partout ailleurs, soit dans 103 circonscriptions, nos candidats et candidates partiront de façon autonome sous les couleurs du Front de Gauche.
Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche en charge des relations unitaires

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Dictature Européenne. An I. Francfort

Ariane WALTER sur AGORAVOX

 

Je vous transmets un article, relevé sur un mur très intéressant de Facebook devenu Warbook : « Révolution sociale permanente ».

Voici les premières nouvelles de la grande manifestation « Blockupy Francfort ». Francfort est la grande plate-forme financière de l’Europe, cible de l’Europe populaire libre. Les manifestants, autorisés à camper à l’extérieur sont interdits dans le centre.
Il faut s’y faire : ces manifestations n’auront plus cours dans le nouveau monde. La Finance et la police baisent ensemble pendant que le peuple est baisé.

A ce sujet, qu’en dit notre gouvernement socialiste ? Qu’en dit sa porte-parole Najat Belkacem ? Un article que je joins rappelle qu’elle fait partie depuis 2007 du Makhzen et qu’elle soutient auprès des socialistes les intérêts de Mohamed VI . Mais les socialistes adorent les voyages au Maroc. Où Sarkozy est invité dans une villa qu’on lui a offerte. Décidément… Il n’y avait pas de possibilité d’autre porte-parole ? A partir du moment où l’on a une mission secrète, on ne peut pas avoir une parole claire. Pourquoi, en effet, son appartenance au Makhzen depuis 2007, qu’elle a elle-même évoquée, ne figure pas sur sa fiche Wikipédia ?

On dit que c'est la nouvelle Rachida Dati. Justement, évitons..
Clarifiez la situation Madame Vallaud-Belkacem.

Mais revenons à Francfort.

 

 « Francfort est bouclée. Plus de 5.000 policiers sont déployés dans une opération sans précédent pour maintenir les manifestants hors de la ville et loin des banques.
L'atmosphère est tendue. La police est omniprésente. Le bruit des sirènes se répand dans les rues de la ville. Au moment où j'écris ceci, quelques milliers de manifestants sont entassés à l'université, dans des tentes ou simplement accroupi sur le sol pour essayer de rattraper un peu de sommeil avant de grandes actions de demain. Mais, comme les militants ici se préparent à bloquer physiquement le siège de la Banque centrale européenne, la police semble avoir déjà fait le travail pour eux.

La ville entière est quadrillée. Les barrages routiers coupent les principales artères de circulation allant dans le centre-ville. Partout, petites escouades de police anti-émeute patrouillent dans les rues à la recherche de tous ceux qui paraissent « suspects » (c’est à dire comme un homme de gauche potentiel). Les Commerces du centre-ville et les banques ont barricadé leurs fenêtres avec des planches en bois, et à presque n'importe quelle intersection, vous trouverez une ligne de cars de police, parfois jusqu'à 50 ou 60 garée dans une rangée. Il semble que Francfort se prépare à la guerre civile.

Quelques fois aujourd'hui, de petits groupes de personnes ont tenté de faire entendre leur voix en protestant ou en campant sur l'une des places de la ville. À un certain moment, plus de 1.000 se rassemblaient sur la place centrale, tandis que plus tard, un camp de tentes était mis en place ailleurs. Pourtant, à chaque occasion, les manifestants se sont heurtés à des milliers de policiers qui les ont rapidement encerclés, forçant les personnes présentes de s'identifier, en les faisant passer une par une.

Alors que les médias allemands rapportent au moins 150 arrestations à ce jour, les chiffres réels sont probablement beaucoup plus élevés. Nous avons vu des dizaines de personnes arrêtées pour des « infractions » comme le simple fait d'être au mauvais endroit au mauvais moment, ou de transporter avec soi un sac de couchage dans le centre-ville. La Repubblica annonce que 100 Italiens au moins ont été arrêtés, laissant de côté les Allemands, les Grecs, Français, et d'innombrables autres nationalités qui sont descendus sur la ville.

Les actions Blockupy prévues pour aboutir à une grande manifestation le samedi, ont déjà été interdites par les autorités. Dans une tentative pour faire respecter cette interdiction absurde, plus de 5.000 policiers ont été amenés de l'ensemble du pays. Jusqu'à présent, il semble qu'il ya au moins 2,5 policiers pour chaque manifestant dans la ville. La réaction excessive des autorités est véritablement stupéfiante.

Ce matin, pendant que nous marchions vers la gare centrale avec quatre amis, nous avons été arrêtés par un groupe de huit policiers anti-émeutes qui ont pris nos cartes d'identité, fouillé nos sacs et , après n'avoir rien trouvé de suspect, nous ont menacé de nous arrêter immédiatement s'ils nous retrouvaient dans le centre-ville à nouveau. En d'autres termes, non seulement l'Etat porte rudement atteinte au droit constitutionnel au droit de réunion, mais il nie aussi l'accès du citoyen moyen et des journalistes indépendants aux espaces publics.

Une caravane de trois bus en provenance de Berlin a été arrêtée avant même d'arriver à Francfort, et fut renvoyée à Berlin sous escorte policière. Une opération "rafle à la gare" ce matin, a veillé à ce que ceux qui arrivent par le train ne puissent pas se joindre autres militants dans le centre-ville. Partout, nous avons essayé d'y aller, nous avons du littéralement esquiver la police anti-émeute et pour éviter d'être arrêtés simplement pour s’être promené dans la rue. Ça ressemble vraiment à un état policier ici.

En effet, à Francfort, la capitale financière de l'Europe continentale, il semblerait que la démocratie ait été "temporairement" mis à l'arrêt. Dans ses méthodes, l'état révèle encore une fois sa vraie nature. Dans une tentative pour protéger les puissantes banques de la ville, des millions d'euros sont dépensés et des droits constitutionnels fondamentaux suspendus juste pour maintenir un degré de contrôle sur la situation. Pourtant, l'intensité de la répression est susceptible de continuer à augmenter la frustration parmi les manifestants ici.

Les médias allemands et internationaux ne semblent pas faire du tout état de cette situation extrême. Lorsque des centaines de manifestants pacifiques sont arrêtés en Russie, nos dirigeants et les journaux sont prompts à dénoncer Poutine d'être un dictateur. Pourtant, quand il arrive dans une société civilisée et de l'économie avancée comme l'Allemagne, que des manifestants pacifiques soient traités comme des criminels violents - ou qu'ils soient, tout simplement, complètement ignorés.

Demain, nous allons non seulement reprendre la lutte contre la BCE, nous allons aussi nous battre pour notre droit de manifester pacifiquement, publiquement et passionnément. Nous ne serons pas intimidés. Nous ne seront pas écrasés. Et très certainement, nous ne reculerons pas. Et même si ils sévissent contre nous à nouveau - ce qu'ils feront - Faites savoir que nos objectifs ont déjà été réalisés : l'épicentre financier de l’Eurocapitalism est complètement bloqué. Et les autorités ont eu la gentillesse de le faire pour nous. »

A suivre. La grande manifestation a lieu aujourd'hui.

 

Je joins deux videos qui montrent le face à face pour l’instant pacifique entre les manifestants et la police. Mais entendre au haut-parleur une voix en allemand, on a le sang glacé. (Oui, je sais , en Allemagne ils parlent en Allemand ,même dans des micros. Mais bon…On a vu des films…)

http://cams21.de/

http://bambuser.com/v/2653488

 

Je finis en vous recommandant un mur très riche en informations économiques celui de Das Baham sur Warbook. Son dernier article est ici. L’Onu et la banque mondiale accordent des prêts au Niger et au Yémen à condition qu’ils réduisent leur population. Avec tous les liens que vous voudrez. http://www.das-baham.com/article-onu-et-banque-mondiale-un-pret-contre-une-reduction-de-la-population-document-officiels-105384868-

Et voici ce qui se passe au Canada. Les étudiants grévistes auront à payer des amendes énormes. htmlhttp://blogues.journaldemontreal.com/barbe/

Non, ce n’est ni sur « le Monde », ni sur le « Nouvel Obs »…

Hollande en parlera avec Obama ?

 

Bienvenue dans le Meilleur des Mondes.

Posté par Jocegaly à 10:07 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Mélenchon : "Faire cesser les poursuites contre les syndicalistes"

Sur ORANGE


Le leader du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon a déclaré vendredi que la "première décision" du gouvernement devait être de "faire cesser les poursuites contre les syndicalistes".

 
Photographe : Denis Charlet :: Jean-Luc Melenchon, le 12 mai 2012 lors d'une conférence de presse photo : Denis Charlet, AFP

"Le gouvernement de gauche est installé, le Premier ministre a une première décision à prendre c'est de faire cesser les poursuites contre les syndicalistes qui ont été incriminés pendant toute la période Sarkozy", a déclaré M. Mélenchon aux journalistes à Arras, après son dépôt de candidature aux législatives.

Ensuite, selon M. Mélenchon, il faut "exiger l'application des décisions de justice", notamment dans le cas des sociétés Sodimédical (dans l'Aube où 52 salariés ne sont plus payés depuis octobre à la suite d'une délocalisation) et Fralib (usine de 182 salariés dans les Bouches-du-Rhône, fermée par Unilever).

"Ce sont des choses faciles à faire (..) qui ne coûtent pas un sou", a affirmé M. Mélenchon, qui se présente dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.

Pour le reste, a-t-il souligné, cela dépend "si le gouvernement est décidé à affronter la finance et à prendre des mesures énergiques qui empiètent sur les droits de propriété privée du capital".

"Si le gouvernement dit qu'il y a une limite au droit de propriété, c'est l'intérêt général, alors là commencera une ère nouvelle où on verra des entreprises réquisitionnées (..) car on ne peut accepter que la décision de rallumer ou non des hauts-fourneaux (d'ArcelorMittal de Florange, en Moselle) dépende du bon vouloir de Monsieur Mittal", a poursuivi M. Melenchon.

"Il faut des discussions avec Mittal mais il faut aussi qu'il y ait le gros bâton de la loi et de la dissuasion, sinon ce qu'on fait ne sert à rien", a-t-il encore souligné.

"Je suis sûr que (le ministre du Redressement productif Arnaud) Montebourg est plein de bonne volonté, mais c'est une affaire politique", a-t-il conclu.

Posté par Jocegaly à 09:49 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Premier interview (France Info) de DBertinotti, ministre de la famille


"Chaque type de famille doit avoir les mêmes... par FranceInfo

Posté par Jocegaly à 09:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]