CAP 2012

30 janvier 2012

JL Mélenchon Réaction au monologue de Sarkozy - 29-01-2012

.. .. Toutes les mesures qui favorisent la finance , qui desservent les travailleurs sont d'application immédiate. Toutes celles qui pourraient, le cas échéant,  être en mesure de contribuer au bien commun, sont reportés après la prochaine élection présidentielle. Tout ceci est une politique à l'allemande.... les mots utilisés sont un habile enfumage d'un habile et banal plan d'austérité et de soumission au capital financier.

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29 janvier 2012

JL Mélenchon au 36è congrès FNE

Les candidats à la présidentielle passent leur examen d'écologie

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Eva Joly au 36e Congrès de France Nature Environnement, à Montreuil, le 28 janvier 2012.

Eva Joly au 36e Congrès de France Nature Environnement, à Montreuil, le 28 janvier 2012. CHESNOT/SIPA

 

POLITIQUE - De Jean-Luc Mélenchon à Dominique de Villepin, sept candidats se sont prêtés à l'audition écolo proposée par France Nature Environnement. Alors, reçus ou recalés?...

Ce samedi après-midi, à Montreuil, sept candidats à la présidentielle se sont frottés au hérisson, l’emblème de France Nature Environnement (FNE) qui tenait son 36e congrès devant près de 2.000 militants. Après leur avoir présenté les propositions de son «Contrat environnemental», FNE attendait des candidats qu’ils annoncent, en quinze minutes chrono, quelles mesures ils avaient retenu dans leur programme pour le prochain quinquennat. 20 Minutes a rempli le bulletin de notes des candidats au grand oral écolo.

 

François Bayrou a bien bachoté la biologie

C’est François Bayrou (MoDem) qui a ouvert le bal, en évoquant… les abeilles: «Un premier objectif symbolique sera d’assurer la survie des abeilles», a déclaré le candidat du MoDem, visiblement bien renseigné sur les causes du déclin des insectes (varroa, pesticides, frelon asiatique…). Il a ensuite insisté sur la nécessité d’une «décarbonisation, ou décarbonation?» progressive «des activités humaines», regrettant qu’on «ne parle plus d’énergie que sous l’angle du nucléaire», qu’il a qualifié «d’énergie de transition».

 

Eva Joly, première de la classe attendue au tournant

La salle s’est nettement réchauffée avec la candidate suivante, l’écologiste Eva Joly. Venue prêcher des convertis, la candidate Europe Ecologie-Les Verts  a rappelé son combat contre les paradis fiscaux «qui protège aussi l’environnement lorsqu'il s'agit d'empêcher la spéculation sur les marchés des matières premières, en particulier agricoles». Eva Joly a estimé inutile de rappeler sa position sur le nucléaire, mais pense que ce serait «peut-être aux autres candidats qu'il appartiendra d’expliquer le choix moral qu'ils font alors que plus personne ne peut nier après l'accident de Fukushima que nous sommes soumis au risque nucléaire».

 

Corinne Lepage, studieuse et précise

Autre candidate à porter un message clairement orienté vers l’écologie, Corinne Lepage a apprécié «ce moment d’oxygène dans une campagne où l’on s’asphyxie» et a déclaré vouloir «aller même un peu plus loin» que les propositions de FNE. Pragmatique, la candidate Cap21 a décliné une série de mesures fiscales et juridiques: introduire l'environnement dans l'impôt sur les sociétés et la TVA, «flécher l'épargne des Français pour leur permettre d'investir dans le local et le long terme», raffermir le pouvoir judiciaire pour faire appliquer le principe «pollueur-payeur», créer un tribunal pénal international de l'environnement…

Jean-Luc Mélenchon, remuant mais très doué en philo

Changement de genre avec Jean-Luc Mélenchon, qui attaque avec un cours de philo sur l’intérêt général et la vie humaine «compatible avec un seul écosystème». Mais très vite, le discours du candidat du Front de gauche reprend ses fondamentaux: rupture avec le productivisme et «le capitalisme qui le porte aujourd’hui». Appelant à une «révolution citoyenne», Jean-Luc Mélenchon a affirmé que «le capitalisme vert n’existe pas» et a présenté son projet de «planification écologique», notamment par l’introduction de critères écologiques dans les aides publiques, le retour à une agriculture paysanne et la transition du modèle énergétique via un référendum sur la sortie du nucléaire: «Je pense, à titre personnel, qu’il faut sortir du nucléaire, a-t-il déclaré. Mais c’est le peuple qui doit trancher.»

Hervé Morin, élève très discret

«Crise au balcon, environnement à l’abandon». Un slogan auquel personne n’aurait pensé, sinon Hervé Morin, candidat Nouveau Centre. Défaitiste («J’ai peu de chances d’être qualifié au second tour»), Hervé Morin a néanmoins décliné ses idées: favorable à un référendum sur le nucléaire, il souhaite instaurer des tarifs réduits sur l’énergie pour les foyers en situation de précarité et créer des pôles régionaux de compétitivité verts.

 

Dominique de Villepin, un penchant pour l’histoire

Il aura fallu moins de deux minutes à Dominique de Villepin pour évoquer De Gaulle, en comparant l’appel du 18 juin à l’appel des 3.000 de FNE. Le candidat République solidaire s’est dit «attaché aux paysages de France et à ses terroirs» et souhaite un «plan vert» pour la France, financé par une contribution énergie-carbone. Une taxe carbone, donc, complétée par des mesures fiscales en faveur de l’environnement. Dominique de Villepin veut également que «l’impact environnemental des politiques publiques soit contrôlé par la Cour des comptes» et qu’une «journée sans voiture» soit instaurée dans les villes. Mauvais point, ça existe déjà depuis 1998.

 

François Hollande, leçon bien apprise mais ne va pas au fond des choses

Attendu de pied ferme, François Hollande a bien géré les aléas d’un oral: malgré des militants anti-EPR venus dérouler une banderole devant la tribune, le candidat du PS a gardé sa sérénité. Reprenant la formule de FNE, il a souhaité que «le dialogue environnemental soit au même niveau que le dialogue social» et a défini deux priorités: la préservation de la biodiversité et la mutation énergétique. Pour le candidat socialiste, le nucléaire doit devenir «une filière d’excellence dans le démantèlement», tandis que les énergies renouvelables doivent être soutenues par un tarif de rachat fixe. Efficacité et sobriété énergétique, fret ferroviaire, transports doux, éco-conception, proximité… Tous les mots clés y étaient, prêts à être livrés à un «Premier ministre chargé de la transition écologique».

 

Ne s’est pas présenté à l’examen

Le grand absent de la journée était bien sûr le candidat UMP non déclaré. Mais Nathalie Kosciusko-Morizet a occupé la place vide: «Je demande à être jugée sur les actes, a déclaré la ministre de l’Ecologie, venue rencontrer les associations. Nicolas Sarkozy est le président de la Ve République qui a le bilan le plus solide en matière d’écologie», a affirmé NKM, citant le principe de précaution et le Grenelle de l’environnement. Si le Grenelle n’a pas rempli toutes ses promesses, le principe de gouvernance partagée avec les associations a été salué unanimement par les candidats présents à Montreuil et restera un exemple de dialogue environnemental, que tous appellent de leurs voeux.

>> Vous n'y étiez pas? Retrouvez le «live-tweet» de notre journaliste «Planète» par ici

à Montreuil, Audrey Chauvet

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Pour l'emploi, une autre cohérence

Sur MEDIAPART

Soutiens de Jean-Luc Mélenchon, douze syndicalistes et économistes, parmi lesquels Jacques Généreux ou Elodie Groutsche (Fralib), détaillent un programme alternatif de lutte contre le chômage: «soustraire les entreprises à la logique financière», «engager la transistion écologique», développer «l'emploi public», mettre en place une «sécurité sociale professionnelle» et «reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail»

 

 

L’emploi, tous les candidats à la présidentielle s’en disent préoccupés. Comment d’ailleurs faire autrement alors que le chômage monte, apparemment de façon inexorable. Le candidat non déclaré Nicolas Sarkozy, utilisant ses habits de président de la République, a convoqué un sommet social censé répondre à cette préoccupation. La plupart des commentateurs ont pointé de façon critique les effets d’annonce de ce sommet, rappelant que nombre de mesures n’étaient que la réédition de celles avancées précédemment face à la crise, et que les sommes mises en jeu (à peine 500 millions d’euros) n’étaient que le redéploiement d’autres dépenses. Pourtant, il ne faut pas perdre de vue qu’une logique cohérente est à l’œuvre derrière l’apparente prudence des annonces. Le patronat ne s’y est pas trompé qui a affiché sa satisfaction.

Pour que l’emploi se développe, nous disent le président de la République et le patronat, il suffit de baisser le coût du travail, de rendre celui-ci plus flexible et d’allonger sa durée. Que cette thèse ait abouti à une détérioration considérable de la condition salariale, sans créer vraiment d’emplois, n’a pas l’air de contrarier ses défenseurs. On peut d’ailleurs les comprendre. À défaut de développer l’emploi, ce sont les profits des entreprises, en particulier des plus grandes, qui l’ont été. Ces mesures représentent seulement un effet d’aubaine pour les employeurs: ils embauchent à bas coût des salarié-es qu’ils auraient de toute façon recrutés. De plus, en favorisant l’emploi précaire et peu qualifié, elles minent l’efficacité de notre économie et poussent les entreprises à un positionnement de bas de gamme dans la division internationale du travail.

 Les entreprises sont aujourd’hui guidées par une logique financière visant à maximiser «la création de valeur pour l’actionnaire». Le bilan de ces trente dernières années est éloquent. Le chômage et la précarité ont grandi alors que la part des salaires baissait de 5 à 8 points, selon que l'on prend comme référence 1972 ou 1982, soit entre 100 et 160 milliards d’euros par an en valeur actuelle. De plus, l’investissement productif a progressé très modérément, alors qu’explosaient les placements financiers, les exportations de capitaux et la part des dividendes dans le PIB. L’emploi est, dans ce cadre, une simple variable d’ajustement. S’attaquer vraiment au chômage et à la précarité suppose de rompre radicalement avec ce type de logique.

Nous pouvons identifier cinq paquets de mesures alternatives aux politiques néolibérales en matière d’emploi. Il s’agit d’abord de soustraire les entreprises à la logique financière. Il faut certes, et c’est essentiel, favoriser l’investissement productif aux dépens de la rente. Des mesures fiscales doivent permettre de pénaliser la distribution des profits non réinvestis et taxer fortement les dividendes et les revenus des dirigeants pour instaurer, de fait, un revenu maximal. Une autre possibilité pourrait être de plafonner les dividendes versés aux actionnaires.

Pour développer l’emploi, l’investissement productif doit être tourné vers les besoins sociaux à satisfaire, permettre d’engager la nécessaire transition écologique de la société et relever le défi de la réindustrialisation. Il faut donc, par un contrôle social des banques, avec l’action d’un pôle financier public, réorienter le crédit vers des investissements qui répondent à des critères écologiques et sociaux. De plus, des mesures spécifiques de crédit pour alléger les charges financières des PME doivent être mise en œuvre. Dans cette logique, le refinancement des banques auprès de la Banque centrale devrait être soumis à des conditionnalités sociales et écologiques. Utilisons toutes les marges de manœuvre nationales et européennes qui existent pour agir dans ce sens et élargissons-les.

Depuis des années, les services publics ont été systématiquement affaiblis. Les directives européennes de libéralisation, qui les ont placés en situation de concurrence, ont favorisé leur démantèlement, la désastreuse révision générale des politiques publiques (RGPP) provoque aujourd’hui leur agonie. Or, le développement des services publics est une condition absolument nécessaire pour que l’investissement des entreprises puisse se déployer efficacement pour satisfaire les besoins sociaux et réduire les inégalités. Le développement de l’emploi public est donc absolument primordial. Une réforme fiscale d’ampleur, revenant sur les cadeaux fiscaux faits ces dix dernières années, et le financement monétaire par la BCE du Fonds de développement social et écologique européen dont nous proposons la création, permettraient d’en assurer le financement.

La réorientation de l’investissement productif aura des conséquences sur les salariés. Produire autrement et autre chose nécessitera sans aucun doute des reconversions. Il faut donc protéger les salariés et les sans-emploi, promouvoir leurs capacités. La mise en place d’une sécurité sociale professionnelle ou d’un statut du salarié doit permettre que ce dernier puisse bénéficier du maintien de sa rémunération, de sa protection sociale et d’une formation professionnelle lui garantissant de retrouver un emploi équivalent à celui qui était le sien. Cette mesure pourrait être financée par les ressources actuelles de l’indemnisation chômage, auxquelles viendrait s’adjoindre une cotisation sociale spécifique. De nouveaux droits pour les salariés dans l’entreprise complèteraient cette mesure. Ainsi les élus représentant les personnels devraient se voir dotés d’un droit de veto, de contre-propositions avec des moyens financiers à l’appui en cas de reconversion et de restructuration des entreprises. La législation sur le temps partiel devrait être revue pour permettre à tous les salariés qui le désirent, essentiellement des femmes, de travailler à temps plein.

Enfin il faut reprendre le mouvement historique de réduction du temps de travail (RTT). Elle est, d’abord, nécessaire sur le plan économique pour favoriser l’efficacité au travail au lieu de la surexploitation actuelle, concentrée toujours sur les mêmes. Puisqu’il s’agit d’accueillir les nouveaux actifs et de résorber le chômage, la RTT est absolument nécessaire aujourd’hui, en permettant de décupler l’effet de l’activité économique sur l’emploi, tout autant qu’elle l’a été dans le passé. Ainsi, la productivité horaire a été multipliée par 15 au cours du XXe siècle alors que la production ne l’était que par 10. Dans la même période, le temps de travail a été divisé par deux et l’emploi multiplié par 1,3. Mais la RTT répond aussi à une nécessité sociale, celle de ne pas perdre sa vie à la gagner pour avoir du temps pour soi, pour les autres, pouvoir ainsi mieux participer à la vie de la cité et permettre d’instaurer un partage des tâches familiales plus égalitaire entre hommes et femmes. La diminution de la durée légale du travail pour tous sans perte de salaire fait partie de l’alternative à l'institutionnalisation du chômage partiel comme nouvelle norme et comme instrument de politique de l'emploi.

 

À l’encontre de politiques d’austérité qui mènent à la récession, ce lot de mesures dessine les contours d’un nouveau mode de développement visant la satisfaction des besoins sociaux, la réduction des inégalités et le respect des impératifs écologiques. Syndicalistes et économistes, nous soutenons le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, pour faire prévaloir cette logique de transformation sociale qui nous est indispensable.

Frédéric Boccara, économiste,
Claude Debons, syndicaliste,
Anne Debregeas, syndicaliste EDF
Jacques Généreux, économiste
Elodie Groutsche, syndicaliste Fralib,
Jean-Marie Harribey, économiste
Michel Husson, économiste,
Marianne Journiac, syndicaliste AP HP,
Pierre Khalfa, syndicaliste,
Didier Le Reste, syndicaliste
Jacques Rigaudiat, économiste
Stéphanie Treillet, économiste

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Contre la tactique du salami, vive Mélenchon et Joly !

Sur MEDIAPART

 

La tactique du salami. C'est ainsi qu'on qualifiait la stratégie des régimes staliniens dans les Pays de l'Est au lendemain de la seconde guerre mondiale : on éliminait une franche de l'opposition, sans que les autres protestent, puis une seconde, enfin une troisième, et à la fin, il ne restait que le parti unique. Cette stratégie est en route : c'est une personnalité se disant écologiste qui l'a enclenchée en déclarant qu'il préfererait voter Hollande qu'Eva Joly. Aujourd'hui, c'est cette dernière qu'on veut initimider, demain, ce sera sans doute un autre candidat, Jean-Luc Mélenchon, au contraire parce qu'il monte dans les sondages et qu'il menacerait la présence de Hollande au second tour. A chaque fois – que vous soyez trop bas, que vous soyez trop haut - c'est le discours sur le sacro-saint vote utile qui est invoqué.
Mais osons le dire : c'est celui qui le dit qui y est.
Le maillon faible de la gauche, ce n'est pas Eva Joly, c'est François Hollande. Parce qu'il n'a pas des propositions à la hauteur des enjeux économiques, écologiques et sociaux – un pédalo pour affronter la tempête. Parce que son absence de volonté d'affronter le capitalisme pour changer profondemment la vie quotidiennes des gens, redistribuer largement les pouvoirs et les richesses et  casser les discriminations systémiques sexistes, racistes de classes, ne lui permettent pas de remobiliser un électorat populaire qui a déserté les urnes à force d'être déçu par la gauche de gouvernement.
Le vote utile, ce n'est pas en sa faveur. C'est en faveur d'Eva Joly ou Jean-Luc Mélenchon. Il n'y aura pas de victoire sur Sarkozy sans mobilisation des absentionistes, et ce sont seulement des candidats perçus comme plus sincères et apportant des réponses courageuses qui peuvent redonner envie aux absentionistes de se saisir de l'outil du vote pour changer leur vie. Il n'y aura pas de victoire utile de la gauche sans changement du rapport de force entre une gauche d'accompagnement et une gauche – et donc une écologie – de tranformation et d'invention.
Aujourd'hui, sur des modes différents, et avec des vraies divergences, ces candidatures font que n'avons jamais autant entendu parler de révolution écologique ou de planification écologique. Pour la première fois dans l'histoire, grâce à eux, les idées écologistes dans une présidentielle sont créditées de plus de 10% des voix, soit le double du meilleur score réalisé par un écologiste à cette élection.
Contrairement à ceux qui disent aujourd'hui qu'Eva Joly doit se retirer et tenteront sans doute le même chantage demain envers les électeurs de Jean-Luc Mélenchon pour qu'ils lui retirent leurs votes, disons : ce sont ces candidatures qui sont importantes, ni salamis, ni salmigondis, vive Mélenchon et Joly, vive l'écologie !

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Le "discours incohérent" de Hollande

Sur le JDD

Si Jean-Luc Mélenchon arrivait devant François Hollande au premier tour ? François Hollande : "Ma réponse, elle est toute simple: moi je me désiste toujours pour le candidat de gauche le mieux placé face à la droite", a-t-il assuré jeudi soir sur le plateau de l'émission Des paroles et des actes, diffusée sur France 2.
Si le candidat socialiste accède à l'Elysée en 2012 ? "Ceux qui soutiendront ma candidature au second tour de l'élection présidentielle ont vocation à gouverner avec moi." Et d'ajouter : "Je ne doute pas du choix que fera le Front de gauche au second tour, il est clair qu'il soutiendra le candidat de gauche le mieux placé (...). Après ils verront s'ils veulent participer au gouvernement, je ne veux forcer personne."
Mais ... l'annonce faite par le candidat socialiste ne suffit pas à satisfaire le candidat du Front de gauche !
Interrogé vendredi sur BFM-TV, Jean-Luc Mélenchon a indiqué qu'il n'irait "dans aucun gouvernement que celui qu'il dirigerait lui-même". Parlant de François Hollande, le député européen affirme qu'il ne voit "pas comment il peut espérer que qui que ce soit du Front de Gauche accepte d'aller dans un gouvernement dont il dit lui-même qu'on ne peut rien négocier", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Si nous étions d'accord avec son programme, cela se saurait".
"Sur le plan politique, François Hollande se heurte aux mêmes contradictions : il admet qu’il se désistera pour Jean-Luc Mélenchon s’il est en tête au 2e tour, c’est un progrès, mais exclut toujours de débattre avec le Front de Gauche... Comprenne qui pourra", écrivait pour sa part Eric Coquerel, conseiller spécial de Jean-Luc Mélenchon, dans un communiqué publié jeudi soir. "François Hollande a malheureusement retrouvé ses accents et propositions rigoristes", estimait-t-il. Parce que pour le Front de gauche, le député de Corrèze "part des mêmes sornettes que la droite" et propose "un discours incohérent" : "Il espère la croissance tout en annonçant la rigueur."
A plusieurs reprises, Jean-Luc Mélenchon avait proposé au Parti socialiste un débat public. Offre jusqu'à présent déclinée. Mais le Front de gauche persiste : "Malgré son refus, nous maintenons à François Hollande notre proposition d’en débattre. Ce serait salutaire pour toute la gauche." Mais pour l'heure, pas de réponse du côté socialiste.

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Bouvet: La gauche peut retrouver le peuple par Orwell (2/2)

 
 
Propos recueillis par G. Andrieu et P. Cohen - Marianne | Dimanche 29 Janvier 2012 à 05:01 | Lu 2933 fois
 
 

 

Laurent Bouvet, professeur de science politique, accorde un long entretien à Marianne à l'occasion de la sortie de son nouveau livre «Le Sens du peuple». Dans cette deuxième partie de l'interview, il aborde les rapports troubles du PS à l'Etat qui l'ont conduit au début des années 1980 à participer activement à son démantèlement. Néanmoins, il considère que la gauche peut se réinventer et retrouver le sens du peuple. Elle doit pour cela, selon lui, s'appuyer notamment sur l'idée républicaine et la «common decency» de George Orwell.



Dans votre livre, il y a aussi cette idée que l’erreur profonde du Parti socialiste réside dans son rapport à l’Etat?
Pour les socialistes français au XXe siècle, l’Etat a joué un rôle d’écran. Un écran qui leur permettait de dire, pour faire simple, « nous sommes des révolutionnaires, nous appartenons à la grande histoire du mouvement ouvrier, nous avons le même but révolutionnaire que les communistes, mais nous sommes des démocrates, nous ne prenons pas le pouvoir par la force, nous changeons l’Etat démocratiquement. Nous sommes réformistes dans la méthode, tout en restant révolutionnaires dans les buts ». Les socialistes depuis Jean Jaurès se sont coulés dans la forme de l’Etat républicain qui leur a permis de gérer cette contradiction fondamentale. La limite d’une telle position étant évidemment la loi d’airain de l’institutionnalisation telle qu’elle a été mise en évidence de longue date par les sociologues du politique (Max Weber notamment) : ce n’est pas le parti qui se saisit de l’Etat lorsqu’il « prend le pouvoir » mais l’Etat qui prend le parti ! Ce à quoi on a assisté depuis 1981 au niveau national et, au fur et à mesure de l’extension de la décentralisation, au niveau local. Le PS est devenu un parti institutionnel, comme on le voit aujourd’hui de manière criante au niveau des collectivités territoriales.

Quand les socialistes arrivent au pouvoir en 1981, ils sont dans ce schéma-là. Mais il y deux nouveautés par rapport aux expériences précédentes : l’installation dans la durée et le fait que l’Etat n’a plus la puissance d’antan concurrencé qu’il est désormais par la logique du marché et de la dérégulation Or les socialistes s’installent au pouvoir avec l’idée que le pouvoir d’Etat dont ils pensent s’emparer va leur permettre de résoudre leurs contradictions internes et notamment l’articulation entre leur libéralisme politique et leur antilibéralisme économique. Las, à l’intérieur même du PS, l’un de ses courants, entré dans le parti en 1974, va œuvrer à remettre en cause le pouvoir même de l’Etat sur l’économie et la société au nom du marché et de la société civile – dont on sait que tant pour Adam Smith que pour Karl Marx, c’est la même chose. C’est l’aile politique de la deuxième gauche, incarnée par Michel Rocard et ses amis. Leur but n’est pas seulement la lutte de pouvoir mais la transformation idéologique du parti qui se désaxe. Il quitte son centre de gravité historique. Dans le parti, il y a désormais une force, importante, qui conteste la fiction d’un Etat protecteur du but révolutionnaire du socialisme. C’est le « parler vrai » de Michel Rocard : il faut dire que le but n’est pas révolutionnaire mais réformiste comme l’est la méthode. Il ne faut pas moins d’Etat mais « mieux d’Etat ». C’est le grand débat du congrès de Metz en 1979 : Rocard perd sur le plan organisationnel mais il gagne, en profondeur, sur le front idéologique même si dans l’immédiat le mitterrandisme l’emporte. Ceci explique aussi en grande partie la facilité avec laquelle le PS va prendre le pli de son époque dès le début des années 1980, à peine arrivé au pouvoir : le recul de l’Etat, la dérégulation, la libéralisation, etc. L’Etat socialiste, après 1982, dans les années 1980-90 sera un Etat « rocardien », technocratique et « moderne », au sein duquel la différence droite-gauche s’efface peu à peu : on multiplie les administrations de missions, les démembrements du service public, on réoriente les politiques publiques vers l’individualisation, la lutte contre l’exclusion, les « populations interstitielles », on « active » les dépenses publiques, on introduit des méthodes de gestion venues du privé dites de « new public management », etc.  Jusqu’à la LOLF et aux premiers éléments de la RGPP. On habille tout ça de tas de mots nouveaux et « modernes » : « l’Etat stratège » ou l’Etat « investisseur du social » par exemple, pour masquer sa perte de puissance et surtout de sens.

 

Ce phénomène est d’ailleurs contemporain de la construction européenne des années 1980-90. En la matière, la deuxième gauche, celle de Rocard et Delors, va trouver en Mitterrand un allié de choix. La conviction européenne de ce dernier, née de la nécessité impérieuse de la paix entre la France et l’Allemagne, va permettre à une véritable idéologie de la déconstruction de l’Etat national, social et démocratique de s’imposer. Or, ces trois formes d’Etat sont aussi liées à ce que j’appelle dans mon livre « les trois peuples contemporains » qui prennent forme à partir de 1848 : le peuple national, le peuple social et le peuple démocratique, et qui sont tous aujourd’hui en crise. En France, le renoncement de la gauche à l’Etat dans ces trois dimensions a participé étroitement à l’oubli et à l’abandon du peuple. Et donc à la nécessité d’en appeler à d’autres soutiens sociologiques, moins liés à l’idée d’une communauté unie de citoyens autour d’un projet commun, à la fois démocratique, social et national.

La montée en puissance du néo-libéralisme — un système qui ne fonctionne pas, la crise est là pour en attester — ne favorise-t-elle pas la réémergence d’un vrai clivage ? Comment la gauche peut-elle se réinventer à cette aune-là ?
Ce qui m’intéresse dans la réinvention possible de la gauche et ce que j’aborde dans mon livre, ce n’est pas tellement la réinvention économique et sociale, mais la superstructure comme disait Marx : le politique, la culture, l’identitaire. Pour moi, la gauche ne peut se sauver d’elle-même dans la situation actuelle de sortie de l’Histoire que nous vivons qu’en s’éloignant de l’idée que seul l’individu peut être l’acteur de sa propre émancipation, cette idée que, chez chacun, ce qui compte ce sont ses rattachements identitaires, ce qu’il est plutôt que ce qu’il fait, et non plus la volonté de s’en détacher, de donner les moyens à chacun de pouvoir choisir de devenir autre chose que ce que lui assigne a priori les conditions de sa naissance. En travaillant sur ces questions d’identité, de valeurs, à partir de l’idée républicaine en particulier mais aussi avec des éléments que l’on peut trouver dans d’autres traditions, comme celle de la common decency, la décence ordinaire, chère à George Orwell, on peut reconstruire des règles communes de comportement, d’action, d’exigence dans la gestion publique, pour le « vivre ensemble », qui peut être d’ailleurs raisonnable et raisonnée.

Il ne s’agit pas d’une utopie dont on sait le devenir potentiel. Il faut, par exemple, en finir à gauche avec le raisonnement quantitativiste. C’est valable notamment pour l’Education. Ce n’est pas en ajoutant des moyens quantitatifs qu’on arrive à mieux comprendre et gouverner l’école comme la société. Il y a des éléments qualitatifs qui sont essentiels. Des choix de politique publique, d’orientation de l’action publique n’ont aucun sens s’ils ne sont pas articulés à une stratégie sociologique et politique dans le peuple et par le peuple. On touche là à la compréhension charnelle du peuple comme on la trouve chez Michelet notamment. Repartir de cette forme de compréhension, cela signifie réinvestir le débat sur ce que signifie être Français. La gauche doit se réapproprier le débat, perverti par la manipulation du gouvernement et de la majorité, sur l’identité nationale par exemple. Il faut que la gauche affronte ces questions, qu’elle réenvisage l’ensemble de ses politiques publiques — la politique éducative et culturelle sont fondamentales — à l’aune d’une grille d’analyse renouvelée, non dans la nostalgie du passé mais avec le souci du sens commun.
 
Comment accueillez-vous la démarche de l’historien Patrick Weil qui, avec ses camarades, propose « 80 propositions qui ne coûtent pas 80 milliards » ? S’agit-il d’une réémergence d’une nouvelle deuxième gauche débarrassée de ses oripeaux les plus critiquables ?
Je n’ai pas encore lu le livre, mais j’ai vu la synthèse des propositions. J’en connaissais déjà certaines. Il y a des éléments très différents les uns des autres, mais on peut y lire globalement une orientation proche de ce que l’on retrouve depuis des années dans l’esprit commun aux travaux de la « République des idées » de Pierre Rosanvallon, chez un Eric Maurin par exemple. C’est une démarche qui est en grande partie un aboutissement, longtemps après, de l’inspiration de la deuxième gauche. J’y vois en partie une forme de rationalisation experte ou technocrate, peu importe le terme. Elle s’appuie sur l’idée que le monde est complexe, que cette complexité ne peut pas être saisie dans son ensemble. Qu’elle ne peut être transformée, mais seulement « gérée » ou régulée.

Le problème principal dans cette perspective d’ensemble, que l’on lit de manière magistrale chez Rosanvallon, c’est que le peuple doit rester « introuvable ». Il y a une société, il n’y a ni ne peut y avoir, ne doit y avoir, de peuple ! Dans cette société, il y a des problèmes que l’on va résoudre techniquement, si possible dans le plus large dans un consensus. Mais évidemment, pour que ce consensus puisse se faire, mieux vaut que les citoyens y participent de manière diffuse, composite, qu’ils participent à des jurys, à de multiples formes de démocratie locale par exemple. C’est ce que Rosanvallon appelle la « contre-démocratie ». Pourquoi pas me dira-t-on ? La démocratie représentative est en crise.  Seulement, en s’en remettant ainsi à un pouvoir diffus, jamais établi comme souverain pleinement exprimé dans la puissance de son unité, c’est bien entendu le pouvoir des élites que l’on conforte, et donc le risque populiste que l’on renforce. Cette vision un peu idyllique des choses conduit immanquablement à des frustrations, met à jour le caractère factice, artificiel de ces « espaces » de discussion. L’agora n’est pas une agora, c’est une simple place du marché avec autour, mais pas au centre, des stands, des agences, des conseils de quartiers… où l’on peut gueuler mais où rien ne se passe, rien ne se fait ni ne se décide vraiment. La gauche est semble-t-il en partie dans cette logique désormais. Toute cette histoire de démocratie participative ressemble à une gigantesque opération pour éviter de remettre le peuple au centre de la décision démocratique, par peur du populisme j’imagine. On voudrait nous faire croire que ce serait ça la nouvelle citoyenneté, la nouvelle démocratie. Moi je ne le pense pas. Il faut repartir du peuple, dans toutes ses dimensions, sans le prendre pour plus qu’il n’est ou penser qu’il a toujours raison – c’est ça le populisme – mais le considérer non plus, à la manière de Terra Nova, comme un ramassis de beaufs racistes, sexistes, homophobes et incapables de contempler les beautés de la société moderne ! La démocratie et le populisme ont partie liée, un peu de populisme rapproche de la démocratie, beaucoup en éloigne, on le sait depuis le XXe siècle.
 


Retrouvez la première partie de l'interview de Laurent Bouvet en cliquant ici.

 

Bouvet: La gauche peut retrouver le peuple par Orwell (2/2)

* Laurent Bouvet est professeur de science politique. Il publie Le Sens du peuple – La gauche, la démocratie, le populisme. Coll. Le Débat, Gallimard. 304 pages. Janvier 2012.

Retrouvez-le sur son blog   ou sur le site dédié à son nouveau livre.
 
 

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JL Mélenchon chez Ruquier le 28.1.12 (onpc)


Melenchon Vs Polony & Pulvar 1 [Pol] Ruquier... par peanutsie .


Melenchon Vs Polony & Pulvar 2 [Pol] Ruquier... par peanutsie

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Les vidéos du Forum "vivre la République 2012" Libération-Marianne de Grenoble

Vidéo ICI: http://www.liberation.fr/politiques/01012386216-retrouvez-les-debats-du-forum-en-video

 

Balisage de l'interview de JL Mélenchon


03.30  Le départ du PS et la création du Front de Gauche
25.32  Front de Gauche, Hollande, et vote utile
40.30  Rassemblement public  pour la 6è République, organisée par le FdeG vers mi mars
42.00 la campagne
47.26  Le FN (faire face au difficile... éducation collective... responsabilité des medias (ils n'entrent pas par la cage d'escalier ni par la porte mais par radio et TV)
69.30 Questions dans la salle
78.00 Réponses de JLM (les points d'entrée des libéraux... 81.30 les retraites...82.25 le grand marché transatlantique... 85.25 la laïcité...86.29 économie sociale et solidaire... 89.15 Austérité et FHollande

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28 janvier 2012

Benoît Schneckenburger, le garde du corps philosophe de Mélenchon

Sur RUE 89

Zineb Dryef | Journaliste Rue89
 
 
Amoureux d'Epicure et ceinture noire de karaté, Benoît Schneckenburger est à la tête du service d'ordre du Parti de Gauche.

Rencontre.

Benoît Schneckenburger à Paris, le 5 octobre 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

En 1990, à des jeunes militants qui collaient des affiches, Jean-Luc Mélenchon a dit : « La semaine prochaine, vous allez écrire un tract. » Vingt ans après, l'un d'eux en parle encore. « Ce que j'ai appris auprès de lui et apprécié tout de suite, c'est cette autonomie et cette attention accordée aux militants », explique-t-il.

A 40 ans, Benoît Schneckenburger milite encore auprès de Jean-Luc Mélenchon ; ceinture noire de karaté, il est à la tête de son service d'ordre. Il dit que ce n'est pas une tâche ingrate et regrette que les « partis petits-bourgeois » distinguent les militants qui pensent et ceux qui collent des affiches :

« Depuis que je suis engagé en politique, je me suis toujours inséré dans les services d'ordre... Il ne faut pas être idéaliste : la politique, ce sont des rapports de force qui doivent être organisés. C'est une tâche politique parmi d'autres. »

 

Garder à l'œil « Le Petit Journal »

Une tâche dont Benoît découvre l'extrême violence à l'époque des bastons avec le FN – il était alors à SOS Racisme. En 2011, l'ennemi semble plutôt se nicher derrière la nuée de caméras qui suit en permanence le candidat. Benoît ne cache pas avoir une dent contre « Le Petit Journal » de Canal+ qui, « sur trois jours de tournage, ne garde que quelques secondes », forcément les plus « conflictuelles ».

« Il suffit que Mélenchon discute un peu fortement avec quelqu'un et eux foncent pour prendre cette unique scène. On le prévient. “Le Petit Journal”, ce n'est pas du journalisme d'information, c'est de la peopolisation. »

Ce banlieusard, né dans une famille peu politisée – un grand-père maire adjoint RPR, « ça n'a pas joué » –, a épousé la politique d'abord à Nanterre, auprès des libertaires. Puis à Sciences-Po. Ensuite, il ne s'arrête plus.

Piqué de philosophie politique, il poursuit son apprentissage dans les livres, décroche l'agrég de philo puis soutient une thèse sur les matérialistes du XVIIIe. Ses élèves le reconnaissent à la télé – « Je leur ai dit au début de l'année qu'on ne parlerait pas de politique en cours. »

C'est cette persévérance et une discipline hors du commun qui lui valent aussi d'être ceinture noire et titulaire d'un diplôme de prof de karaté. « C'est drôle quand même », commente un Jean-Luc Mélenchon songeur, « je ne sais pas comment il a fait pour mener tout ça de front. »


Benoît Schneckenburger et Jean-Luc Mélenchon lors de l'ouverture du QG de campagne du Front de Gauche aux Lilas, le 18 octobre (Audrey Cerdan/Rue89)


Conversations philosophiques dans le métro

Il y a chez ce singulier garde du corps une intransigeance propre aux convertis. Revenu du PS après l'épisode de Saint-Bernard (« je ne partageais plus leurs valeurs »), il refuse depuis de se « résigner », d'accepter une augmentation symbolique du smic « quand plus personne ne peut vivre avec 1 000 euros » ou de se laisser berner par la politique du « sentiment ». Il n'entrevoit l'espoir d'une « alternative à gauche » qu'en 2008, lorsque Mélenchon quitte le PS pour fonder le Parti de Gauche. Il le retrouve alors.

Depuis, les deux hommes marchent côte à côte. Littéralement. Après les manifs, les meetings, les rendez-vous publics, Benoît raccompagne le candidat du Front de Gauche « en transports en commun ». La petite légende en marche dit que c'est durant ces trajets qu'ils échangent sur le bonheur ou la vitesse de la lumière. Une sorte de règle que s'impose Benoît pour éviter de parler de la vie interne du parti ; il ne veut pas utiliser sa proximité de garde du corps pour aborder ces questions.

Benoît aurait fait pencher Mélenchon, le stoïcien, du côté d'Epicure, durant ces voyages en métro. L'ancien sénateur en stoïcien, ça donne quoi ?

« Si un pot de fleurs me tombe dessus du troisième, je n'y peux rien donc je n'ai pas à m'en préoccuper. Par contre, certaines choses dépendent de moi, j'ai donc des marges de manœuvres.

Les stoïciens disent que la plupart des choses sur lesquelles on peut agir dépendent de la représentation que l'on s'en fait soit à titre individuel, soit par la langue commune, les opinions communes. Il faut donc travailler sur la culture, sur les mots pour faire évoluer les mentalités. Cette part de liberté est intéressante.

Mais j'ai réussi à lui faire admettre que le stoïcisme, c'est souvent une morale de maître – renoncer aux biens, cela suppose qu'on les a déjà. Et il y a les idées d'âme et de destin. Chez Epicure, il n'y a pas de destin, il n'y a pas d'âme. Mélenchon, comme moi, est matérialiste, il y est sensible. »

 

« Le bonheur est un thème dont la politique doit se préoccuper »

Quelques secondes, on se représente Mélenchon en épicurien, façon interprétation abusive de la doctrine du philosophe grec. C'est drôle mais il ne s'agit évidemment pas de cela :

« Libérer la contrainte, c'est une des premières leçons d'Epicure. Quand on est pauvre et qu'on a faim, qu'on est inquiet pour le lendemain, on ne peut pas être heureux. La politique doit d'abord assurer ces conditions minimales de vie ; le bonheur est un thème dont la politique doit se préoccuper. La politique doit offrir la possibilité d'activités culturelles, d'ouverture, de temps consacré aux autres.

Libérer du temps, c'est un des thèmes qui a toujours intéressé Mélenchon. Ce n'est pas seulement réduire le temps de travail : c'est l'idée que l'homme doit à nouveau être maître du temps. Or, le temps dans lequel on vit aujourd'hui, c'est le temps des échanges marchands, c'est le temps de l'instantané, tout va très très vite. Ça ouvre des potentialités mais ça nous empêche de vivre le présent dans la durée. On est dans l'instant. L'instant, ça change tout le temps, c'est inquiétant. »


Benoît Schneckenburger à Paris, le 5 octobre 2011 (Audrey Cerdan/Rue89)

 

 

Le populisme, une chance ?

Ce temps si précieux pour ce garçon que ses amis qualifient d'un « petit peu hyperactif ». Après un ouvrage consacré à Epicure puis un collectif sur le programme de Marine Le Pen, Benoît s'est attaqué au populisme. Le livre sort dans quelques semaines. Un long travail de déconstruction de l'argument facile « Mélenchon est populiste », retrouvé jusqu'en une du Monde sous la plume d'un Plantu qui l'a représenté jumeau de Marine Le Pen :

« J'essaye de montrer que derrière cette phrase, “untel est populiste”, se cache une vieille tendance dans l'histoire des idées et de la démocratie libérale à refuser que le peuple participe “trop” à la vie politique.

On veut bien convoquer le peuple, comme dit Schumpeter, pour choisir parmi les élites compétitives mais on ne veut pas qu'il se mêle du politique. Eh bien, nous ne sommes pas d'accord. On pense que le peuple doit se mêler de politique, il doit commencer à réfléchir, à participer, il ne peut pas y avoir de discours politique sans éducation populaire. L'accusation de populisme cache un déni de démocratie. »

Il en revient à cette fameuse autonomie qui lui a fait préférer Mélenchon aux autres, celle qui suppose, dit-il, une culture permanente des militants.

Ce souci de l'éducation populaire au Parti de Gauche est à la charge de Benoît ; il s'occupe également de la formation. Karatéka, philosophe, garde du corps, formateur... Une somme d'activités qu'il juge cohérentes et habituelles dans son parti :

« Vous savez, au service d'ordre, on a aussi un camarade qui va soutenir sa thèse en physique quantique et un docteur en sociologie. »

 

 

 

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Le Yo-yo de François Hollande sur Hadopi

 
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Notre partenaire suisse le Temps juge sévèrement l'ambigüité du candidat socialiste. Et l'indécision de Sarkozy sur la question. Marine Le Pen en profite pour prendre une posture pro-geeks...

Cela avait tout l’air d’un «je vous ai compris» à la Nicolas Sarkozy adressé à la communauté geeks. Au Bourget (Seine-Saint-Denis), dimanche 22 janvier, pour lancer la dernière ligne droite de sa campagne à l’élection présidentielle française, François Hollande s’est fendu d’un discours-fleuve sur l’après-Hadopi, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet mise en œuvre sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

Sur cette question, le socialiste, souvent critiqué pour son manque de précision quant à son programme politique, a brillé par son ambiguïté. Esquissant tantôt un sourire aux acteurs de l’économie numérique (Google), tantôt un «je t’aime» au monde culturel, François Hollande a dit tout et son contraire. Une valse-hésitation pour ne pas froisser d’une part les producteurs et auteurs, de l’autre les internautes. Qu’a voulu dire Hollande? Personne ne sait. Enfin pas de manière certaine.

François Hollande a sous-entendu son désir d’abroger la loi Hadopi purement et simplement, qu’il accuse de ne pas avoir «rapporté un sou aux artistes» et d’avoir «opposé la création et le public». Abrogation? Euh non, Hollande a dit remplacement. Le socialiste revient quelques jours plus tard sur ses déclarations sentant bien qu’il s’attire les foudres des majors.

Va pour le remplacement. Mais par quoi? «Une loi sur l’exception culturelle» pardi, soit l’idée d’une licence globale qui ne dit pas son nom. Quel contenu, quels objectifs, quelle méthode? François Hollande ne se mouille pas ou peu. Il abat une nouvelle fois la carte du consensus au risque de décevoir. Une indécision qui fait bouillir Nicolas Sarkozy, artisan d’Hadopi.

Le président sortant s’est dit «sidéré» par les déclarations de François Hollande. «L’absence de courage, c’est vous, les créateurs, qui allez la payer», a-t-il lancé. Nicolas Sarkozy a de son côté appelé à plus de réglementation. «La culture n’a pas à souffrir de la déréglementation du monde nouveau. Veut-on absolument, par absence totale de courage politique, appliquer le même modèle (que la finance) à la culture? Je m’y refuse».

Nicolas Sarkozy fait la girouette. A l’heure de dresser la politique numérique du président sortant, on peine à oublier un début de mandature marquée par une approche paniquarde du Web, qui a conduit à la mise en œuvre d’Hadopi. Puis on se surprend à voir le président tout sourire chez Google, le 6 décembre 2011, lors de l’inauguration des locaux parisiens de la firme américaine. Bref, on n’y comprend plus rien.

Le match dure depuis cinq ans. Et c’est Marine qui risque bien de remporter la partie. Là où l’UMP et le PS tergiversent, la frontiste développe un programme numérique clair. Elle adopte une posture de défenseur du Net. En résumé: Hadopi, Loppsi 2, Traité Acta, et toutes autres tentatives du gouvernement pour restreindre la liberté des internautes, elle n’en veut pas. Et plaide pour la mise en place d’une licence globale. Rien de neuf. Mais à défaut de se perdre dans des contradictions, Marine semble garder le même cap. Hollande et Sarkozy sont prévenus.

Un article que l'on peut retrouver sur le site du Temps en cliquant ici

Le Temps © 2012 Le Temps SA - 28/01/2012

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LE SYNDRÔME DU LARBIN

Fake] La France et le syndrome du larbin expliqués par le vénérable professeur Mehlang Chang

 

 

 

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CRISE, SPECULATION et pompe à fric

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Le Front de gauche s'attaque à la commission des sondages

| Par Mathilde Mathieu et Michaël Hajdenberg

 

 

Plutôt que d’attaquer bille en tête les instituts de sondage, imperméables aux critiques, Jean-Luc Mélenchon a opté pour une stratégie inédite : mettre en cause le « gendarme » du secteur, la Commission des sondages, censée faire respecter la loi de 1977 qui encadre la diffusion d’enquêtes d’opinion électorales. Mercredi 25 janvier, le conseil d’Etat a ainsi examiné pour la première fois de son histoire un recours contre une décision de la commission, accusée d’inertie par le leader du Front de gauche, voire de complaisance. « Comment contrôler des multinationales de l’opinion avec deux salariés à plein temps, des bureaux de 32 m2 et 15.000 euros de budget annuel ?», raille l’avocate de Jean-Luc Mélenchon.

Le sondage dans Le ParisienLe sondage dans Le Parisien

Le sondage qui a déclenché les hostilités : une enquête en ligne d’Harris interactive parue dans Le Parisien en septembre 2011, qui plaçait le candidat à 3 % des intentions de vote au premier tour de la présidentielle face à François Hollande.

A l’époque, Jean-Luc Mélenchon avait déposé une double réclamation sur le bureau de l’autorité administrative indépendante : fort de la loi de 1977 qui autorise les citoyens à consulter auprès de la commission une « notice » méthodologique pour chaque sondage publié, il avait demandé en particulier communication de la technique de « redressement » employée par Harris interactive (les instituts corrigent en effet leurs résultats bruts en fonction de critères « maison ») ; par ailleurs, il avait enjoint à la commission de sévir contre Le Parisien et Harris interactive, accusés d’avoir violé plusieurs dispositions de la loi de 1977.

A l’arrivée, un double refus de la commission, formulé par courrier le 22 septembre. Laxisme ? Complaisance ?

La commission n’a rien à se reprocher, a estimé le rapporteur public du conseil d’Etat : à l’audience, mercredi, il a balayé l’essentiel des griefs formulés par le Front de gauche à l’égard de l’institution, et conclu au rejet de la requête de Jean-Luc Mélenchon – la décision finale tombera dans quelques semaines.

© Thomas Haley

Au passage, il a toutefois tancé Le Parisien, affirmant que « le sondage litigieux a été publié dans des conditions irrégulières » (« N’y figure pas le droit de toute personne à consulter la notice du sondage auprès de la commission ») ; il a aussi infligé une leçon de droit à Harris interactive, qui avait fourni à la commission une notice « comportant d’importantes lacunes » : « Soulignons qu’on n’y trouvait ni le texte intégral des questions posées (aux sondés), ni la proportion des personnes n’ayant pas répondu à chacune des questions, ni les limites d’interprétation des résultats. »

Pourquoi, dès lors, ne pas sanctionner l'absence de réaction de la commission ? « Il ne nous paraît pas aberrant qu'elle réserve l’usage de ses pouvoirs » à des cas plus graves, a estimé en substance le rapporteur. Pour l'avocate de Jean-Luc Mélenchon, Me Raquel Garrido (également porte-parole internationale du Parti de gauche), « les conclusions du rapporteur sont un rappel à l'ordre pour les sondeurs et les médias, même si le conseil d'Etat rejette notre requête contre la commission ».

Sollicité par Mediapart, Jean-Daniel Lévy, le directeur du département Politique d'Harris interactive, n’a pas souhaité réagir : « Il ne serait pas sain de répondre dans l’immédiat, alors que le conseil d’Etat n’a pas rendu sa décision définitive, déclare Jean-Daniel Lévy. Même après, je ne suis pas sûr qu’il faille commenter le travail de la justice... » Harris interactive n’avait pas non plus jugé utile de rédiger un mémoire, en amont de l’audience, pour éclairer le conseil d’Etat.

 

« Couverts par le secret industriel »

En tout cas, si le conseil d’Etat suit les conclusions du rapporteur, le Front de gauche aura perdu la bataille clef de la transparence : la commission sera confortée définitivement dans son refus de communiquer les méthodes de redressement employées par les instituts. C'est pourtant un sujet régulier de controverse puisqu’un redressement pouvait faire passer Jean-Marie Le Pen d’un score brut de 8 % dans les réponses des sondés, à un score de 16 % dans la version publiée.

Dans sa réclamation initiale devant la commission, Jean-Luc Mélenchon rappelait pourtant que la loi de 1977 oblige les instituts à détailler notamment, dans la notice consultable sur demande à la commission, « la méthode utilisée pour déduire les résultats de caractère indirect qui seraient publiés ». En clair : les critères utilisés par les sondeurs pour « redresser » (par exemple le souvenir qu'ont les sondés de leurs votes antérieurs).

« La transparence est particulièrement nécessaire sur le redressement, parce que c'est l'opération où l'objectivité est susceptible d'être le plus menacée », plaide l’avocate de Jean-Luc Mélenchon (dont le « redressement » est souvent opéré en tenant compte du score de Marie-George Buffet à la présidentielle de 2007, alors que le Front de gauche rassemble au-delà des communistes).

Dans son mémoire à destination du conseil d’Etat, la commission des sondages a cependant défendu une lecture bien plus restrictive de la loi de 1977 : selon elle, la notice consultable doit simplement indiquer aux citoyens « si l’institut a procédé ou non au redressement des résultats bruts recueillis lors de l’enquête de terrain ». Mais en aucune façon détailler les critères de redressement, qu’elle considère « couverts par le secret industriel ». Pas question de livrer les recettes de fabrication d’Harris interactive, ni de n’importe quel sondeur.

Sur ce point, le rapporteur du conseil d’Etat a donné raison mercredi à la commission, sans hésiter : « La technique de redressement des résultats bruts est l’une des principales composantes du savoir-faire de l’institut », couvert par « le secret industriel et commercial », a-t-il confirmé.

Les petites opérations des sondeurs ne sont pourtant pas irréprochables, loin de là, puisqu’il arrive à la commission d’infliger une « mise au point » aux instituts pour des redressements jugés folkloriques  – par exemple à CSA en septembre dernier, après une enquête vendue à BFM TV, RMC et 20 minutes. « Les résultats de ce sondage sont dépourvus de caractère significatif », avait jugé la commission, sans toutefois rendre publics ses griefs. Même quand ils sont indéfendables, les redressements ne sont pas rendus publics ! La seule sanction pour les médias concernés ? L’obligation de diffuser la mise au point – huit lignes, en tout. Si la commission a le pouvoir de saisir la justice, jamais elle n’a provoqué la condamnation d’un institut ou d’un journal…

Pour maintenir cette opacité, les sondeurs ont effectué un lobbying intense l’an passé, afin que l’Assemblée nationale enterre une proposition de loi adoptée à l’unanimité par le Sénat, qui imposait la transparence sur les méthodes de redressement. Le texte visait aussi à renforcer l’expertise et les pouvoirs de la commission, jugée par les auteurs « trop timide », « souffrant d’un déficit de légitimité » et « insuffisamment efficace ». Votée en février 2011 au Palais du Luxembourg, la proposition de loi n'a plus aucune chance d'être inscrite à l’ordre du jour des députés d'ici la fin de la législature.

Lire également sous l'onglet “Prolonger”

 

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Thomas Sankara, l’homme intègre

Thomas Sankara, l’homme intègre

lundi 15 octobre 2007

Rarement président africain aura autant incarné la dignité et la volonté d’exister d’un continent meurtri. Assassiné le 15 octobre 1987, le président du Burkina Faso, Thomas Sankara, est devenu un symbole et une référence politique majeure pour toute l’Afrique. Les points cardinaux de son action, durant ses quatre ans au pouvoir, étaient : lutte contre la corruption, développement autocentré, condamnation du néocolonialisme, éducation et santé pour tous, émancipation des femmes. Dans tous ces domaines, il a adopté des mesures concrètes comme la réduction du train de vie de l’Etat (à commencer par le sien propre), interdiction de certaines importations de produits alimentaires et réforme agraire, campagnes de scolarisation et de vaccinations (pour lesquelles il a reçu les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé), dénonciation des ingérences françaises, interdiction de la polygamie et lutte contre l’excision, etc.

Les commémorations du vingtième anniversaire du coup d’Etat au cours duquel Sankara a trouvé la mort s’accompagnent de conférences, de débats et de concerts au Burkina Faso mais aussi en Europe et dans le reste du monde. Ces manifestations se déroulent malgré les menaces de mort lancées contre certains de leurs animateurs.

En mai 2006, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a fait droit à une demande de la Campagne internationale justice pour Sankara (CIJS), effectuée au nom de la veuve de Thomas Sankara, Mariam. Il a demandé au gouvernement actuel du Burkina Faso, issu du putsch de 1987, de diligenter une enquête indépendante sur les circonstances de la mort de Sankara et de rectifier son certificat de décès (il porte toujours la mention « mort naturelle »). La procédure se poursuit et une pétition de soutien à la CIJS est lancée. La décision du Comité représente une première dans la lutte contre l’impunité concernant les auteurs de coups d’Etat.

 

Dans Le Monde diplomatique :

  • « Thomas Sankara où la dignité de l’Afrique », par Bruno Jaffré, octobre 2007 (dans les kiosques). Les commémorations de l’assassinat de Sankara qui ont lieu dans le monde, en dépit de certaines pressions, soulignent l’universalité de son héritage politique : la pensée et l’action de l’ancien président burkinabé, réputé pour sa probité, annoncent l’altermondialisme.
  • « Menaces sur les commémorations de l’assassinat de Thomas Sankara », par Anne-Cécile Robert, La valise diplomatique, 18 mai 2007. Devenu un symbole politique, non seulement en Afrique mais dans le monde entier, Thomas Sankara a légué un héritage intellectuel et politique qui inquiète certains, et pas seulement au Burkina Faso.
  • « Thomas Sankara : décision historique des Nations unies », La valise diplomatique, 12 avril 2006. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a donné raison à Mme Sankara et au Collectif juridique international « Justice pour Sankara », qui contestaient les entraves mises par les autorités du Burkina Faso à toute enquête ou procès concernant les circonstances de la mort de l’ancien président.
  • Résistances africaines, Manière de voir n° 79, février-mars 2005. L’Afrique semble crouler sous les problèmes : guerres, massacres, coups d’Etat, crises politiques et sociales, dictatures, maladies, exodes... Et pourtant, là comme ailleurs, des femmes et des hommes luttent pour leurs droits et leur dignité.
  • « Le Burkina-Faso à l’ombre de Sankara », par Michel Galy, décembre 1996. Le « pays des hommes intègres » semble connaître une démocratisation réussie. Mais, loin des palais nationaux, le travail souterrain de la mémoire a transformé lentement Sankara en héros mythique, au panthéon d’une jeunesse en quête d’une identité panafricaine...

 

Sur notre cédérom d’archives :

Vous pouvez retrouver des articles plus anciens sur notre cédérom. Lire notamment :

  • « La voie étroite de la révolution au Burkina Faso », (P.L.), février 1985.
  • « Dans la Haute-Volta du capitaine Sankara », par Jean Ziegler, mai 1984.

 

 

Sur la Toile :

  • Sankara 20 ans : le site mis en place à l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat de « l’homme qui a préféré faire un pas avec le peuple, que de faire cent pas sans le peuple ».



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Sur le MONDE DIPLOMATIQUE

Discours du capitaine Jean Isidore Thomas Sankara Président du Burkina Faso de 1984 à 1987


Je vous propose le discours du capitaine Jean Isidore Thomas Sankara Président du Burkina Faso de 1984 à 1987.  Ce discours a été prononcé le 29  juillet 1987 à Addis-Abeba en Éthiopie trois mois avant son assassinat. Malgré le temps, ce discours est encore d’actualité.  La preuve que cet homme était en avance sur son temps. Mais retenez cette phrase « Si le Burkina Faso tout seul refuse de payer la dette, je ne serai pas là à la prochaine conférence ! »

 

Thomas Sankara

 

(...) 

Thomas Sankara discours sur la dette

Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous n’avons pas de quoi payer. Nous ne pouvons pas rembourser la dette parce que nous ne sommes pas responsables de la dette. Nous ne pouvons pas payer la dette parce qu’au contraire les autres nous doivent ce que les plus grandes richesses ne pourront jamais payer, c’est-à-dire la dette de sang. C’est notre sang qui a été versé. On parle du Plan Marshall qui a refait l’Europe économique. Mais l’on ne parle pas du Plan africain qui a permis à l’Europe de faire face aux hordes hitlériennes lorsque leurs économies étaient menacées, leurs stabilités étaient menacées. Qui a sauvé l’Europe ? C’est l’Afrique. On en parle très peu. On en parle si peu que nous ne pouvons, nous, être complices de ce silence ingrat. Si les autres ne peuvent pas chanter nos louanges, nous avons au moins le devoir de dire que nos pères furent courageux et que nos anciens combattants ont sauvé l’Europe et finalement ont permis au monde de se débarrasser du nazisme.

La dette, c’est aussi la conséquence des affrontements. Lorsqu’aujourd’hui on nous parle de crise économique, on oublie de nous dire que la crise n’est pas venue de façon subite. La crise existe de tout temps et elle ira en s’aggravant chaque fois que les masses populaires seront de plus en plus conscientes de leurs droits face aux exploiteurs. Il y a crise aujourd’hui parce que les masses refusent que les richesses soient concentrées entre les mains de quelques individus. Il y a crise parce que quelques individus déposent dans des banques à l’étranger des sommes colossales qui suffiraient à développer l’Afrique. Il y a crise parce que face à ces richesses individuelles que l’on peut nommer, les masses populaires refusent de vivre dans les ghettos et les bas-quartiers. Il y a crise parce que les peuples partout refusent d’être dans Soweto face à Johannesburg. Il y a donc lutte et l’exacerbation de cette lutte amène les tenants du pouvoir financier à s’inquiéter. On nous demande aujourd’hui d’être complices de la recherche d’un équilibre. Equilibre en faveur des tenants du pouvoir financier. Equilibre au détriment de nos masses populaires. Non ! Nous ne pouvons pas être complices. Non ! Nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leurs démarches assassines.

Monsieur le président, Nous entendons parler de clubs – Club de Rome, Club de Paris, Club de Partout. Nous entendons parler du Groupe des Cinq, des Sept, du Groupe des Dix, peut-être du Groupe des Cent. Que sais-je encore ? Il est normal que nous ayons aussi notre club et notre groupe. Faisons en sorte que dès aujourd’hui Addis-Abeba devienne également le siège, le centre d’où partira le souffle nouveau du Club d’Addis-Abeba. Nous avons le devoir aujourd’hui de créer le Front uni d’Addis-Abeba contre la dette. Ce n’est que de cette façon que nous pourrons dire aujourd’hui, qu’en refusant de payer, nous ne venons pas dans une démarche belliqueuse mais au contraire dans une démarche fraternelle pour dire ce qui est. Du reste les masses populaires en Europe ne sont pas opposées aux masses populaires en Afrique. Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe. Nous avons un ennemi commun. Donc notre club parti d’Addis-Abeba devra également dire aux uns et aux autres que la dette ne saura être payée. Quand nous disons que la dette ne saura être payée ce n’est point que nous sommes contre la morale, la dignité, le respect de la parole. Nous estimons que nous n’avons pas la même morale que les autres. Entre le riche et le pauvre, il n’y a pas la même morale. La Bible, le Coran ne peuvent pas servir de la même manière celui qui exploite le peuple et celui qui est exploité. Il faudra qu’il y ait deux éditions de la Bible et deux éditions du Coran. [Applaudissements]

Nous ne pouvons pas accepter leur morale. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle de dignité. Nous ne pouvons pas accepter que l’on nous parle du mérite de ceux qui paient et de perte de confiance vis-à-vis de ceux qui ne paieraient pas. Nous devons au contraire dire que c’est normal aujourd’hui que l’on préfère reconnaître que les plus grands voleurs sont les plus riches. Un pauvre quand il vole ne commet qu’un larcin, une peccadille tout juste pour survivre et par nécessité. Les riches, ce sont eux qui volent le fisc, les douanes. Ce sont eux qui exploitent le peuple.

(...)

 

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Le programme de François Hollande manque un peu d'audace

 

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A ceux qui veulent dégrader la France, le peuple répond RESISTANCE!


17
Jan

A ceux qui veulent dégrader la France, le peuple répond RESISTANCE!

Les agences de notations sont incompétentes. On le savait. Il y a 5 ans elles ont toutes accordé un triple A aux produits structurés. La suite chacun la connaît. Ces produits étaient tout simplement “toxiques” aux dires même des experts de la finance, principaux promoteurs de l’endettement des peuples et de l’enrichissement des spéculateurs.

Les agences de notations sont nocives. Elles accordent des A, des B, des C à la demande de leurs clients afin de leur garantir des rendements sans cesse plus exorbitants et tant pis si cela jette dans la précarité des hommes, des femmes, des enfants, des vies, des destins.

Les agences de notations sont hors la loi. En s’ingérant directement dans les politiques nationales, politiques décidées par les états au nom des peuples via le processus démocratique, elles enfreignent plusieurs articles du code pénal en portant atteinte à la souveraineté nationale et aux intérêts supérieurs des peuples.

Les agences de notations organisent des coups d’états…qui gouvernent aujourd’hui la Grèce? Qui gouvernent aujourd’hui l’Italie? Des banquiers, sans élection, des anciens de Goldman Sachs, les mêmes qui avaient acheté aux agences un triple A pour vendre le venin des produits structurés.

Les agences de notations sont les servants des fonds spéculatifs et des organisations financières. Ces agences ont été crées voilà un siècle par les institutions financières dans le seul but de disposer d’organismes chargés de cautionner leurs actions spéculatives.

Les agences de notations participent activement à la propagande du capital contre les intérêts des peuples. Elles servent à diffuser l’idée que la gestion privée de toutes les ressources est inéluctable, que le sort des peuples est de subir la concurrence qui n’est jamais libre et qui est toujours faussée.

Les agences de notations sont mandatées par leurs clients pour dégrader les peuples jusque dans leurs conditions de vie uniquement pour valoriser leurs profits et leurs vulgaires et exubérantes façons de vivre.

Le peuple de France ne pourra pas se satisfaire d’une simple critique de Sarkozy et de sa politique de classe. Il ne pourra pas supporter un simple changement fait de normalité. Chacun doit désormais choisir son camps!

Car le peuple de 1789, le peuple de la commune, le peuple des Dreyfusards, le peuple du Front Populaire, le peuple du CNR, le peuple de mai 68, le peuple du 10 mai 81, le peuple de France répondra alors: RESISTANCE!

Chaque soir, au 40 rue de Courcelles, devant le siège de Standard & Poor’s nous crierons sans relâche: RESISTANCE!

Sydne93

Posté par Jocegaly à 14:01 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Lettre ouverte à Gérard Filoche en réponse à son billet “Plutôt Le Pen que Hollande?”..

17
Jan

Sur A GAUCHE POUR DE VRAI

Cher Gérard, cher camarade.

Tout d’abord, A gauche pour de vrai! nous regrettons le harcèlement dont tu es victime. Nous regrettons aussi le procès d’intention que l’on te fait parfois sur la sincérité de ton engagement à gauche. Lorsqu’on te connaît, on sait à quel point tu es, avec quelques autres au PS (trop rare probablement) un militant honnête et surtout un militant engagé pour défendre les classes populaires.

Si nous nous permettons de te nommer cher camarde et si nous semblons un peu te connaître c’est tout simplement parce qu’il y a encore 3 mois nous militions à tes côtés, dans le courant de la gauche du PS, Un Monde d’Avance. Notre espoir un peu fou mais tellement exaltant était que le PS cesse de croire que les classes “moyennes” et les classes “supérieures” soient les seules catégories d’électeurs dignes d’intérêt. Evidemment qu’il faut leur parler, mais évidement qu’il faut également, si ce n’est plus, parler aux classes “faibles” quand on est le principal parti de la gauche française du point de vue électoral.

Seulement, au matin du 17 octobre 2011, alors que la veille nous avions la responsabilité d’un bureau de vote lors de la primaire citoyenne, nous avons fait le choix totalement assumé de quitter le Parti Socialiste pour rejoindre le Parti de Gauche. 

Nous ne pouvions pas nous résigner à voter pour François Hollande dès le 22 avril dans la seule logique de faire barrage à Nicolas Sarkozy. Les chiffres que tu scandes partout avec raison ne font pas partis de l’arithmétique de ton champion désormais investi. Quels sont ces chiffres? 35/40/60/1700!

  • Hollande reviendra-t-il vraiment sur la contre réforme des retraites afin de garantir un départ dès 60 ans avec 40 annuités de cotisation? Non! 
  • Augmentera-t-il les salaires des classes populaires? Non! A la place Il fera une réforme fiscale “plus juste”, qui laissera encore les classes populaires sur le bas côté du chemin libéral puisqu’elles ne peuvent pas payer l’impôt.
  • Taxera-t-il réellement les entreprises afin qu’elles paient ce qu’elles doivent à la collectivité? Non! A la place il poursuivra la course folle aux allègements de cotisions en faveur du patronat à travers son contrat de génération.
  • Dépassera-t-il la Veme République pour en fonder une nouvelle qui soit réellement démocratique et qui abolisse l’hyper présidence? Non! 
  • Sortira-t-il du nucléaire? Non! 
  • Transformera-t-il l’économie globale du pays pour rentrer dans une production de richesses raisonnable et durable? Non! 
  • Renforcera-t-il les services publics, première et dernière richesse des plus précaires? Non! Car recruter un enseignant en supprimant un poste d’infirmière ne renforcera jamais le service public

Finalement, voter Hollande le 22 avril reviendrait, pour nous A gauche pour de vrai! à nous résigner au conservatisme économique, social, institutionnel et politique. Alors si voter autre chose que François Hollande le 22 Avril représente à tes yeux un acte politiquement “stérile”, voire contre productif, nous assumerons A gauche pour de vrai! cette stérilité.

Mais, cher Gérard, cher camarade,

quel est le parti qui, à gauche, a entraîné toutes les forces de progrès à la défaite durant 10 ans à force de promouvoir une ligne sociale libérale qui ne différencie plus la gauche de la droite? A tel point qu’un Bayrou apparaît comme un homme presque de gauche que l’on drague sous son balcon?

Quel parti a exercé depuis 2002 une force tellement répulsive à l’égard de ceux qui devraient être ses alliés qu’il n’arrive plus à être une force de rassemblement et de convergence? Si les autres forces de gauche souhaitent se présenter à l’élection présidentielle c’est d’une part légitime et légal, c’est d’autre part la conséquence d’un PS qui révulse plus qu’il n’attire.

Mon cher Gérard, mon cher camarade, si la stérilité en politique c’est le conservatisme, si la stérilité en politique c’est la défaite, permet nous de penser, ici A gauche pour de vrai! que le choix de la stérilité c’est Hollande, que le choix contre productif pour les classes populaires et toute la gauche de progrès c’est Hollande!

Il est évident, mais devons nous le préciser, que le 6 mai il s’agira d’éliminer Sarkozy. Mais il est évident aussi que le 22 avril il s’agira de choisir la gauche unie, la gauche du progrès qui défend l’humain d’abord avant la gestion d’une dette que les classes populaires et moyennes n’ont pas crée!

Avec toute notre amitié sincère.

Sydne93

Posté par Jocegaly à 13:57 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

La dette c'est chouette

Posté par Jocegaly à 13:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Planning familial : Marine Le Pen fait avorter la condition des femmes

Posté le 27 janvier 2012 par Place au Peuple dans S'INFORMER
 

 

 

En répondant à une question de Rue89 à propos du Planning familial, ce mercredi 25 janvier 2011, la présidente du Front national a osé dire que « le Planning familial est devenu une espèce de centre, souvent, d’incitation à l’avortement. On ne donne même plus le choix aux femmes de ne pas avorter ». Par Pascale Le Néouannic.

Ainsi, la digne héritière du Front national veut, sous couvert d’économie, restreindre le droit à l’IVG en proposant rien moins que son non-remboursement par la Sécurité sociale, donc en rendant ce droit moins effectif et surtout aux femmes les plus précaires.
 
En faisant mine de défendre la liberté, Mme Le Pen mène un combat idéologique contre le droit à l’avortement et nous montre, s’il était besoin, qu’elle n’a en rien modernisé son parti ou remis en cause certains de ses combats les plus réactionnaires.
 
Tout y passe dans les poncifs, comme le fait de prétendre que les centres du planning familial présenteraient l’avortement comme un acte anodin, alors que ces centres mènent un travail remarquable d’information, de sensibilisation, d’accompagnement et, nous les en remercions, de déculpabilisation des femmes qui prennent la décision d’user d’un droit aussi fondamental !
 
Si la candidate du FN prétend faire peau neuve en expliquant qu’elle n’est pas pour l’interdiction du droit à l’avortement, elle renforce néanmoins le fait que ce droit n’est toujours pas complètement effectif aujourd’hui, compte tenu des multiples fermetures de centres d’IVG et du nombre de femmes qui, pressées par les délais légaux peu respectés par les hôpitaux, sont obligées de se faire avorter à l’étranger.
 
En affichant son choix de le dé-rembourser, elle sait pertinemment qu’elle contribue à remettre en cause l’applicabilité du droit à l’avortement, alors que de tout temps et dans tous les pays, quelques soient les législations en vigueur, les femmes ont toujours avorté quitte à mettre leur vie en péril !
 
Pour Marine Le Pen, l’avortement est un facteur de dénatalité. C’est bien parce que le FN est favorable à une politique nataliste qu’il entend contrôler le corps des femmes pour maintenir et faire perdurer un ordre social patriarcal soi disant immuable. Comme l’explique une fidèle de la candidate du FN, Marie-Christine Arnautu : « Nous voulons favoriser la famille, qui est à notre sens le premier noyau dur de la société. » Et quand le FN parle de famille, il parle bien du modèle exclusif hétérosexuel et de préférence non recomposé. La mère reproductrice devient, quelque soient ses choix de vie ou d’orientation sexuelle, parce que ce serait dans
« sa nature », la base de l’édifice social. Le projet du FN est de renvoyer les femmes au foyer pour « la bonne éducation » des enfants et régler les problèmes de délinquance dont les premières responsables seraient les mères qui travaillent ou les mères célibataires. Ici, la crise sert de fond de sauce à Marine Le Pen pour promouvoir un programme… pour reproductrices patriotes !
 
Il faut arrêter de faire croire à nos concitoyennes et concitoyens que la patronne du FN aurait fait évoluer les positions du parti d’extrême droite. Certes, elle dit ne pas stigmatiser le droit à l’avortement, mais elle fait concrètement tout pour qu’il soit remis en cause et difficile à faire respecter. Derrière un message qui se veut plus subtil, les positions traditionnelles du FN sur la famille ne changent pas sur le fond.
 
Combattre les idées du FN passe par un décryptage rigoureux et méthodique que nous ne manquerons pas de faire, car pour faire reculer l’extrême droite dans les urnes, il faut s’armer d’arguments et d’analyses afin de combattre efficacement des idées qui polluent depuis trop d’années la droite parlementaire.

Posté par Jocegaly à 13:24 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

Quand la BCE méprise les peuples

 

Posté le 27 janvier 2012 par Place au Peuple dans S'INFORMER
 
Quand la BCE méprise les peuples

Voilà une vidéo très intéressante d’un journaliste irlandais interrogeant un représentant de la Banque centrale européenne. L’absence de réponse de ce-dernier en dit long sur l’État actuel de nos démocraties.


journaliste contre BCE - VOSTFR par za-goat

Posté par Jocegaly à 13:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]