CAP 2012

23 mai 2013

Jean-Luc Mélenchon agit comme un révélateur de la conscience française

Sur NEWSRING  

Raquel Garrido
Porte-parole internationale du Parti de Gauche / Secrétaire Nationale en charge du combat pour la VIe République

22 mai 2013, 11:18

Le mode d’expression de Jean-Luc Mélenchon est salutaire. Dans un monde politique et médiatique où les mots sont anesthésiés et vidés de leur contenu social, il parle un langage de vérité, sincère, honnête et cash.

Parler comme lui est sans doute une façon de sauver la politique. Aujourd’hui, quand une personne allume la télévision et tombe sur un politique, elle change de chaîne. Et ce, car une petite musique semblable résonne d’un homme politique à un autre. La plupart des Français considèrent donc qu’il y a une arnaque dans le discours politique. Ils éteignent souvent leur télé et arrêtent alors de réfléchir politiquement pour aller vers un canal de télé-réalité ou un autre divertissement.

L’objectif de la gauche est de changer la société. On ne peut donc pas se satisfaire de l’éloignement de de la politique des Français. Un de nos principaux problèmes est que 70% des ouvriers s’abstiennent aux élections. Le discours de Jean-Luc Mélenchon capte l’attention. Beaucoup de gens le critiquent mais personne ne lui conteste son honnêteté. Par cette sincérité, il est susceptible de rappeler à la politique beaucoup des nôtres. Parmi les hommes et femmes politiques, il fait d’ailleurs les meilleurs scores d’audiences lors de ses passages à la télévision.

Le «salaud» agit sans se poser la question des conséquences morales

Mais, nous vivons un changement d’époque que je réalise avec tristesse. Je milite depuis 20 ans et quand j’étais jeune militante, si quelqu’un s’en prenait à Jean-Marie Le Pen, quels que soient les mots utilisés, il ne serait jamais venu à l’idée de personne de le défendre. Aujourd’hui, lorsque Marine Le Pen fait l’objet d’un mot un peu dur ou moqueur de la part de Mélenchon, beaucoup de personnes viennent à sa rescousse.

Aujourd’hui, les gens tiennent compte de la forme avant tout. Ils ont totalement dédiabolisé le FN. Il est devenu un parti comme les autres alors qu’il ne l’est pas. Son programme est extrêmement brutal notamment vis-à-vis des immigrés. Mais là, cela ne choque personne. Jean-Luc Mélenchon agit donc comme un révélateur de la conscience française et de son langage. Il oblige chacun à réfléchir.

Concernant Pierre Moscovici, salopard est un terme utilisé au sens littéraire de Jean-Paul Sartre : le salaud est l’homme qui agit sans se poser la question des conséquences morales de ses faits et gestes. A l’Eurogroup, Pierre Moscovici a participé à des discussions techniques sur les banques chypriotes. Ils ont alors décidé de prélever de l’argent sur tous les comptes en banque y compris ceux des petits déposants. Ce qui me choque c’est qu’on appelle cela de la technique bancaire et pas qu’on appelle cela «être un salopard». Ces mots révélateurs sont une condition pour la construction d’une pensée et d’une société plus à gauche.

J’invite tout le monde à parler comme lui pour lancer une vraie réflexion

La gauche ne peut pas gagner dans une société anesthésiée dans laquelle tous les mots et les actes se valent. Le langage de Jean-Luc Mélenchon n’est pas de l’exagération, il est beaucoup plus juste que le langage faussement neutre utilisé constamment. J’invite tout le monde à parler comme cela pour lancer une vraie réflexion.

Même des grands hommes comme Bernard Pivot regrettent qu’on ait un langage aussi policé. Il y a une semaine, il tweetait en se demandant pourquoi on avait arrêté d’utiliser le mot foutre en France («Il n'y a guère, "foutre" était un juron très prisé. Foutre non! Foutre merde! Foutrebleu! Putain, pourquoi foutre a-t-il disparu?).

Pourquoi quand Bernard Pivot l’écrit, est-ce bien ; mais quand il s’agit de Jean-luc Mélenchon, c’est louche?

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L’étrange "mauvaise affaire" de Thomas Fabius

 Sur PARIS MATCH

 

Exclu Match
L’étrange
Thomas Fabius © Maxppp
Mise à jour le 21 mai 2013
François Labrouillère et David Le Bailly

 

 

Le fils du ministre a payé 7,4 millions d’euros un bien qui avait été vendu 4,4 millions deux ans auparavant.

Paris Match s’est procuré l’acte de vente du fameux appartement acheté boulevard Saint-Germain par Thomas Fabius. Il établit que le fils du ministre des Affaires étrangères a payé 7,4 millions d’euros un bien qui, deux ans auparavant, avait été cédé 4,4 millions. Comment expliquer un tel écart ? Thomas Fabius a-t-il si peu le sens des affaires ? A moins que cette transaction ne cache une opération de blanchiment. C’est en tout cas une des hypothèses sur lesquelles planchent aujourd’hui les policiers de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF).

 

 

Vingt-six mille euros le mètre carré. Un record dans ce quartier

L’histoire commence le 19 avril 2012, trois jours avant le premier tour de l’élection présidentielle. Héritière d’une famille de la grande distribution, Béatrice B. signe, ce jour-là, une promesse de vente pour un appartement de 285 mètres carrés boulevard Saint-Germain, au coin du boulevard Raspail. Le bénéficiaire est la société civile immobilière Poopie Woopie, gérée par une jeune Hollandaise, Irma S. Jamais le nom de Thomas Fabius n’apparaît. C’est pourtant lui le propriétaire de cette SCI. Sur l’acte de vente, l’appartement est décrit ainsi : « Cinquième étage, huit pièces principales, cuisine, dégagements, trois WC, salle de bains avec dressing, salle de bains, salle d’eau avec WC, cheminées. » Le prix est fixé à 7,4 millions d’euros. Soit 26 000 euros le mètre carré. Un record dans un quartier où il tourne autour de 15 000 euros. C’est d’ailleurs à ce prix – 4,4 millions – qu’il avait été précédemment acquis, en mai 2010, par Béatrice B. auprès du réalisateur Claude Zidi. Qu’est-ce qui justifie une telle augmentation en seulement deux ans, alors qu’entre-temps le marché immobilier a stagné ? « Je l’ai acheté à un prix très bas et l’ai ensuite remis en état. J’ai rencontré Thomas Fabius par une amie commune. C’est le seul acheteur potentiel que j’ai vu », nous a répondu, un peu gênée, Béatrice B. Cette femme de 47 ans, collectionneuse d’art contemporain, suscite bien des interrogations chez les policiers qui l’ont entendue fin mars. Très riche, elle a détenu, selon Artcurial, un tableau de Basquiat estimé à 2,5 millions d’euros qui sera mis en vente début juin. Sa sœur et son beau-frère possèdent en Normandie un haras réputé dans le monde des concours hippiques. Ils ont longtemps côtoyé un autre propriétaire de chevaux, François Fabius, le frère de Laurent, décédé en 2006. Au téléphone, Béatrice B. nie tout arrangement avec la famille Fabius : « Je ne les connaissais pas avant cette vente. »
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"Les nouveaux chiens de garde" - Jacques Kirsner (producteur de CE FILM°) : « France Télévisions m’a blacklisté ! »

 

Sur l'EXPRESS

Voici le texte ( accompagné de ce titre) que je reçois de Jacques Kirsner, producteur reconnu, qui se dit « blacklisté » par France Télévisions:  Le récit, sous sa plume, des relations tumultueuses entre un professionnel du petit écran et ce groupe. Avec en toile de fond, l’ombre de Nicolas Sarkozy…      

 

L’interdit 

 

Jem Productions a été créée en 1994. 

Durant ces dix-neuf années nous avons produit vingt-cinq documentaires et une vingtaine de téléfilms et de longs métrages. Ainsi, ces derniers temps, nous avons sorti : Cuba année zéro,  Un monde dans tous ses états,  Victor Serge, Clemenceau,  Drumont histoire d’un antisémite français, et, au cinéma,  Les nouveaux chiens de garde.

 Aucune raison d’avoir honte. 

Nous produisons, comme tous les producteurs indépendants avec des hauts et des bas, mais nous produisons.

Il y a quinze mois, avec l’arrivée d’un nouveau directeur sur France 3, la situation a brusquement changé. Une série sur laquelle nous travaillions depuis un an, Cuba Rumba a été brutalement stoppée, une partie des frais remboursée, la production de Clemenceau avancée. 

Mais à partir de ce moment, la situation a radicalement changé.

Tous les projets, je dis bien tous les projets que nous avons proposés ont été systématiquement refusés. Toute discussion devenait impossible. Un exemple. Je soumets à la directrice de la fiction le projet d’une adaptation d’un livre formidable, Le goût du roi : refus immédiat. J’insiste, pour qu’il y ait un échange -ce qui a toujours été le cas- avec l’auteur et le producteur. Réponse  d’Anne Holmès :

- « Après étude du document avec l’équipe fiction et la direction des programmes nous vous avons signifié notre refus. Je suis à votre disposition pour en parler avec vous, mais sachez que la décision de France 3 est prise et irrévocable. » 

Je propose d’autres projets dont un Simenon, un scénario original, jusqu’au moment où un chargé de mission me confie : 

- « Inutile, tous tes projets sont refusés par Thierry Langlois ».

J’ajoute que la responsable des documentaires s’est alignée avec zèle sur la même attitude…

Ni fiction, ni documentaire sur France 3 : interdit professionnel.

Sur France 2, nous avions un projet en bonne voie de développement. Coup de téléphone du responsable, bouleversé : 

- « Jacques, la hiérarchie vient de me demander d’arrêter Le mal de mère. Je ne sais pas pourquoi. Je suis désolé ». Avec courage cette personne me l’a confirmé par écrit.

Ni France 3 ni France 2… : interdit de séjour sur les deux chaînes. 

Pour un producteur qui vit essentiellement de la fiction, la situation devient intenable. Jamais sur France 5 nous n’avons eu à faire face à de tels comportements : mais impossible de vivre seulement avec des documentaires.

Jem Productions avait un projet de fiction sur ARTE -où travailler est un véritable plaisir- qui s’est confirmé : Marcel Dassault, l’homme au pardessus. Ce film nous a fait gagner plusieurs mois. À l’étonnement des dirigeants d’ARTE et alors qu’un responsable de France Télévisions confiait son admiration pour un scénario qu’il qualifiait de « magnifique », la coproduction avec France 3 ou France 2 a été refusée.  L’Interdiction Professionnelle était établie.

Bruno Patino est intelligent et talentueux. En témoigne son remarquable essai « La condition numérique » qui parle de la condition humaine. Il m’a assuré qu’il ne tolérerait pas qu’un producteur soit « blacklisté ». Je le suis… 

À son initiative j’ai rencontré récemment le précité Monsieur Thierry Langlois, directeur des programmes de France 3. L’échange a été poli, constructif puisqu’il me demandait quels étaient mes projets susceptibles d’être produits sur sa chaîne. A la fin, me quittant, il déclarait :

- « Je vois Bruno demain et je reviens vers vous dans trois ou quatre jours ».

C’était le 10 avril.

À ce stade, un producteur un tant soit peu paranoïaque envisagerait volontiers l’hypothèse d’un complot. Parlons plutôt de normalisation, de volonté d’écarter un gêneur.

Il y a quelques mois, interrogé par Le Figaro, je déclarais : 

- « France Télévisions est un bateau ivre. Rémy Pflimlin, son patron a changé trois fois la direction de France 2 et France 3. (…) La téléréalité pollue ces deux chaînes. On chasse les saltimbanques. Le pouvoir appartient, sur le service public, à ceux qui sortent des écoles de commerce et non aux créatifs. France 5 est un modèle, la seule chaîne du service public digne de ce nom ».

On peu discuter du style, du ton, de l’opportunité. Mais sur le fond j’abordais les problèmes qui ont en partie trouvé un écho : quelques semaines plus tard le président de France Télévisions bouleversait son organigramme et mettait au centre de ses préoccupations… les programmes.

Interdire un producteur, comme par hasard le producteur des Nouveaux chiens de garde parce qu’on ne partage pas ses opinions dénote un comportement d’une affligeante banalité, mais qui, lorsqu’il s’applique sur et au nom du service public, est scandaleux.

France Télévisions va mal. Tout le monde le sait, tout le monde le dit, mais qui souhaite son redressement ? Il faudrait rassembler les énergies, les diversités, les points de vue contradictoires pour recréer « du sens« , de l’énergie positive, de l’enthousiasme. On fait le contraire. Les mesures administratives et la vacuité l’emportent.

- « C’est dans le vide de la pensée que s’inscrit le mal » Hannah Arendt. 

Rémy Pflimlin. Flash back.

Il y a près de deux ans le chef de l’Etat Nicolas Sarkozy[1] me demandait mon avis sur la nomination du futur Président de France Télévisions. Il penchait pour un jeune homme incarnation du libéralisme. Je m’y opposais en défendant la candidature de Rémy Pflimlin avec lequel je n’avais pas de liens particuliers. La discussion fut rude comme c’était souvent le cas avec l’ex-Président, mais il y eut discussion, avec moi et avec d’autres. Quelques jours plus tard, Nicolas Sarkozy m’annonçait qu’il avait décidé de nommer Rémy Pflimlin. En me raccompagnant il me glissait dans un sourire :  

- « Il te trahira à la première occasion ». 

C’était bien vu.

Interdit de séjour : cette situation doit cesser. Je devais m’exprimer publiquement par amitié pour les metteurs en scène, les scénaristes et tous ceux qui travaillent avec Jem Productions.

Trop c’est trop. Le seuil de tolérance a été franchi. Que chacun prenne ses responsabilités.

Jacques Kirsner

Producteur et scénariste

 

 

[1] J’ai connu Nicolas Sarkozy lorsque j’ai acquis les droits du livre « Georges Mandel, le moine de la politique ». Alors il était isolé, rejeté dans son parti comme dans l’opinion publique après la défaite de Balladur. Avec mon ami scénariste Jean-Michel Gaillard nous avons frappé à toutes les portes audiovisuelles. Personne ne voulait du projet. Un jour, miracle, Patrice Duhamel que je ne connaissais pas, nommé à la direction de France 3 m’annonce qu’il fera Mandel. C’est grâce à lui que ce film magnifique avec Jacques Villeret et Catherine Frot a existé.

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Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens"



CptAnderson a envoyé 1 nouvelle vidéo:
▸ Nigel Farage: "De la fraude fiscale envers les contribuables européens" -  il y a 13 heures
Nigel Farage critique fortement les membres du parlement européen qu'il accuse de réaliser de la fraude fiscale en ne payant que 12% d'impôts sur leurs énormes salaires d'eurodéputés. Mais ils les félicite  pour avoir passé une loi protégeant les citoyens contre l'huile d'olive. ahahahahahah énorme !!!

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George MOUSTAKI, du Parti de la Liberté

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François Delapierre était invité sur France 24. (22.5/13)

 

 

F. Delapierre @ France 24 le 22.05.2013 -  il y a 13 heures
Ce mercredi 22 mai, François Delapierre était invité sur France 24. Sujets abordés : le « cru et dru » parlé par lui-même et Jean-Luc Mélenchon, la déshumanisation du président « Hollandroïde », le terme « populisme », l’affaire Tapie avec la convocation de Christine Lagarde devant la Cour de Justice, le FMI et la « relance », les rapports de...

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Bassam Tahhan, le jeu trouble de Erdogan en Syrie

 

 

▸ Irib 2013.05.22 Bassam Tahhan, le jeu trouble de Erdogan en Syrie -  il y a 17 heures
radio Iran, interview le 22 mai 2013 de Bassam Tahhan, politologue et professeur de stratégie et de géopolitique, au sujet de l'enlèvement de 2 évêques chrétiens dans le nord de la Syrie avec la complicité du gouvernement turc, les manoeuvres et l'attitude suspecte de Erdogan dans ces actes criminels.
source: http://french.irib.ir/

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Fusillade : Netanyahu s'engage contre Enderlin

La mort de Mohammed Al Dura, retour sur huit ans de guerre des images ...sur la Toile,

observatoire le 28/05/2008 par Dan Israel

09h15 le neuf-quinze

Revoilà l'affaire Al Dura. Cette fois, c'est le gouvernement israélien lui-même qui, endossant les conclusions d'un rapport qu'il a commandé, en arrive à la conclusion que les images de France 2, montrant la mort d'un enfant palestinien sous les balles israéliennes, tournées par le cameraman palestinien Talal Abu Rameh, et diffusées en 2000 sous la signature de Charles Enderlin, correspondant à Jerusalem, étaient truquées."Contrairement à l'affirmation du reportage selon lequel l'enfant est tué, le visionnage des images non montées par la commission (gouvernementale) montre que dans les scènes finales, qui n'ont pas été diffusées par France 2, on voit l'enfant vivant", souligne notamment le texte.

[Al Dura Enderlin]

Inutile de revenir sur les multiples rebondissements de l'affaire (que nous avions, du mieux possible, résumées ici en 2008 (1)). Rien de neuf dans le rapport israélien (2), qui reprend les arguments traditionnels des anti-Enderlin (le père et le fils Al Dura n'ont pas été la cible de tirs israéliens, mais palestiniens. Et d'ailleurs, le fils n'est même pas mort, et le père n'est même pas blessé). La nouveauté, c'est que le gouvernement israélien, après treize ans de relative neutralité dans la controverse, se range finalement dans le camp des anti-Enderlin. Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas plus tôt ? Seuls les services israéliens détiennent la réponse à cette question, et encore. Quant aux images, on peut toujours s'user les yeux sur le montage de France 2 ou sur les rushes, tous disponibles, on en concluera ce que l'on veut, selon ses convictions.

On voit bien l'intérêt des Israéliens à décrédibiliser les images de France 2, devenues emblématiques. Comme dans toutes les controverses de même nature (le mécanisme argumentatif des anti-Enderlin rappelle fortement celui de ceux qui croient la CIA responsable des attentats du 11 septembre), le meilleur traitement ne consiste certainement pas à les réfuter. La tâche est impossible: une hypothèse alternative surgit aussitôt sous l'hypothèse réfutée. Mieux vaut explorer, avec leurs défenseurs, les conséquences ultimes de ces hypothèses. Vous affirmez, Messieurs, que le père du petit Mohammed n'a jamais été blessé dans la fusillade ? Admettons. Alors examinons ensemble la liste des menteurs nécessaires au succès de cette gigantesque manipulation. Menteurs, les médecins militaires jordaniens qui l'ont opéré ? Menteur, le roi Abdallah qui lui a rendu visite à l'hôpital d'Amman ? Et l'enfant Mohammed Al Dura lui-même n'est pas mort ? Il est donc encore vivant. Pourquoi n'a-t-il pas été retrouvé ? C'est le seul traitement possible. Sans garantie de succès, évidemment.

Certains clients de courrier �lectronique bloquent l'acc�s direct aux liens. Aussi, vous trouverez ci dessous et en clair l'ensemble des adresses web de ce pr�sent message :

(1) http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=785

(2) http://fr.scribd.com/doc/142374037/The-France-2-Al-Durrah-Report-its-Consequences-and-Implications

Daniel Schneidermann
Notre ressource UNIQUE : vos abonnements. Pour vous abonner, c'est ici : http://www.arretsurimages.net/abonnements.php
Suivez http://www.arretsurimages.net/neuf-quinze.php pour ne plus recevoir le neuf-quinze chaque matin.

 

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Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 20 mai 2013

 

 

 

Au sommaire de cette édition du 20 mai 2013 :
  • L'Europe l'a décidé : ce sera les "allocs" pour tous
  • En Hollandie, il vaut mieux être émeutier au Trocadéro que Veilleur aux Invalides
  • La France en récession : révélation d'un secret de Polichinel
  • La solution à la crise syrienne se trouve à Moscou, mais pas à Washington, ni à Londres, ni à Tel-Aviv
  • Le Sénateur Frassa, invité de l'émission "Paroles d'Elus"
  • Le Centre de Russie pour la Science et la Culture accueille la "Palette russe" et "Les Rois guerriers de Sibérie"
 
En bref et en détail…
  • Pour sa conférence semestrielle, M. Bricolage nous présente son ventilateur pour brasser de l'air
  • Jason (grosse) Bourde arrêté en Russie, la CIA n'est plus à la hauteur de son cinéma
  • Nouvelle projection sur le règne des Romanov, parrainée par l'association "Les Enfants de Beslan"

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18 mai 2013

A Cannes, je festivale en rouge

Sur le blog JEAN LUC MELENCHON

18mai 13

 

Ce post répond à trois questions que vous ne m’avez pas posées. Pourquoi je vais au Festival de Cannes ?
Qu’a fait la famille Le Pen à l’Assemblée Nationale à propos de l’amnistie sociale et de la loi sur les licenciements boursiers ?
Est-il vrai qu’une union nationale PS-FN-UMP a permis de repousser toutes nos propositions aussi bien sur la loi d’amnistie sociale que sur la loi contre les licenciements boursiers ?

Je n’écris pas aussi longuement que je l’ai cru d’abord car le séjour à Cannes n’est pas un temps de repos et il est déjà tard. Au Château des Mineurs où je réside, la soirée s’est prolongée avec les camarades et avec les usagers du site qui sont souvent des syndicalistes. affiche1erElle a été ponctuée de nombreux textos qui recensaient pour moi les « répliques » à la marche du 5 Mai qui se tiendront en régions. Un peu partout des initiatives s’organisent. Non seulement dans les capitales des grandes régions mais aussi, de manière plus diffuse, dans les coins et recoins du pays. Le mode de la marche est suivie là où on se sent en capacité de rassembler en masse. Toulouse, Amiens, Nantes vont de ce côté de l’action. Le site qui récapitule les informations sûres est ouvert. Faites un saut pour savoir a quelle initiatives vous pouvez vous rattacher. Je crois bien que parmi vous qui me lisez, après le discours de François Hollande, ceux qui ont des fourmis dans les jambes sont les plus nombreux.     

Il n'y a pas que la tapis qui est rouge

Cette année donc, je vais au festival de Cannes. C’est la première fois. Je ne crois pas que je passe sur le tapis rouge. Caramba, j’y ferai tache avec mon jean et ma veste Schmoll. Mais quand même le tapis est rouge et je peux penser que c’est un bon début. En fait je vais prendre ma part de notre travail politique dans le domaine. Je vais faire le porte-parole et le porte-projecteur. Et faire mon instruction personnelle qui est bien loin d’être achevée, si elle doit l’être un jour. Parfois il y a même tout à faire et dans ce domaine ci spécialement où je me sens aussi profane et intrigué qu’un gosse dans la réserve du père Noël. Je suis invité à l'inauguration de la 11ème édition du festival « Visions Sociales ».

Ce festival « Visions Sociales » s'attache à montrer un cinéma d'auteur ambitieux. Il met chaque année en avant des films qui questionnent l'ordre social et l'état du monde. Organisé en marge du festival de Cannes, il est accessible à tous. Pas de droit d'entrée, pas de badges ou de quelconque passe-droit. Tout un chacun peut assister aux projections, aux rencontres, aux ateliers. Caramba, pas de tapis rouge ! Cette année, c'est le réalisateur Costa-Gavras qui en est le parrain. J’aurais l’air moins bête que d’habitude, moi qui ne retiens tragiquement aucun titre ni aucun auteur car le dernier film de Costa-Gavras, « Capital », je l’ai vu. Et ensuite (vous allez être jaaaaalous), j’ai dîné avec le maitre et son épouse. Je regardais cet homme comme si j’avais rencontré tous ses personnages en même temps. Un autre réalisateur de nos repères sera aussi de la partie, Gilles Perret, qui viendra présenter « Les jours heureux », un film qui retrace l'histoire du Conseil national de la Résistance et de son programme. Je suis allé voir l’avant-première de ce film à Paris mercredi. D’accord, je suis une brute rouge, coupeur de tête et buveur de sang, mais je sors le soir moi aussi et c’est pour essayer de me rendre meilleur.

Ma visite va me permettre de voir « Le grand retournement », une adaptation de la pièce de Frédéric Lordon par Gérard Mordillat. Je suis curieux de découvrir à l'écran cette œuvre. J’ai trop fait faux bond à Mordillat qui essaie régulièrement de m’inviter à venir partager ses repas culturels. On m’a dit que cette fois ci Gérard ne sera pas là quand moi j’y serai. On va se croiser. J’aurai le temps de réfléchir avant de lui donner mon avis. La pièce de Lordon est un objet qui vaut le détour. Mes camarades des commandos culturels du Parti de Gauche l’ont déjà jouée à maintes reprises, notamment à la fête de l'Humanité. Je ne suis pas totalement en terrain inconnu. Le lieu où se déroule le festival ne me laisse pas indifférent. Il s'agit du Domaine d'Agecroft, plus couramment appelé « Château des Mineurs ». Ce domaine, racheté par le CE d'EDF-GDF en 1994, a en effet appartenu aux Charbonnages de France pendant 5 décennies. Dès 1948, les mineurs du Nord pas de Calais et leurs familles ont pu y passer chaque année plusieurs semaines de vacances. L'initiateur de cette opération qui visait à organiser « pour les mineurs, des vacances de seigneur » est Léon Delfosse, le syndicaliste. Il est décédé mais la petite flamme qu’il avait allumé continue son œuvre, non ? « Si tu choisis d’être du côté des opprimés, tu peux faire des erreurs mais tu peux pas te tromper de camp » dit le dernier intervenant du film de Gilles Perret.

Je vais faire un tour au Carlton. Peut-être au bar. Mais servent-ils du rouge ? Ou même du lait-fraise, l’une de mes principales boissons fétiches ? Ha ! ha ! Assez musardé ! Non, pas de lait-fraise dans les fauteuils club du plus emblématique des hôtels de Cannes. Je vais au Carlton voir la CGT qui lutte, leur hôtel actuellement mis a mal par la gestion d’un patron Quatari. Depuis son rachat en février 2012, une forte suspicion de revente plane sur l'hôtel. Ange Romiti, le représentant du personnel CGT de l'hôtel, dénonce un « acte de vulgaire spéculation financière, sans projet pérenne pour l'entreprise ». Et tout le reste de mon séjour est à l’avenant. Comme quoi tout n’est pas que paillette et strass. Et quand bien même ça le serait qu’il y aurait des salariés pour que ça le soit car c’est le travail humain qui fait tout.

Donc, comme je viens en formation, je suis bien content aussi d'aller à la rencontre des professionnels du cinéma. Statut des intermittents, exception culturelle, financement du cinéma, les sujets à fouiller sont nombreux ! Je rencontrerai notamment les représentants de l'ACID, association du cinéma indépendant pour sa diffusion, qui s'inquiètent de la dissolution de l'exception culturelle dans le Grand Marché Transatlantique. On devine que je n’ai pas l’intention de rater le reveil de mes compatriotes contre ce projet que je dénonce dans le désert depuis plus de cinq ans ! Ils viennent de lancer un appel pour fustiger « L'Ecran du plus fort ».

Le cinéma est au croisement de nombreux grands domaines de l’action politiques. Et malgré les apparences, les questions qui s’y posent sont à l’image de celles qui s’imposent aujourd’hui dans tous les secteurs d’activité : les mêmes abus libéraux, les mêmes logiques oligarchiques, provoquent les mêmes tensions et suggèrent des combats semblables pour y résister.

Il y a d’abord le rapport Lescure. C’est l’objet du moment. Il était censé assurer l’équilibre entre les droits des artistes et ceux des citoyens à l’ère des contenus numériques. Ce rapport soi-disant « donnant-donnant » veut rassurer les professionnels et consentir à plus de bienveillance pour les internautes. D’un point de vue général, le fait que la mission ait été confiée à Pierre Lescure fait réfléchir dans le secteur. Mes camarades du Front de gauche de la culture me disent que cela témoigne une fois de plus de la confiance gouvernementale a l’égard de l’oligarchie et des puissants de la caste médiatique pour résoudre les problèmes que pose le nouvel ordre du monde. Pierre Lescure a été successivement P-DG de Canal Plus, membre du conseil de surveillance des sociétés Le Monde et Lagardère, administrateur du groupe Havas et du suisse Nagra. Pourquoi pas. Mais il n’y avait donc ni parlementaire assez aiguisé, ni professionnel assez agile d’esprit pour faire le travail ? En tous cas, le rapport laisse mes camarades amers. Ils le trouvent insignifiant et complètement à côté de la plaque face à la logique ultra-capitaliste du marché numérique. Ses propositions ne reposent que sur la vertu espérée des acteurs les plus voraces de ce marché comme les fournisseurs d’accès Internet, moteurs de recherche et industriels du divertissement. Ni les artistes, ni les citoyens ne peuvent y trouver leur compte.

Le fait est que loupe à la main, on voit vite que ce rapport est à peine conforme aux demi-mesures qu’annonçait Hollande dans ses 60 engagements. Grandiose de généralité, il est vrai : « Je remplacerai la loi Hadopi par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux œuvres par internet facilité et sécurisé. » La mission Lescure propose en effet la suppression de l’Hadopi. Hourra ? Non. Car  elle préconise le transfert de ses compétences au CSA. Pour le reste, il faudra compter sur la magnanimité des hébergeurs et référenceurs, autrement dit les moteurs de recherche tels que Google. Il leur serait demandé de coopérer en nettoyant eux-mêmes les contenus qu’ils hébergent. Et en ne référençant pas les sites proposant des contenus pirates. Moui ! Pas sûr d’aimer l’idée tant que ça en plus du reste… En tous cas, c’est bien peu : une petite contribution sur le matériel connecté et la bonne volonté des requins, voilà pour la protection des artistes. En ce qui concerne le téléchargement, aucun droit réel n’est donné au public dans ce rapport. L’instauration d’une « sorte de licence légale pour télécharger les œuvres » est un sommet d’embrouille. Comme on ne sait pas ce que c’est on sait juste que ce n’est pas la licence globale. Mais le plus probable c’est que ça ne veuille rien dire du tout. Le hollandisme est contagieux en quelque sorte.  

Sans abuser de votre patience je ne finis pas ce survol sans vous rappeler ce que nous proposions. Sinon madame Vallaud-Belkacem va encore tweeter « avez vous autre chose que des bons mots à nous proposer ? »  « Si madame, lui ai-je répondu, « l’humain d’abord », vous ne pouvez pas comprendre ». Notre idée c’était donc de garantir le respect des droits, moraux et à rémunération, des artistes, auteurs et interprètes en mettant à contribution le marché publicitaire, les fournisseurs d’accès et les opérateurs de télécommunications. Le point de départ était l’abrogation de l’Hadopi et non le transfert de ses compétences au CSA. Nous proposions également la création d’une plateforme publique de téléchargement. Lescure n’a rien lu ni rien retenu de tout ça. Pensez donc ! Que les rouges aient quelque chose à dire sur la culture voilà qui serait aussi étonnant qu’un domestique qui choisirait le menu de son maitre.

Je viens maintenant sur le fond le plus profond de l’enjeu du moment. C’est le problème de l’Europe et des accords de libre-échange avec les Etats-Unis. Je récapitule les épisodes de l’affaire. Depuis les accords du GATS signés en 1994, la culture et l’audiovisuel bénéficient en principe d’une dérogation aux règles du libre-échange. Mais le 13 mars 2013, la Commission, par la voix de l’androïde Karel De Gucht, commissaire européen chargé du commerce, a remis en cause « l’exception culturelle française ». Pour le robot libéral l’idée que quoi que ce soit puisse ne pas être une marchandise est un bug que son programme d’auto réparation nettoie comme n’importe quel virus humain qui entrerait dans ses rouages. La Commission a donc adopté un projet de mandat intégrant la culture, le cinéma et l’audiovisuel aux transactions concernant les services dans les accords de libre-échange du Grand Marché Transatlantique. Pourquoi se gêner ? Les dirigeants français sont toujours compréhensifs, se disent les androïdes. « A la fin, a déclaré Hollande, ça se finit toujours par un compromis ». Ben voyons ! Messieurs les anglais, écrivez les premiers !

Cette charge a provoqué un tollé chez les réalisateurs qui ont lancé une pétition pour s’y opposer. Les frères Dardenne, Michael Haneke, Ken Loach, Stephen Frears et bien d’autres ont si bien dénoncé cette forfaiture que ses instigateurs ont dû feindre jusqu’à l’absurde, de rétropédaler. Ainsi Karel De Gucht a-t-il dit que « les pays européens qui le souhaitent resteront libres de maintenir les mesures existantes. Et la France restera libre de maintenir ses mécanismes de subventions et de quotas. » La pauvre machine a réciter les mantras aurait-elle disjoncté ? Car l’instant d’après elle couine : « les négociations prendront en compte les différentes sensibilités sectorielles de l’UE et le secteur audiovisuel en fait évidemment partie.» Comment est-ce possible ? Comment peut-on négocier plusieurs positions en même temps ? En tous cas quatorze ministres européens de la culture (dont Aurélie Filippetti) ont même signé une lettre pour « exclure le secteur audiovisuel de l’accord de libre-échange ». Mais pourquoi prétendre soustraire la culture du champ de négociation alors-même qu’elle est incluse dans l’agenda ? Peut-être est-ce le résultat annexe d’une autre manipulation. La posture de Filippetti et la fermeté feinte de Hollande sur l’exclusion de la culture et de l’audiovisuel des accords de libre-échange avec les Etats-Unis ne seraient-ils pas destinés à cacher le fait que les solfériniens ont cédé sur tous les autres secteurs (santé, environnement, commerce, transports maritimes, transports aériens…). Hélas donc, compte tenu des déclarations de la Commission il y a fort à prévoir que l’amendement proposé par la commission du commerce du Parlement Européen, ralliée à la position française demandant que « l’exclusion des services de contenus culturels et audiovisuels, y compris en ligne soit clairement stipulée dans le mandat de négociation » ne passera sans doute pas le vote du 22 mai en séance plénière.

Après Cannes, je me rendrai à Antibes, à l'invitation de Gérard Piel, président du groupe Front de Gauche du Conseil régional PACA. Avec mon camarade Hervé Lavisse, co-secrétaire départemental du PG des Alpes-Maritimes, ils ont tenu à me montrer l'envers du décor du « quai des milliardaires »… privatisation du littoral, pollution extrême, exploitation sans vergogne d'une main d'oeuvre indienne et sri-lankaise considérée comme « jetable ». A côté, des sans abris n'ont pour seul recours que de squatter des épaves. L'un d'eux est mort il y a quelques jours à la porte d'un hôtel inoccupé, à deux pas seulement des yachts… Je pense que de tout ça, il ne restera que ce que je ferai sur place. Que feront les lepénophiles de l’info type Barbier de « l’Express », ou les psychologues de comptoir du « Monde » ? Rien sans doute.  Ou bien à l« ’Express »  mon « emportement » « hypocrite » contre le Carlton, alors que j’y ai bu un lait fraise, et au « Monde » mon étrange compassion pour les sans abris, alors que « peu importe qu’il soit propriétaire d’un appartement à Paris, une maison dans le Loiret et qu’il déclare 500 000 euros de patrimoine ». Au « Monde » la morale de vie c’est « profite et tais toi ». A « l’Express » c’est « profite et cache-toi  comme Le Pen, Barbier te le rendra avec un copié-collé d’une affiche du FN en première page ! »

 

 

 

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Eva Joly refuse une mission sur les paradis fiscaux

Sur l'EXPRESS

Par , publié le 18/05/2013 à 09:55

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a proposé à Eva Joly d'effectuer une mission sur les paradis fiscaux. Refus de la députée européenne EELV, qui craignait de manquer de prérogatives. 

 

Eva Joly refuse une mission sur les paradis fiscaux

Eva Joly ne se contenterait pas d'une simple mission sur les paradis fiscaux.

afp.com/Francois Guillot

A l'occasion d'un entretien avec Jean-Marc Ayrault le 12 avril, Eva Joly a décliné la proposition d'effectuer une simple mission sur les paradis fiscaux. Lors de cette conversation de plus d'une heure, au lieu des trente minutes prévues, l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle a néanmoins fait des propositions sur le sujet au Premier ministre. Des propositions complétées ensuite par l'envoi d'une note, en vue de la préparation du G 20.  

Il ne s'agit donc pas, chez l'ancienne juge, d'un refus de collaboration avec le gouvernement, mais plutôt d'une exigence de prérogatives plus larges, sur le modèle d'un Haut-Commissariat. Eva Joly craignait d'écrire un énième rapport sur la question et de ne pouvoir contraindre suffisamment Bercy à collaborer avec elle...


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François Hollande incapable de sortir de l’ambiguïté

Sur ECONOMIE MATIN

Par , Editorialiste

samedi 18 mai 2013 10:39
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Selon un sondage OpinionWay, 73 % des personnes sondées n'ont pas vu d'évolution depuis l'élection du président de la République. DR

La grand-messe de communication servie par François Hollande, jeudi 16 mai, à l'Élysée a laissé pantois l'ensemble des observateurs : la presse étrangère, les milieux d'affaires, les électeurs de gauche qui ne savent plus où ils habitent, tout comme l'opinion publique qui ne comprend pas cette langue parlée par la présidence.

 

 

François Hollande a changé mais il ne veut pas l'avouer ni même l'assumer. Tout le problème est là. Qu'il assume le changement, comme Mitterrand avait dû le faire en 1983, et tout pourrait redémarrer. La question qui va se poser maintenant, est de savoir comment un Président intelligent, parfois drôle, qui connait la politique comme personne, peut-il un an après son accession au pouvoir continuer d'être aussi inaudible.

 


Tout est compliqué avec lui. Il faut en permanence le décoder, le décrypter et l'interpréter. Quand il dit « je suis socialiste », il faut évidemment comprendre qu'il est surtout social-démocrate.
Quand il reproche à l'Europe d'avoir organisé la récession, il faut entendre qu'il est surtout très européen, beaucoup plus que ses amis de gauche et ses adversaires de droite.

 

 

 

Il veut assouplir les critères de fonctionnement pour préserver les chances d'une croissance, mais il revendique la formation d'un gouvernement économique qui, de fait, nous imposera des contraintes au moins aussi fortes que celles qu'il voudrait détendre aujourd'hui.
Il reconnait que l'outil du redressement passe par une politique de l'offre d'où la priorité à la compétitivité mais il protège les ingrédients d'une politique de la demande : les dépenses publiques et sociales.

 

François Hollande est inaudible parce qu'il n'est pas crédible.

Il s'est décrédibilisé en racontant tout et son contraire. C'est dommage parce qu'un visiteur moderne, citoyen du monde aurait débarqué jeudi 16 mai sans savoir ce qui se passe depuis an, il aurait trouvé François Hollande très bon, drôle parfois, dynamique et heureux, prenant même plaisir à mener un tel exercice.

 

 

 

A l'écouter, « tout va bien, ou presque » alors qu'il gère un pays qui est dans une situation désastreuse. Un pays au bord du dépôt de bilan, avec un chômage qui mine complètement l'équilibre social de la France, qui décourage tout le monde, avec un management qui part dans tous les sens et dont le Président, lui-même, est devenu extrêmement impopulaire.

 

 

 

« Mais si, tout va bien ! C'est difficile, c'est la tempête, mais le bateau tient !». Dans la forme, on aura compris qu'il voulait montrer que c'était lui le patron. Sur le fond, c'est intéressant. Le bilan qu'il dresse de sa première année correspond à peu près à la réalité. Il prend la responsabilité du diagnostic et il revendique les résultats. Sauf que tout ce que le président de la République présente est en contradiction avec ce qu'il a prévu ou annoncé pendant la campagne.

 


Côté diagnostic Hollande estime que la France est plongée dans la récession sévère et met toute l'Europe est au diapason. C'est vrai, sauf qu'il ne l'avait jamais dit pendant la campagne puisque à l'époque, nos difficultés étaient imputables à la politique de Nicolas Sarkozy. Aujourd'hui son prédécesseur est quasiment absous de tous les péchés de la terre. Il ne l'utilise plus comme responsable en chef de toutes nos difficultés. La crise est bel et bien mondiale et plus particulièrement européenne.

 


Côté bilan de la première année c'est extraordinaire. Là encore, ça correspond à la réalité mais pas à la sienne. François Hollande a le droit de dire que la zone euro a été stabilisée mais il n'est absolument pas légitime à le revendiquer. Les mécanismes de stabilité (MES), l'attitude plus pragmatique de la Banque Centrale Européenne, les taux d'intérêt extrêmement bas, l'effort de régulation budgétaire et bancaire, tout cela était contenu dans le traité négocié six mois avant l'arrivée de François Hollande.

 

 

 

Son seul mérite est d'avoir accepté ce traité, tout en disant pendant la campagne qu'il ne pourrait pas l'accepter. La BCE doit tout à la politique de Mario Draghi qui a une lecture du fonctionnement de la BCE différente de son prédécesseur. Quant aux taux d'intérêt généreux, ils sont dus à la garantie triple A que nous apporte l'Allemagne et à l'afflux de liquidités créé par le Japon. Ce dernier peut très bien fermer son robinet du jour au lendemain. Sur l'explication du bilan, François Hollande récupère des éléments qui ne lui appartiennent pas et contre lesquels il s'est même battu.

 


Sur les résultats, on se retrouve dans la même ambiguïté : au cœur d'un faisceau de contradictions.
Le Président n'hésite pas à affirmer qu'en un an, il a restauré la crédibilité budgétaire de la France alors qu'il rentre à peine de Bruxelles où il a fallu négocier un report d'échéance. Les dépenses publiques ont été stabilisées, c'est vrai. Mais si les dépenses de l'État ne dérapent plus, celles du modèle social et des collectivités locales ont explosé. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'on file sur les 4,5 % de déficit (au lieu de 3%).

 


Le pacte de compétitivité est à mettre à son actif. Il permet de transférer aux entreprises 20 milliards d'euros sous forme de crédit d'impôt. Sauf que personne ne sait comment ça va marcher. Ceux qui ont compris savent que peu d'entreprises vont en profiter. Les plus gros bénéficiaires pourraient en être La Poste et Carrefour. Ce qui ferait désordre. Voilà qui ne va pas créer beaucoup d'emplois industriels.

 

 

 

En plus, l'opinion sait bien que le dossier de la compétitivité des entreprises était un dossier tabou pendant la campagne. Il reste tabou pour le Front de gauche et pour beaucoup de militants socialistes pour lesquels les entreprises n'ont pas besoin d'aides particulières sauf celles qui sont en difficultés comme PSA ou Florange, mais on n'en parle plus. Ce qui est une épine supplémentaire dans le pied de la gauche.

 


En introduisant plus de flexibilité et de mobilité, la réforme du marché du travail répond à une nécessité. Mais elle n'avait jamais été abordée pendant la campagne électorale.

 


Pour les électeurs de gauche ce n'est pas un grand succès au contraire. C'est une trahison. Tout comme la réforme attendue des retraites. Quand le Président explique (angélique) que l'allongement de la durée de vie va nécessiter le report de l'âge de départ en retraire et qu'il ajoute que c'est une évidence, on se dit qu'il a complètement oublié une chose : il y encore un an, une réforme des retraites était inimaginable parce que « pas de gauche ».

 

 

 

Bref, aujourd'hui François Hollande explique que la recherche de compétitivité des entreprises, la flexibilité, le sérieux budgétaire, la réforme des retraites ne sont ni de droite, ni de gauche. Elles sont nécessaires.
François Hollande a mille fois raison mais qui peut désormais le croire après avoir prêché et crié l'inverse ? C'est pour cette raison qu'il reste inaudible et déprécié.

 


Au chapitre de l'Europe, avec ce plaidoyer pour plus de convergences avec l'Allemagne, avec un gouvernement économique susceptible de gérer des harmonisations et de projets, on retombe dans les mêmes contradictions avec les attitudes passées. Sur le fond, il a évidemment raison.

 

 

 

Mais comment être crédible, écouté et entendu quand il prône un renforcement des liens franco- allemands alors qu'il y a quinze jours à peine, une partie de sa majorité, y compris des ministres, rédigeaient un projet de divorce avec Angela Merkel. François Hollande fait comme s'il n'avait aucun problème avec sa majorité. C'est sa méthode. Il ignore et étouffe les difficultés en se disant sans doute, que ça va passer.

 


Le résultat de toutes ces ambiguïtés c'est que la politique gouvernementale ne sera pas appliquée et qu'elle ne produira pas les effets escomptés.
François Hollande a compris que pour être élu, il fallait développer un discours radical. Il en avait toutes les qualités puisqu'il a gagné la course. Aujourd'hui il sait bien que la réalité lui impose de s'adapter mais piégé par ce qu'il a dit, il refuse d'assumer de changement. Il le nie, il n'en parle pas. Il refuse l'austérité, alors que la France n'en fait pas.

 

 

 

Comparé à ce qui c'était passé en Allemagne il y a dix ans, en Italie ou en Espagne il y a quatre ans, la France a amorti le choc, Nicolas Sarkozy avait sorti les matelas en 2010. François Hollande s'est bien gardé de les retirer. D'où le poids croissant de nos interventions sur fonds publics. Comment demander à l'opinion plus d'efforts pour retrouver l'équilibre, alors qu'on lui promet qu'il ne peut pas y avoir plus d'austérité qu'il y en a, alors que surtout il n'y en a pas !

 


Le langage et les mots employés sont apparemment très importants chez François Hollande. Il n'y aura donc pas d'austérité budgétaire mais du sérieux. Mais en clair, ça veut dire qu'il y aura beaucoup plus d'austérité qu'on ne l'annonce. « Il n'y aura pas de privatisations mais des ventes d'actifs sans pour autant que l'État perde le contrôle ». Ça veut donc dire qu'on vendra des parts d'entreprises d'État, et le cas échéant les entreprises toutes entières et on expliquera qu'elles ne sont pas stratégiques.

 


François Hollande est « socialiste ». Ça veut donc dire qu'il est effectivement social-démocrate, ou social-libéral. Mais ce débat sémantique entretenu avec gourmandise par les commentateurs politiques ne signifie rien. Mais, chez François Hollande, ça veut dire qu'il a compris depuis longtemps qu'il y avait énormément d'outils, de concepts, de dossiers qui n'étaient ni de droite ni de gauche. L'emploi, la compétitivité, l'innovation, la performance, l'Europe ne s'inscrivent plus dans une grille idéologique. Ils sont comme la météo, la pluie, le vent : ni de droite, ni de gauche !

 


Seulement voilà, François Hollande se refuse à le dire et à l'expliquer. Il attendra donc que les faits s'imposent. En attendant il aura perdu tout pouvoir auprès de l'opinion publique en pensant qu'elle n'est pas capable d'entendre la vérité alors qu'elle la connait très bien ou qu'elle la pressent.

 

 

 

Ni les écologistes, ni le Front de gauche ne peuvent être dupes de ce théâtre.
Les écologistes ont choisi de faire semblant.
Le Front de gauche essaie de ruer dans les brancards pour pouvoir négocier d'autres positions plus tard.
La politique n'est pas un long fleuve tranquille. Tout le monde se tient par la barbichette à gauche. Le premier qui dira la vérité ira en enfer.

Alors pour l'heure, tout le monde fait semblant mais la machine France est en panne.

 

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Conférence internationale sur la Syrie: Paris refuse la présence de l'Iran

Sur LE PARISIEN

Publié le 17.05.2013, 18h22

La France ne veut pas que l'Iran participe à la conférence internationale en projet sur la Syrie, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que Moscou, allié de Damas, a demandé au contraire la présence de cet autre grand soutien du régime syrien.

La France ne veut pas que l'Iran participe à la conférence internationale en projet sur la Syrie, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que Moscou, allié de Damas, a demandé au contraire la présence de cet autre grand soutien du régime syrien. | Atta Kenare

 
 
 
La ne veut pas que l'Iran participe à la conférence internationale en projet sur la Syrie, a affirmé vendredi le ministère français des Affaires étrangères, alors que Moscou, allié de Damas, a demandé au contraire la présence de cet autre grand soutien du régime syrien.

"En ce qui nous concerne, en tous les cas, (nous ne voulons) pas l'Iran" à la conférence souhaitée par Moscou et Washington et prévue pour le mois de juin à Genève, a souligné le porte-parole du Quai d'Orsay, Philippe Lalliot, lors d'un point-presse.

"La syrienne, par contagion, touche toute la zone. Il y a un enjeu de stabilité régionale, on voit mal qu'un pays (l'Iran) qui représente une menace pour cette stabilité participe à cette conférence", a-t-il ajouté.
La Russie a affirmé jeudi qu'elle voulait que l'Iran et l'Arabie Saoudite soient invités à la conférence, considérant ces pays comme deux acteurs clés pour trouver une solution politique à la crise syrienne.

Le choix des interlocuteurs

L'Iran n'avait pas participé à la réunion de Genève de juin 2012 qui doit constituer la base des prochaines négociations. Le médiateur d'alors Kofi Annan avait proposé sa présence mais les Etats-Unis et la France s'y étaient opposés.
"Chacun exprime ses positions aujourd'hui. On va essayer de les rapprocher pour permettre que se tienne cette conférence avec les bonnes personnes, dans le bon format, pour qu'elle soit utile et efficace", a déclaré M. Lalliot.
Il a aussi reconnu que la question du choix des interlocuteurs syriens pour négocier était un point clé pour la réussite de cette réunion. Le principal enjeu de cette conférence est en effet de réunir des représentants de l'opposition et du régime syriens autour d'une même table, et donc de trouver des interlocuteurs acceptés par les belligérants et leurs soutiens respectifs.
"Pour nous, il est clair que la Coalition nationale syrienne (CNS), reconnue comme le seul représentant légitime du peuple syrien, est au coeur de la négociation. Mais nous ne serons pas intrusifs au point de coucher sur le papier les noms de ceux qui représenteront l'opposition aux négociations. C'est à elle de faire ses choix", a déclaré M. Lalliot. Paris est un des principaux parrains de la CNS, qu'il a le premier reconnue comme représentant légitime du peuple syrien.
En ce qui concerne les représentants du régime, il faut "qu'ils n'aient pas de sang sur les mains", a-t-il réaffirmé.
Des noms
Selon un haut responsable français sous couvert d'anonymat, Moscou a dressé en accord avec Damas une liste de cinq noms pour les négociateurs côté régime, mais certains sont jugés "inacceptables" par Paris.
"La base de la négociation, ce sont les principes arrêtés à Genève 1", a également souligné M. Lalliot.
L'accord de juin 2012 signé par les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité - Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne -, des pays représentant la Ligue arabe, et l'Union européenne, prévoit la mise en place d'un "gouvernement transitoire disposant des pleins pouvoirs" et agréé par "consentement mutuel" (entre opposition et régime), mais reste muet sur le sort du président syrien Bachar al-Assad. Le texte n'a jamais été appliqué en raison des divergences d'interprétation sur ce point.
"En aucune manière, Assad ne fait partie de la solution", a répété M. Lalliot.
Plusieurs réunions internationales consacrées à la Syrie sont prévues dans les jours qui viennent. Mercredi une réunion du groupe restreint des "Amis de la Syrie" (hostiles au régime de Damas) se tient à Amman, et pourrait être suivie d'une autre réunion à Paris, selon le Quai d'Orsay.
Le 23 mai, l'opposition syrienne se réunit à Istanbul pour élire ses dirigeants et se prononcer sur sa présence et ses représentants à la conférence internationale. Le 27 mai enfin, les 27 pays de l'UE doivent se prononcer sur la levée ou l'assouplissement de l'embargo sur les armes à destination de la Syrie.




 

Commentaire : Un procès sans la présence du ou des  accusés? Et sans mettre les noms des représentants (désignés?)  supposés représenter la Syrie et les syriens?! Et ça s'appelle conférence internationale... STUPEFIANT!
Pour rappel: qui sont les représentants de la Syrie 
  SYRIE: QUI est vraiment l'"opposition", ce que nous cachent les medias occidentaux et atlantistes

 

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A Reyhanli, les représailles contre les réfugiés syriens

Sur COURRIER INTERNATIONAL

 

TURQUIE-SYRIE A Reyhanli, les représailles contre les réfugiés syriens

La Turquie a été frappée par un double attentat le 11 mai dans la ville de Reyhani, qui accueille de nombreux réfugié syriens. Pour ces derniers, il est devenu presque impossible de faire face au ressentiment de la population.


John Beck |
17 mai 2013

Des habitants se tiennent près du lieu des attentats à Reyhanli, le 15 mai 2013 - Photo AFP.

 Des habitants se tiennent près du lieu des attentats à Reyhanli, le 15 mai 2013 - Photo AFP.

Dans les moments qui ont suivi l'explosion de la première voiture le 11 mai 2013, des gens se sont précipités sur la place centrale de Reyhanli pour venir en aide aux blessés. C'est alors que la seconde voiture a explosé. "Une quinzaine d'hommes sont morts sous mes yeux", rapporte Kasseim, 26 ans, accouru du Centre syrien pour les médias où se trouve son bureau.

De nombreux habitants du quartier ont alors pris la fuite, croyant qu'il s'agissait de bombes venues de l'autre côté de la frontière. Quand ils sont retournés sur les lieux, poursuit-il, des gens armés de ceintures et de couteaux s'en prenaient à des Syriens alors même que ces derniers aidaient à sortir les victimes des gravats.

Les habitants de Reyhanli sont en colère et leur réaction est justifiée. Les deux explosions ont fait 46 morts et plus de 100 blessés. Elles ont ravagé le centre de la ville en détruisant d'innombrables commerces et bureaux. Sur les 60 000 habitants que compte la ville, rares sont ceux qui n'auront pas été affectés par les énormes pertes matérielles et humaines qu'elles ont causées.  

Sur la scène internationale, le ministre des Affaires extérieures turc, Ahmet Davutoglu, a imputé l'attentat à des agents du régime de Bachar El-Assad, tandis que Damas rejetait cette accusation en incriminant des groupes terroristes. Mais, à Reyhanli, la colère se dirige vers d'autres protagonistes. Nombreux sont ceux qui accusent le gouvernement d'avoir provoqué ces attentats en soutenant les rebelles syriens et qui montrent les médias du doigt....
Lire la suite...

 

 

 

Posté par Jocegaly à 16:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chrétiens de Syrie : le mensonge organisé des médias français

Sur VOLTAIRE.NET

 

Dans ce second et dernier volet de son étude, François Belliot montre comment la presse française a donné la parole presque exclusivement à un prêtre italien pour dénoncer le « régime de Bachar », alors même que la totalité des évêques et Patriarches chrétiens de Syrie le soutient. Il ne s’agit bien sûr que d’un exemple du biais médiatique dans les pays de l’OTAN, ce prêtre ayant été invité identiquement en Amérique du Nord et en Europe. La presse chrétienne n’a pas échappé au jeu colonial, ses journalistes étant les mêmes que ceux des organes profanes.

| Paris (France) | 18 mai 2013
 
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Au moins 1 700 églises ont été profanées ou détruites par les "révolutionnaires" islamistes en Syrie, selon les autorités écclésailes.

Il existe bien des façons de démontrer que la Syrie est victime depuis deux ans d’une campagne de propagande intense visant à persuader l’opinion otanienne de la nécessité d’armer l’opposition et de renverser Bachar el-Assad, « l’ignoble-dictateur-qui-torture-et-massacre-son-propre-peuple ». On peut évoquer l’imposture que constitue le prétendu Observatoire syrien des Droits de l’homme (OSDH), on peut rapporter des témoignages qui vont dans le sens inverse de la version officielle, on peut remonter l’histoire et constater que la déstabilisation actuelle de la Syrie depuis l’étranger s’inscrit dans une dynamique très ancienne (Sykes-Picot, 1916) dont la crise actuelle ne constitue que la dernière étape, on peut faire la comparaison avec d’autres campagnes de propagande ayant abouti aux renversements de chefs d’Etat sur la base de fausses preuves (Saddam Husseïn, Mouammar el-Kadhafi), on peut évoquer le jeu d’alliances de la Syrie avec le Hezbollah et l’Iran, qui gêne les velléités expansionnistes d’Israël et s’oppose au plan de remodelage par les États-Unis du « Moyen Orient élargi, on peut souligner les intérêts gaziers et pétroliers dans la région, qui font de la Syrie une proie d’autant plus convoitable que ses ressources d’énergie fossile restent largement à exploiter.

On peut aussi pointer la loupe sur certains personnages mis en avant dans les médias commerciaux. La propagande pour être crédible s’appuie sur des témoins de choix, souvent minoritaires dans le camp qu’ils sont censés représenter. En comparaison, d’autres personnes, souvent plus nombreuses et plus représentatives, sont systématiquement écartées des plateaux, voire diffamées sans qu’elles aient la possibilité de se défendre médiatiquement.
Le cas du père Paolo Dall’Oglio, censé représenter le point de vue des chrétiens de Syrie, omniprésent dans les grands médias commerciaux à l’automne dernier, et de nouveau en ce mois de mai 2013, à la différence d’autres personnalités bien plus représentatives, permet de démontrer de façon irréfutable que le traitement de la crise syrienne par les médias commerciaux otaniens est presque intégralement mensonger et orienté.

L’histoire que je vais raconter commence par une conférence organisée à Paris en septembre dernier.

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Père Paolo Dall’Oglio s.j.

Une conférence sur la Syrie à la mairie du XXème arrondissement de Paris

Le 25 septembre dernier était organisée, dans la salle des fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris, une conférence intitulée « Regards croisés sur la Syrie ». Elle mettait en scène un intervenant unique, le père Paolo Dall’Oglio. Elle était prévue pour durer 2 heures, une heure de parole pour le père Paolo suivie d’une heure d’échange avec le public.
Habitué depuis des mois à passer chaque matin devant cette mairie, j’avais forcément remarqué une immense banderole qui en recouvrait la façade, et qui appelait par un biais tendancieux à la fin des massacres en Syrie. La mairesse du XXème arrondissement, Frédérique Calandra avait à l’évidence choisi son camp : celui de l’ « opposition », contre celui du « régime de Bachar el Assad » [1].
Je savais plus ou moins à quoi à m’attendre en me rendant à cet événement ; mais c’était tout de même une bonne occasion d’entendre quelqu’un qui avait vécu longtemps en Syrie et qui pouvait donner le point de vue d’un témoin direct confortant la version officielle.
Je n’avais jamais entendu parler du père Paolo Dall’Oglio. Son nom m’avait échappé dans le flot d’actualités quotidien sur la Syrie, et les médias indépendants eux-mêmes n’y avaient guère prêté attention.

La salle des fêtes de la mairie du XXème était très bien remplie, 300 personnes au jugé. A proprement parler ce n’était pas une conférence, mais un jeu de questions réponses entre un journaliste et le père Paolo. Il ne s’agissait donc pas de « Regards croisés », comme suggéré dans l’intitulé de la conférence, mais du « regard » du père Paolo, qui n’était affligé d’aucun strabisme convergent. Le journaliste, étant complètement acquis à la cause du père il n’y avait pas de contradicteur dans ce « croisement ».
Je commençai à prendre des notes. La salle était mal insonorisée, et le père Paolo, en plus de s’exprimer dans un français parfois incertain, était dur à suivre dans son exposé. Il rendit hommage à la révolution tunisienne et à la révolution égyptienne , plus généralement au printemps arabe, dans lequel s’inscrivait naturellement selon lui la révolution syrienne [2]. Il insista sur la pratique systématique de la torture et l’emprisonnement des opposants par le « régime de Bachar el-Assad ». Il se félicita d’avoir en juin 2011 tiré la sonnette d’alarme : « le régime » était construit exclusivement sur le mensonge, cela faisait partie de son ADN. A deux reprises il compara ceux qui remettaient en cause la version officielle de la révolution syrienne à ceux qui remettaient en cause la version officielle du génocide des juifs, qu’il assimila ainsi à du négationnisme et à une pathologie de l’esprit. Il expliqua que la négation de la version officielle était le fait de forces d’extrême gauche et d’extrême droite coalisées pour l’occasion. Il fustigea le rôle de la Russie, qui mettait régulièrement des vetos aux résolutions de l’ONU contre la Syrie, car elle pensait à tort avoir été bernée sur l’affaire libyenne, l’année précédente, et sur l’affaire du Kosovo, il y a quelques années. Il expliqua, quoiqu’il fût prêtre et par nature religieuse opposé à l’usage de la force, qu’il fallait cependant armer les rebelles (en ne se trompant pas sur les destinataires) et qu’il y avait un devoir d’ingérence à intervenir en Syrie. Il se paya d’une diatribe sur le Réseau Voltaire, qu’il semblait tenir (puisque c’est le seul organe de presse indépendant qu’il nomma) pour le principal responsable de la campagne de désinformation sur la Syrie ; il nia absolument le fait qu’il pût exister une alliance entre le Qatar, l’Arabie saoudite, la France et le Royaume Uni (je rajoute la Turquie et la Jordanie qu’il a omises dans sa liste), pour déstabiliser la Syrie. Et si l’ONU ne pouvait résoudre le problème... c’était une théorie du complot diffusée par « le régime » pour cacher ses exactions, il devenait urgent de « passer outre le droit international ».
Pour être juste, le journaliste osa poser une question cruciale : comment lui, chrétien, prêtre qui plus est, pouvait-il appeler à armer l’opposition ? N’y avait-il pas là une contradiction fondamentale ? Une personne du public relaya cette préoccupation. Cette question fut posée en préambule, et le père Paolo y répondit avec certains des arguments que je viens d’énumérer. Je passe sur la séance de questions qui s’ensuivit. Elles furent pour la plupart extrêmement consensuelles, et beaucoup dans la même veine persuasive plus que convaincante qu’avait employée le père Paolo. Je me souviens en particulier d’une dame explosant sur un ton hystérique : « Vous attendez quoi ? Les chambres à gaz ? Le Christ était le premier martyr ! Il y a des milliers de Christs en Syrie ! » Elle avait sans doute lu la chronique de désinformation de Caroline Fourest dans l’édition du Monde du 25 février 2012 , suggérant que l’Iran avait fourni un four crématoire à la Syrie qui « tournerait déjà à plein régime » dans la région d’Alep.
La seule question un peu dissidente fut posée par une femme qui pointa la responsabilité éventuelle de puissances étrangères dans la déstabilisation de la Syrie. Elle put s’exprimer mais fut la seule que l’on pressa de remettre le micro alors qu’elle déroulait son intervention. Elle fut moquée par le père Paolo qui, sans le moindre argument, l’accusa de pratiquer des amalgames, alors que lui-même n’avait fait que ça pendant son intervention.

Quand la conférence fut terminée, je découvris des Syriens contestant la version officielle, que j’avais eu l’occasion pour certains de rencontrer lors de diverses manifestations et nous nous retrouvâmes autour d’un verre dans une brasserie de la place Gambetta.
Je m’enquis du personnage et l’on m’en fit une brève présentation, que je complète avec certains détails utiles :
Paolo Dall’Oglio est un religieux jésuite italien né à Rome en 1954. Après un passage par le Liban en 1982, il découvre le monastère Deir Mar Moussa en Syrie, et décide de consacrer sa vie à sa restauration. En 1992 il fonde une communauté œcuménique religieuse mixte qui promeut le dialogue islamo-chrétien. Dans le prolongement de cette démarche, il publie, en 2009, Amoureux de l’Islam, croyant en Jésus. Quand les troubles commencent, début 2011, il prend parti pour l’opposition, allant jusqu’à demander publiquement qu’on lui fournisse des armes. En juin 2012, à la demande de l’ensemble des Eglises de Syrie et du gouvernement, son visa n’est pas renouvelé et il doit quitter le pays. Depuis, l’homme a été très massivement relayé dans les médias commerciaux de masse (New York Times, Le Figaro, etc .) et a été reçu par les plus hautes autorités de divers Etats engagés dans le conflit aux côtés de l’Arabie saoudite, du Qatar, et de la Turquie.

Chacun y alla ensuite de son anecdote, touchant soit son expérience personnelle en France ou en Syrie, soit sur un aspect de la conférence.
L’un des Syriens m’apprit qu’il avait levé la main pour poser une question (qui fatalement n’irait pas dans le sens des organisateurs de la conférence), et qu’alors il fut montré du doigt par un des organisateurs, avec un signe d’interdiction. L’homme était intervenu dans des circonstances comparables et avait été repéré comme un contestataire gênant de la pensée unique officielle, que l’on devait en conséquence contenir ou réduire au silence. Consigne fut ainsi donnée de l’empêcher de prendre la parole.
Je me souvenais alors que ce n’était pas la première fois que j’étais confronté à ce genre de censure, et je rapportais ce qui m’était arrivé à la Fête de l’Humanité.

Rencontre de l’association Souria Houria à la Fête de l’Humanité

Me promenant dans le « Village international » de la Fête de l’Humanité, j’étais entré, curieux, dans un stand « syrien ». Il s’agissait d’un groupe de personnes soutenant la version officielle de l’OTAN et d’al-Jazeera. Ils appelaient à la mobilisation contre Bachar el-Assad, invoquaient les devoirs de la « Communauté internationale », la nécessité du « droit d’ingérence humanitaire ». Quatre intervenants s’étaient succédé en l’intervalle de 40 minutes. Au terme de cette tribune commune, j’avais pris la parole (nous n’étions guère nombreux, et le stand d’à côté avait une sono tonitruante), pour contester leur vision de la situation, qui passait sous silence le fait que d’horribles massacres étaient perpétrés par des mercenaires fanatiques financés par le Qatar et l’Arabie saoudite et appuyés logistiquement par l’OTAN et les services de renseignement alliés. La réaction des tenanciers du stand avait été éloquente : dans un premier temps l’un d’entre eux m’avait pris gentiment par le bras pour m’inviter à quitter les lieux. Comme j’avais protesté du procédé, on m’avait confronté à un « militant de l’ASL » qui pendant 10 minutes m’avait reseriné la version officielle. Je n’avais pu malheureusement lui répondre de façon développée. Alors que j’avais patiemment écouté son discours, je n’avais pu, en guise de réponse, prononcer plus de trois phrases. Un concert de huées s’était allumé. Des gens s’étaient senti le devoir de m’interrompre, visiblement émus et hors de raison. Sentant qu’il me serait difficile de m’exprimer, j’étais sorti, bruyamment accompagné par une chanson qu’ils s’étaient mis soudain à entonner en chœur et à pleins poumons.

Les tenanciers de ce pavillon n’étaient autres que les organisateurs de cette conférence du 29 septembre, qui s’appelait Souria Houria (Syrie Liberté). Dans la pratique de la censure et le mépris de la liberté d’expression, nous avions affaire là à une cohérence indéniable. Ces gens qui critiquaient le régime massacreur, désinformateur, qui agonisaient le Réseau Voltaire d’injures, d’amalgames et d’accusations sans fondement, qui appelaient naïvement au devoir d’ingérence humanitaire, pour parvenir à leurs fins n’hésitaient pas à trier les questions du public de leurs conférences, et refusaient de débattre avec des gens ayant un autre point de vue que le leur (tout en laissant passer des réactions hystériques du genre de celle de la femme que j’ai rapportée plus haut). Et quand ils se trouvaient dans l’obligation de répondre, ils se mettaient immédiatement en colère, faisaient des comparaisons avec le négationnisme, coupaient la parole, ou se mettaient à entonner des chants en troupeau.
Je me souviens qu’à un moment de la conférence de Paolo dall’Oglio, ils se sentirent d’entamer la même chanson avec laquelle ils avaient fêté ma fuite. Cependant ils n’étaient plus entre eux et l’initiative était déplacée. Peu suivis (et compris) par les 300 assistants, ils se turent après quelques syllabes.

Il faut s’arrêter un peu sur cette association Souria Houria, qui soutient aveuglément, avec un argumentaire minimal, et des pratiques douteuses, la version officielle relayée par les grands médias commerciaux. Cette association est depuis sa création en mai 2011 de toutes les actions et manifestations organisées en France appelant à la chute du régime. Lors d’une journée de soutien place de la Bourse, on entendit l’un de ses membres à la tribune se vanter qu’à présent ils brassaient des millions. Elle était au centre du « Train pour la liberté du peuple syrien », le 12 décembre dernier, qui emmenait des citoyens et des parlementaires français de Paris à la rencontre de parlementaires européens à Strasbourg. Elle était au cœur du débat truqué organisé à l’Institut du Monde Arabe (IMA) le 24 février (voir mon article précédent ) dernier au cours duquel un des membres de Souria Houria siffla violemment une personne qui prenait la parole pour contester la version officielle. Enfin, c’est cette association qui est motrice de la « Vague blanche pour la Syrie » , « manifestation internationale (lancée) le vendredi 15 mars à l’occasion des deux ans de la « révolution syrienne », que relaieront massivement les organes habituels de la propagande de guerre de l’OTAN : TV5 monde, Bfmtv, France 24, LCP, en partenariat avec Le Nouvel Observateur, Libération, Mediapart, Rue89, Radio France.
L’association Souria Houria a été fondée en mai 2011 par Hala Kodmani, journaliste franco-syrienne qui travaille en France depuis 30 ans et elle en en a jusqu’à récemment assuré la présidence. Hala Kodmani a été rédactrice en chef de France 24 d’octobre 2006 à septembre 2008, et chargée de la rubrique Syrie au journal Libération pendant une grande partie de la crise qui secoue ce pays depuis 2 ans. Mais la place centrale qu’elle occupe dans la contestation syrienne en France s’explique surtout par l’influence de sa sœur Bassma Kodmani, qui a participé à la fondation du Conseil National Syrien lancé en octobre 2011 à Istanbul. Bassma Kodmani (je renvoie à mon précédent article sur le débat truqué à l’IMA ), est considérée comme la principale représentante des intérêts des USA dans cet organisme. Il est savoureux (outre les conflits d’intérêt évidents), de remarquer que dans le même temps où l’opposition dénonce que « Bachar n’a pas le droit d’être président de la Syrie car il a hérité le pouvoir de son père ! », les sœurs Kodmani (qui ne représentent strictement rien pour le peuple syrien), font ce qu’elles dénoncent en parole en se distribuant familialement les rôles au sein de la « rébellion » en France.

Les Syriens avec qui je discutais, place Gambetta ce 25 septembre, défendaient une position aux antipodes de celle de Souria Houria et du gouvernement et des médias français.
La discussion roula évidemment sur la situation en Syrie et sur notre curieux conférencier en soutane. Cet homme ne représente rien, m’affirma-t-on. Il ne représente en aucun cas les chrétiens de Syrie, qui soutiennent majoritairement (à l’instar du reste du peuple syrien) le gouvernement d’el-Assad, et pour cause, avec les alaouites, les chrétiens dès le début du conflit étaient une cible privilégiée des mercenaires islamistes.

Ils me rapportèrent diverses exactions commises par les mercenaires, exactions toutes plus horribles les unes que les autres et qui montraient, au moins, que la présentation de la crise syrienne par le père Paolo Dall’Oglio était une caricature illégitime et dépourvue de toute nuance. Au vu du caractère édifiant de ces témoignages, on comprenait aisément pourquoi on n’en entendait jamais parler dans les grands médias commerciaux. Ils étaient si forts et si nombreux que les relayer même en passant porterait un coup fatal à la propagande otanienne.
En rentrant chez moi je décidai de m’intéresser plus en détails à l’histoire de ce curieux prêtre, et j’entamai une recherche internet.

La campagne médiatique autour du père Paolo dall’Oglio

Il est peu question du père Paolo dall’Oglio avant son départ de la Syrie en juin 2012, pour non-renouvellement de visa. On relève un article dans Pèlerin du 10 août 2011 favorablement intitulé : « En Syrie la parole se libère »" . Les troubles agitent le pays depuis la fin du mois de mars. Il vient de publier avec une dizaine de Syriens laïcs et religieux une contribution intitulée « Démocratie consensuelle pour l’unité nationale », dans laquelle il appelle à la mise en place « d’un système pour amener la Syrie vers une démocratie parlementaire. Car la démocratie est la seule voie possible pour mettre un terme à ce bain de sang et faire respecter les droits de l’homme, qui sont universels : tous, que nous soyons d’Orient ou d’Occident, nous nous retrouvons dans cette idée humaniste. » L’homme n’appelle pas encore à « armer l’opposition », mais comme des membres de son groupe appellent ouvertement à « la chute du régime », il est rabroué par les autorités et les différentes Eglises chrétiennes qui désapprouvent son initiative. Le 8 janvier 2012, Rue 89 publie un article de Nadia Braendel intitulé « Mar Moussa, un monastère pris dans la révolution » . Le père Paolo y est présenté comme une « icône de la contestation ». On apprend que le père Paolo a pu rester en Syrie, malgré une décision d’expulsion envoyée à l’évêque de Homs. Il s’est engagé à ne plus prendre de position politique. Mme Braendel rapporte pourtant les propos ambigus suivants : « Il faudra peut-être une force d’interposition pacifique arabe et occidentale, car aujourd’hui il y a 100000 Syriens prêts à tuer, et 100000 qui se vengeront. Les deux camps sont bloqués ». Le 21 mai 2012 le site RMC.fr fait paraître un article complaisant de Nicolas Ledain intitulé : « Syrie : des religieux chrétiens font de la résistance » . Le journaliste relate les problèmes rencontrés par les religieux de Mar Moussa, victimes de menaces et de pillages de la part de bandes armées non identifiées, et clôt son article en faisant un rapprochement avec la situation des moines de Tibhérine en 1996.

On ne peut pas dire jusque là que le père Paolo occupe une place de choix dans la couverture des événements en Syrie. C’est son expulsion du territoire syrien le mois suivant qui va donner le coup d’envoi d’une impressionnante campagne médiatique dans plusieurs pays. Cette expulsion est relatée dans Le Point du 16 juin . Très amer, le père Paolo déclare : « C’est mon cadavre qui a quitté la Syrie ».
Tel Paul en son temps, le père Paolo prend son bâton de missionnaire et, financé on ne sait comment, entame une série de voyages en zone OTAN (Europe et Amérique du Nord), au cours desquels il va dispenser largement la bonne parole appelant à la chute du « régime » en Syrie, en armant au besoin l’opposition. Il effectue une longue tournée qui va le mener aux Etats-Unis, au Canada, en Italie, en France et en Belgique. A chacun de ces passages, le témoignage du père Paolo fait l’objet d’une couverture médiatique massive et unanimement louangeuse.
Je m’intéresse essentiellement dans cette étude à son passage en France, en septembre dernier.
Le coup d’envoi de cette campagne est lancé par notre ministre des Affaires étrangères en personne. Invité au Quai d’Orsay par Laurent Fabius, notre religieux a l’honneur et le privilège de pouvoir tenir un point presse de 20 minutes en sa compagnie . Il le présente comme « une personne réputée » et « bien informée », et après ces propulsions louangeuses lui donne la parole. Le père Paolo savait-il alors qu’il se tenait à côté d’un homme qui avait indument expulsé l’ambassadrice syrienne après les massacres de Houla, qui ont été corrompus par un médiamensonge ? Savait-il qu’il se trouvait, lui, le prétendu « homme de paix », à côté de celui qui avait appelé un mois plus tôt, de façon indirecte, au meurtre du président syrien , et qui allait apporter son soutien résolu, le 12 novembre, à la fantoche Coalition nationale syrienne (CNS) intronisée à Doha , capitale d’une des dictatures les plus inégalitaires du monde, le Qatar ? Ce coup de projecteur bienvenu lance la campagne médiatique. Le lendemain, 12 septembre 2012, il est interviouvé sur France inter , et sur RTL par Yves Calvi, et des articles lui sont consacrés dans La Croix et Le Parisien . Le 24 septembre, deux blogs du journal Le Monde et de Médiapart annoncent la tenue de la conférence dans la salle des Fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris . Le 25 septembre, le Courrier International publie un long entretien (l’entretien n’est plus accessible que sur le site ConspiracyWatch ). Le 26 septembre, le quotidien gratuit 20 Minutes lui consacre un article, et il est longuement interviouvé sur la chaîne France 24 . Le 27 septembre l’Express lui consacre un article dans lequel il est présenté comme « la conscience de la révolution » . Le 28 septembre, c’est Pélerin qui relaie ses positions appelant à armer l’opposition . Le 30 septembre il est longuement interviouvé par RFI .
On voit que cette couverture médiatique se concentre autour de deux pics : le point presse tenu en commun avec Laurent Fabius au Quai d’Orsay au début du mois de septembre, et son second passage en France après une tournée en Belgique qui a culminé le 18 septembre avec la rencontre au parlement de deux vice-présidents de cette institution : Gianni Pitella et Isabelle Durant . C’est à cette occasion, le 29 septembre, qu’il est invité par l’association Souria Houria, à tenir une conférence dans la salle des Fêtes de la mairie du XXème arrondissement de Paris.
Comme les médias ont l’habitude d’accorder une couverture massive sur plusieurs jours à certains événements, et qu’une fois le matraquage opéré, ils passent à autre chose pour ensuite n’en plus jamais parler, la plupart des gens qui suivent l’actualité dans les grands médias ont sans doute oublié cette fenêtre exceptionnelle dont a bénéficié le père Paolo. Quand on fait toutefois le bilan de cette couverture, force est de constater qu’aux alentours de ces deux dates, il était difficile d’échapper au personnage si on ouvrait un journal, allumait une station de radio, ou de télévision.
Il faut ajouter qu’il a été extrêmement bien traité par ces médias. Pas une fausse note (comme dans le débat à l’Institut du Monde arabe du 24 février dernier) dans le concert de louanges et la diabolisation de Bachar el-Assad. Et si certains montrent tout de même un peu de retenue, la plupart prennent tout ce qu’il dit pour argent comptant et lui sont totalement acquis.

Actualisation

Alors que je suis en train de finaliser cette étude, je découvre que le père Paolo nous honore d’un troisième séjour, tout aussi engagé que les précédents, et tout aussi massivement couvert par les grands médias. Ses aventures seraient incomplètes si j’omettais ce nouvel épisode qui conforte ma démonstration.
Les affaires n’ont jamais si bien marché pour le père Paolo dall’Oglio. Depuis septembre 2012, il a eu le temps de roder et d’affuter son discours, mais surtout d’écrire un livre de témoignage sur sa perception des événements de Syrie. Ce livre, intitulé La Rage et la Lumière, coécrit avec Eglantine Gabaix-Halié et édité aux éditions de l’Atelier , est évidemment salué en ce moment par l’ensemble des grands médias qui de nouveau se bousculent pour l’entendre cracher son venin et faire la promotion du chef d’œuvre.
Le 1er mai il est interviouvé sur France info ; le 2 mai, en compagnie de Hala Kodmani sur France Culture ; le 3 mai, par Armelle Charrier sur France 24 ; le 5 mai, sur France Inter, en compagnie de Jean-Pierre Filiu et Fabrice Weissman (deux des intervenants du débat truqué à l’IMA du 24 février) ; le 7 mai, dans La Vie par Henrik Lindell . Le 8 mai, le site Souria Houria publie le programme du père Paolo dall’Oglio lors de ce nouveau séjour en France . On y apprend que l’homme amorce une tournée à travers la France : le 16 mai conférence-débat au centre Sèvres à Paris ; le 21 mai, conférence-débat à Lyon organisée avec l’Hospitalité Saint-Antoine ; le 22 mai conférence-débat à Nîmes avec la librairie Siloë ; le 27 mai, conférence-débat organisée par Souria Houria à Paris ; le 28 mai à Strasbourg, rencontre à la librairie Kleber. Le 9 mai, Pèlerin fait paraître les bonnes feuilles de son livre témoignage, accompagné d’un portrait idéalisé.
Vraiment, l’histoire du père Paolo est une véritable success story ; alors que, comme nous le verrons plus loin, toutes les autorités chrétiennes de Syrie qui contestent la version officielle sont totalement passées sous silence ou gravement diffamés, lui à chacun de ses passages est accueilli par les grands médias français (renommés comme chacun sait pour leur intégrité et leur indépendance), comme le messie, et traité comme tel. On s’arrache le père Paolo, au point qu’on se demande s’il lui reste du temps pour faire ses prières.
Ce troisième passage en France confirme de façon éclatante l’impression laissée par ses deux premiers séjours en septembre 2012.

Le discours du père Paolo

Au-delà de la couverture médiatique exceptionnelle dont a bénéficié à chacun de ses passages, est du plus haut intérêt la teneur des discours du père Paolo Dall’Oglio. Si l’homme est souvent vague et dur à suivre, si l’on y prête attention on s’aperçoit que son discours s’articule autour d’un nombre de positions constant, qu’il défend à chaque fois de la même façon. Pour être plus précis, son discours colle toujours remarquablement à la version officielle des médias occidentaux de la zone OTAN.

Comparaison avec les négationnistes de la Shoah

Presqu’à chacune de ses interventions, le père Paolo utilise ce que Viktor Dedaj appelle dans un article du Grandsoir.info du 10 juillet 2012 des « tazzers idéologiques » . Un tazzer idéologique est un argument dont la fonction est de rendre tout débat impossible en plaçant son contradicteur devant des accusations d’une telle gravité qu’elles peuvent le foudroyer psychiquement et le rendre impotent dans le débat subséquent. En l’occurrence le père Paolo n’hésite jamais à brandir le tazzer idéologique suprême à savoir l’accusation de négationnisme et la comparaison avec la version officielle du génocide des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale : ceux qui remettent en cause la version officielle des sanglants événements de Syrie (c’est « Bachar » et ses miliciens qui assassinent en masse leur propre peuple en n’hésitant pas à recourir aux moyens les plus sales et les plus répréhensibles), sont les mêmes que ceux remettant en cause la version officielle de cet événement. L’Express rapporte ainsi : « Il évoque pêle-mêle le Réseau Voltaire et les responsables ecclésiastiques chrétiens ou musulmans qui, selon lui, donnent la parole religieuse au mensonge d’Etat, nient la révolution et la réduisent à un fait de sécurité liée au terrorisme. C’est un négationnisme incroyable, ajoute-t-il, qui est le fait d’identitaires à l’extrême-droite et d’anti-impérialistes à gauche. Ceux qui ont nié la Shoah nient la révolution syrienne ! » On retrouve la même position dans l’entretien publié par le Courrier International : « Dans le fond, il n’est pas étonnant que les derniers alliés objectifs du régime syrien soient ceux qui ont toujours nié le génocide du peuple juif et, aujourd’hui, nient la révolution du peuple syrien. » et dans La Libre Belgique : « Je voudrais savoir aussi pourquoi les tenants en Europe du négationnisme de la Shoah, parmi les traditionalistes catholiques extrêmes, anti-impérialistes et antiaméricains, alliés aux anticapitalistes et staliniens, sont aujourd’hui du côté du négationnisme syrien et sont sensibles à la sirène Agnès  » (soeur Agnès-Mariam de la Croix, je parlerai de cette religieuse plus loin). Je me souviens très bien par ailleurs que le père Paolo avait fait cette comparaison lors de la conférence du 24 février à la mairie du XXème, et qu’un membre clé de cette association, quand j’avais prétendu débattre avec eux à la Fête de l’Humanité, avait usé de ce même tazzer.

Inversion de la réalité, dénonciation des mensonges des pro el-Assad et théorie du complot

Le père Paolo semble également profiter du fait que dans nos sociétés du spectacle d’Europe et d’Amérique du Nord, existe un second tazzer idéologique qui peut s’avérer très efficace, quoiqu’à force de mensonges il tende à s’émousser. Sa propagation dans les médias et, par ricochet, dans les conversations quotidiennes remonte à peu près aux attentats du 11 septembre 2001, il s’agit du concept de théorie du complot. Comme la comparaison avec les révisionnistes de Nuremberg, c’est une accusation que l’on profère généralement dans le but de couper court à toute conversation, de l’empêcher souvent ne serait-ce que de commencer. Pour étayer sa comparaison avec les révisionnistes de Nuremberg, le père Paolo énonce fréquemment que ceux qui doutent de la version médiatique des événements de Syrie errent perdus dans un labyrinthe de mensonges et de complots : « Nous faisons face à un mensonge, selon lequel il n’y a pas de révolution, mais la Syrie qui se défend contre un complot saoudien, sioniste ou occidental, et lutte contre le terrorisme islamique. » « (Dans les médias du pouvoir syrien) les théories du complot les plus diverses circulent. On parle d’une grande entente entre les États-Unis, Israël, al-Qaïda, les salafistes, les Frères Musulmans et la Ligue arabe, dans le but d’abattre le dernier État arabe qui n’a pas encore capitulé face au projet sioniste et n’a pas renoncé à combattre l’impérialisme... Il est évident qu’à ce niveau-là, il est difficile de discuter. »
Les prises de position de ce genre abondent, pour ce point je me borne à ces deux citations.

Des allusions et des calomnies fréquentes envers le Réseau Voltaire et Thierry Meyssan

L’extrait de L’Express cité plus haut en donne déjà une idée : Thierry Meyssan est une cible de choix du père Paolo Dall’Oglio. S’il n’en parle pas à chaque intervention, Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire sont en effet l’une des rares personnes et l’un des rares médias indépendants que le prêtre nomme, condamne et insulte, pour exhiber à son auditoire l’archétype de la position répugnante et condamnable, incarnation du dévoiement journalistique. Voici ce qu’il dit dans Le Figaro : « Cette thèse est relayée en Europe par des gens comme Thierry Meyssan et son Réseau Voltaire, cette usine à mensonges payée par je ne sais trop qui (ndlr, on peut lui retourner la question)… C’est un négationniste qui vit dans un monde virtuel. » ou dans La Libre Belgique : « Comprendre le mécanisme négationniste contre cette révolution me paraît très important. Le Réseau Voltaire est équivoque et d’une paranoïa totale. Ils sont dans la chambre du pouvoir. Ils font partie de la structure idéologique et de la cellule de crise du régime. Il faut lire les interviews de Thierry Meyssan (ndlr : le fondateur du Réseau Voltaire) dans les journaux syriens. J’espère que la fin du régime sera aussi sa fin à lui - pas sa fin physique - mais sa fin en tant que colporteur du mensonge d’Etat et du négationnisme. » On appréciera la lourdeur de la nuance. Lors de la conférence du 29 septembre, il s’était de même livré à une diatribe contre le Réseau Voltaire.
Il est important de préciser, comme pour ce genre de comparaisons, que Paolo dall’Oglio n’étaie jamais ses anathèmes du moindre fait, ni du moindre argument. Il invective, incite à la haine, envoie en enfer, puis passe à autre chose, sautant parfois du coq à l’âne. En termes d’efficacité médiatique, l’efficacité du procédé n’est plus à démontrer. Depuis plus de 10 ans le Réseau Voltaire est l’association la plus diffamée de France. Un long travail de sape a été accompli avec zèle par les grands médias commerciaux pour le diaboliser. La plupart des Français qui ne prennent pas encore assez le temps de vérifier la fiabilité des informations délivrées par ces médias, ont une très mauvaise image (et absolument infondée, est-il besoin de le préciser) de Thierry Meyssan et du Réseau Voltaire, qui sont devenus à l’instar des révisionnistes de Nuremberg, des repoussoirs ultimes auxquels la plupart des gens craignent comme le sida d’être mêlés.
Dans L’Evangile selon Luc (6/41-42) on peut lire « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’oeil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil ? 42 Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’oeil de ton frère. » Le père Paolo enfreint constamment ce précepte néotestamentaire ; à sa décharge c’est peut-être un arbre plutôt qu’une poutre qui lui encombre la vue. Ou alors il y voit parfaitement clair, et est au christianisme ce que les socialistes français sont aux valeurs de gauche.

Evolution de son discours entre septembre 2012 et mai 2013

Son troisième séjour en France me contraint d’actualiser mon analyse. Les quelques mois qu’il a passé hors de France n’ont visiblement pas fait de bien au père Paolo dall’Oglio, qui atteint désormais des sommets dans les délires haineux et négationnistes.
Avec le temps le discours du père Paolo s’est radicalisé, comme si, constatant les boulevards qui lui sont ouverts par tous les médias officiels de la zone OTAN, l’impunité totale dont il bénéficie dans l’étalage de ses mensonges, de ses calomnies, et de ses incitations à la haine, il pouvait à présent tout se permettre. Peut-être aussi l’homme est-il furieux de constater que la situation sur place ne se décante guère, que ce régime qu’il déteste continue de tenir, ce qui retarde d’autant son retour à Mar Moussa.
Poursuivant sa folle fuite en avant, le père Paolo va à présent très, très loin dans ses prises de positions. Les mercenaires islamistes liés à al Qaida ? « Dans mes échanges avec eux, j’ai reconnu des hommes et des femmes qui ont une passion religieuse, un sentiment religieux que je partage. Ce sont des gens enragés mais épris de justice. Ils se sentent collectivement persécutés, attaqués et niés. Du coup, ils sont dans une psychologie d’hyper réactivité victimaire qui les amène à commettre des crimes. » La timidité des prises de position de l’Eglise catholique de Syrie ? « J’ajouterai qu’il y a de la corruption politique, sexuelle, qui se cache derrière la soumission au pouvoir. Cela fait partie d’un système de cooptation par soumission à un système autoritaire. » Les chrétiens qui ne partagent pas son point de vue ? Ce sont des «  islamophobes chrétiens ». Peut-on dialoguer avec Bachar el-Assad ? « Auriez-vous accepté de dialogué avec Hitler en 1944 ? » Qu’en est-il du terrorisme en Syrie ? « Je propose de se passer du mot " terrorisme ". Il faut utiliser " révolutionnaire . » Le possible usage des armes chimiques par el-Assad ? « Comment ne pas y croire ? Si quelqu’un peut envoyer des missiles balistiques qui enlèvent un hectare de ville, si quelqu’un peut envoyer des bombes sur la population syrienne sans état d’âme, pourquoi aurait-il un problème pour utiliser des armes chimiques ? » Il ose dire ça, alors qu’il est à présent avéré que des combattants du Front al-Nosra ont utilisé des armes chimiques contre des civils syriens dans un village de la banlieue d’Alep.

Bilan sur les éléments de langage

Comme je le suggérais en introduisant ces leitmotivs de ses discours et réparties, il est manifeste que le père Paolo n’y exprime pas une opinion personnelle, mais qu’à l’évidence, il relaie de manière systématique des éléments de langage copiés collés des argumentaires des médias de la zone OTAN. Il ne s’en écarte jamais, et je pourrais entrer beaucoup plus dans le détail. L’indice le plus significatif de cette coïncidence me semble cette finesse avec laquelle notre prélat, qui ne s’occupe que d’affaires syriennes depuis 30 ans, relaie l’argumentaire pointant l’association entre extrême droite et extrême gauche dans la dénonciation dans la version officielle martelée en zone OTAN, qui est une construction des médias commerciaux français pour discréditer tout point de vue un peu différent (ce fameux mythe des rouges-bruns, popularisé par des « journalistes » comme Ornella Guyet, et des « intellectuels » comme Bernard-Henri Levy). C’est typiquement le genre d’argument qui ne peut que lui avoir été soufflé, et qu’il relaie sans vérifier, inconsciemment ou sur commande.

Le point de vue d’autres autorités chrétiennes de Syrie ou connaisseuses de la Syrie

Il est remarquable que les journalistes qui réalisaient ces interviews de complaisance, ou rédigeaient des articles à sa gloire, prenaient souvent soin de souligner que le point de vue du père Paolo était très minoritaire, que les chrétiens de Syrie, majoritairement, ne souhaitaient pas le renversement du régime qu’ils considéraient comme un rempart contre les mercenaires extrémistes venus de l’étranger.
On pouvait se demander alors : si l’opinion du père Paolo était à ce point minoritaire, pourquoi bénéficiait-t-il d’une couverture médiatique aussi massive et « diversifiée », et ce alors qu’aucun autre témoignage de religieux connaissant bien la Syrie, y vivant, ou y ayant vécu, n’était jamais rapporté.
Trois explications possibles à ce focus extraordinaire des médias sur ce personnage.
-  1. Le père Paolo est l’un des seuls chrétiens lucides de Syrie. Tous les autres, comme il le soutient, sont intoxiqués par la propagande du « régime ». Les médias ont raison de relayer massivement et exclusivement ce témoignage
-  2. Le père Paolo est l’un des chrétiens les moins lucides de Syrie. Il ne comprend rien à ce qui se passe sur place, mais a choisi cette position tranchée en raison de l’immense amertume qu’il ressent d’avoir du quitter un lieu sacré qu’il a contribué à redresser, et dans lequel il a vécu pendant 30 ans.
-  3 ; Le père Paolo dall’Oglio est tout à fait lucide ; quand il lance ses déclarations fracassantes et diffamatoires, il sait qu’il ment, il sait que ses incitations à la haine sont infondées et qu’en les proférant il trahit le Christ, il sait que son analyse de la situation est fausse et orientée, mais pour des raisons qui restent à éclaircir (et sans doute pas très catholiques), c’est la voie du mensonge et de la haine pour laquelle il a opté.

J’ai déjà donné beaucoup d’éléments d’information en faveur de la 3ème explication, mais avant de trancher pour de bon, passons en revue quelques témoignages d’autorités chrétiennes qui, elles, n’ont bénéficié d’aucune couverture médiatique, ou ont été systématiquement caricaturés et diffamés dans les mêmes médias qui servaient la soupe au père Paolo dall’Oglio. En prenant connaissance de ce qu’ils disent, peut-être comprendrons nous mieux ce silence qui les environne, et du degré de supercherie qu’implique cette focalisation unique et martelée sur le père Paolo dall’Oglio.
Donnons la parole à cinq personnalités religieuses syriennes ou très proches de la Syrie.

Père Elias Zahaloui

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Père Elias Zahlaoui

Le père Elias Zahlaoui est un prêtre arabe catholique syrien qui officie depuis 1977 à Notre-Dame de Damas. Horrifié par ce qu’il a constaté sur place, et en particulier les massacres de chrétiens perpétrés par les mercenaires fanatisés, l’homme a publié une série de lettres ouvertes à diverses autorités. Le 23 juin et le 15 septembre 2011 à Alain Juppé quand ce dernier était ministre des affaires étrangères, le 17 juillet dernier à François Hollande , enfin le 30 juillet 2012 à Benoît XVI . Dans ces lettres, le père Zahlaoui dénonçait la désinformation des médias occidentaux sur la situation en Syrie, et les persécutions des chrétiens. Certaines phrases étaient très audacieuses. L’homme faisait le parallèle entre le cas syrien et le cas libyen : « N’est-il pas vrai que vous êtes intervenus en Lybie, pour soi-disant protéger les droits humains des civils, contre un dictateur, que, pourtant, la France et l’Italie n’ont cessé de flatter, et que l’Angleterre et les États-Unis ont fini par chérir ! Et vous vous en êtes acquittés en laissant sur le sol de la Lybie, un charnier de 50000 morts, pour la plupart des civils. » Il comparait l’obsession des médias sur la Syrie à leur silence sur les graves et répétées violations des droits de l’homme à l’encontre des Palestiniens par l’état d’Israël : « si, en Occident, vous êtes si sensibles au problème des Droits de l’homme, pouvez-vous me dire ce qui vous rend totalement aveugles à ce que fait Israël en Palestine, depuis plus de 60 ans, en décimant systématiquement le peuple palestinien, et en dévorant même la portion de terre, qui lui a été décidée par les fameuses Nations Unies en 1947 ? » _ Enfin, M. Zahlaloui poussait la témérité jusqu’à comparer le traitement médiatique unilatéral de l’affaire syrienne à celui de ces «  mystérieux événements du 11 septembre 2001 ». Les lecteurs au courant de la censure draconienne sur ces trois sujets ne seront pas étonnés que ces lettres ouvertes soient restées sans réponse, qu’aucun média commercial ne les ait relayées, et que seuls des sites comme legrandsoir.info , michelcollon.info , Infosyrie , ou mondialisation.ca en aient compris le risque et reçu l’honneur.

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Qualifié de "faux prélat" par L’Oeuvre d’Orient, Mgr Philippe Tournyol du Clos, ici en audience avec Jean-Paul II.
 
Philippe Tournyol du Clos

Nous n’avons pas là affaire à un Syrien, mais après tout puisque les médias commerciaux ne voient pas d’inconvénient à relayer exclusivement le point de vue d’un Italien, tout témoignage de chrétien connaissant bien la Syrie peut être considéré comme pertinent. Le Réseau Voltaire avait relayé, le 2 juin 2012 , le témoignage de Mgr Philippe Tournyol Du Clos, archimandrite, grec catholique melkite, qui se rend fréquemment au Proche-Orient. Il commençait par déplorer que : « la paix en Syrie pourrait être sauvée si chacun disait la vérité. De retour à Damas en ce mois de mai 2012, il me faut bien constater qu’après une année de conflit, la réalité du terrain ne cesse de s’éloigner du tableau catastrophiste qu’en imposent les mensonges et la désinformation occidentale. » Plus loin il révélait qu’Alain Juppé, quand il était ministre des Affaires étrangères en exercice, avait sciemment ignoré les multiples communications de l’ambassadeur de France en Syrie , Eric Chevallier, démentant absolument la version officielle : « Il faut dire et redire que l’idéologie fanatique est d’importation étrangère et que la Syrie n’a jamais été confrontée à un cycle de manifestations/répression, mais à une déstabilisation sanguinaire et systématique par des aventuriers qui ne sont pas syriens. Cette information, qui va à l’encontre des journaux et des reportages télévisés, l’ex-ambassadeur de France, Éric Chevallier, n’avait eu de cesse de la faire entendre à Monsieur Juppé ; mais le ministre français refusa toujours de tenir compte de ses rapports et falsifiait sans vergogne ses analyses pour alimenter la guerre contre la Syrie. » Il affirmait que les chrétiens qui n’avaient pas encore fui sous la menace des combattants étrangers reconnaissaient dans l’armée syrienne leur dernier rempart : « Un habitant me confie : « Si l’armée quitte notre village, nous risquons d’être égorgés. Si la répression sauvage dont l’accusent vos médias était réelle, pourquoi les militaires seraient-ils les bienvenus dans nos villages ? ». Ils sont, j’ai pu le constater de mes yeux, sous la protection attentive des troupes fidèles au Président Bachar. Pourtant, le jour de l’Ascension, une roquette est arrivée dans le jardin, heureusement sans faire de dégâts, mais l’explosion a terrifié les enfants. » Pour être honnête le témoignage de M. du Clos n’a pas été complètement ignoré. L’hebdomadaire chrétien La Vie, par exemple, sous la plume du théologien belge proche de L’Oeuvre d’Orient Christian Cannuyer, a publié le 27 juin 2012 un article sur ce religieux . Toutefois, ce n’était pas pour reprendre des éléments dérangeants de son témoignage, comme ceux que je viens de citer, mais pour faire de l’homme un portrait horrible propre à dépouiller de toute valeur son témoignage. Notre homme serait un « prétendu évêque », « transfuge des milieux ingristes et catholiques d’extrême droite ». « Ses allégations sont fausses et manipulées. » L’article allait jusqu’à mettre en doute, qu’il se fût rendu réellement à Homs. Le nom du père Paolo apparaît dans cet article où il est complaisamment évoqué comme « notre ami ».
Toutes les allégations de L’Oeuvre d’Orient mettant en cause l’identité de Mgr Philippe Tournyol du Clos ont été démenties par un communiqué du Saint-Siège.
Je m’attarde quelques lignes sur cet article de La Vie. Son caractère outrageusement caricatural fait deviner quelque chose de tout à fait surprenant : certains milieux ecclésiastiques eux-mêmes semblent résolument engagés dans la machine de propagande de l’OTAN. Je suis ainsi tombé à plusieurs reprises sur L’Oeuvre d’Orient , dirigée par le père Pascal Gollnich (le frère de l‘homme politique du Front National), et j’ai constaté son positionnement extrêmement trouble et équivoque dans cette histoire. Je ne me suis intéressé qu’en passant à cet aspect du problème, mais je suis certain qu’une étude plus approfondie amènerait son lot de révélations surprenantes.

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S. B. le patrairche melchite Grégoire III Laham
 
Grégoire III Laham

Grégoire III Laham est le patriarche de l’Eglise catholique melkite qui compte seulement 180 000 fidèles. C’est néanmoins une personnalité importante de l’Eglise catholique : ainsi, présida t-il la messe de funérailles du pape Jean Paul II ou joua t-il un rôle clé lors du dernier synode des Evêques pour le Proche-Orient. Dans un appel du 9 juillet 2012 , Mgr Laham, dénonce avant toute chose « l’ingérence d’éléments arabes et occidentaux », une ingérence qui « se traduit par les armes, l’argent et les moyens de communications à sens unique, programmés et subversifs. » Cette ingérence est « nuisible même à l’opposition », et « affaiblit aussi la voix de la modération qui est spécifiquement celle des chrétiens et, plus particulièrement, la voix des Patriarches et des Evêques ». Il dénonce par ailleurs le procès qui est fait aux chrétiens de Syrie d’être des suppôts du régime : « Nous considérons que ce sont les positions de certaines personnalités, d’une presse déterminée et d’institutions particulières qui nuisent aux chrétiens en Syrie et les exposent au danger, à l’enlèvement, à l’exploitation et même à la mort. Ces positions accablent les chrétiens de fausses accusations, semant le doute dans leurs cœurs et diffusant la peur et l’isolement. Par suite, elles aident à leur exode à l’intérieur du pays ou à l’extérieur ». On ne peut s’empêcher de penser aux positions du père Paolo sur ce point... Cette présentation systématique des chrétiens comme « collés au régime » les désigne comme une cible pour les groupes armés : « Ce sont ces positions elles-mêmes qui prétendent intempestivement s’intéresser aux chrétiens qui peuvent augmenter le radicalisme de certaines factions armées contre les chrétiens. Elles exacerbent les relations entre les citoyens, particulièrement entre les chrétiens et les musulmans comme ce fut le cas à Homs, à Qusayr, à Yabrud et Dmeineh Sharquieh. » Comme la mère Agnès-Mariam (voir plus loin), il place ses espoirs dans le mouvement Mussalaha (réconciliation) : « C’est ce qui prépare la voie à la résolution du conflit. Nous avons beaucoup d’espoir dans la création de ce nouvel organe qu’est le ministère de la Réconciliation. » Mgr Laham pointe par ailleurs l’influence écrasante du conflit israélo-palestinien dans les malheurs de la Syrie : « La division du monde arabe a toujours été la cible majeure interne et externe. Cette division est la raison des dangers qui guettent la région et elle est la cause de l’absence d’une solution juste et globale au conflit israélo-palestinien. Ce conflit est le fondement et la cause primordiale de la plus grande partie des malheurs, des crises et des guerres du monde arabe. » Ce conflit « est la cause primordiale de l’exode des chrétiens ». Cet appel de Mgr Laham a été pratiquement ignoré par les grands médias commerciaux français. Seul le journal La Croix, le 23 juillet 2012, lui a consacré un article . Le journaliste François-Xavier Maigre y fait une présentation équilibrée des positions de l’homme, sans y mettre une quelconque réserve comme c’est presque toujours le cas. Quand on constate ces positions, on comprend mieux pourquoi les médias commerciaux l’ont complètement passé sous silence. Au-delà du fait qu’il dénonce l’infiltration d’éléments non syriens et occidentaux, qu’il évoque comme le plus grand danger pour les chrétiens, il dénonce l’analyse la plus courante du point de vue des chrétiens par les grands médias de masse occidentaux, qui à l’instar du père Paolo, les présentent comme des collabos ou des brutes assommées par la propagande du régime. Mgr Laham suggère ainsi que ces médias ont une responsabilité indirecte dans les persécutions dont les chrétiens sont victimes.

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Mgr Antoine Audo
 
 
Mgr Antoine Audo

Monseigneur Audo est l’évêque des chrétiens chaldéens de Syrie. Il est également le président de Caritas pour la Syrie, ce qui l’amène à venir en aide aux victimes de la guerre de diverses manières : achats de médicaments, couvrements des frais de scolarité, aide aux personnes âgées, aide à la reconstruction. Mgr Audo est donc une personne très bien informée. Il a effectué un séjour en France en juin 2012, ce qui a donné l’occasion à des médias indépendants et/ou chrétiens de recueillir son point de vue sur la situation en Syrie. Les citations suivantes sont extraites d’une interview réalisée par l’Eglise catholique de Moselle , et d’un entretien accordé au site Aide à l’Eglise en Détresse (AED) . Aucun média commercial de masse n’a relayé cette prise de position.
Il affirme que le président syrien est largement soutenu par le peuple syrien toutes tendances confondues : « Quatre-vingt pour cent de la population est derrière le gouvernement, comme le sont les chrétiens ». Il dénonce la partialité de la couverture des événements par les médias occidentaux ou arabes : « Dans certains médias, tels que la BBC ou Al-Jazeeera, on constate une certaine orchestration visant à déformer le visage de la Syrie. Le gouvernement respecte les personnes qui respectent la loi et l’ordre. La Syrie a beaucoup d’ennemis, et le gouvernement doit se défendre, ainsi que le pays. Il y a une guerre d’information contre la Syrie. La retransmission des médias n’est pas objective. Nous devons défendre la vérité en tant que Syriens et chrétiens. » Il dénonce l’ingérence étrangère en Syrie : « Le régime continue de se défendre contre des groupes armés dont certains membres viennent des pays qui entourent la Syrie. J’ai parfois le sentiment que ces groupes utilisent les médias pour servir leur cause et provoquer un changement dans le pays. Le réel est toujours plus complexe et plus nuancé quand on le vit de l’intérieur. » Il redoute que l’effondrement du régime ne plonge la Syrie dans un enfer à l’irakienne et ne soit cause d’un exode massif des chrétiens : «  Le risque est de remplacer une dictature militaire par une autre dictature théocratique. C’est ce que l’on craint. En étant réaliste, voyez ce que l’Irak a donné : la moitié des chrétiens a quitté le pays et moi je les ai vu arriver, nombreux, en Syrie. » Caritas (et donc Antoine Audo) avait en effet en 2005 participé à l’accueil des chrétiens qui fuyaient en masse l’Irak en proie aux violences interconfessionnelles. La Syrie, ce qu’on oublie trop souvent, à l’époque a accueilli 1 200 000 réfugiés irakiens sur son sol.
La position de Mgr Audo a été complètement ignorée par les grands médias commerciaux. Seul le journal La Croix, dans son édition du 14 juin 2012, lui a consacré un petit article, transcription d’un entretien avec François Xavier Maigre à l’occasion du passage de l’évêque en France . Son propos y est extrêmement modéré par rapport en comparaison de ce qu’il peut déclarer sur des médias indépendants.

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Mère Agnès-Mariam de la Croix
 
Mère Agnès-Mariam de la Croix

Mère Agnès-Mariam de la Croix est une religieuse franco-libanaise, prieure du monastère Saint-Jacques-le-Mutilé, à Qara, à 70 km de Homs, où elle réside depuis 12 ans. Le cas de cette religieuse est différent des précédents, dans la mesure où les grands médias ont été obligés d’en parler à l’occasion de l’affaire Jacquier, du nom de ce reporter tué par des éléments de la « rébellion » à Homs en janvier 2012. Elle avait obtenu des visas pour un groupe de journalistes français venant rendre compte des événements, et les accompagnait parfois dans leurs déplacements divers. Gilles Jacquier a trouvé la mort à Homs, au moment où les combats faisaient rage. Désireux de se rapprocher du feu de l’action, malgré les avertissements de mère Agnès-Mariam, il est tué par un mortier thermobarique. L’affaire fait grand bruit en France : Gilles Jacquier est le premier journaliste français à périr dans la Syrie en guerre. A cette occasion, de nombreux articles sont publiés dans les médias commerciaux de masse, et fatalement son cas y est évoqué. Quand ils l’évoquent rapidement ils se contentent de préciser que mère Agnès-Mariam est « une proche du régime » (Libération) , « une religieuse libanaise favorable au régime » (Le Point) , « une religieuse favorable au régime syrien » (id) (L’Express) . Quand ils entrent un peu dans le détail, de façon systématique, ils recourent à des expressions péjoratives, et dénoncent la position qu’elle occupe. Angela Bolis, du journal Le Monde la qualifie ainsi « de personnalité ambiguë qui affiche son soutien au régime » . Pour l’association Souria Houria, sans surprise, mère Agnès-Mariam est « la grande avocate du régime de Bachar el-Assad » . Pour Christian Cannuyer, dans La Vie, elle serait (avec d’autres), « manifestement stipendiée ou manipulée », et son comportement « confine à la collaboration » . Certains articles vont jusqu’à laisser planer l’hypothèse qu’elle serait peut-être responsable de la mort de Gilles Jacquier. Le Dauphiné rapporte ainsi que, pour la compagne du journaliste décédé, « La thèse du guet-apens ne fait pas de doute : « Il ne voulait pas aller à Homs. Il a été contraint par la sœur Marie-Agnès. Face à son refus, elle lui a dit qu’il ne lui restait que deux jours avant de quitter la Syrie. Cette religieuse lui avait permis d’obtenir son visa d’entrée et celui de Christophe Kenck, son collègue » . Le magazine Envoyé Spécial a lui aussi relayé cette accusation. Cette version de l’histoire est réfutée par l’intéressée : « La réalité, c’est que Monsieur Gilles Jacquier, que Dieu ait son âme, avait fait par écrit une demande de visa pour aller à Homs.(…) Avant qu’ils y aillent, j’ai demandé et j’ai informé expressément le délégué de l’AFP, qui parle l’arabe, et la responsable de l’information, qu’il fallait être de retour à 15 heures : le couvre-feu à Homs commençait en effet à 15 heures de l’après-midi et il ne fallait surtout pas y circuler au-delà de 15 heures. Cela a été dit et il y avait des témoins.(…) Cette équipe a fait fi des directives des militaires qui les avaient accompagnés à leur demande et elle s’est perdue. Pourquoi était-il impératif de rentrer avant 15 heures ? ça je l’ai expérimenté moi-même, quand je suis passée à Homs : à 15 heures, tous les jours, les rebelles commençaient à attaquer de toutes parts et cela, personne, aucune presse ne l’a dit. » Du reste il est maintenant avéré, si l’on en croit George Malbrunot pour Le Figaro du 17 juillet 2012 , que M. Jacquier n’a pas été tué dans un guet-apens organisé par l’armée, mais par une roquette tirée par des rebelles de Homs. Le Réseau Voltaire, dans un article d’Arthur Lepic, était arrivé à cette conclusion dès le 11 janvier .
On peut également relever quelques portraits réalisés par des journalistes, qui la présentent comme proche des milieux d’extrême droite, proche de Thierry Meyssan, ou citée dans des sites qui parlent de façon complaisante de Robert Faurisson. Rien de neuf sous le soleil…
Si le nom de « Marie-Agnès » a été abondamment cité dans les médias commerciaux de masse, c’est donc, soit de façon succincte et toujours en la définissant par son « soutien au régime d’Assad », soit comme une personne douteuse et peu digne de confiance, et parfois comme une auxiliaire active du régime éventuellement responsable de la mort de Gilles Jacquier.
De façon frappante, pratiquement pas un seul article ne développe certaines des prises de position et analyses qu’elle a pu faire de la situation sur place. Elle a ainsi pris à plusieurs reprises des positions tranchées dans lesquelles elle dénonce la partialité et les mensonges des médias commerciaux. « Les journalistes de la propagande atlantique, les propagandistes à la Goebells n’ont montré que la moitié de ce qui se passe en Syrie. Et encore, ils ont truqué leurs reportages. » Elle fait le parallèle, comme le père Zahlaoui, entre le médiamensonge syrien et ceux qui ont permis l’invasion de l’Irak et de la Libye : « C’est faux qu’il y avait des armes de destruction massive en Irak, et on a attaqué Saddam Husseïn. C’était faux que Kadhafi allait faire un génocide contre son peuple en Libye. l’ONU a fait 150000 morts. » Elle dénonce également le traitement horrible que réservent les mercenaires étrangers aux chrétiens, par exemple à Homs : « Suite à une mission d’information avec des médias catholiques j’ai été amenée à visiter la ville de Homs et ses environs. J’ai été remuée au plus profond de ma conscience par la tragédie que vit la population civile, notamment les chrétiens. Ces derniers sont surtout concentrés dans les quartiers centraux de la ville qui sont devenus le repaire de bandes armées que personne jusqu’à présent n’a réussi à identifier. Toujours est-il que ces bandes imposent une loi martiale en vertu de laquelle les fonctionnaires qui rejoignent leur travail sont susceptibles de représailles, les enseignants dans les écoles publiques, inclus. De même les artisans, les vendeurs et même ceux qui ont une profession libérale sont la cible d’actes terroristes qui visent à paralyser la vie sociale. Les résultats de ces méthodes coercitives sont des plus terribles : chaque jour des innocents sont égorgés ou kidnappés. Des familles perdent ainsi le père, le fils ou le frère. Les veuves et les orphelins sont dans la nécessité. Ceux qui n’ont pas affronté le spectre de la mort doivent faire face à la séquestration forcée dans leurs domiciles où ils cherchent à survivre sans travail. » Cette dernière citation est extraite d’un Appel qu’elle a lancé le 26 décembre 2011 , pour qu’enfin le monde prenne conscience de ce qui se passe réellement en Syrie. Cet appel, comme les lettres du père Zahlaoui, ne sera jamais relayé dans un média commercial.
Ce passage sous silence intégral des positons de Mère Agnès-Mariam est d’autant plus choquant qu’elle a effectué plusieurs passages en France depuis le début de la crise. Recueillir son témoignage n’avait rien de compliqué. Ainsi en décembre dernier, lors de son avant-dernier passage dans la capitale, elle a participé à un colloque organisé par L’Institut pour la Démocratie et la Coopération (IDC) en compagnie de l’ambassadeur de Russie en France, et deux médias indépendants ont pu l’interviewer : le journal L’Audible , et la chaine Méta TV . L’ignorance de ce témoignage aux antipodes de la version officielle se comprend mieux, si l’on a en tête la présentation caricaturale et diffamatoire qui en est faite depuis l’affaire Jacquier par les grands médias.

 

Retour au père Paolo

Nous nous posions la question au départ de savoir pourquoi le père Paolo était la coqueluche de certains journalistes encartés, et pourquoi toutes les autres autorités chrétiennes de Syrie étaient intégralement passées sous silence. Au terme de ce parcours il n’est pas très difficile de répondre à cette question, même si c’est difficile à admettre.
Le père Paolo a bénéficié de cette couverture médiatique exceptionnelle car c’est la seule « autorité » chrétienne de Syrie (bien que non-Syrien par ailleurs rappelons-le) à appuyer la version officielle faisant peser toute la responsabilité de la crise et des massacres sur le régime de Bachar el-Assad. La plupart des journalistes qui ont écrit sur lui ou qui l’ont interrogé prennent eux-mêmes souvent soin de le reconnaître. Cela implique que les médias commerciaux (ceux qui occupent les postes clés, pas la majorité des journalistes qui souffrent de cette censure), dans leur totalité, ont reçu pour consigne de ne rapporter que cette sorte de témoignage, et que tous ont obéi à la lettre.
C’est la raison pour laquelle, inversement, tous les témoignages que je viens de citer ont été ignorés, et leurs auteurs pour certains caricaturés ou diffamés.
Les médias qui ont aveuglément et complaisamment relayé les positions du père Paolo pouvaient d’autant moins donner une tribune à leurs auteurs que tous mettent en cause la partialité du traitement médiatique de la crise syrienne par les médias de la zone OTAN. Fait aggravant pour ces médias, ces autorités religieuses avancent que la crise syrienne est couverte par un médiamensonge comparable à celui qui a précédé l’invasion de l’Irak et de la Libye. Impensable pour l’instant de remettre en cause dans les grands médias à la fois la version officielle des événements de Syrie et de Libye. Ne parlons même pas du témoignage informant qu’Alain Jupé a ouvertement menti pour la Syrie, au mépris des rapports de l’ambassadeur Éric Chevallier (information énorme , tout de même !), et de celui comparant le médiamensonge de la crise syrienne à celui échafaudé pour étouffer les doutes légitimes que doit susciter dans tout esprit sain la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Quant au poids du conflit israélo-palestinien dans cette dramatique équation…

Certains journalistes influents des médias commerciaux français ont reçu pour consigne de mentir sur le témoignage des chrétiens de Syrie, comme ils ont reçu pour consigne de mentir sur les autres aspects de la crise syrienne. Les médias français, une nouvelle fois, comme dans l’affaire libyenne, comme pour les attentats du 11 septembre 2001, ont joué pleinement le rôle moderne qui est désormais le leur : celui de relais de l’impérialisme pour justifier aux yeux de l’opinion publique une guerre illégale accompagnée d’exactions horribles, de massacres de masse, et entrainant l’exode de centaines de milliers de réfugiés.

 

Épilogue

Au terme de cette étude, dont les conclusions sont malheureusement accablantes pour les milieux journalistiques et politiques français, nous appelons solennellement le CSA à envoyer à tous les médias qui se sont fait abuser par les boniments du père Paolo, ou qui ont relayé (et relayent encore) avec zèle ses positions une note de sévère mise en garde. Si les gens du CSA manquent d’imagination et se retrouvent devant l’angoisse de la page blanche, nous leur suggérons d’envoyer la missive suivante :

« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a adressé un courrier à tous les présidents de grandes radios et chaînes de télévision au sujet de leur couverture des positions du père Paolo Dall’Oglio pendant les neuf derniers mois. Ce dernier a en effet été reçu à d’innombrables reprises pour relayer ses positions appelant à la chute du régime en place en Syrie. Les grands médias du PAF et de la presse écrite n’ont fait que reprendre à leur compte, sans la moindre distance critique ni précaution de langage, la propagation d’informations à l’évidence fausses, après avoir explicitement accordé à son auteur des labels de légitimité et de respectabilité. Le Conseil a rappelé au président des chaînes les termes du préambule du cahier des missions et des charges de la chaîne qui précisent notamment que " les sociétés nationales de programme ont vocation à constituer la référence en matière d’éthique " et ceux de l’article 2 qui disposent que " la société assure l’honnêteté, l’indépendance et le pluralisme de l’information ". Il lui a demandé de prendre des mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas ».

Ce texte n’est autre (en changeant les noms et une poignée de termes) que la directive 151 envoyée à France Télévision en avril 2002 par le CSA après le passage de Thierry Meyssan sur le plateau de l’émission de Thierry Ardisson , dans laquelle il présentait L’Effroyable Imposture, ouvrage dans lequel il contestait qu’un avion de ligne se fût écrasé sur le Pentagone . Quoiqu’elle n’ait pas été envoyée à tous les autres médias, France Télévision a eu apparemment le courage de prendre l’initiative de la relayer à tous les autres organes du PAF, de sorte que depuis cette émission, cela fait 10 ans que Thierry Meyssan est interdit d’expression sur les chaînes de radio et de télévision française.
Cette directive 151 n’a aucun sens appliquée à Thierry Meyssan ; en revanche, elle me semble à merveille s’appliquer au père Paolo dall’Oglio. Nous suggérons donc au CSA d’envoyer telle quelle cette missive, en transmettant par la même occasion les amitiés les plus chaleureuses du Réseau Voltaire à l’ensemble de la profession.

 

Avertissement final aux chrétiens de France

Ce n’a pas été la moindre de mes surprises, en menant cette étude, de me rendre compte qu’il n’existait finalement en France, concernant les événements de Syrie, presqu’aucune différence de traitement de l’information entre les médias commerciaux estampillés « chrétiens » (La Croix, La Vie, Pèlerin, Radio Notre-Dame), et les autres grands médias commerciaux (Charlie hebdo, Libération, TF1, RMC, France inter, etc).
Il faut être conscient que la propagande se loge partout. Les médias « chrétiens » comme les autres médias commerciaux, sont possédés par des gens qui n’ont rien à voir avec l’information et dont les valeurs chrétiennes ne sont pas toujours le premier des soucis. Ce que l’on appelle la « presse chrétienne » (quand elle est commerciale) doit être lue par les chrétiens de France avec le même esprit critique que les publications « profanes ».
Les médias chrétiens sont entrés dans le bal médiatique hagiographique du père Paolo avec le même enthousiasme, la même confiance, et la même absence d’esprit critique que leurs confrères du Monde ou de France Inter.
Ainsi va la (dés)information en France.

François Belliot

[1] Frédérique Calendra a signé en juillet 2001 l’ « Appel pour une Syrie libre », lancée par l’association Urgence Solidarité Syrie. Cet appel a été signé par des partis politiques et des associations (LDH, PC, PS, PG, EELV, ATTAC, CAP21, MRAP, UJFP), et des personnalités politiques comme François Hollande, Daniel Cohn-Bendit, Noël Mamère, Marie George Buffet. Urgence Solidarité Syrie est alliée avec l’association Souria Houria, et a participé plus récemment à la Vague Blanche.

[2] Le parallèle entre la crise syrienne et les cas tunisiens et égyptiens est grossier et infondé. Pour comprendre comment la révolution dans ces deux derniers pays a été manipulée et détournée en faveur d’intérêts étrangers, je renvoie au livre de Mezri Haddad, La face cachée de la révolution tunisienne (éditions Apopsix, janvier 2012)

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17 mai 2013

FN- un jeune militant d'extrême-droite exclu ...

Gazette d'@rrêt sur images, n° 283

Il est sur toutes les chaînes. En quelques semaines, un jeune militant d'extrême-droite, exclu du FN pour avoir fait un salut nazi, Alexandre Gabriac, est devenu un personnage familier des émissions d'investigation. On le voit partout. Le jeune néo-fasciste fait visiter son studio lyonnais, vitupère "l'accouplement sodomite", embedde les équipes de télé dans les manifs où l'on tabasse un peu les militants de gauche, montre à la caméras ses reliques mussoliniennes. Et les filmeurs de filmer, entre effarement et complaisance. Notre enquête est ici (1).

Mais nous avons souhaité aller plus loin. Comment, chercheurs ou journalistes, approche-t-on les militants de la droite extrême. Comment gère-t-on la peur, ou (pire ?) la tentation de l'empathie ? Un journaliste et deux chercheurs, qui se sont confrontés aux skinheads ou au Bloc identitaire, confrontent sur notre plateau leurs témoignages sur cet objet d'étude hors du commun: les militants de l'extrême-droite radicale. Notre émission est ici (2).

Daniel Schneidermann

Pour voir nos émissions, abonnez-vous. C'est très simple, et le tarif est modique : 1 euro pour un jour, ou 3,50 euros par mois, ou encore 40 euros par an. C'est le prix de notre liberté ! Pour vous abonner, pour un jour, pour un mois ou pour un an, c'est là (3) !

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VACCINS- 30 ans de camouflage et mensonges sur les vaccins viennent d'être mis au grand jour

 

Sur WIKISTRIKE

Mardi 14 mai 2013
 
30 ans de camouflage et mensonges sur les vaccins viennent d'être mis au grand jour
Des documents britanniques mettent à jour 30 années de camouflage
Le « Freedom of Information Act » (Acte donnant libre accès à des documents secrets) au Royaume-Uni auquel a eu recours un médecin a permis de révéler le contenu de 30 années de documents officiels secrets montrant que les experts gouvernementaux 

1. savaient que les vaccins ne fonctionnaient pas 
2. savaient que les vaccins pouvaient provoquer les maladies qu'ils étaient sensés prévenir. 
3. savaient que les vaccins présentaient des dangers pour les enfants 
4. se sont entendus pour mentir au public 
5. se sont attelés à empêcher les études de sécurité. 

Ce sont ces mêmes vaccins qui sont rendus obligatoires pour les enfants américains. 
Injection_a_un_enfant.jpg
© inconnu
Les parents peuvent soit épargner tout ce mal à leurs enfants, soit continuer à s'incliner devant l'un des plus affreux mensonges de l'histoire, ce mensonge qui veut faire croire que des vaccins - remplis de métaux lourds, de maladies virales, de mycoplasme , de matières fécales, de fragments d'ADN d'autres espèces, de formaldéhyde, de polysorbate 80 (Agent stérilisant) - sont un miracle de la médecine moderne. 

Un médecin américain dont le fils est autiste a eu recours au « Freedom of Information Act » pour obtenir des documents du CDC (Centres Américains de Contrôle des Maladies). Il voulait avoir accès à l'information que possédait le CDC au sujet des dangers que présentent les vaccinations. Selon la loi, il devait recevoir réponse endéans les 20 jours. Pratiquement 7 ans plus tard, le médecin s'adressa finalement à la justice, et c'est là que le CDC a fait valoir qu'il n'était pas obligé de remettre ces documents. Finalement, un juge a ordonné au CDC de remettre ces documents au médecin pour le 30 septembre 2011. 

Le 26 octobre 2011, l'éditorialiste du « Denver Post » s'est dit choqué que l'administration Obama, après avoir promis d'être particulièrement transparente, proposait des modifications au Freedom of Information Act , permettant d'entraver la révélation de documents secrets en autorisant les agences gouvernementales (comme le CDC) à déclarer certains documents « inexistants ». [...] 

Le CDC agit manifestement à l'encontre de la santé de la population américaine. Mais la menace que présente le comportement du CDC sur la vie des Américains ne s'arrête malheureusement pas là. Il a participé à l'élaboration des lois concernant les pandémies qui permettent au gouvernement d'utiliser l'armée, en cas d'urgence pandémique déclarée, pour contraindre toutes les personnes du pays à subir des vaccins non testés, des médicaments, des produits chimiques et d'autres traitements « médicaux ». 

En se basant sur le Freedom of Information Act, on peut dire que le CDC perdrait toute crédibilité s'il devait déclarer pareille urgence pandémique. Après avoir déclaré la pandémie du H1N1 en 2009, le CDC a refusé de répondre à la requête d'information de CBS qui s'en référait au « Freedom of Information Act ». A cette époque, le CDC a tenté de bloquer toute leur enquête. Ce que voulait cacher le CDC, c'était son propre rôle dans un des plus grands scandales médicaux de l'histoire, en s'en référant à des données follement exagérées sur les cas de grippe H1N1 en vue de créer une fausse impression de « pandémie » aux Etats-Unis. 

Le CDC a aussi dissimulé un scandale financier concernant la fausse pandémie qui a coûté des milliards de dollars. Il y a pire, le CDC n'a pas hésité à mettre les femmes enceintes en première ligne pour un vaccin non testé qui comprenait un agent stérilisant, le polysorbate 80. Grâce au CDC, le nombre de rapports de morts fœtales a augmenté de 2.440% en 2009 comparativement aux années précédentes ; situation qui est encore plus choquante que les statistiques de fausses couches qui avaient augmenté de 700%. [...] 

En tentant de sauver les derniers vestiges du secret qui concerne les vaccins et en déclarant que les documents de l'Agence sont inexistants, l'Administration Obama a réduit à néant toutes ses prétentions à la transparence. Mais les lois prévues pour rendre obligatoires des vaccins pandémiques peu connus sont toujours en place et toute responsabilité a été dissoute. Il n'empêche qu'une étude canadienne vient de montrer que le vaccin contre la grippe qui contient le H1N1 et qui a tué des bébés in utero, contribue en fait à augmenter le risque de pandémie. 
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Les américains qui ont été dupés en soumettant leurs enfants aux vaccins meurtriers du CDC possèdent aujourd'hui des moyens de riposte. Les personnes de tous horizons, de chaque organisation doivent : 

1. Prendre connaissance des textes révélés grâce au Freedom of Information Act du Royaume Uni et qui ont trait aux mensonges sur les vaccins. Ces personnes doivent prendre connaissance du refus du CDC de fournir quelque information que ce soit sur ce qu'ils savent au sujet de ces mensonges ; elles doivent aussi prendre connaissance des efforts déployés par l'administration Obama pour camoufler ce que sait le CDC au sujet de ces mensonges. Ces personnes doivent contacter leurs représentants et exiger l'annulation immédiate du calendrier vaccinal du CDC et des lois concernant les pandémies. 

2. Informer chaque vétérinaire, personnel militaire, policiers, agents du DHS, ainsi que le personnel médical de toute la mystification vaccinale. Expliquer à ces personnes que leurs familles sont aussi gravement menacées. Ces personnes ne pouvaient probablement pas savoir qu'elles avaient été manipulées à l'intérieur même de leurs structures par l'industrie pharmaceutique qui les ont transformées en agents meurtriers grâce à la déclaration de « pandémie » ou « d'attaque bioterroriste ». Il est tout à fait clair aujourd'hui que les structures terroristes/bioterroristes ne sont que des escroqueries. Ainsi tous les projets qui sont envisagés pour « protéger » le pays sur base de ces mêmes lois ne feraient que menacer l'existence et la liberté des américains. 

Grâce au Freedom of Information Act (FOIA), nous savons que le calendrier des vaccinations relève du canular. Ce sont les vaccins qui constituent un danger pour la santé des enfants et des adultes Américains. 

Ce sont aujourd'hui des vaccins obligatoires mal testés avec des adjuvants dangereux qui menacent le pays et qui pourraient provoquer quantité de morts. A l'extérieur d'Atlanta, le CDC a stocké quelque 500.000 cercueils géants, construits pour être incinérés. Il commence à devenir clair que le CDC ne devrait en aucune façon être mêlé de quelque manière que ce soit aux problèmes de santé publique. 

Grâce au Freedom of Information Act, nous savons aujourd'hui que les vaccins ne constituent nullement le miracle de la médecine moderne que l'on a voulu nous faire croire. Toute autorité médicale ou gouvernementale qui prétendrait que les vaccins préviennent les maladies, ignore les documents gouvernementaux comme les innombrables études qui révèlent l'exact opposé, mais ignore également les tentatives du CDC de cacher au public la vérité sur les vaccins. 

source : http://nsnbc.me/2013/05/10/the-vaccine-hoax-is-over-freedom-of-information-act-documents-from-uk-reveal-30-years-of-coverup/
France

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