13 mai 2008
S. Royal, initiative politique, et l'efficacité de l'action politique :
Dans un monde qui se transforme à vive allure et dans une France où même ceux qui se croyaient à l’abri sont en proie à l’inquiétude, les socialistes doivent répondre à de nouvelles questions. Aujourd’hui la précarité envahit tout, l’initiative économique est en panne, les inégalités n’ont jamais été aussi insolentes, l’incertitude pèse sur le rôle de la France dans le monde. Nous devons apporter la preuve de l’efficacité de l’action politique et la mettre au service de notre idéal commun. Commentaire: Elle fait ce qu'elle dit....
Vincent PEILLON au franc parler sur Itélé le 21 avril
Vincent Peillon au Franc-parler partie 1
envoyé par aklineuropa
Vincent Peillon au Franc-Parler partie 2
envoyé par aklineuropa
12 mai 2008
Le commerce équitable doit plus s’intéresser aux cultures vivrières
«Le commerce équitable doit plus s’intéresser aux cultures vivrières»
Extrait:
Que peut-on attendre du commerce équitable dans le contexte actuel ?
On peut imaginer trois scénarios pour le futur. Première hypothèse : le commerce équitable se généralise. En Suisse, déjà, la moitié des bananes consommées sont bio et commerce équitable. Ce qui entraîne la garantie d’un prix pour le producteur, et la sécurité d’un contrat. A terme, des marchés pourraient être, à grande échelle, basés sur des contrats. Cette sorte de planification pose un défi : comment ajuster, dans ce cas, l’offre et la demande ? Il va falloir trouver un nouvel équilibre entre la sécurisation et l’incitation à la compétitivité. La libéralisation des échanges a supprimé toute sécurisation. Il faut en remettre, mais attention à ne pas trop sécuriser comme on l’a fait en Europe. Il va falloir inventer de nouvelles formes de régulation. Deuxième scénario, le commerce équitable reste un marché de niche. Cela pose un autre défi : il va falloir faire tourner les producteurs qui vont en profiter. Permettre à des gens d’entrer sur ces marchés et fixer des règles pour qu’ils en sortent. Le passage par la case du commerce équitable est toujours bénéfique, comme les recherches l’ont démontré. Les producteurs apprennent à s’organiser. Ils acquièrent une maturité commerciale pour mieux négocier leurs prix sur les marchés internationaux. Le troisième scénario est celui de la dilution des normes du commerce équitable dans les normes inter
Sarkozy, 1er anniversaire
11 mai 2008
Sarkozy, inscription électorale: UN FAUX EN ECRITURE PUBLIQUE
Inscription électorale Sarkozy: Royal dénonce un faible écho médiatique
PARIS (AFP) - Ségolène Royal s'est étonnée dimanche que "l'infraction pénale" que constitue à ses yeux "une inscription électorale hors délai de Nicolas Sarkozy" rencontre "beaucoup moins d'écho" que ses propres procès avec deux ex-collaboratrices dans une affaire de salaires impayés. (...)
"Non seulement à chaque fois on m'en reparle, mais l'histoire de Sarkozy n'est pas traitée, alors que son inscription hors délai sur les listes électorales constitue une infraction pénale", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes. "Il s'agit d'un faux en écriture publique et il a eu bien moins d'écho", a-t-elle accusé.
Mme Royal faisait allusion à l'article du Canard Enchaîné selon lequel le chef de l'Etat a été inscrit trois jours après la date limite du 31 décembre 2007 sur les listes électorales du VIIIe arrondissement.
La responsable PS a par ailleurs affirmé qu'elle entendait "poursuivre en diffamation toute personne qui sous-entendra ou fera croire qu'elle a été condamnée pénalement pour salaires impayés".
.
Spéculations et famines
Les images saisissantes de Ceuta et Melilla sont encore là gravées dans les mémoires, tant en Occident qu’en Afrique. On aurait cru qu’elles avaient effacé celles plus dramatiques, plus atroces d’enfants squelettiques s’épuisant à tirer ce qu’il y aurait encore de nourriture du flasque sein d’une mère seulement recouverte de sa peau sèche et ridée. Que nenni !
Les émeutes de la faim envoient à la conscience du monde d’autres images, moins saisissantes certes, mais plus inquiétantes pour la paix et la sécurité. Les jeunes désespérés africains fuyaient leur pays parce que leur avenir si sombre qu’incertain. Certains ont affrontés les barrières de fils de fer barbelés montées par l’Europe à ses frontières. D’autres ont bravé la soif, la faim, tous les dangers et périls en empruntant des embarcations de fortune. Maintenant, ils voudront, s’il le faut ramper, puisque épuisés par la famine, pour quémander leur pitoyable pitance en occident, car ne pouvant plus se payer ce que ce même occident leur vend à vil prix ; car leurs parents, eux-mêmes n’arriveront plus à se nourrir de leurs efforts, les pluies étant rares, les eaux souterraines également, les récoltes maigres sinon inexistantes.
Que fera alors ce même Occident dont les détenteurs de capitaux, mus par leur seul désir de profit, investissent dans le maïs pour en fabriquer de l’éthanol, carburant nécessaire à leurs voitures grosses consommatrices, le pétrole étant appelé à finir un jour et dont les prix battent chaque leur propre record. Que fera donc l’Occident pour les en empêcher cette fois ? L’occident coupable de sa dérive ultralibérale, de sa spéculation financière sans borne.
Les
émeutes de la faim ne font que commencer. Les institutions financières
internationales, Banque mondiale et Fonds monétaire international en
tête, craignent le pire. «Sur la base d'une analyse sommaire, nous
estimons que le doublement des prix alimentaires au cours des trois
dernières années pourrait pousser plus profondément dans la misère 100
millions d'individus vivant dans les pays pauvres», prévient le
président de la banque mondiale. L’institution double ses prêts
agricoles sur le continent en les portant à 800 millions de dollar pour
tenter de contenir les crises futures dans 33 pays qui seraient menacés
de troubles politiques et sociaux à cause de la forte hausse des
produits alimentaires et énergétiques. Pour Dominique Strauss-Kahn,
patron du Fmi, qui pense que «ce genre de situation se finit parfois en
guerre. »
«On va vers une très longue période d’émeutes, de conflits, des vagues de déstabilisation régionale incontrôlable, marquée au fer rouge du désespoir des populations les plus vulnérables » estime Jean Ziegler, rapporteur spécialiste de l’Onu pour le droit à l’alimentation. Le sociologue spécialiste du développement et ajoute. « C’est une hécatombe annoncée. Les ménages consacrent de 10 à 20% de leur budget dans l’alimentation en Occident, et de 60 à 90 % dans les pays les plus pauvres.»
Action contre la faim, l’Ong internationale spécialisée dans la sécurité alimentaire, se montre très inquiète sur l’impact de la hausse des prix sur l’insécurité alimentaire mondiale : « il y a aujourd’hui 854 millions de personnes qui souffrent de la faim, que près de 5 millions d’enfants en meurent chaque année et qu’au vu des phénomènes actuels (hausse de la demande, augmentation du prix du pétrole, impact des changements climatiques, agro-carburants), ce chiffre a de fortes probabilités d’augmenter encore» annonce t-elle.
O.B.
Kunnafoni n°28 du mois de mai 2008
Bas salaires, une autre politique!
Bas salaires, une autre politique ! par Ségolène Royal |
| Tribune publiée dans Le Monde daté du 10 mai. |
|
7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins
1,5 millions de travailleurs pauvres qui sont surtout des
travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l’intérim :
notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce
risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes
fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient
autrefois à l’abri, générant une insécurité sociale que reflète le
pessimisme actuel des Français. Contre la pérennisation d’un salariat de la misère et pour que tout travail soit justement rémunérateur, les socialistes ont soutenu dès 2005 la création d’un revenu de solidarité active (RSA), destiné à augmenter la rémunération des salariés pauvres. Il s’agissait dans notre esprit de compléter et de prolonger les effets bénéfiques de la prime pour l’emploi (PPE), créée en 2000 par le gouvernement de Lionel Jospin. Les efforts s’étaient alors concentrés sur les salariés à plein temps rémunérés à proximité du Smic. Ce choix demeure pertinent, mais il doit aujourd’hui être amplifié, notamment en direction des travailleurs à temps partiel et à trois-quarts temps, comme le proposait le RSA. Cela aurait également été l’occasion d’améliorer le fonctionnement et la lisibilité de la PPE, qui aujourd’hui est versée avec retard. Or voici que l’on nous annonce que, loin de compléter la PPE, le RSA sera en réalité un dispositif consistant à déshabiller les salariés pauvres à temps plein pour habiller les salariés pauvres à temps partiel ! Cette imposture enlève au concept même de RSA tout son sens. Lors de son intervention télévisée du jeudi 24 avril, Nicolas Sarkozy a explicitement demandé aux salariés modestes bénéficiaires de la PPE de financer le nouveau dispositif, idée saugrenue que le Haut commissaire aux solidarités actives a malheureusement renoncé à contester. Ce sont aujourd’hui huit millions de travailleurs gagnant à peine plus que le salaire minimum et percevant la PPE qui sont menacés de perdre entre 20 et 150 € par mois ! Ironie cruelle de l’histoire, ceux qui accomplissent quelques heures supplémentaires perdront la faible hausse de pouvoir d’achat prétendument procuré par les mesures gouvernementales. A ce stade du débat, il me semble urgent de dire halte à l’imposture et de définir quelle doit être, à mon sens, la position de la gauche vis-à-vis du RSA. Première condition : il est hors de question que cette réforme se fasse au détriment des bénéficiaires de la PPE. Deuxième condition : le nouveau dispositif doit – comme la PPE – prendre la forme d’un crédit d’impôt géré par l’administration fiscale, et non d’une allocation gérée comme les minima sociaux par les caisses d’allocations familiales. Les salariés rémunérés au Smic, qu’ils travaillent à temps plein ou à temps partiel, paient aujourd’hui plus de deux mois de salaire au titre de la TVA et un mois de salaire au titre de la CSG. Ce sont des contribuables dont il faut alléger la charge fiscale – et non des allocataires de revenus d’assistance. Que le nouveau dispositif ainsi refondu prenne le nom de PPE ou de RSA n’a guère d’importance, pourvu que ces conditions de fond soient satisfaites. Au soir du premier tour de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait dit vouloir « parler à ceux auxquels on ne parlait plus, aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés ». Aujourd’hui, 16 000 contribuables assujettis à l’impôt sur la fortune se voient rembourser chaque année 350 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Mais ce sont ceux qui ont de petits revenus, les plus nombreux dans notre pays, qui paient le prix de l’austérité, alors qu’avec 15 milliards d’euros chaque année, le paquet fiscal aurait largement pu financer le RSA!Au-delà de la question budgétaire, c’est également la philosophie du revenu de solidarité retenue par le gouvernement qui est profondément contestable. La lutte contre la pauvreté au travail et l’incitation à la reprise d’activité ne passent pas seulement par le complément entre salaire et prestation sociale. Une politique ambitieuse doit prendre en compte toutes les contraintes, y compris non monétaires, qui empêchent les demandeurs d’emploi de retrouver un travail décent. Cela suppose d’abord un véritable accompagnement individualisé des bénéficiaires de minima sociaux. Aujourd'hui, moins de 35% des Rmistes sont suivis par l'ANPE. On ne peut pas continuer ainsi. Autre carence majeure, le dispositif proposé ne permettra pas de surmonter l’ensemble des freins à la reprise d’emploi : pourtant, les contraintes de santé, les difficultés de transport ou l'absence de modes de garde pour les bénéficiaires de l'allocation parent isolé, constituent des limites puissantes à l’acceptation d’un travail. Il faut en particulier créer un véritable service public de la petite enfance, dont l’absence limite l’accès des femmes au travail. Enfin, la mise en œuvre du dispositif devrait s'accompagner d'engagements du côté des entreprises. En venant en aide aux travailleurs pauvres, le RSA ne doit pas se substituer à leur responsabilité sociale, tant sur les salaires que sur les formes de contrats de travail privilégiées. Faute de négociation avec les partenaires sociaux, la modération salariale va s’aggraver et le recours au temps partiel subi va s’accélérer, créant ainsi durablement des trappes à bas salaires. Sur tous ces sujets, le gouvernement n'apporte aucune réponse. C’est la gauche qui, en 2000, a lancé ce vaste chantier de la revalorisation du travail et du pouvoir d’achat des salariés modestes. Si le gouvernement veut réellement compléter et améliorer le fonctionnement de ce dispositif, nous sommes prêts à y contribuer. Ne laissons pas dévoyer aujourd’hui cette belle idée : une autre politique est possible. |
![]() |
10 mai 2008
Sans langue de bois, EMMANUEL TODD: USA, Europe, Monde, et politique(s)
Démographe, politologue, historien, sociologue, essayiste... Celui qui a prédit dès les années 70, avec son célèbre ouvrage «La chute finale», l'effondrement du bloc soviétique, a participé vendredi au Club de la presse Internet, dans les studios de France Info. Outre Le Figaro.fr, il répondait également aux questions de Philippe Cohen ( Marianne2.fr ) et de Pierre Haski (Rue89.com). Les banlieues, les présidentielles et Sarkozy. Logique des boucs émissaires . Homme de doctrine ou marionnette du système. L'atlantisme catastrophe pour la France. I II Crise alimentaire, économie mondialisées, Sarkozy et union européenne. Betancourt, médiatisation, politique extérieure comme refuge des hommes d'état fatigués. Il a défini la France comme inutile. III USA, élections, gérer le déclin américain. Rapports entre puissances, système mondial universalisé ou doctrine occidentaliste. Le centre de gravité du monde est repassé en Europe il suffirait…
09 mai 2008
Les ambitions de Bertrand Delanoë
Les ambitions de Bertrand Delanoë
Extrait:
Bertrand Delanoë est tenté de s’appuyer sur un socle de maires de grandes villes enivrés par leurs victoires aux dernières municipales. Un pari à l’inverse de Ségolène Royal qui préfère elle courtiser directement les militants.
A la différence de son rival, Ségolène Royal a l’avantage d’entretenir un lien direct avec une opinion publique qui connaît, du fait de la campagne présidentielle, son positionnement sur les grands dossiers de société. De son côté, Bertrand Delanoë reste un inconnu. Sa filiation revendiquée avec Lionel Jospin pourrait vite devenir un handicap pour des militants encore amères du départ en pleine tourmente de l’ancien Premier ministre.
Bertrand Delanoë et ses amis veulent un congrès d’éclaircissement à l’opposé des synthèses artificielles à la Hollande. Ouvert au rassemblement le plus large au sein du PS, il condamne, paradoxalement pour un social-démocrate, l’ouverture vers le centre prônée par Ségolène Royal.
Le prochain Congrès n’est qu’une étape pour le maire de Paris qui vise la candidature aux présidentielles de 2012. Prudent, il défend la position de ceux qui entendent distinguer les étapes et respecter le calendrier fixé par le parti, à savoir une désignation du candidat à l’élection présidentielle seulement en 2011.
Les ambitions affichées de Bertrand Delanoë risquent toutefois de se heurter à celles de DSK qui pour l’instant soigne à Washington sa stature internationale, mais qui n’a jamais écarté un retour sous forme de candidat providentiel pour les présidentielles de 2012.
Comment la Sécu finance les fonds de pension anglo-saxons
Comment la Sécu finance les fonds de pension anglo-saxons
Les cliniques privées sont un marché hyper sûr… qui attire les fonds de pension anglo-saxons. D'où une inquiétude : et si les fonds en question se retiraient du jour au lendemain?
Lire l'articleFamine et biocarburants
Le patron de la Banque Mondiale réclame une réflexion sur les biocarburants
Robert Zoellick appelle les Etats-Unis à s'interroger sur les conséquences éventuelles néfastes d'une forte promotion des carburants verts.
Robert Zoellick incite en effet Washington à réfléchir aux conséquences
de sa politique de promotion des biocarburants sur la flambée actuelle
du prix des produits alimentaires. "Le pays doit mesurer cet effet sur
un ensemble de questions humanitaires", a-t-il lancé lors d'une
conférence de presse à Mexico.
(...)
Le président George Bush a récemment minoré l'impact du développement des biocarburants sur la flambée des prix alimentaires.
Lire l'article
Commentaire: Tout mon respect à NKM (Nathalie Kosciuzco Morizet) qui, il y a quelques semaines, lors de cet épisode où elle a été violemment "muselée" par quelques "amis" influents de l'UMP parcequ'elle en disait trop sur les "souplesses" que s'accordaient ceux qui avaient organisé le Grennelle de l'environnement, concluait un interview en soulignant "tout se passe entre ceux qui veulent manger, et ceux qui veulent se déplacer".
NON, la droite ne compte pas que des "pourris", pas plus que la gauche ne compte que des intègres dévoués à d'autres intérêts que le leur...
Quel est le message de Sarkozy à la presse?
Le Président de la république a critiqué les médias lors de sa réunion
avec les députés de l’UMP. Que se cache-t-il sous ces paroles? C’est le
débat du jour entre Didier Pourquery (Libération) et Sylvie
Pierre-Brossolette (Le Point). Diffusé sur France Info et LibéLabo.fr.
Ecouter: > Ecoutez et podcastez ce débat sur LibéLabo
Sarkozy et Raffarin: Dérive partisane et diffamation
Ségolène Royal attaque Jean-Pierre Raffarin en diffamation
France Info - Hier, 21:00
Ségolène Royal va se pourvoir en cassation contre sa
condamnation à verser des salaires impayés à des ex-collaboratrices. La
présidente socialiste de la région Poitou-Charentes va aussi attaquer en
diffamation l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à propos de cette
affaire.
Grosse colère de Ségolène Royal. Alors que la polémique
suscitée par Nicolas Sarkozy sur l’affaire de salaires impayés dans laquelle
elle est impliquée, elle lance une double contre-attaque sur le terrain
judiciaire.
Sur l’affaire elle-même, elle a décidé de ne pas s’arrêter à sa condamnation par la cour d’appel de Rennes, le 10 avril dernier. Elle se pourvoit donc en cassation.(...)
Ecouter JP Mignard:
| Pour Jean-Pierre Mignard, l’avocat de Ségolène Royal, l’ancien premier ministre est allé trop loin. (0'48") | |
Les socialistes accusent Nicolas Sarkozy de
"dérive" partisane
Reuters
Le Parti socialiste a accusé jeudi Nicolas Sarkozy de dérive
partisane, au lendemain des propos du président contre ses prédécesseurs, la
presse et Ségolène Royal, rapportés par des députés UMP à l'issue d'un déjeuner
la veille à l'Elysée.
L'avocat de la présidente de Poitou-Charentes a par ailleurs
annoncé le dépôt "dans les jours qui viennent" d'une plainte pour
diffamation contre l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui l'avait
accusée de "délinquance sociale" après sa condamnation pour salaires
non versés.
Lors d'un déjeuner-débat avec les parlementaires de l'UMP
mercredi, Nicolas Sarkozy a sévèrement critiqué la presse, selon plusieurs
participants, la jugeant trop clémente avec Ségolène Royal dans cette affaire
et, plus globalement, partisane.
Pendant cette rencontre, le chef de l'Etat s'en est
également pris à ses prédécesseurs, du général de Gaulle à Jacques Chirac qu'il
a accusé, selon plusieurs participants, d'avoir "mal gouverné la
France".
(...)
07 mai 2008
"Je ferai très bientôt une offre politique"
Ségolène Royal et le PS aujourd'hui
Extrait:
"Je ferai très bientôt une offre politique", déclare la présidente de
la région Poitou-Charentes, alors que son principal rival Bertrand
Delanoë a présenté mardi un texte en vue du prochain congrès, intitulé
"Clarté, courage, créativité : pour un grand congrès socialiste".
Nombre d'adhérents
A la question de savoir si elle allait prendre la tête du Parti
socialiste, l'ex-candidate à la présidentielle répond qu'"elle veut
faire les choses dans l'ordre". "Lorsque je vous dirai si oui ou non je
suis prête à assumer cette position de leadership, je le ferai en
expliquant pourquoi, avec quelle vision et quel projet. Ce sera fait de
toute façon assez rapidement", explique-t-elle, "puisque les textes
pour le congrès du PS doivent être déposés en juin".
Elle souhaite que le "leadership découle naturellement du vote des
militants", dont elle veut augmenter le nombre. "Il faut que le PS
compte plus d'adhérents", déclare-telle.
06 mai 2008
Aujourd'hui, 6 mai 2008: fiers d'hier et d'aujourd'hui.
HIER : Ségolène ROYAL
Déclaration de S. Royal - 6 mai 2007
envoyé par PartiSocialiste
Le suffrage universel a
parlé. je souhaite au prochain président de la République d'accomplir sa
mission au service de tous les Français. Je remercie du fond du coeur les près
de 17 millions d'électeurs, de citoyens, de citoyennes, qui m'ont accordé leur confiance
et je mesure leur déception et leur peine. Mais je leur dis que quelque chose
s'est levé qui ne s'arrêtera pas. J'ai donné toutes mes forces et je continue
avec vous et près de vous.
Mon commentaire:
D'abord: mon approbation totale à ces mots de Rva:
Extrait
de "Il y a un an... 6 mai 2007", par Rva, sur le blog INTOX2007
(…) Nous
avons vécu des moments inoubliables, comme par exemple la promesse de DSK de se
rendre disponible à 20h01 sur TF1, alors qu'il savait qu'il allait intégrer la
direction du FMI! Beau moment de sacrifice personnel s'il en est, vous ne
trouvez pas ? Ces images resteront dans les mémoires, j'en suis certain.
Mais d'autres commencent à avoir des regrets: C'est le
cas semble-t-il des sondés qui inverseraient le résultat de l'élection si elle devait se
refaire aujourd'hui. Si c'était à refaire, je referai la campagne avec une
vigueur doublée. Ne serait-ce que par ce que certaines erreurs sont connues depuis quelques mois déjà et
que le PS commence enfin à se remettre au travail. Et ce n'est pas pour
appliquer un programme de transition, mais un programme de
gouvernement. (…)
Ensuite: OUI, comme beaucoup d'autres, en novembre, je
resterai inscrite pour longtemps sans doute, dans ce parti où je suis entrée
début 2006. MAIS SEULEMENT SI ce PS devient un parti de socialistes dirigés par
des "socialistes" dignes d'incarner les valeurs que sous-tend ce
qualificatif. ET SURTOUT PAS si sont reconduits à des postes de responsabilité
(pardon, de pouvoir) le petit nombre d'élus ayant pignon (et quelques
portefeuilles?) sur rue depuis de nombreuses années, ayant défendu becs et
ongles, leurs privilèges particuliers et leur ambition toute personnelle, en
refusant l'application de l'article 6.11 des statuts du PS au B.N. du 17 juin
2007... L'application de cet article aurait
donné, dès cette date, aux socialistes et sympathisants un leader évident,
Ségolène Royal.
Par contre je redeviendrai socialiste "A PART" comme beaucoup d'autres, dans un tout autre cas.
.
.
AUJOURD'HUI: Ségolène ROYAL
Ségolène ROYAL invitée de France Info
envoyé par FranceInfo
Un an après l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’arrivée, quel
regard porte l’ancienne candidate socialiste sur cette première année du
quinquennat ?
« Beaucoup de choses ont été dites pour souligner l’échec de cette première année donc je n’y reviendrai pas… les Français en souffrent, la vie chère, les promesses non tenues… Moi ce qui m’intéresse, c’est de dire aux auditeurs qu’une autre politique est possible ! …
Le pouvoir en place n’a
pas compris la gravité de la situation avec la crise mondiale qui est là. »
Faire des économies n’est pas la bonne solution ? « S’il s’agit de
réformer l’Etat, la réponse est oui… Mais réformer l’Etat ce n’est pas casser
le service public. » … « Je dis au gouvernement : bougez-vous !
En avant ! Mais ne réformez pas contre les gens. » ...
.
.
Ségolène Royal face aux lecteurs du Parisien
Voir le vidéo :un clic ICI
En visite dans les locaux de notre journal, Ségolène Royal,
ex-candidate à l'élection présidentielle, a rencontré un panel de
lecteurs du Parisien. Bilan de Sarkozy, avenir du PS, ambitions
présidentielles, vie privée, la présidente de la région
Poitou-Charentes se livre à un exercice de vérité.
.
04 mai 2008
ETAT DES LIEUX: JL BIANCO sur France Culture
Interview de JLouis BIANCO sur France Culture le 3 mais2008. Pour l'écouter, un clic sur l'image.
Balisage:
2.00 JLB
5.51 PS: principes affichés et comportements
7.20 Campagne présidentielle, SR, secrétariat PS
13.55 Socialisme et droite
23.16 Aide alimentaire, spéculations, FMI, OMC…
27.00 Sans papiers , Gouvernement, et patrons.
36.00 Afghanistan, France OTAN. 2è Porte avions et défense commune.43.06 Afrique, présence militaire, et coopération
45.17 Pays émergents, Chine
46.30 Constitution, parlement, sénat.50.25 Retraites et emploi des "seniors"
03 mai 2008
Le Parti socialiste change le calendrier de ses congrès
Intitulé "Vivre ensemble", le groupe de travail constitué afin de faire évoluer les statuts du PS vient de formuler des propositions qui devraient être ratifiées en même temps que la nouvelle déclaration de principes, lors d'une convention nationale, le 14 juin.
Animés par François Rebsamen, chargé de la coordination et numéro deux du parti, ces travaux ont permis aux diverses sensibilités de trouver un accord. Les principales nouveautés sont la modification du rythme des congrès, calquée sur le quinquennat présidentiel et législatif, la création d'un conseil des territoires destiné à coordonner l'action des élus et la modification des règles de représentation.
Le rythme des congrès. Jusqu'alors, le PS tenait son congrès tous les trois ans. La proposition avancée par le groupe de travail consiste à caler ce rythme en fonction de la réalité institutionnelle, dominée par le quinquennat et la concomitance des principaux scrutins.
Ainsi, un congrès aurait lieu "au moins un an avant les échéances présidentielle et législative". Il serait suivi, "au plus tard dans les trois mois" par l'élection du candidat ou de la candidate à la présidentielle, afin de limiter le risque - comme ce fut le cas en 2007 - d'un décalage trop important entre le programme du parti, défini lors du congrès, et les grands axes de la campagne présidentielle. Un deuxième congrès serait organisé "dans l'année qui suit ces mêmes échéances", pour éviter la situation actuelle de flottement que traverse le PS, dont les adhérents n'ont toujours pas été consultés, un an après les défaites de 2007.
Le conseil des territoires. Il permettra aux présidents PS des conseils régionaux, généraux, ainsi qu'aux membres du bureau des associations représentatives des grandes villes ou des maires, de se faire entendre. Il s'agira d'une "instance de coordination" entre l'action des élus et celle du parti. Son "champ de réflexion concernera tout ce qui relève des politiques locales" et il sera coprésidé par le premier secrétaire.
Le conseil national. Cette instance ne joue pas correctement son rôle de "Parlement du parti". Ses réunions se résument à une litanie d'interventions, sans réel échange. Il est proposé de mieux organiser son fonctionnement afin de lui permettre "de retrouver sa vocation de lieu d'élaboration et de débat". Une discussion de politique générale sur un sujet d'actualité sera organisée lors de chaque session.
La proportionnelle. La règle d'or, au sein du PS, est la représentation des différents courants selon la règle de la proportionnelle, à partir des votes obtenus par les diverses motions au congrès. Actuellement, une sensibilité peut obtenir des élus au niveau des fédérations si elle obtient 10 % des voix et au niveau national si elle en obtient 5 %. Plusieurs courants, en particulier à la gauche du PS, s'opposaient à un premier projet qui harmonisait à 10 % les seuils requis au niveau national et fédéral. Ils estimaient de surcroît que cela risquait de figer artificiellement le paysage, en empêchant l'apparition de nouvelles sensibilités. A contrario, les partisans de cette mesure souhaitaient éviter l'éparpillement des voix, l'apparition de clivages artificiels, mais aussi de motions déposées par de grandes fédérations pour négocier avec le plus offrant lors du congrès. Une solution de compromis a été trouvée ; pour être représentée dans les instances nationales, une motion devra toujours obtenir au moins 5 % des voix mais dans au moins 15 fédérations différentes.
Les règles de représentativité et cotisation. La représentativité de chaque fédération au congrès - c'est-à-dire le nombre de délégués dont elle pourra disposer - ne sera plus calculée en fonction des adhérents inscrits mais selon le nombre de suffrages exprimés. "Cela doit nous garantir un fonctionnement encore plus transparent et démocratique", insiste le groupe de travail. Celui-ci propose de pérenniser la fixation à 20 euros du coût de la "primo adhésion". Les années suivantes, la cotisation correspondra à un barème progressif désormais établi sur le plan national et non plus par chaque section.
Le rôle du premier secrétaire. Ses fonctions sont précisées - et, par conséquent, renforcées. Il veille au respect de la déclaration de principe et des statuts, de l'application de la parité dans la désignation des candidats, peut proposer de son propre chef un référendum interne ou un congrès extraordinaire "pour soumettre au débat une question d'orientation politique". En cas d'absence, il est remplacé par un secrétaire national à la coordination.
Article paru dans l'édition du 03.05.08.
02 mai 2008
Le monde peut-il nourrir le monde ?
"Le monde peut-il nourrir le monde ? Sans doute pas !" : rencontre avec Edgar Pisani
Deux extraits
"La question alimentaire ne peut se penser que comme l'une des parties d'un ensemble, comme la conséquence de multiples facteurs qui, lui étant étrangers, y contribuent. Il n'existe guère de secteurs qui n'agissent sur l'agriculture et sur lesquels celle-ci soit sans effet. Or, mis à part le récent Grenelle de l'environnement à l'automne dernier, il n'existe aucun lieu, aucune institution internationale qui analyse et prévoie les conséquences des évolutions qui menacent la nature, l'espèce humaine, le monde ! On s'entête à penser séparément, égoïstement, ce qui est fatal pour notre avenir".
(...)
« Chacun d'entre nous continue en toute inconscience
à surconsommer de l'essence, même quand
elle devient rare et chère. »
Au point qu'on fait maintenant du carburant avec de la nourriture...
On déforeste et on « reconvertit » chaque année davantage de champs de
blé en champs... de biocarburant. Et cela ne va pas s'arranger puisque
nous ne faisons rien pour diminuer notre consommation d'énergie !
Bertrand Delanoë a beau lancer le Vélib' à Paris, fort sympathique au
demeurant, quantitativement, cela ne représente rien si nous continuons
à avaler des kilomètres sur les autoroutes et que le nombre
d'automobiles chinoises double tous les deux ou trois ans. Chacun
d'entre nous continue en toute inconscience à surconsommer de
l'essence, même quand elle devient rare et chère. On verra bien...
demain...
Ce n'est pas nouveau. Je me souviens d'un déjeuner avec les présidents
des grandes firmes automobiles en 1967. J'étais alors ministre de
l'Equipement. J'ai découvert que l'on pourrait, que l'on savait
concevoir des moteurs consommant moins d'essence. Mais, à l'époque,
l'essence était si bon marché que cela ne les intéressait pas, même
s'ils étaient conscients que cela ne durerait pas indéfiniment. On
connaît donc le problème depuis des années, mais le profit seul
comptant, on ne s'en préoccupe pas.
Vous ne voyez donc aucun signe d'espoir ?
Il y en a, y compris en Afrique, qui se trouve au cœur de la tourmente.
Ce continent dispose d'une incroyable réserve de terres et d'eau, mais
il ne réussit pas à assurer son autosuffisance alimentaire. Pourtant
les moyens existent ! Rendez-vous dans la banlieue des villes, et vous
constaterez l'existence d'une petite paysannerie de subsistance qui est
extraordinaire : la bananeraie, la chèvre, il y a tout sur un petit
lopin de terre ! Pourquoi ne pas s'inspirer de nos jardins ouvriers et
créer des parcs paysans pour cent, deux cents ou cinq cents petits
exploitants dans des zones où l'eau peut être amenée à des prix
convenables, par exemple dans la région du Niger ou autour du fleuve
Congo. Avec des techniciens capables de former les paysans, des
magasins de stockage, et un accès au marché, car réunis, ces
agriculteurs pourraient vendre leurs excédents. Si chaque pays se
lançait dans une politique dynamique de création de lotissements
paysans, encadrés du point de vue commercial et sanitaire, avec des
techniques respectueuses de la nature, cela ferait avancer la question
de l'autosuffisance.
« La politique de l'OMC est absurde : vous ne pouvez pas
réguler par le marché mondial une denrée aussi
essentielle à la vie que la nourriture. »
Croyez-vous aussi, comme l'avance Jacques Diouf, le
directeur général de la FAO, que la hausse des prix des denrées
alimentaires soit une chance pour les agriculteurs africains ?
Allons donc, quel bénéfice pourraient-ils en tirer ? Pensez-vous que
les paysans africains pourront exporter en concurrence avec leurs
homologues nord-américains ou européens ? Bien sûr que non ! Personne
ne s'intéressera à leurs produits, ni à eux. Si les prix sont élevés,
on n'ira pas chercher de consommateurs dans des pays qui ne peuvent pas
payer ! Alors, bien sûr que l'accroissement du prix des denrées
agricoles est une occasion... sauf pour ceux qui ne peuvent pas
acheter. Or il y en a plus d'un milliard. On ne peut résoudre le
problème agricole en faisant fi de ceux qui n'ont pas les moyens
d'acheter.
C'est pourtant ce que prépare l'OMC, qui tente de boucler dans les
semaines à venir un accord libéralisant les échanges de produits
agricoles...
La politique de l'OMC est absurde : vous ne pouvez pas réguler par le
marché mondial une denrée aussi essentielle à la vie que la nourriture,
et dont les coûts varient du simple au triple suivant les régions du
monde. Au contraire, il faudrait que les gouvernements puissent fixer
des prix intérieurs favorables à la production et abordables pour le
consommateur. Il faut aider les agricultures des pays pauvres en leur
apportant les moyens de produire plutôt que les décourager par l'aide
alimentaire. Comment peut-on vouloir que le prix mondial de référence
pour le lait soit le prix néo-zélandais, alors que la Nouvelle-Zélande
le produit à un coût deux fois moins élevé que nous ! Le marché détruit
les agricultures moins concurrentielles. Or, le monde a besoin de
TOUTES les agricultures. Parce que si le monde ne produit pas le
maximum de ce qu'il peut produire, il ne mangera pas à sa faim.
Le marché est-il une loi ou un système régulateur ? L'OMC a choisi la
première option. Mais les sociétés rurales, qui représentent quatre
milliards d'êtres, et les autres, ne survivront que si l'on opte pour
le second choix. En cela, la crise alimentaire n'est que l'un des
aspects de la crise actuelle du monde. Alors, bien sûr, nous sommes
dans la période la plus difficile qui soit : celle où l'on prend
conscience de l'impasse dans laquelle nous nous sommes collectivement
engagés. Mais c'est aussi la plus prometteuse, dès lors qu'on comprend
qu'il nous faut chercher ailleurs. Il y va de l'avenir de milliards
d'êtres et de la paix du monde.

7,1 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, au moins
1,5 millions de travailleurs pauvres qui sont surtout des
travailleuses, précarisés par le temps partiel contraint ou l’intérim :
notre système social ne protège plus contre le risque de pauvreté. Ce
risque, loin de concerner une catégorie restreinte de personnes
fragilisées, touche désormais des travailleurs qui se sentaient
autrefois à l’abri, générant une insécurité sociale que reflète le
pessimisme actuel des Français. 
