08 novembre 2009
L'Europe oublie qu'elle n'est plus un enjeu pour les Etats-Unis
Par Eric L Helgoualc h sur RUE 89
Nous sommes entrés dans un monde post-américain et les Européens sont les seuls à ne pas s'en être aperçus. C'est la principale conclusion d'un rapport publié cette semaine par le European Council on Foreign Relations, un think tank basé à Bruxelles.
Les auteurs de ce document remarqué, Jeremy Shapiro et Nick Witney, respectivement américain et britannique, estiment que la plupart des gouvernements européens se bercent d'illusions sur la « relation spéciale » qui les unit aux Américains.
Pour les Européens de l'Ouest, l'Otan a servi de rempart contre les ambitions supposées de l'Union soviétique après 1945. Pour les Européens de l'Est, ce sont les Américains qui ont provoqué la chute de l'URSS et qui les protègent désormais d'un éventuel réveil de l'impérialisme russe.
Pour Obama, l'avenir du monde se joue désormais côté Pacifique
Mais pour Washington, l'Europe n'a plus le même intérêt stratégique que pendant la Guerre froide. Et ce n'est pas l'élection de Barack Obama, accueillie ici avec une incroyable ferveur, qui y changera quelque chose. Le locataire de la Maison Blanche n'a aucune attache particulière avec le Vieux Continent et n'a jamais caché que l'avenir du monde se joue désormais autour du Pacifique.
Pourtant, écrivent Shapiro et Witney, les Européens continuent d'attendre beaucoup des Etats-Unis, notamment en matière de défense, sans rien leur offrir d'autre qu'un soutien souvent irréfléchi. Dans bien des cas, cette « déférence excessive » à l'égard de Washington conduirait les Etats européens à négliger leurs intérêts stratégiques immédiats.
Un seul exemple : dans le conflit afghan, les gouvernements alliés semblent se préoccuper davantage de leur simple présence aux côtés de Washington que de l'influence qu'ils pourraient avoir sur les opérations militaires.
Une Europe forte sur la scène internationale ? Les Etats-Unis ne sont pas contre
Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les Américains ne demandent pas mieux qu'une Union européenne plus forte et plus indépendante.
Toute la question, qui n'est pas vraiment abordée dans le rapport, est de savoir jusqu'à quel point ils s'accommoderaient d'une Europe puissante sur le plan militaire et indépendante au point d'agir contre ses intérêts. Mais on n'en est pas encore là.
Les Européens, de leur côté, sont incapables de s'accorder sur une stratégie commune pour redéfinir les relations transatlantiques. Un an après son entrée en fonction, Obama commencerait à perdre patience devant des partenaires aussi indécis. Ce qui explique peut-être qu'il ait choisi de se faire représenter par Joe Biden lors du déjeuner servi à la Maison Blanche pour le sommet UE-Etats-Unis de mercredi.
Aux Européens d'agir, donc. Depuis que le traité de Lisbonne a été ratifié, tout le monde prétend que l'UE va enfin s'exprimer d'une seule voix et se doter d'une politique étrangère commune portée par son Haut-représentant.
En réalité, il n'en sera rien tant que les Etats membres auront des appréciations divergentes de leurs priorités stratégiques. Par exemple sur les relations avec la Russie, que l'Allemagne souhaiterait approfondir, contrairement à ses voisins orientaux.
Quelle réactions des pays d'Europe de l'Est dans ce nouveau schéma ?
S'il porte un regard sans concessions sur les relations transatlantiques (surtout de la part d'auteurs anglo-saxons), le rapport de l'ECFA n'est pas le premier qui invite les Européens à faire preuve de davantage de volontarisme en matière de politique étrangère commune.
Et comme les choses avancent très lentement sur ce dossier, ce n'est probablement pas le dernier. Dans l'immédiat, il soulève plusieurs questions :
- Si les Américains se veulent moins présents, les pays d'Europe centrale et orientale accepteront-ils pour autant de faire davantage confiance à l'UE pour assurer leur protection militaire ? La récente décision polonaise de placer la défense européenne au coeur de ses priorités, après l'abandon soudain du projet de bouclier antimissiles américain, constitue un premier élément de réponse positif.
- Les Britanniques consentiront-ils à renoncer à la « relation spéciale » qui les lie à leur ancienne colonie pour s'impliquer vraiment dans la construction d'une défense européenne ? La perspective d'un retour aux affaires des Tories laisse planer un sérieux doute sur cette possibilité.
- Enfin, quel rôle la France entend-elle jouer dans cette affaire ? Nicolas Sarkozy a toujours expliqué, sans être tout à fait convaincant, qu'il avait décidé de faire entrer la France dans le commandement intégré de l'Otan pour mieux construire l'Europe de la défense. Le rapport de Shapiro et Witney est totalement muet sur ce point, que les deux auteurs considèrent sans doute comme anecdotique.
Ce qui est certain, c'est que l'Europe de la défense ne se fera pas sans les Britanniques. A cet égard, on ne peut pas peut dire que la charge de Pierre Lellouche contre les orientations européennes de David Cameron soit du meilleur effet pour préparer les prochaines échéances entre Paris et Londres.
Lien vers le rapport :
A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
- ► Guantanamo, casse-tête pour Obama… et les pays européens
- ► Réponse à Pierre Haski : le pari de la défense européenne mérite d'être tenté
- ► Réponse à Justin Vaïsse : « Sarkozy sera complaisant avec les USA »
- ► Toutes les notes du blog L'Europe, l'Europe, l'Europe, d'Eric L'Helgouac'h
Ailleurs sur le Web
Ségolène Royal prononcera un discours à Berlin pour le 20e anniversaire de la chute du mur
(07/11/09)
Ségolène Royal invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy à Berlin pour le 20e anniversaire de la chute du mur
Ségolène Royal, invitée d’honneur de l’Institute for Cultural Diplomacy , a été sollicitée pour un discours d’une heure, la veille des cérémonies officielles commémorant la chute du mur de Berlin. Elle prononcera donc, à Berlin, Ce dimanche 8 novembre, un grand discours sur le thème du Congrès International de l’Institut : « Un monde sans murs ». Elle a choisi d’insister, pour illustrer « un monde sans murs », sur ce qu’elle appelle une utopie réalisable : les Etats-Unis d’Europe. Ségolène Royal avait déjà défendu cette idée à Athènes, en mai dernier, et à Nantes pendant la campagne européenne. La lumière des événements de Berlin lui permet de dire davantage, d’approfondir ce thème et de préciser sa vision. Les éléments-clés du discours de Ségolène Royal Le Mur de Berlin est tombé il y a 20 ans, entraînant la réunification pacifique de l’Allemagne, mettant fin à une tyrannie évidente, libérant les pays de l’Est du joug soviétique, signifiant pour le monde le début de la fin de la Guerre froide, rendant possible enfin la réunification de l’Europe. Mais d’autres murs ont été dressés depuis, des murs matériels, comme celui qui sépare les Israéliens des Palestiniens depuis 2005, mais aussi des murs invisibles, comme celui qui sépare les pays riches des pays pauvres, et des murs idéologiques, ceux de l’ultralibéralisme et du capitalisme financier qui ont entraîné la crise économique et environnementale que nous subissons. Contre cette société mondiale fragmentée, Ségolène Royal insiste, depuis Berlin, en cette date symbolique de la réunification de l’Europe, sur la nécessité de créer les Etats-Unis d’Europe, notre horizon commun pour instaurer, à terme, un ordre politique, économique et environnemental juste. Les Etats-Unis d’Europe, c’est la construction politique idéale pour permettre aux nations européennes de peser dans la mondialisation, pour garantir la paix de tous les citoyens européens, pour mettre en œuvre une action de diplomatie efficace sur la scène internationale, pour enfin bâtir une économie juste et combattre le creusement effroyable des inégalités et l’ensauvagement généralisé du monde. L’insolence des banques nous montre aujourd’hui que la puissance de l’argent est plus forte que les nations qui ne sont pas unies. Cela signifie aussi que l’Europe doit voir un jour l’élection de son Président au suffrage universel. En réalité, les Etats-Unis d’Europe sont la clé pour créer l’Europe politique qui passe naturellement par l’Europe des peuples. Idée audacieuse et refondatrice pour la Gauche et les démocrates et pour sortir de la crise avec des valeurs humaines. Ségolène Royal invite enfin les membres de l’Institute for Cultural Diplomacy à se joindre aux travaux de son laboratoire d’idées Désirs d’Avenir, qui va lancer une mission d’étude sur les Etats-Unis d’Europe, réunissant de nombreux Think Tanks européens, pour mener les travaux et les dialogues nécessaires avec les différents acteurs européens. Cette mission sera composée de citoyens, de syndicalistes, d’élus européens, d’ONGs, de chercheurs, d’artistes, de journalistes, de juristes pour élaborer un projet concret et faire avancer cette belle utopie en prouvant qu’elle est réalisable. Ces travaux seront rendus publics dans les mois prochains à l’occasion d’une Université Populaire Participative spécialement consacrée aux Etats-Unis d’Europe, qui réunira plusieurs Think Tanks européens avec lesquels Désirs d’Avenir a déjà commencé de travailler.
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Régionales: Ségolène Royal soutient Dominique Bertinotti
Samedi 7 novembre 2009
Ségolène Royal a apporté son soutien à Dominique Bertinotti pour la campagne des régionales à Paris.
"mon amie fidèle et engagée contre vents et marées à mes côtés, dans les moments les plus durs comme dans les meilleurs".
Ségolène Royal
Il est en effet important dans la vie politique de pouvoir compter sur
la fidélité des amis. Ce sont ces liens forts qui permettent
d'affronter les périodes difficiles et donc de mener des combats
politiques.
Je pense aussi que cette fidélité dans les épreuves donne une réelle valeur humaine à ces hommes et femmes engagés.
C'était aussi la force de François Mitterrand.
D'ailleurs, sans cette fidélité comment croire en la parole de celles et ceux qui réclament notre suffrage ?
Philippe Allard dans "Juste socialiste"
Aubry veut des primaires tardives pour empêcher Royal de se présenter en dehors du PS
Présidentielle 2012 : Aubry veut des primaires tardives pour empêcher Royal de se présenter en dehors du PS
A force de répéter en boucle que Ségolène Royal
est isolée au PS et que sa cote de popularité est en baisse, le succès
de l’ex-candidate aux primaires socialistes de 2011 n'apparaît pas
acquis. Même si personne ne se détache, un retour de DSK
n'est pas à exclure, Ségolène Royal abordera cette primaire dans une
situation plus complexe qu'en 2006. L'effet de surprise et de nouveauté
étant passé, elle affrontera certainement des candidats plus
redoutables.
Mais en cas d'échec, pourrait-elle passer outre l'investiture socialiste et se présenter quand même ? Rien n'est à exclure, tant la détermination de l'ex-candidate est grande. Toutefois, pour éviter ce scénario catastrophe, la direction du PS serait tentée d'organiser des primaires tardives pour empêcher Ségolène Royal de s'organiser. C'est le Point qui révèle l'information cette semaine :
"C'est le cauchemar Rue de Solferino : Ségolène Royal, battue aux
primaires internes du PS, se présente malgré tout à la présidentielle
hors du parti. Pour l'éviter, une seule tactique : retarder au maximum
la tenue des primaires. "Si elles avaient lieu fin 2011, Ségolène
n'aurait pas le temps de se retourner" explique un proche de Martine
Aubry. Difficile, en effet, d'engranger en quelques mois les signatures
de 500 élus, d'organiser son réseau et d'accumuler un trésor de guerre"
.
Qui a dit qu'il y avait des rivalités au PS ?
Source: politique.net
Régionales 2010 : Vers une union des communistes avec Ségolène Royal en Poitou-Charentes
Par nico7535 le 08/11/2009 sur LE POST
Ce samedi, à Niort, les 106 délégués élus par les militants du Parti communiste devaient se prononcer pour leur stratégie en vue des élections régionales de 2010 en Poitou-Charentes : repartir avec le Front de Gauche comme lors des dernières élections européennes, ou reconduire l'alliance dès le premier tour avec Ségolène Royal comme en 2004.

Une liste d'union PS-PC-PRG dès le premier tour des élections régionales se profile pour Ségolène Royal pour affronter l'UMP Dominique Bussereau, actuel secrétaire d'Etat aux transports (© FRANK PERRY / AFP)
Par 54 voix contre 42, les délégués communistes de la région ont choisi l'alliance dès le premier tour avec la présidente sortante. Les fédérations de Charente-Maritime et de la Vienne ont eu gain de cause face aux fédérations des Deux-Sèvres et de Charente partisanes d'une liste Front de Gauche.
Mais c'est aux militants communistes que reviendra la décision finale même si le vote semble d'ores et déjà acquis.
Il y a quelques jours, c'était au Parti Radical de Gauche d'annoncer par la voix de son président Jean-Michel Baylet sa volonté de listes d'unions dès le premier tour, ce qui était le cas déjà des Radicaux de Gauche picto-charentais en 2004.
Une stratégie différente donc des Verts de Poitou-Charentes qui choisissaient eux, le 17 octobre dernier, l'autonomie au premier tour dans la poursuite de la dynamique des élections européennes et dans le souhait des instances nationales, "même si l'écart dans la région entre le PS (19,80%) et les écologistes (14,52%) était beaucoup moins étriqué qu'au niveau national (16,48-16,28%)" comme le souligne La Nouvelle République.

Les militants verts de Poitou-Charentes ont adopté en octobre dernier la stratégie nationale d'autonomie souhaitée par Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit
Les écologistes choisiront leur tête de liste le 14 novembre prochain. Sur les rangs: Serge Morin, vice-président de la région Poitou-Charentes et Françoise Coutant, ajointe Verts au maire PS d'Angoulême (Charente).
Sources : Sud Ouest, La Nouvelle République, Bellaciao, Les Verts de Poitou-Charentes
07 novembre 2009
Peillon (PS) lancera les "1ères rencontres du rassemblement" le 14 novembre à Dijon
Extrait:
.... "Pratiquement, les acteurs seront les mêmes qu'à Marseille fin août : Robert Hue, ancien 1er secrétaire du PCF devenu "communiste autrement",
Marielle de Sarnez, Jean-Luc Bennhamias, vice-présidents du MoDem, la
PRG Christiane Taubira. Le Vert Daniel Cohn-Bendit, pas remis d'une
opération à la hanche, enverra une vidéo tandis que son frère Gaby,
spécialiste de l'éducation, président des amis d'Europe Ecologie, sera
présent.
Pour le PS, on comptera les députés Manuel Valls, Jean-Louis Bianco, Delphine Batho, Aurélie Filipetti et l'avocat Jean-Pierre Mignard, membres du courant qui avait soutenu Ségolène Royal au Congrès de Reims.
Ni François Bayrou, ni Ségolène Royal ne seront présents. "Nous ne voulons pas de présidentiables. La vie politique est polluée par cette question et nous sommes un mouvement pour les citoyens et tous les gens de gauche", explique M. Peillon." (.....)
"Il n'y a pas d'identité française"
Extrait: (..........)
La France s'est
constituée de cette manière par vagues successives de
mouvements
humains. Car outre l'immigration, il faut aussi tenir compte
dans
la définition de la nation française d'un autre
mouvement
circulatoire : l'exode rural. "L'identité de la
France",
comme l'appelait Fernand Braudel, procède aussi de
l'...arrivée à Paris et
dans d'autres grandes villes
d'Auvergnats, de Bretons, etc. Ces
processus complexes et d'ordre
historique ne relèvent pas de la volonté
et du projet
politiques. Il y a dans la démarche d'Eric Besson et de
Nicolas
Sarkozy une espèce d'accaparement de la complexité de
l'histoire
française qui rappelle de biens mauvais souvenirs du point
de vue
de notre histoire. Quand le politique cherche à s'emparer du
social,
et singulièrement de l'identitaire, le totalitarisme n'est
jamais
loin
(........)
FSI: "l'Etat subventionne une entreprise qui licencie" (Bianco, PS)
PARIS, 6 nov 2009 (AFP) - Le député PS Jean-Louis Bianco a dénoncé vendredi le "double langage" de Nicolas Sarkozy concernant le Fonds stratégique d’investissement (FSI), affirmant que "l’Etat subventionne une entreprise qui licencie" dans la Marne.
"Le Fonds stratégique d’investissement a octroyé 55 millions d’euros d’aide publique à l’entreprise d’équipementerie automobile Trèves d’A(Marne) à la condition que la société ferme ses sites de la Marne et de l’Oise et licencie ainsi des centaines de salariés", explique le président PS du conseil général des Alpes-de-Haute-Provence, dans un communiqué. "Le double langage de Nicolas Sarkozy est hallucinant : en décembre 2008, il déclare que le FSI doit être utilisé pour maintenir les emplois, aujourd’hui le FSI est utilisé pour en supprimer", poursuit-il. "L’Etat subventionne une entreprise qui licencie". M. Bianco "demande au gouvernement une clarification sur cette affaire" et appelle ses "collègues parlementaires à demander un véritable contrôle sur l’utilisation des fonds publics afin de garantir que l’Etat n’incite pas aux licenciements". La cour d’appel de Reims a annulé en septembre le plan social d’avril concernant les 133 salariés de l’usine PTPM à Après d’Epernay (Marne), appartenant au groupe Trèves.
Selon Le Canard Enchaîné, Désirs d'avenir a changé de statut juridique pour revenir dans la légalité
(.......) Sans y paraître, le Canard Enchaîné livre une véritable bombe : selon l'hebdomadaire, le statut juridique de Désirs d'avenir a changé au mois de novembre 2008. Le Canard affirme que la structure de Ségolène Royal était un parti politique (donc soumise à une réglementation stricte en terme de financement, comme l'a rappelé Eric Woerth) et qu'elle est devenue une association pour que Pierre Bergé continue à soutenir financièrement Ségolène Royal en toute légalité (c'est-à-dire sans plafonnement de l'aide).Une information qui ferait l'effet d'une bombe... si c'était vrai
Pourquoi cette information est-elle explosive ? Si le Canard
Enchaîné dit la vérité, cela signifierait que le financement de Désirs
d'avenir était illégal jusqu'en novembre 2008 puisque l'aide apportée
par Pierre Bergé (personnellement ou par l'intermédiaire de
l'association "Les Amis de Ségolène") était soumise aux règles strictes
du financement de la vie politique : 7500 euros par an pour un
particulier. Or, de toute évidence, l'aide financière de Pierre Bergé
dépasse très largement ce montant puisqu'il loue à ses frais les locaux
de Désirs d'avenir en plein cœur de Paris depuis la fin de la
présidentielle 2007.
Deux conclusions :
- soit le Canard Enchaîné a publié une fausse information. Dans ce cas,
il s'agit d'une attaque totalement infondée destinée à nuire
gratuitement à la réputation de Ségolène Royal puisque l'hebdomadaire
affirme que Désirs d'avenir a changé de statut juridique pour se
conformer à la loi, sous-entendant que ce n'était pas le cas avant
novembre 2008.
- soit les informations du Canard enchaîné sont vraies, dans ce cas,
c'est particulièrement gênant pour l'ex-candidate à la présidentielle
puisque cela signifierait tout simplement que le financement de ses
activités politique en 2008, via Désirs d'avenir, était illégal.
Affaire à suivre donc.
http://www.politique.net/2009012801-desirs-d-avenir-changement-de-statut-juridique-canard-enchaine.htm
06 novembre 2009
Ségolène Royal et la survie du PS
Le PS
survivra-t-il aux régionales ? Son actuelle survie est liée au ...
report des décisions majeures. Mais ce report, ponctuellement rendu
possible par l'implication de chacun dans des élections locales,
deviendra impossible au lendemain des régionales. Sommes-nous à un
semestre du décès du PS ?
Depuis la mort de François
Mitterrand, la question de la survie du PS se pose tant les rivalités
anciennes ont pris le pas sur une activité politique digne d'une
formation d'alternance politique.
Le PS incarne les maux majeurs des actuelles formations politiques :
entrer dans leur organigramme pour la course aux mandats rémunérateurs
ou quand faire de la politique devient un emploi où la cooptation joue
un rôle important au détriment d'une adhésion réelle à une théorie sur
la société.
Chaque prétendant présidentiel n'a eu comme souci principal que la
constitution d'un parti majoritaire en nombre mais pas en idées.
Nicolas Sarkozy l'a parfaitement compris et c'est sans doute ce qui l'a
conduit à prendre également la présidence de la parole permanente.
S'exprimer au nom du gouvernement n'est pas dans la tradition de la
Vème République et ses interventions agacent désormais autant ses
ennemis que ses supporters qui lui reprochent d'avoir complètement
oublié le rôle du Premier Ministre.
Le parti socialiste se manifeste pour dire que, dans ce pays mal
gouverné, l'opposition n'est pas écoutée et que les plus faibles de la
société en sont les principales victimes, mais en même temps il ne
propose aucune solution réaliste ou neuve.
Toutes ces constatations vont dans le même sens : le parti socialiste
ne trouve pas son compte politique dans ce positionnement informe et à
géométrie variable.
Les conditions du travail et de l'emploi des travailleurs au sens que
ces mots avaient au début du 20ème siècle ne sont plus et le discours
ne s'est pas suffisamment renouvelé pour soulever l'enthousiasme pour
les grandes causes modernes.
Le capitalisme mondial qui est critiquable et critiqué n'a pas trouvé
son pendant dans le bonheur partagé des peuples et n'apporte pas sa
dose de provocation pour créer un discours passionné qui pourrait
donner l'illusion d'un programme raisonné de changement.
Le PS est face à des déficits majeurs :
- il ne soulève pas l'espoir pour une nouvelle économie,
- il ne soulève pas la confiance pour un quotidien sécurisé.
Dans ces conditions, son espace se réduit à 20 % de fidèles qui restent socialistes parce qu'ils l'ont toujours été.
Ce n'est pas sur un socle de ce type qu'une présidentielle peut se gagner.
Ségolène Royal le sait bien. Au lendemain des régionales, elle se doit
d'engager les "grandes manoeuvres" parce que le temps pressera et que
la survie du PS au coût actuel est l'assurance d'une présidentielle
2012 très difficile pour ne pas dire impossible à gagner.
Julien Dray insiste pour être candidat aux régionales
(......)
Rumeurs lancées par ses propres "amis"
"Maintenant ça suffit. Soit on me dit : 'tu ne peux pas être candidat (...), t'es inutile, tu ne sers plus à rien, t'es vieux, il faut que tu partes (...), j'en tirerai un certain nombre de conséquences. Soit, comme le disent beaucoup d'amis, camarades, de militants chez moi, on me dit : 'On a besoin de toi, tu nous es utile", a lancé réclamé le député de l'Essonne, estimant qu'il avait été "patient" durant "des mois".
"J'ai constaté (...) que l'essentiel des reproches qui m'étaient faits
tombaient, n'avaient pas de sens, qu'il y avait bien eu une campagne, alimentée par des rumeurs",
a plaidé Julien Dray, suspectant que cette campagne, à laquelle il veut
"mettre fin", soit "parfois alimentée par (ses) propres amis".
Enquête préliminaire
Le député a martelé que "jusqu'à maintenant, il n'y a pas d'éléments
matériels du point de vue de la justice qui m'empêcheraient d'être
candidat". Julien Dray se définit comme "une sorte de cobaye d'une situation un peu ubuesque", notamment parce qu'il n'a pas eu accès à son dossier judiciaire pendant un temps.
Fin 2008, le parquet de Paris avait rendu publique l'existence d'une
enquête préliminaire visant les comptes du député PS Julien Dray,
ouverte pour "abus de confiance, faux et usage de faux". Depuis, le
socialiste n'a pas été officiellement poursuivi.
(...)
Delphine BATHO: "un processus de fabrication de l'opnion publique"
Plus que jamais, le PS veut sa commission d'enquête.
La députée socialiste Delphine Batho n'en démord pas: le fait que les études d'opinion commandées par l'Elysée aient été publiées met à jour "un processus de fabrication de l'opinion publique".
C'est pourquoi elle a poussé le groupe PS à l'Assemblée nationale à demander officiellement en juillet dernier la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet. Et qu'on ne lui parle pas d'effort de transparence de l'Elysée! "On sent bien l'embarras de l'Elysée sur le sujet. Chaque nouvel élément fourni appelle de nouvelles questions", explique la députée à LEXPRESS.fr.
Selon Delphine Batho, la résolution pour la création de la commission d'enquête pourrait être examinée dès le début décembre. Il faut une majorité de 3/5e pour repousser une telle demande, soit 346 députés sur 577. Or, l'UMP et le Nouveau centre n'en comptent que 339...
Tout comme son collègue PS Jean Launay, qui a épluché les comptes de l'Elysée, Delphine Batho reste sceptique devant la baisse annoncée des commandes de sondages en 2010. Celles-ci ne représenteraient plus que 1, 424 million d'euros contre 3,28 millions d'euros en 2008 et 1,631 en 2009. "On nous annonce une diminution de 56% en deux ans, mais entre 2008 et 2009, le service d'information du gouvernement dirigé par Thierry Saussez voyait ses crédits grimper de 292%", relève la députée des Deux-Sèvres. Thierry Dupont
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L'Elysée a-t-il "sponsorisé" des sondages pour des "médias partenaires"? (Batho, PS)
La députée PS Delphine Batho a interpellé jeudi Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) sur la nature et le détail des sondages facturés à l'Elysée, en s'interrogeant aussi sur le fait que la présidence "sponsorise des sondages" pour des "médias partenaires".
Lors de l'audition à l'Assemblée du ministre sur les crédits de l'Elysée pour 2010, Mme Batho a déploré, malgré "la transparence" affichée, le manque de réponses concrètes aux questions posées par le PS sur les enquêtes d'opinion de la présidence et sur les "marges" et le "rôle" du politologue Patrick Buisson, qui collabore avec l'Elysée, et son cabinet Publifact.
S'appuyant sur un rapport de la Cour des comptes, elle a évoqué la "similitude" entre des sondages facturés à l'Elysée et ceux publiés dans certains journaux. (......)
05 novembre 2009
Régionales: Alliance PS-MRC au 1er tour
La première secrétaire du PS, Martine Aubry et le président du Mouvement républicain et citoyen Jean-Pierre Chevènement ont annoncé mercredi dans un communiqué "la construction de listes communes dès le premier tour des élections régionales de 2010". Lors de leur rencontre mercredi au siège du PS à Paris, les deux partis ont décidé "dans le respect de leurs différences" de créer de deux groupes de travail, l'un consacré à la préparation du "projet de la gauche", l'autre à "l'organisation des primaires" . Les listes communes ont vocation à être, "avec les forces de gauche et républicaines qui voudront s'y associer, le socle d'une union de toute la gauche capable de réunir les acteurs de la société qui veulent inscrire leur action dans la préparation des échéances nationales prochaines".
Un Facebook pour sauver le PS?
Extrait de «Partis Pris», l'émission politique hebdo de la rédaction. Avec Benoît Thieulin, fondateur de la Netscouade et militant du PS, architecte du réseau social du parti, la Coopol.fr.
Cette interview est un extrait de Partis Pris, l'émission politique hebdomadaire de la rédaction de Libé. Vous pouvez écouter l'intégralité de l'émission en cliquant ici.
Les casseroles misogynes et homophobes de David Douillet
05 NOVEMBRE 2009
Le "Canard Enchaîné" publie des extraits de l'autobiographie, parue en 1998, de l'ancien judoka, récemment élu député des Yvelines.
Après Frédéric Mitterrand, c'est au tour de David Douillet de voir des extraits de mémoires ressortir quelques années plus tard. Dans son édition du 4 novembre, Canard Enchaîné publie des extraits de l'autobiographie de David Douillet, L'Ame du conquérant, paru chez Robert Laffont en 1998. Dans cet ouvrage, l'ancien judoka, récemment élu député des Yvelines et dont le nom circule comme successeur potentiel à Rama Yade en cas de remaniement, fait part de sa "misogynie rationnelle". Il écrit : "Pour moi, une femme qui se bat au judo ou dans une autre discipline, ce n'est pas quelque chose de naturel, de valorisant. Pour l'équilibre des enfants, je pense que la femme est mieux au foyer."
Dans la même veine, l'actuel membre de la commission des affaires culturelles et de l'éducation à l'Assemblée nationale écrit à propos du rôle des femmes :"C'est la mère qui a dans ses gènes, dans son instinct, cette faculté originelle d'élever des enfants. Si Dieu a donné le don de procréation aux femmes, ce n'est pas par hasard" Il ajoute : "De fait, cette femme-là, quand elle a une activité professionnelle externe, pour des raisons de choix ou de nécessité, elle ne peut plus jouer ce rôle d'accompagnement essentiel. (...) Je considère que ce noyau est déstructuré. Les fondements sur lesquels était bâtie l'humanité, l'éducation en particulier, sont en partie ébranlés".
Enfin, il ajoute : "On dit que je suis misogyne. Mais tous les hommes le sont. Sauf les tapettes !". Lemonde.fr rapporte que ces propos avaient fait naître une discussion en 1998 et que David Douillet s'était défendu en expliquant que la dénomination "tapette" ne visait que "les hommes qui ne s'assument pas".
Source: LibérationLes Universités Populaires et Participatives (UPP) sont lancées sur tout le territoire.
03 novembre 2009 - 18:19
Cher(e)s ami(e)s,
J’ai le plaisir de vous annoncer que les Universités Populaires et Participatives (UPP) sont désormais lancées sur tout le territoire.
Alors, à vos agendas !
Dès le 7 novembre, je vous invite à participer à l'UPP organisée par le comité Désirs d'Avenir Alsace pour échanger sur le thème de l'entreprise et des Sociétés Coopératives de Production (SCOP) en présence de Jean-Louis Bianco. Vous trouverez toutes les informations sur ce rendez-vous sur leur blog dont je salue ici la grande qualité.
Le 10 novembre, à 19h, Jean Louis Bianco et Jean Patrick Gille participeront à une nouvelle UPP organisée par le comité de Tours pour débattre d'un nouveau modèle de développement démocratique, écologique, économique et social.
Deux belles initiatives participatives au cœur des préoccupations qui touchent toutes les populations.
Nous nous devons donc nous attacher à décupler nos forces pour rencontrer nos concitoyens et débattre avec eux lors des UPP. Je sais compter sur votre présence pour faire vivre le débat et proposer l'alternative de demain. Faisons en sorte, ensemble, que nos UPP deviennent des lieux privilégiés d’écoute, de rencontres et d’échanges dans nos régions, nos départements, nos villes…nos villages !
Je crois plus que jamais à la nécessité de partager les savoirs pour réfléchir ensemble à la construction d'un nouveau projet politique à la fois pragmatique, lucide et radical.
A l’avenir j'envisage de libérer mon agenda pour participer à ces évènements décentralisés.
Je tiens à remercier tous les membres du conseil d’animation politique de « Désirs d’avenir » pour la fidélité et la générosité dont ils font preuve en s’engageant pleinement dans le lancement des UPP dans les territoires.
Et puis, comment ne pas vous remercier, vous, adhérents et animateurs qui vous impliquez dans cette dynamique nouvelle que nous impulsons à nos « désirs d’avenir ». L'équipe de coordination me fait part de toutes vos réunions préparatoires.
Je ressens ainsi la générosité de votre engagement, la force de vos convictions et me nourris chaque jour de l’espérance que vous incarnez pour une France plus juste et fraternelle.
Amitiés fidèles,
Ségolène Royal
Ségo, la bonne cliente
Il suffit d’un billet, une inquiétude, une confession sur Ségolène Royal. Et les stats s’envolent, les commentaires affluent, les critiques et les soutiens se neutralisent. Ségolène Royal, même sur les blogs, est une bonne cliente pour faire de l’audience.
Paradoxalement, chaque critique me soude un peu plus vers l’ex-candidate. Je dis paradoxalement, car il faut bien reconnaître que Ségolène Royal ne tend pas la main. Combien de billets pour la soutenir ? je ne compte pas. Je ne cherche pas. Le problème n’est pas là. A celles et ceux qui hurlent à l’imposture pour mieux nous refourguer DSK, Fabius, Hollande, ou je ne sais qui du parti socialiste, j’aurai envie de dire: “calmez vous; de quoi parlez vous ?” Il faut se décomplexer le bulbe, respirer serein, mettre de côté
Je comprend la colère rancunière d’Abadinte. Il a été choqué par un soir du 6 mai quand la Ségo nous a souri du haut de son balcon. Honnêtement, ce fut la plus belle défaite politique de ma vie. J’étais devant ma télé, l’ordinateur allumé depuis plusieurs heures, en train de créer Sarkofrance. J’essayais de comprendre ce qu’était un blog, trouver le bon hébergeur, comprendre les mises en page. Je ne sais même pas comment insérer un lien dans un billet. J’arrive tout juste à poster une video. Quand Ségolène Royal est apparue – et je dis cela sans aucune posture mystique – je me suis dis que Sarkofrance devait ouvrir, publier. Le premier jour, j’ai jeté une dizaine de billets mal construits, mal analysés.
Je me suis souvenu de 2002. Jospin défait nous annonce qu’il se casse. Belle décision mon garçon. D’habitude, le capitaine reste sur le pont du navire quand il coule. On m’a appris cela quand j’étais tout petit. Jospin donc, bel exemple. En 2002, sa décision m’a éloignée de la politique.
On peut dire ce que l’on veut de Ségolène. Le problème est que chacune de nos figures politiques peut subir la foudre, la critique et la dérision. Strauss Kahn est régulièrement emporté par sa libido. Fabius a l’Europe girouette. Martine est secrétaire du PS au tiers temps. Montebourg est noyé dans ses formules. Hollande est solide comme un Flamby. On continue ? A vrai dire on s’en fiche. A droite, au centre ou ailleurs, les individus qui aspirent au poste suprême méritent chaque jour de passer sur le bûcher des déceptions et promesses non tenues. Seul le collectif compte, le rapport de forces, les alliances et la solidarité individuelle.
Ils s'expriment sur l'identité nationale
Olympe et le plafond de verre - blog féministe
Par Olympe le mercredi 4 novembre 2009
Je
ne sais pas pourquoi tous mes amis blogueurs se sont emparés du sujet de
l'identité nationale. Encore une diversion réussie, sur ce genre de concept
fumeux on peut s'étriper pendant des jours.
Pas ça qui changera la réalité quotidienne et il faut être bien naïf pour croire que c'est à partir des contributions postées que sera défini quoi que ce soit.
Pourtant je suis allée voir le site officiel parceque Jocelyne, qui traque comme moi le fait qu'on ne donne pas la parole aux femmes, y a remarqué que sur une page "ils s'expriment" sur laquelle sont repris les propos de personnalités politiques plus ou moins connues les femmes n'avaient guère voix au chapitre.
Donc en date d'aujourd'hui, environ 8H, sont cités
Ségolène ROYAL, Présidente du conseil régional de la Région Poitou-Charentes, Ancien ministre
Jean-Pierre CHEVENEMENT, Sénateur du Territoire de Belfort, Ancien ministre
Xavier DARCOS, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville
Jean-Luc MELENCHON, Député européen, Président du Parti de Gauche, Ancien ministre
Max GALLO, Académicien, Ancien ministre
André GERIN, Député du Rhône (Parti communiste Français)
François BAYROU, Député des Pyrénées-Atlantiques (Modem), Ancien ministre, Président du Modem
Oliver BESANCENOT, Porte parole du Nouveau Parti Anticapitaliste
Christine BOUTIN, Ancien ministre
François-Noël BUFFET, Sénateur du Rhône (UMP)
Jean-François COPE, Député, Ancien ministre, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale
Raymond COURAUD, Journaliste
Bernard DEBRE, Député de Paris (UMP)
Alain FINKIELKRAUT, Philosophe
Kamel HAMZA, Conseiller municipal UMP à la Courneuve (Seine-St-Denis)
Martin HIRSCH, Haut commissaire à la jeunesse et aux solidarités actives
Laurent JOFFRIN, Journaliste, Directeur de publication
Alain JUPPE, Maire de Bordeaux, ancien Premier ministre
Pierre LABORIE, Historien
Faouzi LAMDAOUI, Ancien secrétaire national du PS à l’égalité et membre du conseil national du Parti Socialiste
Marine LE PEN, Député européen, Vice présidente exécutive du Front NationalFrédéric LEFEBVRE, Porte parole de l’UMP
Daniel LEFEUVRE, Historien
Paul Henri du LIMBERT, Journaliste
Patrick LOZES, Président du conseil représentatif des associations noires de France
Pierre MOSCOVICI, Député PS du Doubs, Ancien ministre
Michel ONFRAY, Philosophe
Vincent PEILLON, Député européen (PS)
Patrick PEPIN, Journaliste
Jean-Paul PIEROT, Journaliste
Jean-Pierre RAFFARIN, Sénateur de la Vienne (UMP), ancien Premier ministre
Eric RAOULT, Député de Seine-Saint-Denis (UMP), Ancien ministre
Ivan RIOUFOL, Journaliste
François SAUVADET, Député NC de Côte - d’Or, Président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée Nationale
Vincent TIBERJ, Politologue
Dominique de VILLEPIN, Avocat, ancien Premier ministre
Patrick WEIL, Historien
Vous remarquerez au passage que la féminisation des noms et des adjectifs n'est pas connue des instances officielles
04 novembre 2009
Le "couvre-feu" pour les jeunes délinquants est "inapplicable"
Les syndicats de police, de magistrats et le PS ont critiqué l’idée de Brice Hortefeux destinée à endiguer la délinquance des mineurs.
En l’état actuel, ce n’est "pas une décision, c'est une réflexion". Brice Hortefeux a "lancé l'idée d'un couvre-feu ciblé sur des mineurs délinquants" de moins de 13 ans, mardi soir, à Paris, lors des "rencontres de Beauvau" organisées avec des élus de la majorité présidentielle. Il a assuré que cette délinquance était "de plus en plus violente, avec l'apparition d'armes blanches et d'armes létales".
"La réponse est plus en terme de prévention", estime Didier Vaillant. Le maire socialiste de Villiers-le-Bel juge ce ballon d’essai "pas sérieux". "Dans ma ville, 40 % de la population a moins de 25 ans", explique-t-il .
"C'est inapplicable", a déclaré mercredi Nicolas Comte, secrétaire général de l'Union SGP-FO/Unité police (1er syndicat de gardiens de la paix). Les syndicats de police ont demandé "comment et avec quels moyens" pourrait être appliqué ce couvre-feu. La mesure "ne fera ni chaud ni froid aux mineurs délinquants", a ajouté Nicolas Comte. "Que fera-t-on des mineurs délinquants de moins de 13 ans qu'on ne peut mettre en garde à vue à l'heure actuelle?", a demandé Patrice Ribeiro, secrétaire général-adjoint de Synergie (deuxième syndicat d'officiers de police).
"Comment reconnaître les enfants délinquants dans la rue?",
demande de son côté Hélène Franco, qui a été juge des enfants pendant
sept ans au tribunal de Bobigny. La présidente du Syndicat de la
magistrature (SM, classé à gauche) Emmanuelle Perreux a elle aussi
qualifié cette proposition d’inapplicable ainsi que de "démagogique".
Des mesures de couvre-feu visant les mineurs ont déjà été prises dans des circonstances très particulières. Lors des émeutes de 2005, en vertu d’un décret d'état d'urgence, quelques villes avaient mis en place un couvre-feu. Ce dispositif ne visait pas les mineurs délinquants en particulier et avait été appliqué localement et pour des durées courtes. Une dizaine de villes ont déjà instauré des couvre-feux partiels ou y songent. Dans l’état actuel de la législation, l’instauration d’un couvre-feu reste une décision extraordinaire.
Source: Europe1.fr avec Pierre de Cossette
Ségolène Royal invitée à Berlin pour le 20ème anniversaire de la chute du Mur
Par nico7535 le 04/11/2009 sur LE POST

Ségolène Royal, vice-présidente de l'Internationale Socialiste et Georges Papandreous, président de l'Internationale Socialiste et récent premier ministre Grec lors d'un colloque à Athène sur l'Avenir des Gauches en Europe en mai 2009
Le site Internet de l'association de Ségolène Royal, Désirs d'Avenir, nous apprend ce mercredi, que la présidente PS de la région Poitou-Charentes sera invitée dimanche prochain à Berlin pour la commémoration des vingt ans de la chute du mur.
Invitée par l'Institut pour la Démocratie Culturelle, elle sera l'une des principales oratrices du congrès et prononcera un discours sur le thème "Un monde sans mur".
Outre Ségolène Royal, des personnalités politiques prestigieuses du monde entier s'exprimeront, comme Alfredo Palacio (Vice-Président de l'Equateur), Janez Janza (ex-premier ministre de Slovénie et Président du Parti Démocrate Slovène), Włodzimierz Cimoszewicz, (Premier Ministre de Pologne, ancien Ministre des Affaires étrangères de Pologne), David Trimble (ancien Premier Ministre d'Irlande du Nord; lauréat du prix Nobel de la Paix en 1998), Mike Kenneth Moore (ancien Premier Ministre de Nouvelle-Zélande, ancien Directeur général de l'Organisation mondiale du commerce), Alfred Sant (ancien Premier Ministre de Malte; actuellement membre du Parlement de Malte)... Voir toute la liste
Captures d'écrans du site de l'Institut pour la Démocratie Culturelle




