CAP 2012... et après?

28/11/14

Général Pinatel : "La France est totalement vassalisée aux intérêts américains"

 Ajoutée le 28 nov. 2014

independenza webtv © - Général Jean-Bernard Pinatel - Partie 1
Paris, mercredi 26 novembre 2014
contact : independenzatv@gmail.com

 

 

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RUSSIE - Chanson de Piotr "C'est ma Patrie"

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RUSSIE - Chanson de Piotr. Réponse à l'OTAN : "c'est ma patrie"

 Notre réponse à l'OTAN - "C'est ma Patrie"

 

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RUSSIE - Chanson de Piotr. Message d'un Russe.

Enorme ! Un russe a un message pour Obama et tous ses caniches.

..."ce que l'OTAN et l'UE nous ont apporté"

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Ukraine : l’OTAN l'admet! Il n'y aucune troupe russe dans l’est de l'Ukraine.

 Quand l'OTAN parle...

 

27 novembre 2014
Par

Ukraine : l’OTAN admet qu’il n’y a aucune troupes russes dans l’est du pays... Par Jacques Sapir

Auteur : Jacques Sapir alt | Vendredi, 28 Nov. 2014 - 06h39

Le général américain Philip BREEDLOVE, Commandant en Chef des forces de l'OTAN, parlant à Kiev mercredi 26 novembre a fait une déclaration importante, qui bien entendu a été passée sous silence dans une grande part de la presse française.
Parlant de la présence possible de troupes russes dans la partie de l'Ukraine qui est sous le contrôle des forces insurgés il a précisément dit : "The numbers that we have been using for some weeks haven't really changed much – between eight to ten battalion task groups on the border, but that's not the important part," [Les nombres dont nous disposons depuis plusieurs semaines n'ont pas réellement beaucoup changé – entre 8 et 10 bataillons « task groups » sur la frontière, mais ce n'est pas la partie importante]. Les mots ont un sens.

Cela signifie donc que (a) il n'y a pas eu « d'invasion » de l'Ukraine comme l'ont abondamment proclamé les journaux français et (b) si ces troupes sont « sur la frontière » elle ne sont pas à l'intérieur de l'Ukraine.

Que l'on sache, la Russie est un pays souverain, et elle a parfaitement le droit de faire stationner des troupes à ses frontières. Cette déclaration détruit donc les différentes allégations sur la présence de troupes de combat russes se battant avec les insurgés. Toujours dans cette déclaration, BREDDLOVE ajoute : [Russians inside Ukraine are] "involved primarily in training, advising, assisting and helping". Autrement dit, il n'y a pas de troupes de combats (soit des unités régulières) mais l'OTAN prétend avoir la preuve que « des russes sont impliqués en premier dans l'entraînement, l'assistance et l'aide ». Le général BREEDLOVE ajoute enfin : "It's less about the exact number, it's more about the fact that there is a great force there that can be exerted if it's required," soit « le problème est moins le nombre et plus le fait qu'il s'agit d'une grande force qui peut être exercée si elle est requise ». Autrement dit nous en sommes à juger des intentions et non des faits. Or, un commandement permanent dans TOUTES les écoles de guerre (et il se fait que j'en connais, pour y avoir enseigné, quelques unes) est qu'il faut juger des capacités d'un adversaire et non de ses intentions probables. En réalité, le Comandant en Chef de l'OTAN admet qu'il n'y a pas de forces russes déployées dans la partie contrôlée par l'insurrection. Il admet aussi que les précédentes déclarations sur les dizaines de chars russes en zone insurgée étaient fausses. Dont acte. Il y a certes des forces à la frontière, et l'on peut de demander en effet ce qui se produirait SI ces forces étaient employées.

Mais, pour l'instant, ce n'est nullement le cas. C'est un point essentiel, qui, il faut le souligner, détruit complètement la thèse du gouvernement français quant à l'attitude de la Russie et qui rend nulle et non avenue notre décision concernant la livraison des BPC de type « Mistral » à la marine russe. La décision de notre gouvernement de suspendre cette livraison nous discrédite profondément, à la fois face aux russes, mais aussi face au reste du monde.

Que des russes soient présents aux côtés des insurgés du Donbass est une évidence que nul n'a jamais niée. Ces russes sont pour certains des volontaires issus de la société civile (et la mobilisation de cette dernière aux côtés des insurgés a été et reste impressionnante aujourd'hui) et pour d'autres des militaires qui ont demandé une permission de 3 à 6 mois. Il est aussi clair que ces volontaires n'ont pu se rendre en Ukraine qu'avec l'accord tacite, et parfois explicite, des autorités locales, et même fédérales. Dans certaines provinces (comme à Smolensk ou à Rostov), le mouvement en faveur des insurgés d'Ukraine a été massif, et il a été freiné par les autorités locales. Mais, ces dernières ne s'y sont pas opposé, et la raison est que la Russie est une démocratie, certes imparfaite, certes avec de nombreux défauts, mais néanmoins un démocratie. Les autorités de Smolensk et de Rostov n'ont pas voulu aller contre le sentiment de leurs électeurs. Au niveau fédéral, il est clair que le Ministre de la défense a donné son autorisation pour que les chefs de corps accordent des permissions de longue durée aux soldats et officiers souhaitant rejoindre les insurgés. Mais, le gouvernement n'a pas envoyé son armée à l'aide des insurgés et ceci est un point capital.

La présence de ces volontaires russes, mais aussi de volontaires venant d'une dizaine de pays d'Europe, de Serbie, de Slovaquie, de Roumanie, de France, d'Italie, et d'Espagne en particulier, doit se comprendre comme une réaction au sort qui a été fait aux populations des zones insurgées.

 

Ces populations ont eu à subir ce que l'on appelle en langage diplomatique « un usage abusif et non légitime de la force militaire » par le gouvernement de Kiev. Ce dernier a eu recours à des raids aériens contre les zones insurgées, soit exactement ce qui fut reproché au gouvernement syrien par notre gouvernement et ce qui a motivé les reproches et la condamnation frappant le gouvernement de Damas. Les bombardements des forces de Kiev ont ciblé des hôpitaux et des écoles. Le silence des « grandes âmes » des intellectuels français fut alors assourdissant, et il faudra nous en souvenir. On peut parfaitement comprendre ce qui a motivé des russes, mais aussi des européens, pour se rendre aux côtés des insurgés. C'est un phénomène similaire à celui des « brigades internationales » dans la Guerre d'Espagne.

Il faut alors comprendre ce profond mouvement de solidarité qui s'est exprimée en Russie envers les insurgés. Il ne s'agit pas seulement d'une réaction au sort qui leur était fait (ou qui leur était réservé) par les autorités de Kiev. Cette réaction de solidarité puise ses racines dans une réaction nationale contre les abus multiples et multiformes des puissances occidentales. Quand vous méprisez une grande nation et que celle-ci se réveille, il faut s'attendre à des moments déplaisants. Encore faut-il pouvoir comprendre ce que signifie le mot Nation, et très clairement ce n'est plus le cas pour certains dirigeants occidentaux. La société russe, et cela va bien au-delà de la propagande du gouvernement qui existe aussi, bien entendu, s'est soulevée contre les prétentions occidentales à détenir une fois pour toute la « vérité » en tout et sur tout. Si l'on ne comprend pas cela, on ne comprend rien à ce qui se passe, à la fois dans l'est de l'Ukraine et en Russie. En fait, aujourd'hui, c'est le comportement arrogant et agressif des dirigeants de l'OTAN qui est le meilleur propagandiste de Vladimir Poutine en Russie. C'est la prétention des dirigeants européens, du moins de certains d'entre eux, à représenter une « exception » en matière de valeurs et de pratiques qui est en train de souder la société russe autour de ses dirigeants.


- Source : Jacques Sapir

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PALESTINE- La militante de la paix Michèle Sibony: "Imposer des sanctions à Israël aujourd'hui est vital pour les Palestiniens"

Tandis que la grande majorité des politiciens ratiocinent, dans les couloirs ou les parlements,  sur "faut-il reconnaitre l'Etat de Palestine ou pas"... un voix s'élève, qui DESIGNE le COEUR du problème, soigneusement éludé depuis... un demi siècle!!!

 

Sur le Huffington

 

La militante de la paix Michèle Sibony: "Imposer des sanctions à Israël aujourd'hui est vital pour les Palestiniens..."

Publication: 28/11/2014 04h53 CET Mis à jour: 28/11/2014 04h53 CET
MICHLE SIBONY

Vice-présidente de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Michèle Sibony, milite pour une solution juste et définitive de la question palestinienne. Elle souligne que la société civile mondiale peut imposer aux gouvernements de changer d'attitude à l''égard d'Israël comme elles ont réussi à le faire pour l'Apartheid en Afrique du sud. A la veille d'un débat à l'Assemblée nationale française sur la reconnaissance de l'Etat Palestinien, elle fait le point pour Al Huffington Post Algérie.

Al HuffPost Algérie: A quelques jours du débat sur la reconnaissance de l’Etat palestinien, de l’anniversaire du plan de partage et de la journée internationale de solidarité avec la Palestine, pensez-vous que l'Assemblée française suivra le mouvement initié, en Europe, par la Suède?

Michèle Sibony: Il est aujourd'hui possible en fonction des déclarations des uns et des autres, de penser que l'Assemblée Nationale et le Sénat, voteront la reconnaissance. Il y a en ce moment un fort lobbying du mouvement de solidarité avec la Palestine dans ce sens. Cela dit, il y a aussi une forte pression contraire.

Il sera intéressant d'analyser les conditions du vote, et ses résultats, cela servira de baromètre à l'état des points de vue vis à vis d'Israël. On pourra ainsi mesurer l'influence de l' opinion française largement scandalisée par les agressions israéliennes continues de ces derniers mois, mais insuffisamment informée ou même désinformée par nos médias, sur les groupes politiques.

On verra plus clairement ceux qui affichent un soutien sans faille à l'État juif et au gouvernement Netanyahu, et ceux qui tout en défendant le plus souvent Israël, mettent en avant la solution des deux États par la poursuite de négociations. Cette dernière antienne correspondant de fait au maintien d'une illusion et d'un statu quo qui nuit gravement aux Palestiniens.

Ces signaux émis à partir de l'Europe, même s'ils ne sont pas toujours contraignants comme le vote du parlement britannique, traduisent-ils une évolution des esprits sur la question palestinienne et, corrélativement, sur ce que certains nomment une impunité reconnue à l'Etat israélien?

Là encore il faut différencier ce que l'on appelle l'opinion, ou la rue, et les politiques. La rue est, en dépit de l'endoctrinement médiatique, et depuis "Plomb durci" notamment, largement favorable à tout ce qui pourra arrêter les agressions israéliennes et obliger à un véritable accord de paix imposé par des sanctions.

Il est probable que cette exaspération de l'opinion devant l'impunité d'Israël ait une influence sur les élus des différents partis de droite comme de gauche. Cela dit, voter pour la reconnaissance d'un État Palestinien n'est pas une sanction, il se pourrait même que cela corresponde à un évitement des sanctions. Le silence politique sur ce qui se passe à Jérusalem en ce moment est à ce titre éloquent.

Au début de la dernière guerre contre Gaza, François Hollande a eu une prise de position de soutien aux attaques qui a suscité de très grandes critiques même au sein du PS. Est-il possible que la France puisse contribuer, aujourd'hui, à la solution des deux Etats ?

La réponse de l'Élysée aux lettres du mouvement de solidarité pour demander le soutien à la reconnaissance, comme les dernières déclarations du ministre des affaires étrangères laissent entendre que François Hollande décidera avec son gouvernement en vertu de son "domaine réservé" éventuellement contre le vote.

Voici un extrait de la lettre reçue de l'Elysée : "Comme vous le savez, la France est convaincue que la voie de la négociation est la seule qui permettra de créer effectivement un État palestinien souverain et viable, vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël. Dans cet esprit, notre pays a appelé à plusieurs reprises les parties à tout faire pour préserver les chances d'une telle relance, en s'abstenant de toute décision incompatible avec le dialogue et de toute mesure remettant en cause la viabilité de la solution des deux États."

Cette réponse reprend les arguments du lobby pro-israélien. Priorité aux négociations, pas de décision incompatible avec le "dialogue "... En d'autres termes, je le répète il s'agit de conserver le statu quo actuel qui est tragique pour les Palestiniens et qui préserve avant tout l'État d'Israël.

Si le projet de loi accepté par le gouvernement Netanyahu est voté au parlement israélien, qui redéfinit en pire la nature juive de l'État, "Etat nation du peuple juif", le gouvernement français sera mis en demeure comme l'UE et les États Unis de se reposer la question du soutien à un État assumé ethnique et d'Apartheid.

L'Opinion internationale, elle, augmentera la pression par les campagnes de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS)

Dans un entretien à LCI, vous avez dit qu'il était temps de faire "accepter des choses à Israël". Au vu de la mainmise américaine sur le dossier, est-il possible de "faire accepter des choses" à Israël?

Vous parlez de main mise américaine, si les Etats Unis sont le principal soutien politique militaire et stratégique, le principal partenaire commercial d'Israël est l'Union Européenne avec des avancées importantes dans les domaines de la coopération scientifique et militaire.

Cette dernière a toute latitude à exercer des sanctions prévues notamment dans son Accord d'Association avec Israël. Or non seulement elle ne le fait pas (alors qu'un vote du parlement européen l'avait déjà demandé en 2002) mais elle a plutôt renforcé ses liens économiques scientifiques et militaires avec Israël.

Certes avec ses recommandations sur la nécessité de distinguer les produits des colonies et les entreprises y travaillant afin de les exclure du bénéfice des subventions européennes, elle a fait un pas sous la pression, mais fondamentalement, et surtout avec les opérations militaires de ces dernières années au Moyen Orient, et contre Daesh aujourd'hui, l'UE se situe dans le camp et le cadre occidental de l'Otan et donc considère qu'Israël est son allié dans la région comme l'Arabie Saoudite.

Imposer des sanctions à Israël aujourd'hui est vital pour les Palestiniens otages de cette situation où ils n'ont rien à "offrir" stratégiquement.

Le système médiatique et le système politique veulent convaincre les peuples de leur impuissance. Nous sommes encore une fois devant la formule du TINA (There Is No Alternative). Si le peuple palestinien n'avait pas résisté depuis 65 ans, on en parlerait aujourd'hui comme des Indiens d'Amérique. Mais si nous voulons qu'il recouvre ses droits, il faut comme contre l'Apartheid d'Afrique du Sud que la société civile mondiale impose à ses gouvernements de changer d'attitude.

 

LIRE AUSSI:

Michelle Sibony sur LCI: "Il est temps d'imposer des choses à Israël" (VIDÉO)

Les vérités sur Gaza de Michèle Sibony de l'Union Juive Française pour la Paix (VIDEO)

BLOG: La conférence d'Annapolis, la Palestine en contrechamps

Bio-Express

Issue d’une famille juive marocaine, Michèle Sibony a grandi en France. Elle a fait ses études universitaires à l’université de Haïfa, en Israël.

En contact avec les féministes militantes contre l'occupation et les mouvements pacifistes et anticolonialistes, elle a rejoint l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP), lors de la deuxième Intifada.

Michèle Sibony est co-auteur de l’ouvrage "À contre-chœur : les voix dissidentes en Israël" (Textuel, 2003) en collaboration avec Michel Warschawski.

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RUSSIE - Top 10 des destinations écolo en Russie

Sur RBTH

Top 10 des destinations écolo en Russie

Nikola-Lenivets, région de Kalouga

Crédit : ITAR-TASS/Sergey Bobylev

Nikola-Lenivets est un parc artistique et une ferme biologique qui accueille régulièrement des festivals d’architecture, des conférences sur les nouveaux médias, des événements scientifiques, des fêtes de musique électronique et des ateliers écologiques. Les invités peuvent camper ou faire du bénévolat dans la ferme, et ce sans avoir à abandonner les douches ou le wifi. Le site comprend aussi un hôtel, un restaurant, un bar et des petites maisons à louer.

Plus d'information sur le site de Nikola-Lenivets

La Fattoria Little Italy, région de Tver

Crédit : ITAR-TASS

Le fromager d’origine italienne Pietro Mazza accueille les invités dans sa ferme de quarante hectares où il possède plus de cent vaches. La première partie de la visite se déroule dans la salle de dégustation, où vous trouverez une sélection de fromages produits dans la ferme. Bien sûr, toute cette nourriture est accompagnée d’un verre de vin italien et suivie d’une lasagne ou d’une crêpe ! Pour tout digérer, les hôtes peuvent passer quelques jours à monter à cheval, traire les vaches et aider au processus de fabrication du fromage. Gardez à l’esprit que Pietro respecte les horaires de la ferme. Le travail débute donc à 4h du matin !

Découvrez plus d'information sur le site italianskaiaferma.ru (en russe).

Bogdarnya, région de Vladimir

Crédit : ITAR-TASS

Cette ferme est considérée par ses propriétaires comme un instrument de promotion de la vie saine, le tout accompagné d’un mélange des meilleures traditions de la vie rurale. Bogdarnya offre une large gamme d’activités comprenant des visites de la ferme, des dégustations de nourriture, des cours de cuisine, des ateliers de fabrication d’aliments et des formations sur l’agriculture destinée aux restaurants. Le but est d’immerger les visiteurs et de les adapter à la vie dans un village russe. Les touristes peuvent loger à l’hôtel de Bogdarnya ou choisir d’aller aux « racines » et de dormir dans une petite maison pittoresque d’un village proche ou une école de village aménagée.

Plus d'information sur le site bogdarnya.ru (en anglais).

Ferme d’élans de Soumarokovo, région de Kostroma

Crédit : ITAR-TASS

Vous voulez communiquer avec l’élan qui sommeille en vous ? Venez alors dans cette ferme expérimentale fondée durant la période soviétique dans la périphérie de Kostroma. Il existe aujourd’hui plusieurs fermes d’élans à travers la Russie, mais celle-là représente la Mecque d’entre elles ! Ici, l’élan parcourt librement les espaces, tout en produisant du lait et du bois de velours. Les visiteurs peuvent apprendre à surveiller ces animaux et boire des petites gorgées de lait d’élan au bar de la ferme. Il est possible de camper avec la permission préalable des propriétaires des lieux, même s’il n’existe pas de véritable accommodation sur le site.

Trouvez plus d'information sur loseferma.ru (seulement en russe) ou moosefarm.newmail.ru (en anglais et en russe).

Ferme équestre d’Olgino, région de Moscou

Crédit : RIA Novosti

Même si le cheval reste la principale activité, le site offre un large éventail d’expériences. Une ferme fournit de la nourriture au café du coin, qui est spécialisé dans les repas villageois conviviaux. La viande d’agneau, d’oie, de canard et de lapin locale est également disponible pour les barbecues. Les visiteurs peuvent notamment se reposer dans le sauna, louer un vélo, aller nager ou pêcher. On peut également profiter du ski et du traîneau tiré par des chevaux en hiver.

Pour plus d'information conseltez le site olgino-tur.ru (en russe).

Village de rennes de Rousskinskaïa, district autonome de Khantys-Mansis

Crédit : Getty Images/Fotobank

Dans ce village situé au milieu de la toundra, à 130 kilomètres de la ville de Sourgout, les visiteurs peuvent nourrir les rennes dans une ferme spécialisée, faire du canoë, pêcher et chasser. Une des principales attractions du village est le musée d’Histoire naturelle, qui propose des expositions sur la vie sauvage locale et les peuples indigènes, représentant plus de la moitié de la population. Rousskinskaïa essaye de maintenir ses traditions à travers la chanson, la danse, la nourriture et les arts manuels, qui y sont disponibles sen abondance.

La vidéo sur Rousskinskaïa (en russe) disponible sur le site russadm.ru.

Ranch Avanpost, région de Moscou

Crédit : Lori/Legion Media

Les jeux de rôles sont les principales attractions du ranch. Beaucoup viennent ici pour se déguiser et réaliser leurs rêves en se prenant pour des cowboys de l’Ouest sauvage ou des nobles sortis chasser accompagnés de chiens de meute leur ouvrant la voie. On peut également organiser des soirées privées avec un maître de cérémonie appelé « Sheriff », de la musique country et de la danse en ligne.

Plus d'information sur le site bezpovoda.ru (en russe).

Parc safari de Primorié, région de Primorié

Crédit : ITAR-TASS/Yuri Smityuk

Dans ce sanctuaire de la vie sauvage, les animaux vagabondent sur les terres du parc comme s’ils étaient dans leur habitat naturel. Les animaux sont séparés en quatre groupes occupant des zones différentes : les tigres, les ongulés, les oiseaux et les carnivores. Le parc est également peuplé d’ours noirs d’Asie et de tigres de l’Amour, ainsi que de renards, de loups rouges, de blaireaux, de sangliers, de chèvres et d’oiseaux. Les touristes peuvent profiter des magnifiques vues sur les tigres à partir du pont ou se rapprocher d’un grand nombre d’animaux plus petits. Le sanctuaire est également un centre de réhabilitation et promeut la connaissance de l’environnement.

Plus d'information sur le site safaripark25.ru (en russe).

Traîneau à chiens dans la région du Kamtchatka

Crédit : Getty Images/Fotobank

Cette excursion promet de vous transformer en « promeneurs de chiens » (ou en conducteurs d’attelages pour utiliser des termes plus officiels) d’ici la fin de votre séjour. Grâce aux visites qui vont d’une demi-journée à un jour complet, les promenades vous emmèneront à travers les magnifiques paysages de la périphérie de la capitale régionale, en passant par les sommets de trois volcans : l’Avatchinski, le Koriakski et le Kozelski. Un piquenique vous attendra au retour au gîte ! Il est également possible de skier.

Trouvez plus d'information sur kamchatkahuskies.com.

Lac Baïkal, région d’Irkoutsk et République de Bouriatie

Crédit : Lori/Legion Media

Les vents vigoureux qui balayent le lac d’eau douce le plus ancien et le plus profond du monde, le Baïkal, ranimeront tout voyageur lassé. Beaucoup de visiteurs viennent admirer le phoque du Baïkal, une des trois seules races de phoques d’eau douce sur la planète. Les scientifiques se demandent encore comment ces animaux sont arrivés aussi loin de l’océan. Les visiteurs peuvent également faire du bénévolat pour l’organisation du Great Baikal Trail, dont le but est de construire et restaurer un sentier qui contournera l’ensemble du lac. En plus de la mise en place du sentier, il existe d’autres projets dont la création d’un parc pour la préservation et la restauration d’un ancien moulin à eau.

Plus d'information sur greatbaikaltrail.org.

Sur le même sujet

10 endroits que vous n’auriez jamais cru se trouver en Russie Les plus belles réserves naturelles de Russie à visiter cet été Lac Baïkal : randonnées le jour et feux de bois la nuit sous le ciel Sibérien

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RUSSIE - Quelques lieux fascinants

Plongée au cœur de l'ancienne Carélie

Coucher de soleil sur le Lac Ladoga. Crédit photo : Shutterstock/Legion-Media

Depuis le XIIe-XIIIe siècle, les terres des Caréliens faisaient partie de la Rus’ de Novgorod. En 1227, les Caréliens se convertirent à l’orthodoxie, puis intégrèrent la Russie. Aujourd’hui, la majeure partie des Caréliens vivent sur le territoire de la République de Carélie (75% de la population). Le peuple carélien émergea dans le district Lakhdenpokhski, un endroit idéal pour la pêche et pour la vie, où les longs fjords pittoresques du lac Ladoga pénètrent loin dans les terres et sont parsemés de petites et grandes îles. Ce district, situé sur la rive nord-ouest du lac Ladoga, se trouve à la frontière avec la Finlande.

Les attaques des États voisins étaient fréquentes, aussi les Caréliens furent contraints de bâtir leurs habitations sur des collines, souvent sur des pentes abruptes difficiles d’accès, afin de pouvoir surveiller de loin l’avancée des troupes ennemies. Ces colonies, qui abritaient également les populations rurales en cas de besoin, furent surnommées linnavuori et linnamäki – forteresses sur les collines. La particularité étonnante de ces lieux réside dans le fait qu’ils conservent de nombreux anciens noms caréliens de rivières, lacs, villes et villages. 


Lakhdenpokhia

Crédit photo : Lori/Legion-Media

Lakhdenpokhia abrite le plus ancien complexe d’habitation des anciens Caréliens qui remonte au Moyen-Âge. Les découvertes archéologiques sont ici littéralement sous vos pieds : les locaux trouvent encore tantôt un bracelet de bronze daté du Xe siècle, tantôt une lance avec une pointe en métal.

Aux IXe—XIIe siècle, Lakhdenpokhia vit naître le peuple de « Corels », l’ancêtre des Caréliens modernes. De nombreuses colonies furent bâties à cette période. Les territoires autour des villages actuels de Kurkijoki, Tiurula et Sortavala (vestiges de la ville de Paaso) étaient parmi les plus peups de la région.

Kurkijoki (en carélien « rivière des grues »), situé à 42 km de la ville de Lakhdenpokhia, est une colonie unique entourée d’anciennes forteresses et de villes en ruines. Parmi les plus célèbres, Linnavuori, Linnamäki et Iaamäki. Le village de Kurkijoki accueille, chaque année au mois de juin, un festival ethnographique « Berceau du peuple carélien » (Karjalan kansan pesa).

Certains monuments de l’antiquité ne sont visibles que lorsque le niveau du lac Ladoga baisse. C’est le cas, par exemple, d’un pont en pierre situé à trois kilomètres de Kurkijoki, sur la petite île  Kannansaari. Jusqu’au XVIe siècle, l’île accueillait un monastère qui fut ensuite détruit par les Suédois. Les moines noyèrent les biens de l’église de l’autre côté du détroit et transportèrent les cloches à Ladoga. En 2000, une croix commémorative a été installée et consacrée sur Kannansaari en mémoire du monastère détruit.

Les vestiges de l’ancienne ville de Kuuppala, naguère célèbre pour ses habiles chasseurs de faucons, abrite la « Montagne de glace » Iaamäki. La gorge située sur son versant nord est recouvert de glace jusqu’à la fin de l’été. La montagne est haute, un panorama superbe s'offrant depuis son sommet. Les vestiges de l’ancienne ville avec ses longs remparts défensifs y sont bien conservés.

La forteresse de Paaso est une célèbre fortification des anciens Caréliens. Une vue imprenable s’ouvre depuis le sommet abrupt de Paaso sur la rivière Helyulyanyoki et ses vallées profondes suivies de petites montagnes qui se succèdent de façon rapprochée. Naguère, Paaso surplombait des terrains cultivables, les rivières reliaient les villages au lac Ladoga et aux districts intérieurs reculés. Mais au XIIIe siècle, Paaso, probablement détruit par les Suédois, fut abandonné par ses habitants. 

Vous pouvez rejoindre Sortavala en bus depuis Petrozavodsk (distance - 284 kilomètres) ou en transport privé depuis Valaam, situé à seulement 40 kilomètres.

Le district Poudojski

Crédit photo : Shutterstock/Legion-Media

Le district Poudojski est un autre territoire des anciens Caréliens dont la visite est captivante. C’est ici, sur le lac Onega, qu’au lever et au coucher du soleil, le « Livre de pierre du Nord » s’ouvre devant les rares voyageurs – une multitude de pétroglyphes apparus il y a six à sept mille ans, avant les pyramides égyptiennes.

Les pétroglyphes de Carélie sont soigneusement réalisés dans des endroits d’une beauté époustouflante : sur de grands rochers plats, sur des îlots au milieu de la forêt. Plus de 1 200 images sont parsemées sur 21 kilomètres, depuis l’embouchure de la rivière Volda jusqu’aux îlots Petit et Grand Turia. Les pétroglyphes représentent la pêche et la chasse aux cerfs, des scènes de la vie quotidienne.

Les caps Peri Nos et Bessov Nos concentrent le plus grand nombre de pétroglyphes. Le nom de ce dernier (« nez du démon ») n’est d’ailleurs pas anodin : une image de mi-homme mi-démon orne un rocher du lac Onega, son corps est traversé par une fissure dans la pierre. La légende dit que celui qui regarde l’image de 2,5 mètres peut soit perdre la tête, soit s’attirer des tas d’ennuis. Mieux vaut donc ne pas être trop curieux !

Bien que considérés comme des lieux paranormaux, les pétroglyphes de Carélie apportent cependant force et vitalité. Il faut bien croire en leur énergie positive pour  parcourir le chemin si difficile menant à ce lieu incroyable.

Pour admirer les pétroglyphes, vous devrez emprunter un bateau depuis Petrozavodsk jusqu’au village Chalski. La pêche est pratiquée activement dans le village, ainsi les bateaux de pêche privés ne manquent pas. Ils vous transporteront jusqu’aux caps Beli Nos, Gaji, Kladovets ou Peri Nos. En voiture, vous pouvez rejoindre la ville de Poudoj, puis laisser votre voiture dans le village Korchevo. Au bout d'une chemin de 15 kilomètres détrempé par la pluie, les pétroglyphes ne sont souvent accessibles qu’à pied.

Le lac Onega

Crédit photo : TASS

Si les pétroglyphes de Carélie se refusent à vous, prenez la direction du nord, pour admirer les pétroglyphes de la mer Blanche. Ici, les Caréliens laissèrent une image d’un skieur avec un seul ski sur toute la longueur de la roche. On considère qu’il s’agit là de la première mention du sport alpin au monde.

Si vous poursuivez votre découverte du district Poudojski, vous ne pouvez éviter le lac Onega, principal lac des anciens Caréliens, mais aussi des Européens modernes. C’est le second lac d’eau douce en Europe, son eau est, à bien des égards, plus pure que celle du lac Baïkal. Peu profond (seulement 120 mètres contre 1 642 mètres de profondeur maximum pour Baïkal), le lac Onega est alimenté par plus de 110 rivières et, comme Baïkal, n’a qu’un seul émissaire – le Svir.

Le contour étroit et allongé du lac est bordé par des rives rocheuses qui forment de nombreux îlots. Le paysage est rude, romantique et même fabuleux. Relisez Kalevala, scrutez la forêt dense qui semble se refléter sur la surface de l’eau et vous aurez l’impression de voir le maître de la forêt Tapio et son épouse Mielikki passer entre les pins, clés des réserves et des granges forestières à la main.

Le monastère pour hommes de Mourom, fondé en 1350 par Lazare de Mourom, s’installa sur la rive orientale du lac Onega. La relique de Lazare est conservée près de l’autel de la cathédrale du Précurseur qu’il fonda également. En 1918, le monastère fut fermé et n’a été reconstruit qu’en 1991.

Le village Kalevala

Crédit photo : Lori/Legion-Media

Les rives nord-ouest de Ladoga sont une autre patrie des Caréliens, qui recèle le village légendaire de Kalevala, jadis nommé Oukhta. C’est ici que le grand voyageur et célèbre spécialiste de poésie épique carélienne et finnoise Elias Lönnrot recueillit scrupuleusement les contes et les chants des anciens Caréliens, transmis de génération en génération. La tradition runique du nord de la Carélie est vieille de plusieurs siècles, mais c’est grâce à Kalevala que la culture runique des villages caréliens fut conservée jusqu’à nos jours et acquit une célébrité mondiale.

Les runes recueillies par Elias Lönnrot remontent au milieu du 1er millénaire. On ne les chantait pas sans raison, mais en tricotant ou en tissant, en cueillant des baies ou en préparant les hommes pour un voyage. Les femmes locales conservaient et transmettaient les runes sur les héros de Kalevala, mais en inventaient également sur leur vie quotidienne. Ainsi, au XXe siècle, des chants sur la vie de kolkhoze et sur le voyage de Youri Gagarine dans l’espace virent le jour. Le musée des chanteurs de runes de Kalevala s’est installé dans la maison de Maria Remchou, la plus célèbre barde.

Aujourd’hui, l’esprit de Kalevala est transmis par les vieilles femmes caréliennes. Elles portent des costumes nationaux, chantent des chants anciens et en inventent de nouveaux.

La tradition des anciens Caréliens est également conservée à Kalevala – on y fabrique de la vaisselle, des fleurs et des couvre-chefs pour le banya à base de d'écorce de bouleau. Le banya chauf à la fumée occupait une place spéciale dans la vie des Caréliens. Il servait à se laver, mais aussi à accomplir des rituels magiques. Le banya était un lieu tabou, aussi, il fallait y parler à voix basse et veiller à sa propreté. Il était même interdit d’y laver les vêtements. 

Les artisans locaux fabriquent même des chapelles – amulettes avec l'écorce de bouleau. Les Caréliens pensent que lorsqu’on fonde une famille, il faut bâtir sa maison et, à la naissance d’un enfant, y percer une fenêtre.

Kalevala préserve également le pin d’Elias Lönnrot – c’est sous ce pin qu’en 1834-1835, il notait les runes des chanteurs caréliens. 

Vous pouvez rejoindre Kalevala par la gare de Kem, puis il faut parcourir 180 km en transport privé jusqu’au village de Kalevala. Depuis Petrozavodsk, un bus part tous les jours pour Kalevala. La durée du voyage est de 9-10 heures.

Olonets

Crédit photo : Lori/Legion-Media

La seule ville de Carélie où les Caréliens sont majoritaires est le district d’Olonets. L’itinéraire le plus fréquenté traverse les petits villages du sud de Carélie, qui conservent encore les anciennes coutumes d’Olonets. Vous traverserez le village des joailliers de Yurgelitsu, le village des chasseurs et des pêcheurs de Kuiteža, ainsi que la Grande Selga avec ses anciennes isbas caréliennes. Fait intéressant, chaque village avait son protecteur, célébré tous les ans.

Olonets est considéré comme la ville la plus riche en festivals. En automne, on y organise un festival de la poésie carélienne et du costume national, en hiver, on y sélectionne Pakkaine, le Père Noel carélien qui, en réalité est plutôt un jeune garçon espiègle. Au printemps, le village accueille le festival « Olonia – capitale des oies », et en été, la « Parade des vaches » laitières.

Depuis Petrozavodsk, vous pouvez rejoindre Olonets en train ou en bus, 153 kilomètres. Depuis Saint-Pétersbourg, des trains directs et des bus vous y amèneront également (148 kilomètres).

 

 

 

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A la veille du G20 de Brisbane - Poutine : « Les sanctions nuisent à l’économie mondiale »

Sur RBTH

Poutine : « Les sanctions nuisent à l’économie mondiale »

 

Poutine : « Les sanctions nuisent à l’économie mondiale »

Crédit photo : Mijaíl Kleméntiev/RIA Novosti

Vous allez participer au prochain sommet du G20. Son format est-il encore pertinent et d’actualité? Est-il normal que les pays du G20, qui se regroupent en vue de coopérer et de développer l’économie mondiale, puissent adopter des sanctions contre l’un de ses membres?

Vladimir Poutine : Si ce format est pertinent ? Je pense qu’il est. Pourquoi ? Parce que le G20 est un lieu, une plateforme où il est possible de se rassembler, de dialoguer et d’aborder à la fois les relations bilatérales et les problèmes mondiaux, et d’essayer d’atteindre au moins une compréhension mutuelle sur le fond du problème et sur la façon de le résoudre, d’élaborer des pistes de travail ensemble. C’est ce qui me semble le plus important. Espérer que tout ce qui serait dit sera fait est totalement irréaliste. Ces décisions n’ont aucun pouvoir contraignant. Dans une certaine mesure, elles seront négligées.

C’est le cas lorsqu’une décision ne va clairement pas dans le sens des intérêts d’un État, en particulier lorsqu’il s’agit des intérêts des acteurs mondiaux. Par exemple, la décision de renforcer le rôle des économies émergentes au sein du FMI via la redistribution des quotas, adoptée lors d'un sommet du G20, a été bloquée par le Congrès américain, point. Et les négociateurs, nos partenaires, nous disent : nous l’aurions fait avec grand plaisir. Nous avons signé, nous avons pris cette décision, mais le Congrès ne veut pas l’aimdopter. Voilà ce qui se passe.

Néanmoins, le fait même que cette décision ait été formulée et que tous les participants de la vie internationale aient pu s’accorder, dans le cadre du G20, sur le fait que cette décision est juste et bonne, et qu’elle correspond aux réalités actuelles, est déjà une façon de conditionner l’opinion publique internationale et celle des experts, et ce facteur doit être pris en considération.

Et le fait même que le Congrès américain ait rejeté la loi indique que les États-Unis s’écartent de l’approche globale des problèmes auxquels est confronté la communauté internationale. Seulement, personne ne semble s’en souvenir. Certains capitalisent sur leur monopole des médias pour étouffer cette information, pour produire une impression qu'elle n’existe apparemment pas. Vous comprenez, tout le monde parle des problèmes actuels, y compris des sanctions contre la Russie, mais en réalité, sur le plan international, les Etats-Unis n’appliquent pas les décisions du G20. C’est d’ailleurs quelque chose de fondamental.

Mais cela ne veut pas dire que ce format est inutile, comme je viens de l’expliquer. Au contraire.

Faut-il rendre ces décisions contraignantes ?

C’est impossible. Vous savez, aucune décision internationale ne peut être contraignante. Sauf, bien sûr, les décisions prises par le Conseil de sécurité dans le cadre de la sécurité internationale. Mais c’est le résultat d’un travail de longue haleine, mené à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. S’imaginer qu’aujourd’hui, les pays puissent mettre en place de tels mécanismes capables d’assurer l’application des décisions, notamment dans le domaine économique, est tout simplement irréaliste. Mais encore une fois, ces décisions comportent tout de même un caractère politique, économique et moral. Ce qui n’est déjà pas si mal.

Maintenant, concernant le fait que certains pays du G20 prennent des sanctions contre la Russie, c’est bien sûr contraire au principe même de fonctionnement du G20. Et c’est contraire non seulement au fonctionnement et aux principes de travail du G20, mais aussi au droit international, parce que les sanctions ne peuvent être prises que par le Conseil de sécurité de l’Onu.

J’irai plus loin en disant que c’est même contraire aux principes de l’OMC et à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce, plus communément appelé GATT. Les États-Unis, qui sont à l’origine de cette organisation, violent aujourd'hui ses principes. C’est nuisible, et bien sûr, cela porte atteinte à notre pays. Mais ce comportement leur nuit également parce qu’en fin de compte, il porte atteinte à l’ensemble du système des relations économiques internationales. J’espère et je pars du principe que tout le monde le comprendra un jour et que cette époque sera révolue.

Le G20 connaît désormais un certain rapport de force : d’un côté il y a le G7, de l’autre, les pays du BRICS et d’autres États qui se sont joints à eux.  En se basant sur le fait que, comme vous l’avez dit, chacun défend ses propres intérêts, comment évaluez-vous ce rapport de force : s’agit-il d’un désaccord duquel naît la vérité, ou bien annonce-t-il le retour d’une confrontation entre deux blocs ?

D’abord, je pense qu’il serait préjudiciable que des blocs se forment à nouveau. Ce n’est absolument pas constructif, c’est même nuisible à l’économie mondiale. Car c’est bien d’économie dont nous parlons maintenant ?

Une économie qui s’immisce de plus en plus dans la politique.

C’est vrai. Mais le G20 reste avant tout un forum économique. Et je propose de recentrer sur ce point le sujet de notre entretien. Voici ce sur quoi je voudrais attirer l’attention : j’ai déjà parlé de l’OMC qui s’est dotée de ses propres règles du jeu. Un mécanisme comme le FMI a été créé. Des discussions sont en cours pour améliorer les mécanismes financiers internationaux et les relations commerciales.

Savez-vous que le Cycle de Doha sur les négociations commerciales entre les membres de l'OMC est actuellement au point mort. Pourquoi ? À cause des différentes approches et intérêts qui existent entre les économies émergentes et développées. D’autant que le premier connaît un déséquilibre au niveau de ses capitaux, tandis que le second, un déséquilibre de ses flux commerciaux. Les économies développées disposent de beaucoup de capitaux libres, et se pose alors la question de leur placement à l’étranger, dans un endroit qui soit à la fois efficace, fiable et sûr, pour générer un certain profit qui constituera une source de revenu supplémentaire. C’est pourquoi ils exportent leurs capitaux, quand les pays émergents créent les flux commerciaux. Les uns ont besoin d’être sûrs que leur capital sera placé en toute sécurité, tandis que les autres, qui accueillent ces capitaux, doivent être certains que les règles du jeu ne vont pas changer en fonction des aspirations de celui qui exporte le capital, notamment pour des raisons politiques.

Mais tout le monde doit comprendre que l’économie mondiale et la finance sont aujourd’hui exclusivement dépendantes l’une de l’autre. Et dans notre cas, par exemple, les partenaires ont limité l’accès de nos institutions financières aux marchés financiers internationaux, nos institutions financières qui financent nos entreprises, qui, elles-mêmes, achètent des produits finis à ces mêmes économies émergentes, contribuent à sauvegarder l’emploi et les services sociaux de ces pays-là, et contribuent à leur croissance économique.

Si nous ne le faisons pas, il y aura des conséquences. Je parle de choses fondamentales qui ne sont peut-être pas visibles du premier coup.

Grâce au travail commun réalisé en coopération avec l’Allemagne, nous avons réussi à créer 300 000 emplois. Mais s’il n’y a plus de commande, ce sera fini. Et sans doute se convertiront-ils, mais encore faut-il savoir dans quoi. Ce n’est pas si simple.

C’est pourquoi il faut résoudre ces questions et ces difficultés (et elles sont nombreuses) ensemble. Mais si nous choisissons une autre voie… Maintenant, les États-Unis parlent de créer deux nouvelles unions : l’une transatlantique, l’autre, transpacifique. S’il s’agit de deux clubs fermés, elles finiront par renforcer le déséquilibre de l’économie mondiale. Ce que, bien sûr, nous ne souhaitons pas. Nous souhaitons travailler en coopération. Or ces questions ne peuvent être résolues qu’ensemble.

Il y a encore 50, 30, voire 20 ans, la situation était différente. Pourquoi suis-je si confiant lorsque je dis que nous ne pouvons résoudre efficacement ces questions qu’ensemble ?  En terme de parité de pouvoir d’achat, le PIB cumulé des BRICS dépasse celui des pays du G7 : il est, je crois, de 37 400 milliards de dollars pour les pays du BRICS contre 34 500 pour les pays du G7. Alors maintenant il faudrait dire: « Non, nous allons ici faire séparément ceci ou cela, et vous, là-bas, faites comme vous voulez » ? Nous n’obtiendrons rien, mis à part un déséquilibre. Si nous voulons résoudre les problèmes, nous devons le faire ensemble.

En ce moment, on parle de la formation d’un nouveau G7 qui comprendrait justement les BRICS, l’Indonésie, la Turquie et le Mexique. Pensez-vous que ce nouveau « Groupe des Sept » a de l’avenir?

Je l’ai déjà dit : nous devons résoudre les problèmes ensemble, parce que tout est lié dans le monde actuel et, si l’on doit créer des unions régionales à l’image de celles que nous créons avec la Biélorussie et le Kazakhstan, ou l’Union économique eurasienne, elles ne doivent venir que compléter les instruments internationaux déjà existants, selon les règles internationales établies.

 

 

 

 


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À Nijni Novgorod, des volontaires accompagnent les gens après la tombée de la nuit

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Sanctions: un jeu "perdant-perdant" (expert français)

Sur RIA RU

 

Sanctions: un jeu "perdant-perdant" (expert français)

Dossier: Sanctions contre la Russie

Sanctions: un jeu "perdant-perdant" (expert français)
15:09 28/11/2014
MOSCOU, 28 novembre - RIA Novosti

Les sanctions imposées par l'Occident à l'encontre de Moscou ont nui tant à l'Europe qu'à la Russie, estime Gilles Rémy, expert français en matière de commerce mondial et de soutien aux exportations.

"Je pense qu'aujourd'hui au niveau européen on a compris que les sanctions n'avaient aucun impact et que c'était un jeu "perdant-perdant". L'Union européenne a inventé quelque-chose d'assez extraordinaire: c'est que tout le monde perd, sauf les Etats-Unis", a déclaré M.Rémy lors d'une visioconférence Moscou-Paris organisée par RIA Novosti.

"Je pense qu'aujourd'hui tout le monde a conscience du fait que nous payons aussi cher que la Russie le résultat des sanctions, que les sanctions n'ont strictement aucun effet sur la politique étrangère russe, et que les sanctions ne font que renforcer la cohésion de la population russe", a expliqué l'expert.

Suite à l'adhésion de l'ex-péninsule ukrainienne de Crimée à la Fédération de Russie à l'issue du référendum du 16 mars 2014, l'UE et les Etats-Unis ont imposé plusieurs trains de sanctions à l'encontre de Moscou visant plusieurs personnalités, banques et entreprises russes.

Moscou a riposté en imposant un embargo sur les denrées alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'UE, de l'Australie, du Canada et de la Norvège.

 

 

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Sanctions adoptées contre la Russie et mesures de rétorsion

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Mistral: "vrai problème de crédibilité" pour la France (expert)

Sur RIA RU

 

 

Mistral: "vrai problème de crédibilité" pour la France (expert)

Dossier: La Russie achète un BPC Mistral

"Mistral"
14:04 28/11/2014
MOSCOU, 28 novembre - RIA Novosti

La non-livraison des BPC Mistral commandés par la Russie serait susceptible de saper la confiance accordée à la France en tant que partenaire d'affaires, estime Gilles Rémy, expert français en matière de commerce mondial et de soutien aux exportations.

"Le préjudice financier que nous connaîtrions si nous ne livrons pas les bateaux serait bien inférieur au préjudice pour nos exportations et pour notre industrie de défense. Vous savez que la France est en situation financière et budgétaire difficile, et donc elle doit exporter (…). En France, tous les grands industriels de l'armement ont conscience que la non-livraison nous poserait un vrai problème de crédibilité", a déclaré M.Rémy au cours d'une visioconférence Moscou-Paris organisée vendredi par RIA Novosti.

Dans ce contexte, compte tenu des risques liés à l'éventuelle non-livraison de porte-hélicoptères, il y a lieu d'espérer que Paris finira par remettre les bateaux à la Fédération de Russie, prétend M.Rémy.

© RIA Novosti. Grigory Sysoev

"Il est évident que, quel que soit le pays, on ne peut pas conditionner la vente d'un armement à son utilisation future ou à une appréciation qu'on aurait de sa politique internationale. Le préjudice pour nous serait très important, et c'est pourquoi je ne peux pas croire que nous n'allons pas livrer les bateaux, je reste optimiste", conclut l'expert français.

Mardi 25 novembre, le président français François Hollande a suspendu la livraison à la Russie d'un premier bâtiment de projection et de commandement (BPC) de classe Mistral, considérant que la situation actuelle dans l'est de l'Ukraine ne permettait toujours pas la livraison du premier BPC.

 

 

 

 

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Bâtiment de projection et de commandement Mistral

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AVAAZ est aussi un média de propagande sournoi

Sur INFO RESISTANCE

AVAAZ est aussi un média de propagande sournoi

Beaucoup de personnes reçoivent des mails de l’ONG « avaaz.org ». Ces mails sont présentés sous forme de pétitions. Le nombre de signataire est toujours très important.

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale internationale d’activisme en ligne, fondée en 2007. Se présentant comme une « communauté démocratique supranationale », Avaaz encourage les citoyens du monde entier à se mobiliser sur diverses questions internationales, portant du respect des Droits de l’homme aux changements climatiques. Active dans 14 langues, Avaaz revendique, en septembre 2012, plus de 16 millions de membres (pétitionnaires)1répartis dans 194 pays2Ricken Patel en est le directeur exécutif.

Bon c’est bien gentil tout cela, mais certaines demandes de pétitions deviennent des armes de lobbyings dangereuses, notamment lorsqu’il s’agit de justifier des intervetions militaires en Libye, Syrie….  Un matin, nous avons reçu un mail pour nous inciter à signer une pétition dont la nature est la suivante : Signez la pétition pour empêcher le gouvernement du Bangladesh de prendre le contrôle de La Banque Grameen.  Au pretexte que celle ci est différente de Wall Street. Ah bon ? Je vous propose d’écouter ce qu’en dit le Big Boss de la Grameen Bank Muhamad Yunus.  (source)

2012-10-10 000208

« Je ne vois pas en quoi elle est différente. Cette banque fait du micro crédit avec des taux d’intérêts pouvant atteindre 20 à 40 % ». On voudrait nous faire croire que prêter des petites sommes à des pauvres avec des supers intérêts est une avancée formidable. Quelle plaisanterie! Je rappel à l’auteur de cette pétition que la crise des « subprimes » c’était le même principe. Les banques prêtent aux américains pauvres de quoi acheter une maison avec un super taux d’intérêt variable. Comme une partie de ces pauvres américains finissent par ne plus pouvoir rembourser, la banque récupère la maison et les emprunteurs sont ruinés. Le micro crédit de Muhamad Yunus au Bangladesch et qu’on veut nous imposer, c’est exactement la même chose, la banque prête à des pauvres paysans une modique somme à rembourser avec au moins 20 % d’intérêts.

La Grameen Bank se vante de préter à 96 % de femme et de permettent à 65 % d’entre elles de sortir de la précarité.  Ou encore d’avoir confier le conseil d’administration à des emprunteuses de la Bank. Des emprunteuses (dont 80 % sont illettrés)  qui seront d’une grande reconnaissance à leur bienfaiteur PDG Muhamad Yunus qui détient en fait le contrôle de cette institution. D’ailleurs ces 9 femmes partant de zéro sont aujourd’hui détentrice de 75 % des actions et de 96% des capitaux (soit 800 millions de dollars) (4). Elles ne sont plus ces femmes pauvres qu’on nous présente. Elles sont devenus bon gré, mal gré, des spéculatrices de la misère. Car un prêt à 1 ou 20 % d’intérêt reste une escroquerie intellectuelle et mathématique du même ordre que de dire 1 + 1  = 3.

Alors oui !  cela à l’air « génial » de prêter aux pauvres, on a l’impression de les sortir de la mouise. Mais il y a un « piège ».  Si dans un village de 50 personnes vous prêtez de l’argent qu’il faut rendre avec 20 à 40 % d’intérêt, au final, le village s’appauvri car le bénéficiaire du prêt par son action va capter une partie de la richesse du village pour la transférer à la banque. Si vous voulez approfondir, nous avions fait un autre article critique sur le micro crédit version Attali. Mais en résumé, l’argent ne doit SURTOUT PAS être mis à disposition avec des » intérêts ». Une véritable action économique humaine consiste à prêter sans intérêt et ou à donner directement l’infrastructure manquante. (tracteur, puits, outils, vaches….) Car après tout, en 2008 c’est plus de 2000 milliards que les Etats ont donner aux banques !

Avec 865 Taka au départ en 1976, la Graneen Bank dispose aujourd’hui d’un capital de 800 millions de dollars. Il est plus fort que Jésus ce Yunus, il a multiplié l’argent ? Pas du tout, c’est facile à comprendre. Prétez 100 € à un paysan, et demandez lui de rendre 120 €. Puis recommencez à préter 120 € à un autre paysan auquel vous demandez de rembourser 150 €…. et ainsi de suite…. plus cela avance et plus vous récupérez une masse d’argent grandissante…. mais le piège… c’est de savoir d’ou vienne ces 50 € que vous avez acquis en plus de 100 € de départ ? La réponse est simple, il provienne de l’économie réelle à laquelle vous avez prélever 50 €. Il y a donc 50 € de moins dans le circuit économique du village local. Finalement les 2 emprunteurs vont peut être se sortir de la misère avec leurs petits commerces, mais ils ont contribué à appauvrir la communauté de 50 €, tout en s’accaparant une partie de la masse monétaire. Les anciens pauvres sont remplacé par d’autres pauvres encore plus pauvres, c’est une compétition sans fin à laquelle se livre les paysans du village et ou le seul vainqueur est le banquier usurier. Voilà ce qu’est le micro crédit, une déclinaison du principe de l’argent dette. (voir documentaire Argent Dette).

Sortir les pauvres de la misère c’est bien, mais cela ne doit pas se faire au détriment des autres. En réalité le micro crédit ne peut que déplacer la pauvreté et non l’éradiquer. Il n’est pas possible d’attribuer au micro crédit le recule de la pauvreté, c’est un raccourci intellectuel fondamentalement faux et difficile à entendre pour ceux qui comme moi y ont cru à une époque. Le micro crédit est une fausse bonne solution. Ce dernier doit impérativement être remboursable sans intérêt, ou se traduire par un aide matérielle.

Pourquoi le gouvernement du Bangladesh veut prendre le contrôle de cette « noble » banque qui ne prête qu’aux pauvres (fait de la misère son business). 

L’objectif ne répond probablement pas à  cette vision manichéenne qui consiste à montrer le gouvernement comme un diable qui va couper son aide pour les pauvres. C’est ce que nous laisse comprendre l’appel à pétition d’AVAAZ.  Voici une explication disponible dans la presse de base (Le Monde (1)) :

Le président du Bangladesh, Zillur Rahman, est à l’origine de cette loi, qu’il a fait adopter par décret présidentiel, mercredi 22 août, et qui confère au président de la banque, choisi par le gouvernement, le pouvoir de nommer un nouveau directeur général en remplacement de M. Yunus. En vertu de cette loi, le président de la banque constituera, à la place du conseil d’administration, un comité de sélection – composé de douze membres, dont neuf femmes clientes de cette banque en faveur des pauvres – pour choisir le nouveau directeur général.

De plus vous devez savoir que la Grameen Bank détient des actifs d’entreprises privées  comme : Graneen Bien Etre, Grameenphone (téléphonie), Grameen Danone Foods (yaourts) et Grameen-Veolia (approvisionnement en eau potable). Ces filiales sont les bases d’un processus de privatisation et d’un monopole rampant. L’eau potable ne doit pas être payante. Faire payer l’eau c’est comme faire payer l’air que vous respirer, confier l’eau à des boites privées c’est une dérive que le Bangladesh semble vouloir éviter. (2, 3).

Grameen Veolia se présente comme un héros qui amène l’eau potable, elle prétend vendre son eau 100 fois moins cher que l’eau en bouteilles… (en France l’eau est 100 à 200 fois moins cher que l’eau en bouteille).

 

Quelle est la politique du gouvernement :

L’Awami League, aujourd’hui présidée par Sheikh Hasina Wajed est à l’origine du mouvement qui a conduit le pays vers l’indépendance en 1971. Son idéologie socialisante et laïque en avait fait le parti des minorités et de la « gauche »

Après la tenue des élections générales de décembre 2008, cinq priorités ont été définies par le nouveau gouvernement : stabilité macroéconomique et lutte contre la hausse des prix des produits de base ; lutte contre la corruption ; programme d’investissement public quinquennal ambitieux dans l’énergie et les infrastructures ; lutte contre la pauvreté et les inégalités et amélioration de la gouvernance. (5)

Le gouvernement du Bangladesh semble se battre contre la création de monopole privée. Il est évident qu’il ne faut pas laisser la création monétaire, l’accès à l’eau entre les mains de prédateurs financiers, c’est pourtant ce qui se passe partout dans le monde et personne ne semble s’en rendre compte.

Vous voyez, le véritable enjeu autour de cette banque de micro crédit, c’est en fait de prendre le contrôle d’un organisme de crédit qui loue l’argent capter à partir de l’économie réelle. Il s’agit de donner le contrôle de cette banque non plus à des  intérêts privés mais à des intérêts communs qui défendent les pauvres, un peu comme l’avait le Front Populaire avec la Banque de France en 1936 en remplaçant les administrateurs privées spéculateurs par des fonctionnaires d’Etat. (voir notre article sur l’histoire de la Banque de France) Les banquiers et leurs sbires politiciens ont horreur de voir les pays prendre le contrôle des banques. Voyez ce qu’en dit l’hystérique Hillary Clinton :

Hillary Clinton, avait exhorté le pays à faire en sorte que l’indépendance de l’organisme soit respectée, lors d’une visite à Dacca, en mai dernier. « J’espère que la Grameen Bank va poursuivre son bon travail pendant encore longtemps. J’espère que le processus pour nommer un nouveau directeur général indépendant et respecté sera mené de façon efficace et transparente »,

Les banquiers utilisent le mot INDÉPENDANCE pour justifier le fait qu’ils ne reçoivent d’ordres d’aucun gouvernement et ne doivent rien aux peuples La Banque Centrale Européenne est indépendante. Comprenez, elle est privée, n’a pas d’ordre à recevoir des pays d’Europe, ni d’aucune institution, elle fait le nécessaire pour défendre les intérêts de ces clients banquiers privés. Or cette indépendance est une des clefs de notre impuissance, une des clefs de tous les maux de la terre, car la BCE peut en une heure sortir de son chapeau magique 500 milliard d’euros qu’elle va préter avec intérêt. Pour comparaison, la FAO estime qu’il suffirait de 100 milliard pour résoudre la faim dans le monde manière définitive en équipant les paysans de moyen d’irrigations, de retenus d’eau, d’outils adaptés, d’espace de stockage et de conservation des aliments.

Qui est Jamie Choi qui nous a envoyer ce mail en tant que directrice de campagne….ou la la ! c’est intéressant. De même qu’il faut s’intéresser au parcours du Patel Ricken qui est le directeur exécutif d’AVAAZ.

Jamie Choi directrice de campagne d’Avaaz sort des écoles qui forme les élites à la création d’une gouvernance mondiale (anti démocratrique bien entendu, car élitiste)

Jamie Choi a aussi été activiste chez Greenpeace, qui comme nous l’avons constaté est un acteur du processus de gouvernance mondiale. Elle est certainement convaincue, honnête intellectuellement, mais elle n’a pas pris le temps de s’informer en détails sur le micro crédits, sur la politique du gouvernement du Bangladesh  elle n’a certainement pas compris le principe de création de l’argent et l’illégitimité de payer des intérêts. Elle se contente de répéter ce qu’elle à lu dans la citadelles médiatiques. Nous avions aussi fait cette même erreur à une époque. Le plus dure est de reconnaître s’être planté, car cela implique un effondrement de paradigme qui peut être brutal.

Quant au directeur exécutif d’AVAAZ Paul Ricken

est un citoyen anglo-canadien, ancien consultant pour l’International Crisis Group1, l’Organisation des Nations Unies, la Fondation Rockefeller, l’Université de Harvard2, la Fondation Gates, CARE International et « l’International Center for Transitional Justice », en Sierra Leone, au Libéria, en Afghanistan, au Soudan et à New York et co-directeur de Faithful America3. Il est membre du Think Tank « Res Publica » et connu pour avoir promu l’ONG Avaaz.org4 dont il est le « directeur exécutif »5,6,7.

Il a été déclaré Ultimate Gamechanger in Politics (un de ceux qui bousculent le mieux la donne politique) en 2009 par le Huffington Postet Young Global Leader (jeune leader global) par le Forum économique mondial8

Il détient une licence du Balliol College (formation orienté social libéralisem, dont un des père fondateur est Adam Smith, l’inventeur du Libéralisme), Université d’Oxford et une maîtrise en politique publique de l’école d’étude politique de la John F. Kennedy School of Government.

Vous l’aurez compris nous ne signerons pas cette pétition, le micro crédit ne fait que déplacer la pauvreté, il n’est que le prolongement du principe de l’argent dette qui enchaîne l’humanité à des banquiers exigeant des intérêts sur de l’argent qui n’existe pas. Jean Ziegler le rappel, il suffit de 100 milliards pour résoudre le problème de la faim dans le monde, il n’en faut pas beaucoup plus pour sortir les pauvres de la misère. Tous n’est qu’affaire de prise de conscience et de volonté politique. Nous ne vivons pas une crise économique, mais une crise de conscience, une crise de compréhension du monde tel qu’il nous ai dissimulé.

AVANT DE SIGNER LES PÉTITIONS AVAAZ, VÉRIFIEZ L’INFORMATION EN UTILISANT DES MÉDIAS ALTERNATIFS QUE VOUS TROUVEREZ DANS GOOGLE RECHERCHE, MAIS PAS DANS GOOGLE ACTUALITÉ QUI NE RECENSENT QUE LA CITADELLE MÉDIATIQUE.

 

 

Vidéo utile micro – crédit : 

http://videos.tf1.fr/jt-20h/rien-ne-va-plus-au-pays-du-micro-credit-6305586.html

Lire d’autre critiques de AVAAZ :

http://sos-crise.over-blog.com/article-avaaz-pour-qui-roule-t-il-reellement-opinion-d-un-lecteur-et-d-eva-r-sistons-73929530.html

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/avaaz-cyber-actions-et-cybermanifs-108133

Notes :

La fondation Rockfeller est une organisation mondialiste qui vise à installer un gouvernement mondial élitiste qui s’affranchie de la souveraineté des peuples. Ainsi, les décisions concernant votre santé, vos impôts  l’environnement etc… seront prises en haut lieu par des technocrates non élus, hors contrôle démocratique et sous contrat avec des sociétés transcontinentales issues de la finances, de la pétrochimie, de l’industrie pharmaceutique et des marchands de canon. Cette fondation en cache pas ses objectifs, et il est étonnant que personne n’en parle parmi nos journalistes ! (enfin, pour nous cela est logique, les médias sont à la solde de ces puissances mondialistes)

 

Sources :

(1) http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/08/23/le-gouvernement-bangladais-renforce-son-controle-sur-la-grameen-bank_1750794_3234.html

(2) http://www.paperblog.fr/5318971/le-gouvernement-du-bangladesh-veut-il-tuer-la-grameen-bank/

(3) http://www.paperblog.fr/4779427/grameen-veolia-water-et-l-acces-a-l-eau-au-bangladesh/

(4) : http://www.commongroundnews.org/article.php?id=29482&lan=fr&sp=0

(5) http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/bangladesh/presentation-du-bangladesh/

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Udo Ulfkotte - Un journaliste allemand révèle le pouvoir de la CIA sur la presse

Sur OJIM

Un journaliste allemand révèle le pouvoir de la CIA sur la presse

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Un ancien rédacteur en chef de l’un des plus gros journaux allemands a révélé sa participation à ce qu’il appelle une « corruption de nouvelles » à l’œuvre dans les médias occidentaux.

Selon Udo Ulfkotte, ancien du Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette manipulation à grande échelle est pilotée tout droit des États-Unis via la CIA avec pour but, ni plus ni moins, que de mener l’Europe dans une guerre contre la Russie.

Délire complotiste ? Sauf que M. Ulfkotte n’est pas n’importe qui. Ancien conseiller du gouvernement Helmut Kohl, il est membre du German Marshall Fund, a fait partie de la Fondation Konrad Adenauer de 1999 à 2003 et a été le cofondateur d’un mouvement de paix contre l’extrémisme islamique en Allemagne. Il a également remporté le prix civique de la Fondation Annette Barthelt en 2003.

C’est dans un récent livre, disponible uniquement en Allemand et intitulé « Gekaufte Journalisten (journaliste achetés) » qu’il a décidé de briser l’omerta. L’ouvrage est actuellement en tête des ventes sur Amazon.de.

Pour la télévision russe internationale RT, celui-ci explique qu’il a été « éduqué à mentir, à trahir, et à ne pas dire la vérité au public ». Devant l’accélération des événements et la montée des tensions avec l’est, le journaliste a décidé de sortir de son silence. Très inquiet d’une nouvelle guerre en Europe, il explique qu’« il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre, et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes aussi ».

Ulfkotte va même jusqu’à assurer, à partir de sa propre expérience, que beaucoup de journalistes et de correspondants sont directement suivis par la CIA, jusqu’à servir d’espion. « J’ai été une “couverture non officielle”. La couverture non officielle, ça signifie quoi ? Cela signifie que vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez s’ils veulent que vous les aidiez, mais jamais, au grand jamais […] lorsque vous êtes attrapés, lorsqu’ils découvriront que vous n’êtes pas seulement un journaliste mais également un espion, ils ne diront jamais : “celui-ci était l’un des nôtres” », raconte-t-il.

Parlant de son pays, l’Allemagne, il explique que « nous sommes encore une sorte de colonie américaine, et, étant une colonie, il est très facile d’approcher les jeunes journalistes au travers des organisations transatlantiques », auxquelles appartiennent de nombreux hommes de presse. « Ce que font ces organisations transatlantiques, c’est de vous inviter pour voir les États-Unis, ils paient pour cela, ils paient toutes vos dépenses, tout. Ainsi, vous êtes soudoyés, vous devenez de plus en plus corrompus, parce qu’ils font de vous de bons contacts », poursuit-il.

Et ce phénomène ne se limite pas à l’Allemagne. Pour M. Ulfkotte, « c’est plus particulièrement le cas avec les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation beaucoup plus étroite », mais aussi avec les journalistes israéliens. En France, l’emprise américaine est, selon lui, plus limitée sur le monde de la presse. « Il y a de nombreux pays où ça se passe, où vous trouvez des gens qui déclarent être des journalistes respectables, mais si vous regardez plus derrière eux, vous découvrirez que ce sont des marionnettes manipulées par la CIA », ajoute l’ancien rédacteur en chef du Frankfurter Allgemeine Zeitung.

Et celui-ci de citer une anecdote. Un jour, les renseignements allemands lui demandent d’écrire un article contre le président libyen Mouammar Kadhafi. « Je n’avais absolument aucune information secrète concernant le colonel Kadhafi et la Libye. Mais ils m’ont donné toutes ces informations secrètes, et ils voulaient juste que je signe l’article de mon nom. Je l’ai fait. (…) Donc pensez-vous réellement que ceci est du journalisme ? Des agences de renseignement écrivant des articles ? »

Et malheur à qui refuserait les avances des renseignements ! Il perdrait tout simplement son travail. Ulfkotte confie que sa propre maison a déjà été perquisitionnée six fois « parce que j’ai été accusé par le procureur général allemand de divulgations de secrets d’État ».

Et le journaliste de conclure, avec une détermination qui fait froid dans le dos : « La vérité sortira un jour. La vérité ne mourra pas. Et je me fiche de ce qui va arriver. J’ai eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfants. Donc s’ils veulent me poursuivre ou me jeter en prison, la vérité en vaut la peine. »

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27/11/14

HONGRIE - Viktor Orbán, Premier ministre hongrois et nouveau visage de l’Ennemi selon Washington

Sur VOLTAIRENET

 

Viktor Orbán, Premier ministre hongrois et nouveau visage de l’Ennemi selon Washington

Le refus du Premier ministre Viktor Orbán et de son parti dirigeant, Fidesz, de se joindre à la nouvelle Guerre froide menée contre la Russie par les États-Unis et l’Europe — d’abord en acceptant la traversée de son territoire par le gazoduc paneuropéen South Stream, mais aussi à travers sa politique cinglante contre les banques et compagnies énergétiques étrangères — a déclenché toutes les alarmes dans les capitales occidentales. Pour F. William Engdahl, la question qu’il faut désormais poser est la suivante : la Hongrie sera-t-elle la prochaine cible d’une tentative de changement de régime financée par les USA et l’Union européenne ?

| Francfort (Allemagne) | 26 novembre 2014
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Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères (à gauche), et Viktor Orbán, Premier ministre hongrois (à droite), lors d’une rencontre à Budapest.
© RIA Novosti/Eduard Pesov

Depuis quelque temps, la Hongrie et son Premier ministre populiste et nationaliste Viktor Orbán sont dans la ligne de mire des élites politiciennes de Washington. Quel péché a donc commis M. Orbán ? Ne pas avoir courbé l’échine sous les diktats souvent destructeurs de la Commission européenne ; et chercher à définir une identité nationale hongroise. Mais le plus grave de ses péchés est son rapprochement croissant avec la Russie et sa méfiance envers Washington, matérialisés par un accord conclu avec Gazprom pour laisser passer par la Hongrie le gazoduc South Stream, qui doit relier la Russie à l’Union européenne.

Orbán lui-même a parcouru un long chemin politique depuis 1998, année où il devint Premier ministre de Hongrie, l’un des deux plus jeunes que ce pays ait élus à cette fonction. À cette époque, il avait supervisé, malgré l’opposition de la Russie, l’entrée de la Hongrie dans l’Otan — en même temps que la Pologne et la République tchèque — et dans l’Union européenne. Durant ce mandat de Premier ministre effectué en des temps où l’économie de l’UE était beaucoup plus prospère qu’aujourd’hui, Orbán réduisit les impôts, abolit les droits d’inscription à l’université pour les étudiants qualifiés, augmenta les allocations maternelles et attira l’industrie allemande avec une main-d’œuvre hongroise bon marché. L’un de ses « conseillers » états-uniens était James Denton, lié à Freedom House, une ONG de Washington impliquée dans les révolutions colorées [1]. Orbán était alors le chouchou des néoconservateurs de Washington. En 2001, il reçut le « prix de la Liberté » de l’American Enterprise Institute [2], un groupement néoconservateur [3].

Pourtant, en 2010, après avoir passé six ans dans l’opposition, Orbán fit son retour, doté cette fois d’une majorité retentissante par l’intermédiaire du Parti hongrois d’union civique (connu sous le nom abrégé de Fidesz). Dans les faits, Fidesz disposait d’une majorité de 68 % au Parlement, ce qui lui assurait tous les votes nécessaires pour modifier la Constitution et adopter de nouvelles lois, ce dont il ne se priva pas. Ironiquement, dans une logique typique de paille et de poutre, l’administration Obama et le Parlement européen lui reprochèrent d’avoir doté Fidesz d’un pouvoir excessif. Orbán fut accusé par Daniel Cohn-Bendit et les Verts européens de prendre pour modèle le Venezuela du président Hugo Chávez [4]. Le moins qu’on puisse dire est qu’il ne respectait pas le cahier des charges bruxellois à l’usage des hommes politiques européens obéissants. Dans l’Union européenne, on se mit à diaboliser Fidesz et Orbán, faisant passer le premier pour la version hongroise du parti Russie unie et le second pour le Poutine magyar. C’était en 2012.

Et maintenant, la situation devient réellement préoccupante pour les atlantistes et l’UE, car Orbán vient de passer outre aux exigences européennes d’interrompre la construction du grand gazoduc russe South Stream.

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Le projet du gazoduc russe South Stream, destiné à acheminer le gaz naturel russe jusqu’en Europe par la mer Noire.

Le gazoduc russe South Stream et le gazoduc germano-russe Nord Stream garantiraient à l’Union européenne un approvisionnement en gaz tout en contournant le conflit en Ukraine, ce à quoi Washington s’oppose farouchement, pour des raisons évidentes.

En janvier 2014, le gouvernement de M. Orbán a annoncé un accord financier de 10 milliards d’euros avec la Société nationale russe d’énergie nucléaire pour rénover l’unique centrale nucléaire de Hongrie, située à Paks. Conçue selon la technologie russe, cette centrale avait été construite sous l’ère soviétique [5].

Cette annonce éveilla l’attention de Washington. Il en fut de même à l’été 2014, lorsque Orbán critiqua les États-Unis, observant qu’ils avaient échoué à résoudre la crise financière mondiale qu’ils avaient eux-mêmes provoquée par le truchement de leurs banques. Il fit à cette occasion l’éloge de la Chine, de la Turquie et de la Russie, qu’il considérait comme des modèles plus positifs. En des termes assez proches de ceux que j’ai souvent employés, il déclara que les démocraties occidentales « risquent, dans les prochaines décennies, de se révéler incapables de conserver leur compétitivité, et paraissent vouées au déclin à moins qu’elles ne parviennent à se transformer profondément » [6].

Non content de cela, Orbán est parvenu à libérer la Hongrie de plusieurs décennies d’une catastrophique mise sous tutelle par le Fonds monétaire international. En août 2013, le ministre hongrois de l’Économie déclara qu’il avait réussi, au moyen d’une « politique budgétaire disciplinée », à rembourser les 2,2 milliards d’euros que le pays devait au FMI. Finies les privatisations forcées et les conditionnalités exorbitantes exigées par le FMI ! Le président de la Banque centrale hongroise exigea alors du FMI la fermeture de tous ses bureaux à Budapest. En outre, et comme l’avait aussi fait l’Islande, le Procureur général de Hongrie assigna en justice les trois Premiers ministres des gouvernements précédents en raison du niveau criminel d’endettement dans lequel ils avaient plongé la nation. C’était un précédent qui ne manqua pas de provoquer des sueurs froides dans quelques capitales, à Washington ou à Wall Street [7].

Mais l’alarme la plus retentissante fut sonnée pour de bon lorsque Orbán et son parti Fidesz, en même temps que leurs voisins autrichiens, donnèrent le feu vert à la construction du gazoduc russe South Stream sans se soucier des protestations de l’Union européenne, qui avançait que ce projet était contraire à ses lois. Es lebe die österreichisch-ungarische Energiemonarchie ! (Vive la monarchie énergétique austro-hongroise ! »), proclama Orbán lors d’une rencontre avec Horst Seehofer, ministre-président de Bavière, le 6 novembre à Munich [8].

Il n’en fallait pas plus pour que les élites états-uniennes déclenchent immédiatement l’alerte. Le New York Times, soutien très zélé de l’establishment, fit passer en « une » un éditorial intitulé « Le glissement dangereux de la Hongrie ». « Le gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, y déclarait-on, dérape vers l’autoritarisme et défie les valeurs fondamentales de l’Union européenne — et tout le monde le laisse faire. »

En ces termes, le Times révélait la véritable raison de cette panique à Washington et à Wall Street : « Encore une fois, la Hongrie a témoigné de son mépris pour l’Union européenne en faisant passer, lundi dernier, une loi autorisant la traversée du territoire hongrois par le gazoduc russe South Stream. Cette nouvelle loi est une violation flagrante de l’ordre donné en septembre dernier par l’Union européenne à tous ses États membres de refuser la construction de South Stream, ainsi que des sanctions économiques imposées par l’Union européenne et les États-Unis contre la Russie à la suite des actions de ce pays en Ukraine. Au lieu de protester du bout des lèvres contre ces mesures antidémocratiques, l’Union européenne ferait mieux d’ordonner elle aussi des sanctions contre la Hongrie. Et Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, devrait user de son pouvoir pour obliger M. Navracsics à démissionner » [9].] Tibor Navracsics vient d’être nommé à Bruxelles commissaire européen à l’Éducation, à la Culture, à la Jeunesse et aux Sports, fonction dont on cherche en vain le rapport avec les gazoducs.

Et maintenant, nous pouvons nous attendre à voir le National Endowment for Democracy [10] et les ONG de service soutenues par les États-Unis trouver une bonne excuse pour organiser des manifestations de masse contre Fidesz et Orbán afin de punir ceux-ci de leur crime impardonnable : chercher à délivrer la Hongrie de la situation démente qu’ont créée les États-Unis en Ukraine.

F. William Engdahl

Traduction
Sophie Brissaud

Source
Kopp (Allemagne)

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[1] « Freedom House : quand la liberté n’est qu’un slogan », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 7 septembre 2004.

[2] "Orbán Address at Receiving Freedom Award", American Enterprise Institute, 1er mai 2001.

[3] « L’Institut américain de l’entreprise à la Maison-Blanche », Réseau Voltaire, 21 juin 2004.

[4] "Hongrie : Daniel Cohn-Bendit compare Viktor Orban à Chavez et Castro", RTBF.be, 18 janvier 2011.

[5] "Strange Bedfellows : Hungary Leans Toward Russia", Brent Ranalli, The Globalist, 10 mars 2014.

[6] "Prime Minister Viktor Orbán’s Speech at the 25th Bálványos Summer Free University and Student Camp", Site internet du gouvernement hongrois, 30 juillet 2014.

[7] "Hungary Sheds Bankers’ Shackles", Ronald L. Ray, AFP, 23 août 2013.

[8] "Seehofer receives controversial Hungarian State Chief", Britan Today, 6 novembre 2014.

[9] “Hungary’s Dangerous Slide”, Équipe éditoriale, The New York Times, 5 novembre 2014.

[10] « La NED, vitrine légale de la CIA », par Thierry Meyssan, Оdnako (Russie), Réseau Voltaire, 6 octobre 2010.

Posté par Jocegaly à 23:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mediapart et le parti pris anti russe - [2 poids, 2 mesures] Ils sont vraiment énormes chez Mediapart…(O Berruyer. "Les crises")

 Sur le blog LES CRISES (Olivier BERRUYER)

 

27/11/14

 

Petit point en rapport avec la vision internationale de Mediapart

Je reçois souvent des mails de votre part me disant en gros “Mediapart sur l’Ukraine, c’est plus possible, je résilie mon abonnement !”.

Je trouve ça très dur, car je trouve que Mediapart est clairement parmi ce qui se fait de mieux dans les grands médias sur la dénonciation du pouvoir de la finance (supers billets de Martien Orange, une référence !), du néolibéralisme, des dérives politiques et démocratiques, des problèmes des grands médias, etc.

J’ai entendu une conférence de Plénel cet été sur les dangers qui courent sur la Démocratie, et c’était vraiment très très bien…

MAIS il y a un vrai souci sur l’international, c’est clair…

Exemple de ce we, à la Une de Mediapart :

(fichtre que je n’aime pas toutes ces histoires de listes nominatives de semi-proscrits et ici de propos des années 30…)

J’ai regardé pour info, cette banque historiquement tchèque est quand même la 151e banque russe (fichtre…)

 

Propriété d’un certain Roman Popov :

Bon, ok. Donc si je comprends bien, cette banque a prêté de l’argent au FN.

Je rappelle que les dons étant interdits, le FN devra donc rembourser cet argent…

Et donc Mediapart s’inquiète donc très très fort à cause de “ces millions russes”, qui pourraient constituer une éventuelle “ingérence étrangère dans la vie politique française” – rejoignant ici le fameux “le parti, non seulement de l’anti-Europe, mais de l’anti-France.” de BHL en mai 2014.

L’article précise :

“Un proche conseiller de la présidente du FN confirme lui aussi à Mediapart la signature de ce prêt, d’un taux d’intérêt fixé a 6% “ Si l’on en croit Marine Le Pen, c’est à contrecœur que le Front national s’est tourné vers les banques étrangères. « Notre parti a demandé des prêts à toutes les banques françaises, mais aucune n’a accepté, a-t-elle expliqué, le 23 octobre, à L’Obs. Nous avons donc sollicité plusieurs établissements à l’étranger, aux États-Unis, en Espagne et, oui, en Russie. » [...] « On a pris des contacts avec beaucoup de banques françaises et européennes, a expliqué Me Wallerand de Saint-Just, trésorier du Front national à Mediapart, fin octobre. C’est niet en France. Ils ne prêteront pas un centime après le rejet des comptes de Nicolas Sarkozy. Nous, on a élargi le cercle. Ce genre de négociations, plus c’est discret mieux c’est. On a pris des contacts avec les plus grosses banques. On a envoyé des lettres, c’est tout. La plupart du temps, on n’a pas de réponse. » [...]  Jean-Luc Schaffhauser a confirmé : [...] « Les banques sont très frileuses pour prêter aux partis politiques, quels qu’ils soient, confie un membre du bureau politique du parti. Ce n’est pas un boycott du Front national, c’est une crainte généralisée. À partir du moment où ce n’est pas un don, ni une subvention, ce qui serait interdit venant d’un État étranger, cela ne me choque pas. »

Notez que rien que cette situation pourrait susciter un intéressant débat sur les moyens de financer les partis ou sur le rôle des banques…

L’info est intéressante, mais si on est cohérent, on doit donc exiger la création d’une obligation de prêt à un parti pour les banques françaises (dans certaines limites à définir).

(PS : non, je ne suis pas là pour défendre du tout le FN que je ne soutiens en rien, ce n’est pas ce point là qui m’intéresse)

Je note ne pas avoir vu d’alerte Mediapart sur le fait que, par exemple, l’UMP – dont nous avons analysé les comptes, qui montrent que cette structure est en fonds propres négatifs depuis sa création, ce qui signifie qu’elle ne survit que par la générosité de prêts bancaires (français, ouf !)

comptes ps ump

Moi, il me semble très gênant qu’un parti politique dépendent du bon vouloir de banques privées pour survivre – étonnez-vous que la droite ne réforme pas le secteur après… Petit problème “d’ingérence” ?

Mais plus largement, cette idée “d’ingérence russe”, “de propagande russe” est quand même grotesque : alors comme ça, Poutine voudrait dépenser de l’argent pour corrompre la politique d’un pays, “acheter des soutiens” et donc il choisit… tadam, le FN !!!! Le parti avec 0 ministres, 2 députés et 2 sénateurs  (sur 900), et un audience médias absolue – TREEEEEMBLE RÉPUBLIIIIIQUE ! C’est d’une logique imparable… (et qu’on ne vienne pas faire croire que le prix d’un Cahuzac ou d’un Thevenoux soit si élevé…)

 

Alors du coup, comme Mediapart s’inquiète fort justement du risque d’influence étrangère sur la politique du pays, je me dis, “mais c’est bizarre, ont-ils enquêté sur l’influence américaine en France – qui me semble un peu plus prégnante que l’influence russe ?”

Alors au hasard, ont-ils enquêté sur les Young Leaders de la French American Fundation (dont nous parlerons bientôt, nous…), “issus de la politique, de la finance, de la presse « à fort potentiel de leadership et appelés à jouer un rôle important dans leur pays et dans les relations franco-américaines » et qui permet donc de développer « des liens durables entre des jeunes professionnels français et américains talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l’un ou l’autre pays » ?

Ah flute…

Bon, au moins 1 ?

Ah flute…

Bon, c’est dommage, car il avait par exemple :

  • François Hollande
  • Emmanuel Macron
  • Pierre Moscovici
  • Marisol Touraine
  • Arnaud Montebourg
  • Najat Vallaud-Belkacem
  • Fleur Pellerin
  • Matthias Fekl
  • mais aussi Aquilino Morelle
Bon, n’ayez crainte, on reverra bientôt Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab à l’UMP…
 
En abrégé peut être ?

Caramba, encore raté..

Allez, un dernier : le German Marshall Fund ?

Bon, rien en enquête, et en citation on a droit à “un cercle de réflexion” ! Sérieusement ??? Un machin qui s’appelle Fonds ? Qui a un bilan de :

200 millions de dollars ! Et qui dépense tous les ans juste :

37 millions de dollars !!!

Ok, dormez braves gens… Et attention à la propagande russe !!!!!

Mais est-ce étonnant ?

Je rappelle certains propos de Mitterrand (qui n’avait QUE les services secrets à son service) sur Edwy Plénel :

« Il faudra tout de même qu’on sache qui est vraiment ce monsieur Plenel. […] Il parlera moins haut quand on saura qu’il travaille pour une puissance étrangère. » [propos de François Mitterrand rapporté par Gérard Colé à Pierre Péan, cité dans La Face cachée du Monde, 2003]

Confirmé par une autre source :

« Plenel ? Il ne m’a pas lâché pendant dix ans et j’ai fini par penser qu’il travaillait lui aussi pour les Américains. » [propos de François Mitterrand rapporté par Pierre Favier, journaliste longtemps accrédité à l'Élysée, La décennie Mitterrand, 1999]

Et une troisième :

Cela rappelle un autre propos de Mitterrand, plus général, sur les journalistes à scoops :

« Il ne faut pas croire qu ‘il y ait des envoyés spéciaux, fins limiers, remarquables journalistes, Rouletabille inlassables, allant chercher l ‘information. Non, ils attendaient à leur bureau où on venait leur apporter des informations.» [Mitterrand, portrait total, Pierre Jouve, 1986]

Je ne veux pas ici diffamer M. Plénel, je n’ai évidemment aucune idée de la véracité ou non de la chose.

Mais on peut aussi faire un lien avec les agissements de la NSA. Si on réfléchit en se mettant à la place des services secrets américains : vous avez accès aux données de la NSA qui espionne, de plus ou moins près, à peu près toutes les personnes avec un peu de pouvoir dans le monde. Donc vous connaissez tous les fraudeurs, tricheurs, adultérins, etc. Qu’en faites-vous ? Vous pouvez tenter de faire pression sur eux si les choses sont graves, mais enfin, cela ne marche pas toujours. Moi, il me semblerait logique d’approcher des journalistes amis, et de leur donner des informations croustillantes qui vont les respectabiliser, les mettre à la une. Même pas besoin d’un deal explicite après : il semble clair qu’ils vont éviter de trop vous critiquer par la suite, surtout quand on est “le phare de la liberté” mondial… Non ?

Bref, en conclusion, et pour répondre aux mails que je reçois donc régulièrement, cela ne me choque pas de continuer à soutenir Mediapart pour tout ce qu’ils apportent. Disons qu’il est assez probable que vous apprendrez ainsi “Tout ce qu’on vous cache et qui ne dérange pas les Américains” – et cela est déjà énorme. Après, il faut juste ne pas avoir trop confiance dans le regard international porté, et de croiser de multiples sources d’informations externes pour la partie “Tout ce qu’on vous cache et qui dérange les Américains”…

Mais bon, ce n’est que mon avis…

 

Posté par Jocegaly à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

MEDIAPART - Le flagrant parti-pris pro-américain de Mediapart

Sur AGENCEINFOLIBRE

 

Le flagrant parti-pris pro-américain de Mediapart

MédiasArticle

Nous relayons aujourd’hui cet excellent billet d’Olivier Berruyer sur le flagrant deux poids deux mesures du journal Mediapart et de Edwy Plénel concernant les ingérences américaine et russe dans la politique française. Alors que Mediapart dénonce l’ingérence russe quand la 151ème banque russe accorde un petit crédit au FN, quid des young leaders de la French American Foundation qui peuplent les rangs du PS, de l’UMP et du gouvernement ? Mediapart n’en a pas parlé une seule fois depuis sa création.

L’occasion pour Olivier Berruyer de rappeler ce que François Mitterrand en personne pensait d’Edwy Plenel.

L'étonnant parti-pris pro-américain de Mediapart et Edwy Plenel

Les young leaders, ça n’intéresse pas Mediapart

 

Extrait du billet de Olivier Berruyer:

Je reçois souvent des mails de votre part me disant en gros “Mediapart sur l’Ukraine, c’est plus possible, je résilie mon abonnement !”.

Je trouve ça très dur, car je trouve que Mediapart est clairement parmi ce qui se fait de mieux dans les grands médias sur la dénonciation du pouvoir de la finance (supers billets de Martien Orange, une référence !), du néolibéralisme, des dérives politiques et démocratiques, des problèmes des grands médias, etc.

J’ai entendu une conférence de Plénel cet été sur les dangers qui courent sur la Démocratie, et c’était vraiment très très bien…

MAIS il y a un vrai souci sur l’international, c’est clair…

Lire l’intégralité de l’article sur les-crises.fr

 

Posté par Jocegaly à 16:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

UKRAINE - Les documents du financement américain et de la formation de l'armée ukrainienne

 Sur RUSSIE POLITICS

 mercredi 26 novembre 2014

Les documents du financement américain et de la formation de l'armée ukrainienne

Yatséniuk et le vice-président américain J. Biden
Hier, le groupe de hackers Cyber-Berkut a publié les documents en possession d'un proche de J. Biden, lors de sa visite en Ukraine. Les documents furent piratés justement lors de cette visite. Des centaines de milliers de dollars versés sur les comptes personnels d'officiers ukrainiens, 1 million de dollars pour que l'armée ukrainienne apprenne l'anglais, le paiement des frais courant de nourriture, les négociations sur des fournitures d'armes à grande échelle, notamment tout ce qu'il faut pour des opérations maritimes coups de poings. Voici une traduction de l'essentiel.
1)
Ce document est particulièrement surprenant. La Marine ukrainienne a demandé aux Etats Unis de payer les frais de déplacement des officiers participants aux exercices militaires communs Ukraine/US sur le territoire ukrainien. Passons sur la fierté nationale, c'est un sentiment dépassé. Techniquement, il est intéressant de noter que, officiellement, les Etats Unis en ont payé pour environ 550 000 Hryvnias (1 dollar = 15/16 Hryvnias). Et cet argent n'a pas été adressé au budget ukrainien, non. Il a été payé sur le compte privé de Denis Stupak, capitaine de 3e classe.
2)
Ici, l'Académie militaire P. Sagaydachnui demande une compensation pour les déplacements et la nourriture de 11 de ses officiers et d'un civil, pour un montant de 53 000 Hryvnias. 
3)
Ici, un petit bonus. Cyber-Berkut analyse cela comme la preuve que l'armée ukrainienne devient une filiale américaine. En effet, environ 1 million de dollar est prévu pour mettre en place un Laboratoire linguistique, permettant aux militaires ukrainiens d'apprendre correctement l'anglais. En plus de cela, et afin que leur formation soit complète, il est également prévu d'acheter des manuels militaires en anglais.
4)
Les Etats Unis fournissent à l'Ukraine ces fameux Radars qui permettent de localiser la position exacte du tir de l'ennemi. 3 radars sont livrés pour un montant de 350 000 dollars. Lorsque l'on voit l'intensification des tirs sur la région de Donetsk, on comprend que le cessez-le-feu n'est qu'un moyen de gagner du temps pour ré-équiper l'armée ukrainienne. Ces armes vont permettre aux militaires ukrainiens de prendre un sérieux avantage sur les combattants.
5)
Ici, 25 millions de dollars d'aide à l'armée ukrainienne.
6) L'aide ne se limite pas aux armes non létales. Les négociations, tellement précises qu'elles ressemblent plutôt à une commande, concernent l'armement lourd, des roquettes anti-tanks (420), des équipements de snipers (400), des mines (70 000), de l'artillerie, etc ...
7) Et pour finir, il s'agit de remettre sur pied les forces d'intervention en mer. Cyber-Berkut, vu l'état de la marine ukrainienne, interprète cela comme la préparation d'une intervention soit par la mer de la Crimée, soit de diverses opérations de déstabilisation dans la région.
L'on comprend mieux, maintenant, le large sourire de Yatséniuk et de Poroshenko lorsà l'arrivée de Biden. L'on comprend également mieux pourquoi, quand juste avant, le ministre allemand des affaires étrangères était arrivé pour tenter un compromis, il a dû sonner à la porte et attendre qu'on lui ouvre face à des grilles fermées, alors que la délégation américaine fut accueillie avec un tapis rouge.

 

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La dette illégitime, une priorité de l’agenda politique face à la crise du capitalisme globalisé

Sur CATDM

La dette illégitime, une priorité de l’agenda politique face à la crise du capitalisme globalisé

24 novembre par Eric Toussaint

Extrait de la présentation d’Éric Toussaint lors du Séminaire International du CADTM AYNA le 9 octobre 2014 à Montevideo (Uruguay).

Nous vivons une crise systémique du capitalisme globalisé : économique, financière, climatique, alimentaire et institutionnelle internationale. Je mentionne cette crise globale car c’est dans ce cadre qu’il faut analyser la crise financière, qui est aussi une crise de la dette |1|.

Je voudrais souligner qu’en dépit de la profonde crise du capitalisme global, on peut voir tous les jours que la majorité de la gauche sociale et politique a tendance à limiter son horizon au capitalisme en cherchant à revenir à plus de régulation.

Il est préoccupant que les réponses de la gauche - que ce soit au niveau des syndicats ou des partis politiques et autres mouvements - soient aussi timides.
Un des apports du CADTM est de stimuler la réflexion pour mener à bien une politique radicale de rupture avec le système capitaliste dans ses différents aspects et mécanismes d’oppression, y compris le patriarcat.

Il faut tenter de tirer parti de la crise pour aller au delà du capitalisme et mettre en pratique un projet émancipateur démocratique et socialiste.
L’épicentre actuel de la crise se trouve dans les pays capitalistes les plus industrialisés. Dans les années 1980-90, la crise de la dette était synonyme de pays en développement (PED), Tiers Monde et Amérique latine. Lorsqu’on mentionnait la crise de la dette, on pensait à l’Amérique latine.

La dette publique externe des Etats-Unis est 10 fois supérieure à la dette publique externe de toute l’Amérique latine.

A partir de 2008 et surtout de 2010, les choses ont changé. Lorsqu’on se réfère à la crise de la dette, on pense à la Grèce, au Portugal, à l’Irlande, à l’Espagne, à Chypre, à l’Union Européenne, aux Etats-Unis et au Japon.
Au Japon, la dette publique représente 220% du PIB, en Grèce 175%, au Portugal 135%, en Italie 130%, en Belgique 105%. La dette publique externe des Etats-Unis est 10 fois supérieure à la dette publique externe de toute l’Amérique latine. Et les principaux détenteurs de la dette de ce pays sont des pays en développement. La Chine détient 1.300 milliards de dollars de dette en bons du Trésor des Etats-Unis. Par comparaison, la dette externe totale de tous les pays en développement atteint 1700 milliards de dollars.

La crise est aujourd’hui synonyme de pays les plus industrialisés et les créanciers nets sont les pays dits en développement. La banque centrale du Brésil détient plus de 200 milliards de dollars en bons du Trésor américain.
Les pays industrialisés se sont convertis en épicentre de la crise pour une raison bien connue en Amérique latine qui est la socialisation des pertes des banques privées. Je me réfère à l’expérience du Mexique au cours des années 1980-1990, à ce qui s’est passé au Chili sous Pinochet, en Equateur pendant la faillite bancaire de 1999, ces crises bancaires ont débouché sur une explosion de la dette publique.

C’est ce que nous traversons dans les pays les plus industrialisés. On parle beaucoup des dettes publiques mais les dettes privées représentent trois fois la dette publique. Aux Etats-Unis, les dettes des institutions financières privées, des groupes industriels et commerciaux et la dette des ménages représente 300% du PIB contre 100% pour la dette publique. La dette globale (englobant la dette privée et la dette publique) aux Etats-Unis représente 400% du PIB.

Les dettes publiques d’aujourd’hui sont les dettes privées d’hier

Très souvent, les dettes publiques d’aujourd’hui sont les dettes privées d’hier. Et les privées d’aujourd’hui sont les publiques de demain. Cela risque d’être le cas lorsque les banques entreront à nouveau en crise, lorsque le système financier capitaliste, qui s’est aventuré dans des pratiques totalement risquées, se trouvera face à une nouvelle crise du type de celle qui a explosé aux Etats-Unis en 2007-2008.

La crise dans les pays industrialisés représente l’épicentre de la crise actuelle du capitalisme et le 1% le plus riche profite de cette crise pour mener à bien, au niveau du continent européen, l’offensive la plus brutale contre les droits humains depuis la seconde guerre mondiale. Depuis la fin de la guerre, jusqu’aux années 70-80, on a eu une situation qualifiée de "trente glorieuses", un pacte Capital-Travail avec des concessions importantes du Capital envers le Travail.

Avec Margaret Thatcher (1979) a commencé la destruction des conquêtes sociales de l’après-guerre.

Et les gouvernements actuels, en particulier en Europe, profitent de la crise provoquée par les banques pour approfondir l’offensive entamée par Thatcher et Reagan au cours des années 1980.

Nous savons que les laboratoires du modèle néolibéral ont été le Chili (1973), l’Argentine (1976) et l’Uruguay (1973).Puis ce modèle s’est étendu aux pays industrialisés à partir des années 1980. On a assisté au cours des années 1980 à une vague néolibérale extrêmement forte en Amérique latine avec le cas emblématique de Carlos Menem en Argentine |2|.

A partir de la fin des années 1990, notamment avec le soulèvement populaire de 1989 à Caracas, des expériences de prise de distance avec le néolibéralisme ont vu le jour. A cela s’ajoute depuis 2003-2004, une augmentation des prix des matières premières qui a permis à 3 gouvernements latino-américains (Venezuela, Bolivie et Equateur) de mener à bien des politiques de rupture avec le néolibéralisme brutal. Le contexte de prix élevés des matières premières et de mobilisations sociales (Argentine 2001-2003, Equateur 1990-2005, Bolivie 2000-2003, Venezuela 1989-2006) a été favorable pour l’Amérique latine et les peuples du Sud. Les expériences les plus avancées au niveau des gouvernements l’ont été au Venezuela, en Bolivie et en Equateur.

Il est possible que la crise au Nord retourne vers les pays en développement

Au Nord, la crise qui a éclaté entre 2006 et 2008 se poursuit. Au niveau de la zone Euro, nous avons une croissance quasi nulle, avec un chômage qui atteint 25% de la population active en Espagne et 50% pour les moins de 25 ans.
Il est possible que la crise au Nord retourne à nouveau vers les pays dits "en développement".

J’ai souligné ce risque à Caracas en 2008 lors d’une rencontre à laquelle le président Hugo Chávez a participé (voir la retranscription complète – en espagnol - de cette conférence). J’avais souligné le risque de contagion pour l’Amérique latine. Le risque s’est concrétisé mais de manière limitée, le Venezuela a été fortement affecté au cours de l’année 2009 et l’Argentine en a également souffert un peu à partir de cette même date.

Les politiques de très bas taux d’intérêt mises en pratique par les banques centrales du Nord pour sauver les banques privées ont eu un effet positif temporaire sur les pays "en développement". La décision de la Réserve Fédérale des Etats-Unis de maintenir les taux d’intérêt à 0,25%, comme celle de la Banque centrale européenne de les baisser jusque 0,05% et celle de la Banque du Japon de les maintenir proches de 0, a eu pour effet collatéral que les pays périphériques ont pu refinancer leur dette externe à un coût relativement bas.

Une série de pays en développement refinancent leur dette publique externe en payant entre 4 et 8% d’intérêt. Il y a des exceptions et le Venezuela en fait partie (il paie aujourd’hui jusque 17% pour refinancer sa dette sur les marchés financiers internationaux). Cette décision des banques centrales des pays les plus industrialisés d’octroyer des crédits à des taux très bas aux banques privées et aux autres sociétés financières privées (comme les compagnies d’assurances et les fonds d’investissement) a généré d’immenses quantités de liquidités et la possibilité de placer une partie de celles-ci pour ce qui est de l’Amérique latine en Uruguay, en Argentine, au Brésil et jusqu’au Venezuela. Ce mouvement a permis aux pays en développement en général d’attirer les capitaux du Nord.

En résumé, la possibilité pour les pays du Sud de postposer les effets de la crise a été rendue possible par la combinaison des prix élevés des matières premières, ce qui leur permet d’avoir des rentrées en devises et de la possibilité de refinancer leur dette externe à bas coût. Cela permet en même temps le maintien de politiques assistentialistes et néodéveloppementistes.

Cependant, nous savons que la Réserve Fédérale américaine a pris la décision d’augmenter les taux d’intérêt de manière progressive au cours des années à venir. On parle de juin 2015 comme date de début de l’augmentation des taux d’intérêt fixé par la FED. Et cela peut affecter immédiatement les pays en développement.

En mai 2013, quand le président de la Réserve Fédérale a dit qu’il imaginait dans le futur l’augmentation des taux d’intérêt, ses paroles ont eu un impact immédiat sur des pays comme le Brésil, l’Indonésie, la Turquie, la Corée, avec une sortie massive de capitaux de ces pays. Ce mouvement a été organisé par des spéculateurs et "investisseurs" qui ont déplacé leurs capitaux vers les Etats-Unis à la recherche d’un rendement supérieur et/ou plus sûr.

La hausse des taux d’intérêt ne s’est pas produite en 2013 et la situation s’est progressivement stabilisée vers la fin de l’année. Néanmoins, la décision de la Réserve Fédérale d’augmenter les taux n’a été que postposée et par ailleurs le niveau de la croissance chinoise ne sera plus aussi important qu’il ne l’a été ces dernières années. Ces deux facteurs supposent une baisse des prix des matières premières (le prix du pétrole a effectivement fortement baissé entre juillet et novembre 2014) ainsi qu’une hausse des taux d’intérêt.

La FED amorcera le virage de manière contrôlée et progressive

Il faudra voir exactement quel sera le calendrier. Ce qui freine d’une certaine manière la décision de la Réserve Fédérale, c’est le niveau de la dette publique et privée des Etats-Unis. Elever les taux d’intérêt signifierait augmenter les intérêts que les Etats-Unis doivent payer à leurs créanciers. Et cela aurait également des conséquences pour les grandes entreprises privées qui se trouveraient confrontées à des problèmes de refinancement de leur dette. Ce processus pourrait déboucher sur des faillites au Nord. C’est pour ces raisons que la Réserve Fédérale fait le virage de manière contrôlée et non brutale. Elle le fera de manière progressive.

Avec tous les capitaux en circulation, une sortie de capitaux de seulement 300 milliards de dollars du Sud vers le Nord peut déboucher sur une crise très importante pour les pays de la Périphérie.

C’est pourquoi, il nous faut augmenter notre pression sur la question de la dette. Bien que sa gestion soit pour l’instant possible, le changement de scénario peut transformer totalement la situation de pays comme l’Argentine, le Brésil, le Venezuela, l’Equateur, la Colombie et d’autres.

Il est alors fondamental de questionner la légitimité de la dette et de faire un effort pour convaincre la majorité des citoyens que la dette n’est pas sous contrôle, que le problème ne sera pas facilement résolu. Il faut montrer le risque que représente le stock de la dette, le service de la dette, le possible changement du scénario international et de démontrer qu’une partie substantielle de la dette est illégitime, illégale et en certains cas odieuse.
Il y a à ce niveau des leçons qu’on peut tirer des dernières années. On peut donner les exemples de l’Argentine, de l’Equateur et de l’Islande.

L’issue fondamentale dans les circonstances présentes, pour un pays confronté à une dette illégitime est de poser un acte unilatéral souverain de suspension de paiement assorti d’un audit qui identifie la partie illégitime ou illégale de la dette pour parvenir à une répudiation de cette partie illégitime ou illégale.

En Argentine, le président Rodriguez Sáa a suspendu le paiement d’une grande partie de la dette au cours de la dernière semaine de 2001 pour répondre à la révolte sociale et à la crise provoquées par Fernando De la Rúa et les recettes du FMI. La suspension du paiement de la dette vis-à-vis du secteur financier privé pour environ 80 milliards de dollars et vis-à-vis du Club de Paris pour 7 milliards a clairement permis la reprise économique de l’Argentine. En ne réalisant pas le paiement de la dette, l’Argentine a pu utiliser ses ressources pour stimuler l’économie, notamment en octroyant des aides sociales aux sans emplois (les « plan trabajo » octroyés aux « piqueteros »). Elle a pu également tirer parti de l’augmentation des prix des matières premières à partir de 2003-2004 (soja et minéraux) pour stimuler sa reprise.

Si l’Argentine avait continué à payer la dette, les recettes fiscales auraient été complètement absorbées par le remboursement de la dette.

Entre fin 2001 et mars 2005, il y a donc eu une suspension unilatérale de paiements. Des négociations ont alors commencé et le problème est survenu avec la restructuration de 2005 à partir de laquelle elle a repris les paiements envers les "créanciers" qui ont pris part à la restructuration. L’Argentine a agit de manière unilatérale et souveraine mais elle n’a pas combiné la suspension à un audit de la dette. Le gouvernement argentin n’a pas mis en question la légitimité de la dette pour identifier sa partie illégitime. Elle a accepté lors de cette restructuration que la justice des Etats-Unis statue en cas de litige avec les détenteurs de la dette. Si l’Argentine a, avec son exemple, démontré la possibilité d’un acte unilatéral souverain, elle a également fait la démonstration que si cet acte n’est pas suffisamment radical et se termine par des compromis et concessions envers les créanciers, il a pour conséquence un autre coup contre le pays. C’est ce qui se passe maintenant avec le juge Thomas Griesa. En 2014, la Cour suprême des États-Unis a donné raison à Thomas Griesa, un juge new-yorkais qui a condamné l’Argentine à indemniser des fonds vautours. Ceux-ci veulent faire un profit de 1 600 % sur des titres de la dette argentine qu’ils ont achetés pour une bouchée de pain il y a quelques années. Comme l’Argentine jusqu’ici refuse de verser la somme voulue par les fonds vautours, le juge a fait bloquer sur un compte bancaire de la banque Mellon de New York la somme que l’Argentine y avait versée. Cette somme devait servir à payer les créanciers (il s’agit de sociétés financières privées : banques, fonds de placement, assurances…) qui ont participé en 2005 et en 2010 à une restructuration de la dette argentine |3|. Par conséquent, à cause de cette décision du pouvoir judiciaire des États-Unis, l’Argentine est en suspension partielle de paiement. C’est une situation paradoxale : alors que le gouvernement argentin veut payer, un juge new-yorkais l’en empêche. C’est un peu le monde à l’envers. Vu de l’extérieur, l’Argentine a l’air de ne pas vouloir payer la dette, alors que la présidente argentine et son gouvernement affirment qu’ils veulent continuer à la payer « religieusement » (sic ! |4|). Ils se déclarent « payeur en série » (« serial pagador » |5|, re-sic !). Selon les déclarations de la présidente Cristina Fernández, l’Argentine aurait versé à ses créanciers 190 milliards de dollars depuis 2003.

En Equateur, le président Rafael Correa s’est engagé à ne pas payer la dette illégitime, bien que le Trésor public avait les liquidités pour le faire. En 2007, sur fond de recettes pétrolières importantes, l’Equateur a lancé un audit et a constitué une commission à laquelle ont pris les mouvements sociaux (j’ai fait partie de cette Commission). Nous avons travaillé pendant quatorze mois pour identifier la dette illégitime. En novembre 2008, le gouvernement a décidé de suspendre le paiement d’une partie de la dette sous forme de bons émis sur les marchés internationaux, et ce pour un montant de 3 milliards de dollars. La suspension de paiements a duré entre novembre 2008 et juin 2009.

En 2009, Rafael Correa a annoncé que l’Equateur avait réussi à racheter 91% des titres pour 30% de leur valeur. L’Equateur n’a pas procédé à un échange comme l’Argentine mais à un rachat. Et les 9% qui sont restés en dehors de l’accord n’ont pas la possibilité d’un jugement contre l’Equateur car la clause d’action collective stipule que si il y a plus de 75% des détenteurs de titres qui ont été concernés, le reste n’a pas la possibilité d’aller en justice contre le pays débiteur. Ca a été une victoire totale de l’Equateur.

Je souligne que j’ai plaidé en faveur de la répudiation et non du rachat. L’Equateur a décidé du rachat mais ça a été néanmoins un pas en avant. Avec les intérêts que l’Equateur aurait dû payer, l’économie réalisée est équivalente à 7 milliards de dollars. Cet argent a été investi dans les dépenses sociales, la santé et l’éducation publique, les infrastructures, l’augmentation du salaire minimum légal dans les services publics, etc.

L’exemple de l’Equateur montre qu’il est possible d’adopter un acte souverain de suspension de paiement

L’Equateur n’a pas subi de représailles. Dans une réunion avec Rafael Correa en janvier 2011, celui-ci nous a dit que le bilan a été 100% positif. L’exemple de l’Equateur a montré qu’il est parfaitement faisable d’adopter un acte souverain de suspension de paiement basé sur des arguments de droit interne et du droit international.

Le troisième exemple est celui de l’Islande. Face à la faillite de ses banques privées en octobre 2008, l’Islande a décidé de ne pas indemniser le Royaume-Uni et les Pays-Bas qui lui réclamaient 3,5 milliards d’euros (pratiquement 4,5 milliards de dollars). Dans le cadre d’une forte mobilisation populaire, l’Islande a décidé de refuser l’indemnisation. Le Royaume-Uni a réagi et placé l’Islande dans la liste des organisations terroristes auprès d’Al Quaida et a gelé les avoirs islandais sur son territoire. Sous la pression de sa population, l’Islande a maintenu sa position. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont alors saisi une cour internationale de justice (dont font partie la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège) contre l’Islande. En janvier 2013, la Cour a statué en faveur de l’Islande, en disant qu’un pays n’a pas de raison d’indemniser des non-résidents en cas de faillite de banques privées. Il ne s’agissait en effet pas de banques publiques mais bien de banques privées. Ce qui est intéressant ici c’est que la justice par le biais d’un tribunal pleinement capitaliste a donné raison à un petit pays de 350.000 habitants face à un Royaume-Uni de 80 millions.

Cela démontre la faisabilité d’adopter des actes unilatéraux face aux créanciers et changer ainsi le rapport de forces. Lorsqu’un pays suspend le paiement de ses titres, la valeur de ceux-ci diminue et le rapport de forces se transforme lorsque les créanciers sont obligés de chercher une solution car n’étant plus en mesure d’imposer leurs conditions.

Face à une situation qui continue d’être favorable aux pays en développement, il est temps pour les peuples, pour ceux d’en-bas, pour les forces sociales et politiques de gauche, de remettre le thème de la dette comme priorité de l’agenda politique pour démontrer qu’il est possible d’affronter les créanciers et de donner une issue favorable à cette question de la dette illégitime et illégale.


Traduction de l’espagnol : Virginie de Romanet

 

 

 

Notes

|1| Résumé de la conférence présentée au séminaire international organisé par le CADTM AYNA le jeudi 9 octobre 2014 à Montevideo (Uruguay). La version en espagnol : http://cadtm.org/La-deuda-ilegitima...

|2| Carlos Menem a présidé l’Argentine de 1989 à 1999 et a appliqué un vaste programme de privatisations.

|3| Le gouvernement de Cristina Fernández a payé régulièrement des intérêts aux créanciers qui ont participé à la restructuration de la dette en 2005 et en 2010, jusqu’au moment où le juge Griesa a fait bloquer le compte de l’Argentine à la banque Mellon de New York.

|4| C’est le terme employé par la présidente Cristina Fernández.

|5| Il s’agit d’un jeu de mots à l’image de l’expression « serial killer », tueur en série. L’expression utilisée par la présidente argentine « serial pagador » peut être traduite par « payeur en série ».

Éric Toussaint, docteur en sciences politiques est porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le sujet comme Bancocratie, Aden, Bruxelles, 2014 ; Il est auteur des livres Bancocratie, Aden, 2014, http://cadtm.org/Bancocratie  ; Procès d’un homme exemplaire, éditions Al Dante, Marseille, 2013 http://cadtm.org/Proces-d-un-homme-... ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010 http://cadtm.org/Un-coup-d-oeil-dan...

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L'or détenu par les États-Unis pourrait avoir disparu

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L'or détenu par les États-Unis pourrait avoir disparu

par tiger54  »  Publié le 26 Nov 2014 19:40 / Commentaires : 0 / Vus : 1181 fois

ImageEgon von Greyerz, qui avait annoncé le rapatriement de l'or néerlandais 1 mois à l’avance, a déclaré que le stock d’or des États-Unis, que les pays croient en sécurité à la Fed de New York, a disparu.

Voici d'abord un extrait de l’article publié par Egon von Greyerz dans lequel il annonçait le rapatriement de l’or des Pays-Bas, plusieurs semaines avant le communiqué officiel de la Banque centrale néerlandaise (DNB) :

« Nous avons appris de source fiable qu’un rapatriement secret d’or des États-Unis vers l’Europe serait actuellement en cours. En octobre 2014.

L’information contient des détails sur les quantités transportées par une firme mondiale de transport sécurisé, qui sont beaucoup plus élevées que la normale, ainsi que le pays de destination.

Le simple fait que ce rapatriement d’or se déroulerait en secret confirme ce que les investisseurs cherchant la préservation de richesse ont toujours su, à savoir que l’or devrait toujours être détenu sous contrôle direct de son propriétaire. C’est la seule preuve de l’existence réelle de l’or. »





Jusqu'à récemment, la Banque centrale néerlandaise (DNB) avait seulement 11% de son or aux Pays-Bas. Mais vendredi, le rapatriement de 122 tonnes depuis les États-Unis a été officialisé par la DNB, ce qui signifie qu'ils ont dorénavant 69% de leur or à l'étranger, dont la majorité de celui-ci aux Etats-Unis.

Au mois d’octobre, nos sources nous ont dit ce qui se passait en Hollande et nous avions publié une note le 23 octobre, sans mentionner le pays.

Alors pourquoi les Pays-Bas laissent-ils 69% de leur or à l'étranger ? Ils devraient pourtant être inquiets après l’échec du rapatriement de l’or allemand. La Fed n’a livré qu’une partie des 680 tonnes initialement demandées par l’Allemagne et a indiqué qu’elle serait en mesure de rendre le reste de l’or en 2020. C’est la preuve flagrante que la Fed n'a pas l'or allemand ....

Il a probablement été loué ou vendu par la Fed à une bullion bank. L'acheteur était très certainement la Chine et c’est là que l'or se trouve dorénavant. Tout ce qu’a l’Allemagne est une promesse de règlement de contrat papier en or physique de la Fed. Et la Fed pourrait ne jamais trouver de l'or physique aux prix actuels.

L’histoire est la même pour les Pays-Bas. 31% de leur or est maintenant à la Fed, mais cet or est certainement en Chine. Les Pays-Bas ont donc reçu l’or que la Fed a pu trouver, car le reste n’existe probablement pas.

La DNB a déclaré dans un communiqué de presse que "cela peut aussi avoir un effet positif sur la confiance du public." Il n'y a aucune raison pour que les Hollandais soient en confiance avec 69% de leur or à l'étranger, surtout que la majorité de celui-ci est probablement juste en papier doré.

Dans l'Initiative sur l’or de la Suisse, l'une des exigences est de rapatrier 300 tonnes d’or de l'étranger. 200 tonnes sont censées être à Londres et 100 tonnes en Ottawa. J’ai participé à un débat sur la télévision suisse il y a quelques jours. Lorsqu’on a demandé à Jean-Pierre Roth, l'ancien Président de la Banque nationale suisse, si quelqu'un avait vu l'or, il a juste dit qu'il faisait confiance au Royaume-Uni et au Canada.

Mais malheureusement, il semble que toute cette "confiance" que les banquiers centraux ont dans la Fed et d'autres banques dépositaires est infondée. Parce que quand arrive l’épreuve du rapatriement, une grande partie de l’or détenu par les banques centrales occidentales semble s'être évaporée.

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IMPÔTS lettre

 

 Cher Monsieur.


 J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du 12 avril dernier par laquelle, pour la troisième fois, vous me réclamez le remboursement de l'argent que je vous dois.
  Sachez tout d'abord que je ne conteste pas cette dette et que j’ ai l'intention de vous rembourser aussi tôt que possible. 
 Mais d'autre part, je vous signale que j'ai encore beaucoup d'autres créanciers, tous aussi honorables que vous et que je souhaite rembourser aussi.
C'est pourquoi, chaque mois, je mets tous les noms de mes créanciers dans un chapeau et en tire un au hasard que je m'empresse de rembourser.

 J'ose espérer que votre nom sortira bientôt. 
 Entre-temps, je vous prie d'agréer, Cher Monsieur, l'assurance de mes sentiments distingués


 P.S. : Votre dernière lettre étant rédigée de manière fort peu courtoise, j'ai le regret de vous faire savoir que vous ne participerez pas au prochain tirage.

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IMPÔTS Lettre (2)

 

 

 Monsieur l'agent du Trésor Public

Mon colis a pu vous étonner au départ.
 Alors voilà quelques explications.
Je vous joins à cette lettre une photocopie de l'article du Nouvel Observateur intitulé « Les vraies dépenses de l'état ». Vous noterez que, dans le quatrième paragraphe, il est précisé que l'Élysée a l’habitude de payer des brouettes 5200 EUR, des escabeaux2300 EUR et des marteaux 550 EUR pièce.
 
Par ailleurs, un très intéressant article du Canard Enchaîné dont la bonne foi est bien connue (copie également jointe) rapporte que le prix des sièges WC du nouveau Ministère des Finances est de 3750 EUR la pièce.

Vous devant  la somme exacte de 13816 EUR pour l'année fiscale qui s'achève, je vous adresse donc dans ce colis quatre sièges WC neufs et cinq marteaux, le tout représentant une valeur de 14000 EUR. vous engage par ailleurs à conserver le trop perçu pour vos bonnes œuvres ou bien à utiliser les 184 euros restants pour que notre Président de la République puisse compléter sa boite à outils.
 
Ce fut un plaisir de payer mes impôts cette année, n'hésitez pas à l'avenir à me communiquer la liste des tarifs usuels pratiqués par les principaux fournisseurs de l'état.
 
 Un contribuable heureux

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26/11/14

Le grand festival du Maroc à Moscou, une opération séduction efficace

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20 novembre, 13:11
Le grand festival du Maroc à Moscou, une opération séduction efficace
Le grand festival du Maroc à Moscou, une opération séduction efficace

Par La Voix de la Russie | Le grand festival du Maroc à Moscou s’est ouvert le 6 novembre dernier et va se clôturer le 20 novembre. Un événement haut en couleurs au centre de Moscou durant lequel les habitants de la capitale russe ont eu l’occasion de découvrir toute la richesse de la gastronomie marocaine.

Ledit festival a été organisé par le Centre marocain de promotion des exportations (Maroc Export). Le but principal de cette manifestation est de faire découvrir plus largement les produits du Maroc aux consommateurs russes. 26 entreprises marocaines y ont pris part, l’objectif étant de séduire encore plus la clientèle russe, qui commence déjà à se familiariser avec les produits « Made in Morocco ».

En effet et pour rappel, le Maroc est déjà de loin le premier fournisseur d’agrumes sur le marché russe, tandis que la Russie est le principal acheteur du Royaume chérifien (plus de 60% de sa production exportée va en Russie). Les tomates marocaines sont également de plus en plus visibles dans les supermarchés russes, de même que les jus et les huiles, notamment l’huile d’argan dont les titres de noblesse ne sont plus à présenter et dont la demande ne cesse de croître sur le marché russe, aussi bien au niveau des consommateurs individuels que des entreprises cosmétiques. A ce titre, le grand festival du Maroc à Moscou a ciblé trois segments principaux : le très haut de gamme, le haut de gamme et l’industrie « halal premium », compte tenu de la très importante communauté musulmane de Russie.

Le ministre délégué chargé du Commerce extérieur du Royaume du Maroc, M. Mohamed Abbou, a participé à la cérémonie d’ouverture de l’événement et nous a confié ses principales observations. Selon le ministre, « les relations entre la Russie et le Maroc sont excellentes et les perspectives dans le domaine du commerce des deux pays sont fort prometteuses ». Il n’a d’ailleurs pas caché son fort optimisme. A notre question de savoir si cette toute récente opération séduction du Maroc en Russie est liée aux sanctions russes qui visent les produits occidentaux et notamment européens, désormais interdits d’accès sur le territoire de la  Fédération de Russie, M. Abbou a déclaré « qu’il n’y a pas de rapport direct entre la situation géopolitique et les liens commerciaux entre nos deux pays. » Il a notamment souligné que les produits marocains étaient déjà connus et appréciés des consommateurs russes, bien avant la situation géopolitique actuelle, et que le festival du Maroc à Moscou n’était qu’un moyen supplémentaire de faire découvrir encore plus la diversité des produits gastronomiques marocains à la clientèle russe.

Il est bien vrai et étant quelqu’un qui connait bien la production marocaine puisque ce pays ne m’est nullement étranger, que le Maroc possède un grand nombre d’atouts, notamment en ce qui concerne la qualité de ses produits agricoles ou halieutiques. Les agrumes marocains sont très appréciés des Russes et plus globalement les produits du Maroc ont toute leur place sur notre marché. Par ailleurs, ledit festival est effectivement une très bonne initiative afin de renforcer les positions des produits marocains en Russie, à l’heure où grand nombre de fournisseurs étrangers cherchent à séduire la clientèle russe, qu’ils soient issus d’Amérique latine, d’Asie ou d’Afrique.

Quant aux produits européens sanctionnés en réponse aux sanctions occidentales contre notre pays, ils auront en effet beaucoup de mal à récupérer leurs positions d’antan, comme l’a d’ailleurs récemment bien rappelé le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Pour bon nombre de fournisseurs européens, vraisemblablement il n’y aura pas de véritable retour sur le marché russe, pour certains autres ce sera peut-être différent, à condition encore d’être en mesure de concurrencer les nouveaux principaux fournisseurs du pays, locaux comme étrangers. D’autre part, plus longtemps l’Occident politique continuera à penser qu’il peut mettre à genoux la Russie, à travers ses sanctions stupides qui ne font que largement cimenter la nation multiethnique russe, plus difficile sera un éventuel retour pour les producteurs de l’Europe. Ce qui est bien évidemment fort dommage pour eux mais la Russie se doit et continuera de se défendre lorsque des forces externes essaient par tous les moyens de nous faire revenir à l’ère unipolaire…Que ce soit bien clair, ils n’y arriveront pas ! Quant aux citoyens et aux entrepreneurs occidentaux, en premier lieu européens, à eux de faire entendre plus largement leurs voix dans leurs propres pays. /N
Lire la suite: http://french.ruvr.ru/2014_11_20/Le-grand-festival-du-Maroc-a-Moscou-une-operation-seduction-efficace-3816/

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UKRAINE-Après Maïdan et les élections "démocratiques" de Porochenko, les bien-heureux ukrainiens de l'ouest déferlent en Pologne

 Après la "démocratique" révolte du Maidan et les élections "démocratiques" du nouveau président Porochenko, les bien-heureux et très "démocratiques" ukrainiens de l'ouest de l'Ukraine déferlent en Pologne...

 Ukraine,
la frontière ukraino-polonaise



Après la "démocratique" révolte du Maidan et les élections "démocratiques" du nouveau président Porochenko, les bien-heureux et très "démocratiques" ukrainiens de l'ouest de l'Ukraine déferlent en Pologne

http://www.youtube.com/watch?v=2E7jRqX0ghU#t=40

Écrit par : ANNA | 26/11/2014

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M6R (VIè République) et UE: quoi, comment, quelles perspectives

La 6è me semble être la carotte agitée désespérément pour tenter encore d'abuser les naïfs restants.
Comme je suis plus attachée aux actes qu'aux sons de flute, et que je cherche TOUJOURS ce qui peut montrer que des discours ont déjà trouvé une ébauche dans des actes ou entreprises, je cherche ... Je n'ai toujours pas trouvé ce que le promoteur de l'initiative a mis en place (ne serait-ce que dans son petit parti) pour prouver la véracité et la validité de sa proposition... Consultation de "la base"? plateforme participative avec thèmes de réflexion? .... etc
Mais non: Nada. Niente. Rien .
Alors, un attrappe gogos?
Ci dessous  des arguments contradictoires échangés au cours d'un débat - sur la perspective posée d'une VIè République actuellement proposée - sur cette page FaceBook
Jocegaly

 

 

 

Préambule par Clément Maillard
Rions un peu .... Morceau choisi : « sortir des traités n'est pas forcement sortir de l'UE ! » (on ne sait pas s’il faut rire ou pleurer…)...

 

 

Vous faites partie des 62% de Français favorables à une 6e République ? Signez sur http://www.m6r.fr/je-signe !


 

Clément Maillard
Autrement dit, retour aux tares de la IVème, régime des partis, gouvernement chutant 2 fois par mois au gré des changements de coalition. Ceux qui prônent cela connaissent-ils l'histoire du 20ème siècle ? Se sont-ils demandés pourquoi les USA tiennent tant à ce que la France régresse ainsi ? Pour que les "réformes" (comprenez régressions sociales) puissent passer plus facilement  http://www.huffingtonpost.fr/.../president-republique...

Stef Sachet
n'importe quoi !! (rire) il n'y a pas de rapport entre la iv ème et la VI ème tel quelle est présenté, puisqu'il y a une assemblée citoyenne de contrôle et des votations citoyenne.... c'est plus une question de partis politique... vous êtes calé sur le sujet à ce que je vois !

Clément Maillard
Justement, je connais l'histoire et je sais où a pu mener notre pays un régime "donnant davantage de pouvoir au parlement et moins de pouvoir au président"
D'autant plus que le véritable problème qui pourrit notre démocratie, l'union européenne, est complètement éludé : vouloir changer de république sans quitter l'union européenne, c'est comme changer de copine parce qu'on a la bléno sans soigner sa bléno...

Stef Sachet
ridicule... ce que propose m6r n'a jamais existé en France, comment pouvez prétendre connaitre l'histoire ?!! (rire) on a pas besoin de président... c'est inutile ou comme VRP international pour faire beau... mais sinon il ne sers à rien... et vos propos sur UE est digne du reste... pathétique...

Clément Maillard
C'est plutôt votre 6ème qui est pathétique, mon vieux. Apprenez à réfléchir et à vous renseigner sur ce qui pourrit le fonctionnement de la démocratie dans notre pays : l'union européenne. Mais faut croire que vous aimez être pris pour un con. Moi, ce n'est pas mon cas.
Changer de république en restant liés aux traités européens, quelque soit ce que vous pourrez mettre dans la nouvelle constitution, CE SERA DU VENT.

Stef Sachet
bah biensur si on ne pense pas comme vous c'est qu'on pense pas (rire) quel rapport entre m6r et l'UE ?!! on s'en tape de cette UE... elle est tirée des Politiques actuelles.... c'est pour ça qu'on veut en changer... ce que des hommes ont fait, d'autres peuvent le défaire ou les changer... après la France on changera l'UE... ou est le problème !?!!

Clément Maillard
Art. 48 du traité de Lisbonne : toute modification des traités doit approuvée à l'UNANIMITÉ des 28 pays membres. Donc pour avoir l'europe qui vous plait, il faudra qu'elle plaise aux 27 autres pays.

Stef Sachet
ça tombe bien on veut sortir des traités !!! c'est cool non ?!! mais c'est aux Français de choisir et non à toi ou à des Politiques !! alors changeons les règles !!

Clément Maillard
Sortir des traités, c'est sortir de l'union européenne, et c'est ça la priorité absolue pour rétablir la démocratie dans ce pays. A quoi ça te sert de changer nos règles si on reste soumis à des règles extérieures ? A RIEN.

Thierry Lefebvre Dufour
On n'est pas sauvés avec ces doux rêveurs ...
Stef Sachet
et alors clément ?!! si à la majorité les Français décident de sortir de ce traité, on en sortira... ou est le problème ?!! vous savez que partout en Europe, des mouvement politiques sont aussi pour une autre Europe ?!! hors des traités ?!! c’est quoi cette obsession sur des traités !?! on s'en tape, on a pas voté pour de toute façon !!! vous êtes d'un drôle....
sortir des traité n'est pas forcement sortir de l'UE ! on peut aussi définir d'autres règles Européennes... comme le souhaitent de nombreux mouvements en Europe.... comme dans tout, si les règles ne conviennent pas, soit on ne joue pas, soit on change les règles... les traités se changent, s'abrogent ou ne sont pas respecter.... et alors !?!!

Clément Maillard
Je sais qu'on a pas voté pour ! On a voté non à ces traités néo-libéraux qui briment la souveraineté populaire ! Mais c'est justement de dénoncer ces traités et quitter l'union européenne la priorité ! Ne comprends-tu pas que toutes les politiques néo-libérales qui nous sont imposées découlent justement de ces traités ?
Réfléchis un peu Stef... l'union européenne est une organisation internationale, elle ne tient que par des traités internationaux, c'est logique.
Et comme je te disais, changer les règles de l'union européenne, c'est l'unanimité des pays membres, dont les intérêts et les besoins sont divergents et souvent incompatibles. Réfléchis !
Stef Sachet
oui, je sais bien... mais il y avait d'autres candidats aux Européennes qui ne souhaitaient pas ces traités mais souhaitaient une autre Europe... je ne vois pas le problème... je suis pour une Europe écosocialiste citoyenne... dénoncer les traités oui, sortir de l'UE... quel intérêt ?!! ce qui me semble bon pour moi l'est aussi pour mes semblables en Europe qui souhaitent la même chose que moi... une politique Franco Française sur l'énergie n'aurait aucun intérêt, même chose sur la fiscalité, le social etc etc... donc autant faire une vrai UE des peuples et pour les peuples... et ça commence par changer les règles chez nous !!!
Clément Maillard
L'europe des peuples, c'est chaque pays fait ce qui convient à son peuple sans avoir à demander l'avis des autres ni d'une commission supranationale. Autrement dit, c'est pas d'union européenne. On a pas besoin de ça.
Et comme je te le disais, dénoncer les traités, c'est quitter l'union européenne, puisque celle-ci ne tient que par des traités. C'est comme un contrat d'association entre plusieurs pays. Si tu dénonces le contrat, par définition tu quittes l'association. C'est logique.
d'autre part, on a certainement pas besoin de l'europe pour mener une politique sociale : la France n'a pas eu besoin de l'europe pour construire son modèle social, que beaucoup de pays nous envient
Et j'ajouterais qu'une europe écolo ne fera guère plus qu'une France écolo, si les Chinois et les USA polluent... Tout ce qui ne peut être résolu au niveau national ne peut l'être qu'au niveau mondial.

Stef Sachet
ah ok... donc que nos voisins pourrissent l'environnement n'a pas d’incidence chez nous ?!! que des entreprises délocalisent chez le plus profitable au détriment des peuples ne vous posera pas de soucis... parceque l'économie n'a pas de frontière et ça n'est pas parceque nous seront qu'entre Français que les entreprises ne continueront pas de quitter le pays pour des raisons de profits !!et désolé mais les droits de l'homme et des salariés sont aussi important ici qu’ailleurs...

Clément Maillard
Les délocalisations, on ne pourra les empêcher qu'en quittant l'union européenne, car justement c'est elle qui les favorise, voir l'art. 63 du traité d'union européenne : un gouvernement d'un pays membre ne peut pas restreindre les flux de capitaux entrant et sortant de ce pays...
Quitter l'union européenne ne veut absolument pas dire ne rester qu'entre français, mais au contraire s'ouvrir de nouveaux horizons, en se donnant la possibilité de coopérer avec ceux parmi les 200 pays de cette planète qui le souhaitent et non plus de façon privilégiée avec nos 27 voisins.
D'autre part, l'union européenne soutient des violations flagrantes des droits de l'homme en Ukraine, en soutenant les putschistes néo-nazis d'euro-maïdan qui ont commis de multiples atrocités depuis leur prise de pouvoir.

Stef Sachet
27, 200... peut importe... on doit tout faire ensemble... et ça n'est pas l'UE qui fait les délocalisations, mais le libéralisme alors UE ou pas, ils s'en foutent un peu je crois tant que les règles leur seront favorable et c'est pas "La" France qui changera seul cela... si demain on change les dirigeant par des écolo l'Europe sera écolo et si c'est d'autre elle sera autre... les traités sont fait pour être défait et refait par d'autre... tout comme en France, ce que certain font d'autre le défont...

Clément Maillard
Les traités ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité des pays signataires... Et c'est bien ces traités qui servent de base à l'union européenne et qui interdisent de s'opposer aux délocalisations. Et honnêtement, si tu t'imagines que des pays membres vers lesquels se font ces délocalisations vont accepter qu'on modifie l'article qui interdit de s'y opposer, franchement tu rêves.
L'union européenne n'est qu'un moyen d'imposer le néo-libéralisme dans ses pays membres, c'est pourquoi la France ne doit plus en être membre
A moins d'accepter le néo-libéralisme et l'austérité...

Christ Ledieu
Moi qui suis né sous Vincent Auriol, j'ai constaté que la 4ème est cent fois préférable à la république gaullienne, l'élection du monarque présidentiel a toujours été une insulte à la démocratie, et ceux qui veulent concentrer les pouvoirs dans les mains d'un seul, au détriment ne serait-ce que du parlement, ne sont pas loin d'être des fachos proches du F'Haine, de l'upr, des soralo-dieudonnistes, villiero-gudistes et autres zidentitaires...

Clément Maillard
Je ne tolère ni dieu ni maître, Ledieu, mais je préfère que soit élu au suffrage universel celui qui représentera notre pays et sera chargé d’exécuter les lois émanant de la souveraineté nationale, car quelque soit le régime, il faudra bien que quelqu’un s’en charge.
C’est très étrange de considérer le fait d’élire directement celui qui va diriger le pays comme un insulte à la démocratie. Je trouve que c’est plutôt le fait de voter pour des partis et les laisser s’entendre entre eux après élection pour faire désigner un Président du Conseil par des coalitions instables qui est une insulte à la démocratie.
Il est sûr que la Vème n’est pas l’idéal : le régime idéal serait celui où aucune loi ne pourrait être imposée au citoyen si elle n’a pas été proposée à l’issue d’une pétition rassemblant un certain quota d’électeurs et acceptée par un référendum à l’issue d’un débat public contradictoire et équitable. Mais force est de constater que la Vème a plutôt bien fonctionné jusqu’à ce que la participation Française à l’union européenne ne pervertisse complètement son fonctionnement démocratique.
Quant à la IVème, n’oubliez pas qu’elle a amené des ordures comme Guy Mollet au pouvoir et comme Jean-Marie Le Pen à l’assemblée (au moment ou il jouait de la gégène en Algérie), qu’elle a permis l’essor du poujadisme, qu’elle a mis la France dans le merdier européen, mené des guerres coloniales sanglantes, qu’elle a poussé les députés à accepter que les anciens ministres se dotent d’une indemnité à vie au bout de 15j de pouvoir en raison de l’instabilité chronique du régime.
Le seul truc de bien sous la IVème a été conservé en 1958, il s’agit du préambule de la Constitution, qui définit tout notre modèle social.
D’autre part, vous faites des amalgames assez énormes, Ledieu ! Mélanger l’UPR qui refuse tout projet européen, entre autres en raison du caractère raciste d’un tel projet, avec les identitaires qui veulent une nation européenne en raison de leur racisme puant témoigne d’une inculture politique assez grave…

Clément Maillard Ceux qui n’auraient pas encore compris ce qui pourrit le fonctionnement de notre démocratie, ils pourront remarquer l’accélération des tripatouillages de notre Constitution ces derniers temps ainsi que l’origine de ces tripatouillages... C'est clairement l'union européenne qui nous vole notre démocratie et pervertit le fonctionnement de notre République http://www.timetoast.com/.../revisions-de-la-constitution...

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L’Ukraine admet que son or a « disparu »

L'or de l'Ukraine??? Il est là : http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/russie_ukraine_or_et_us_/index.html
Pourtant, je crois bien que  Iatseniouk est toujours dans le gouvernement Ukrainien, non?
Au fait il y a aussi ceci: ... et une partie envoyée en Irak. Tiens, curieusement,  c'est là qu'est soudainement apparu EIIL!!! juste après! http://blogdejocelyne.canalblog.com/.../04/02/29577184.html

 

Sur NEWS 360X

L’Ukraine admet que son or a « disparu »

novembre 25th, 2014 | by Mickael - Fondateur de News360x
L’Ukraine admet que son or a « disparu »
Economie
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L’Ukraine admet que son or a disparu : « Il n’y a presque plus d’or dans les coffres de la Banque centrale. »

Revenons en mars, au moment où le FMI indiquait que les avoirs officiels en or de l’Ukraine pour la fin février, donc juste au moment où le coup d’État contre l’ancien président Viktor Ianoukovytch arrivait à sa conclusion, s’élevaient à 42,3 tonnes, soit 8 % des réserves…

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Notons que sous le précédent président « détesté », les réserves d’or de l’Ukraine avaient constamment augmenté, atteignant un sommet record juste avant le coup d’État…

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Nous avons déjà fait part d’un étrange incident qui a eu lieu juste après le coup d’État en Ukraine, à savoir que, selon au moins une source, « dans une mystérieuse opération sous le couvert de la nuit, les réserves d’or de l’Ukraine ont été rapidement chargées à bord d’un avion banalisé, qui a ensuite emmené l’or aux États-Unis ».

L’article disait :

Cette nuit, autour de 2 heures, un avion de transport non enregistré a décollé de l’aéroport de Boryspil. Selon le personnel de Boryspil, avant l’apparition de l’avion, quatre camions et deux minibus de fret sont arrivés à l’aéroport, tous dépourvus de plaques d’immatriculation. Quinze personnes en uniformes noirs, équipés de masques et de gilets de protection, en sont sortis. Certains étaient armés de mitrailleuses. Ces personnes ont chargé l’avion avec plus de quarante boîtes lourdes.

Après cela, plusieurs hommes mystérieux sont arrivés et sont aussi montés dans l’avion. Le chargement a été effectué à la hâte. Après le déchargement, les voitures sans plaques ont immédiatement quitté la piste et l’avion a décollé en urgence.

Les responsables de l’aéroport qui ont vu se dérouler cette mystérieuse « opération spéciale » ont immédiatement fait leur rapport à l’administration de l’aéroport, laquelle leur a fortement conseillé de « ne pas se mêler des affaires des autres ».

Plus tard, les éditeurs ont été appelés par l’un des hauts fonctionnaires de l’ancien ministère des Impôts avant de déclarer que, selon lui, cette nuit-là, sur les ordres de l’un des « nouveaux dirigeants » de l’Ukraine, toutes les réserves d’or du pays ont été emmenées aux États-Unis.

Inutile de dire qu’aucune déclaration officielle ne vient confirmer que tout cela a bien eu lieu. Et de rappeler notre rapport, dans lequel nous disions que le « prix de la libération de l’Ukraine » était le transfert de son or à la FED, à un moment où l’Allemagne cherchait activement à rapatrier son propre or physique, placé dans les sous-sols de la FED de New York, demande qui avait entraîné les habituelles moqueries des grands médias. Jusqu’à aujourd’hui…

Dans une interview sur Ukraine TV, la Direction de la Banque centrale d’Ukraine elle-même a fait l’aveu étonnant que « dans les coffres de la Banque Centrale, il n’y a presque plus d’or. Il reste une petite quantité de lingots d’or, mais ce n’est que 1 % des réserves. »

Comme sur d’autres rapports du site ukraina.ru, cette étonnante révélation démontre que non seulement l’Ukraine a tranquillement épuisé son or tout au long de l’année, mais que le dernier chiffre officiel – selon lequel le stock d’or de l’Ukraine était 8 fois plus important que le 1 % rapporté – a été trafiqué, et que le nombre réel est inférieur d’environ 90 %.

Selon les statistiques officielles de la BNU, la quantité d’or qui se trouve dans les coffres devrait être huit fois supérieure à ce qui s’y trouve actuellement. Au début de ce mois, le volume d’or était d’environ 1 milliard de dollars, soit 8 % du total des réserves. Maintenant, celui-ci est seulement de 1 %.

Bien sûr, compte tenu que les données sur les réserves officielles de la Banque centrale ont été clairement trafiquée, on se demande depuis combien de temps le « déplacement » factuel de l’or a été mis en place.

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Nous obtenons des informations supplémentaires dans un article de Rusila :

Selon des données récentes, la valeur de l’or de l’Ukraine devrait être 988,7 millions de dollars. Ce qui nous permet d’évaluer la proportion d’or dans les réserves à 8 %. Si l’on en croit la banque Gontareva, il ne reste que la modeste somme de 123,6 millions de dollars en or.

Le chiffre est fantastique, étant donné que fin février (lorsque les nouvelles autorités avaient déjà pris des positions clés), la quantité d’or était de 1,8 milliards de dollars, soit 12 % des réserves.

En d’autres termes, depuis le début de l’année, les réserves d’or ont fondu de près de seize fois. En février, le stock contenait environ 21 tonnes d’or, dont la présence avait été fièrement annoncée par Serhiy Arbuzov, qui a dirigé la BCU de 2010 à 2012. Qu’est-il donc arrivé aux autres 20,8 tonnes d’or ?

Expliquer la réduction dramatique dans le contexte de la dévaluation de la hryvnia (la devise ukrainienne – NDLR) par la vente d’or est impossible. Après tout, 92 % des réserves de la Banque nationale sont sous la forme d’une monnaie étrangère qui est beaucoup plus facile à utiliser pour maintenir les niveaux de la hryvnia et couvrir les passifs courants. En outre, depuis mars, le prix international de l’or a chuté. Vendre son or dans de telles circonstances serait un crime. En fait, il serait plus opportun d’augmenter les réserves d’or grâce à la conversion des devises en métaux précieux.

Mais apparemment, le résultat n’est pas dû à la négligence ou l’insouciance de quelqu’un. La réserve d’or a été activement acheminée hors du pays, en raison des perspectives économiques et politiques très vagues de l’Ukraine. Quelque chose de semblable est arrivé à des réserves d’or de l’URSS lorsque le gouvernement de Gorbatchev a réalisé que la Perestroïka menait le pays vers l’abîme : l’or a tout simplement disparu vers une direction inconnue.

Voici la conclusion de l’article :

« Comme le montre l’Histoire, la réduction des réserves d’or dans le contexte d’une crise politique aiguë est généralement précédée par l’effondrement de l’État. »

Curieusement il n’y avait pas de réduction d’or officielle juste avant le moment où Victoria « Fuck the UE » Nuland prévoyait l’éviction de M. Ianoukovytch, bien au contraire (comme indiqué ci-dessus) ! Il est encore plus étrange que ce fût durant la période où l’Ukraine a été « soutenue » par ses alliés occidentaux que plusieurs milliards de dollars d’or physique – l’or du peuple – se sont tout simplement « volatilisés ».

En tout cas, maintenant que la disparition de l’or de l’Ukraine a été confirmée, peut-être est-il temps de revoir l’histoire « non-confirmée » selon laquelle, peu de temps après que le régime ukrainien actuel a pris le pouvoir, la majeure partie de l’or du pays a été envoyée aux États-Unis.

À ce jour, la FED de New York n’a toujours pas répondu à notre demande du mois de mars dernier visant à savoir si l’or de l’Ukraine a été redomicilié dans les coffres situés à environ quatre-vingts pieds au-dessous de Liberty 33 [1].

Notes

[1] 33 Liberty Street, l’adresse de la Banque de Réserve fédérale de New York – NDLR.

Source : zerohedge.com

Traduction : E&R

  1. confucius says:

    Certains pensent encore que les USA sont venus apporter la liberté et l’indépendance en Ukraine.
    Ils sont surtout venu pour provoquer la Russie et piller le pays comme ils l’ont fait en Irak en volant le pétrole.
    Quand les américains quitteront l’Ukraine, il ne restera plus grand chose, l’Ukraine sera ruiné complétement.
    A noter que j’ai déjà vu cette information dans d’autres médias dont certains français mais qui n’appartiennent pas évidemment à la presse classique mais sont indépendants et donc sur internet.
    Par contre si tout le monde s’accorde à dire que les USA sont bien les bandits qui ont volé l’or ukrainien, ils ne sont pas d’accord sur leur destination, certains affirment que l’or est aux USA, d’autres affirment qu’il est parti en Irak.
    Comme le note bien l’article, les réserves de l’URSS avaient déjà disparu lors de son effondrement et les américains n’étaient aussi pas bien loin…
    Nous sommes bien loin des clichés de la propagande du cinéma américain.

  2. Pingback: L’Ukraine admet que son or a "dispar...

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25/11/14

Franck Ferrand : l'Occident ne doit pas rejeter Poutine !

Sur LE FIGARO

 

Franck Ferrand : l'Occident ne doit pas rejeter Poutine !

Par
Mis à jour le 17/11/2014 à 11:43
Jean-Christophe Marmara/Le Figaro.

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Franck Ferrand éclaire l'actualité par l'histoire. Les Etats-Unis et l'Europe ont tort de critiquer sans ménagement le président russe, explique-t-il cette semaine.


Journaliste, écrivain et conférencier, Franck Ferrand consacre sa vie à l'Histoire. Ce surdoué anime «Au coeur de l'Histoire» chaque jour sur Europe 1 et «L'Ombre d'un doute» chaque premier lundi du mois sur France 3 en première partie de soirée. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont «Le dictionnaire amoureux de Versailles» (Plon, 2013). Son nouveau livre, «François Ier, le roi des chimères» (Flammarion), est actuellement en librairie


Le départ précipité du président russe, lors du sommet du G20 à Brisbane, traduit un changement du paysage diplomatique. Que Vladimir Poutine n'ait même pas attendu la publication du communiqué final pour reprendre son avion démontre qu'il se sent de moins en moins contraint. Attaqué de toute part, accusé par son hôte lui-même, le Premier ministre australien Abbott, de vouloir «restaurer la gloire perdue du tsarisme et de l'Union soviétique», celui qui semble devenu la bête noire des Occidentaux aura, de surcroît, subi l'hypocrisie du président français - M. Hollande ayant préféré ne pas évoquer le cas des deux navires de guerre commandés par Moscou et, pour le moment du moins, retenus par Paris. «Les deux parties considéraient que ce n'était pas le sujet du jour», selon le Quai d'Orsay… De son côté, le président Obama a cru bon de préciser que l'attitude de la Fédération russe à l'égard de la Crimée était «une menace pour le monde» - curieuse évaluation des risques, le jour même où la prétendue République islamique revendiquait l'égorgement d'un otage américain et d'une quinzaine de soldats syriens!

« La nullité des Etats-Unis en matière diplomatique a été maintes fois démontrée. »

La nullité des Etats-Unis en matière diplomatique a été maintes fois démontrée. Pour qui connaît l'Histoire, elle relève du truisme. Du reste, l'actuelle situation en Mésopotamie suffirait, à elle seule, à édifier n'importe qui sur la question. Vu du Pentagone et de la Maison Blanche, le monde se résume à de manichéens jeux de balance, dans lesquelles ne compte en définitive que l'intérêt supposé - à courte vue, le plus souvent - de l'hyperpuissance américaine. Que les «stratèges» de Washington s'aveuglent sur le cas russe n'a donc rien de bien étonnant. Ce qui surprend davantage - et ne manque pas d'effrayer certains observateurs - c'est l'alignement sans condition des membres de l'OTAN sur ces positions rigides. Il fut un temps, pas si lointain, où le président Chirac, avec son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, se permettait encore de faire la leçon aux Etats-Unis, et de clamer à la face du monde que le président Bush fils, en Irak, s'apprêtait à faire fausse route. Il faut croire que ces temps-là sont révolus…

« Comment les chancelleries occidentales ne voient-elles pas ce qui est en train de se produire sous leurs yeux ? »

Comment les chancelleries occidentales ne voient-elles pas ce qui est en train de se produire sous leurs yeux? Comment peuvent-elles négliger le rapprochement à l'œuvre entre Moscou et Pékin? Ainsi que le montrait fort bien, il y a quelques jours, la chaîne de télévision France 24, les Russes, désormais, comptent sur les Chinois pour contourner les sanctions décidées outre-Atlantique. Une vingtaine de grands contrats de coopération viennent ainsi d'être signés, en matière économique et militaire, entre Vladimir Poutine et Xi Jinping, témoignant de l'intention même pas dissimulée de ce dernier de tirer le plus grand parti de l'intransigeance occidentale.

« La Real Politik, chère à Metternich et à Bismarck, aurait-elle changé de camp ? »

La Real Politik, chère à Metternich et à Bismarck, aurait-elle changé de camp? «Ce qui est, disait Talleyrand, est fort peu de choses, toutes les fois que l'on ne pense pas que ce qui est produit ce qui sera.»

Une chose est certaine: le fait politique du mois n'aura pas été le sommet de Brisbane, mais bien celui de Pékin ; l'important ne s'est pas passé dans le cadre du G20, mais dans celui de l'APEC. Hélas.

Retrouvez Franck Ferrand sur son site : http://www.franckferrand.com/

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Le plan secret de Poutine pour détruire l’OTAN [Zero Hedge] 14 novembre, 2014

Sur LES MOUTONS ENRAGES

Le plan secret de Poutine pour détruire l’OTAN [Zero Hedge]

Les 11 et 12 septembre derniers s’est tenue la réunion d’une organisation dont la plupart des américains n’ont jamais entendu parler. La couverture des médias grands public était à peu près inexistante.

La réunion s’est tenue à Dushanbe, la capitale du Tadjikistan, un pays que peu d’occidentaux sauraient situer correctement sur une carte. Mais vous pouvez parier votre dernier rouble que Vladimir Poutine sait exactement où se trouve ce pays. Car le groupe qui s’est réuni là-bas est le bébé du président russe. Il s’agit de l’organisation de coopération de Shanghai, constituée de six états membres : la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kyrgyzstan, le Tadjikistan, et l’Ouzbekistan.

L’organisation de coopération de Shanghai (OCS), a été fondée en 2001 pour donner une réponse collective à l’extrémisme et assurer la sécurité des frontières. Mais son véritable but est plus large. Poutine la voit dans un contexte plus vaste comme un contrepoids à l’OTAN (une position que l’OCS ne nie du reste pas). Sa ligne de conduite officielle est de promouvoir le non-alignement, la non confrontation, et la non interférence avec les politiques des autres pays mais ses membres conduisent des exercices militaires conjoints.

Pourquoi devons-nous porter attention à cette réunion au milieu de nulle part ? Parce qu’évidemment, tout ce qu’entreprennent de manière conjointe la Chine et la Russie justifie notre attention. Et il y a beaucoup à dire à ce sujet.

Depuis la création de l’OCS, la Russie a avancé précautionneusement, afin que le groupe ne devienne pas un cheval de Troie pour l’expansion de la Chine dans ce qu’elle considère comme son espace stratégique, l’Asie Centrale. Dans le même temps, Poutine a noué de nouvelles alliances partout dans le monde aussi vite qu’il a pu. S’il veut contrecarrer l’hégémonie globale US, il aura besoin d’autant d’alliances que possible.

De nombreux observateurs ont prédit que la réunion de Dushanbe serait historique. Ils s’attendaient à ce que l’organisation s’ouvre à de nouveaux membres. Cependant, cette réunion a été focalisée sur la situation en Ukraine. Les membres de l’organisation ont soutenu les positions russes et apporté leur soutien à la poursuite des pourparlers dans le pays. Ils ont salué les accords de Minsk et l’initiative du président russe en faveur de la paix.

Cependant, l’idée d’inclure de nouveaux membres est passée à la trappe. De nombreux pays cherchent à rejoindre l’organisation depuis des années. Maintenant, avec la présidence tournante de l’organisation passée à Moscou, et la tenue du prochain sommet en juillet 2015 à Ufa en Russie, les conditions seront favorables à une expansion de l’organisation l’été prochain, a déclaré Poutine.

A cette fin, les participants au sommet de Dushanbe ont signé un document commun qui aborde les questions suivantes : « un mémorandum sur les obligations des états candidats pour obtenir le statut d’état membre de l’OCS », et «sur la procédure d’octroi du statut d’état membre de l’OCS. »

Ceci est extrêmement important aussi bien pour la Russie que pour les occidentaux car les nations désireuses de rejoindre l’OCS sont des acteurs géopolitiques majeurs : l’Inde et le Pakistan. Et un autre acteur majeur attends également de rejoindre l’organisation : l’Iran.

En expliquant le report de l’admission de ces pays, l’assistant du président Poutine, Yuri Ushakov, a fait une déclaration très franche. Il a dit aux médias russes que cette expansion était prématurée à ce moment là, à cause des difficultés potentielles liées à l’acrimonie entre la Chine et l’Inde, et l’Inde et le Pakistan, mais également aux sanctions occidentales contre l’Iran. Ces sources de conflits auraient pu affaiblir l’alliance, ce que la Russie veux éviter.

Amener à la même table des pays antagonistes requerra de délicates manoeuvres diplomatiques, mais il s’agit d’un exercice dans lequel Poutine excelle (qui d’autres à réussi à maintenir d’excellentes relations à la fois avec l’Iran et Israël ?).

Comme toujours, Poutine n’a pas une réflexion à court terme.

Les priorités de la présidence russe sont les suivantes : renforcer le rôle de l’OCS pour la sécurité régionale, porter des projets économiques multilatéraux majeurs, améliorer les liens culturels et humanitaires entre les nations membres, et dessiner une approche globale aux problèmes mondiaux. Il prépare également le développement stratégique de l’OCS pour la période 2015-2025, et pense que ces objectifs devraient être finalisés pour le prochain sommet.

Nous devrions prêter attention à ce qui se déroule au sein de l’OCS. L’Inde et le Pakistan vont rejoindre l’organisation, et l’Iran suivra peu après, ce sera un tournant majeur du jeu géopolitique.

Poutine est en train de prendre le leadership d’une alliance internationale qui comptera quatre des dix états les plus peuplés au monde, le population combinée des pays membres comptera près de 40 % de la population mondiale avec presque 3 milliards de personnes. Elle englobera les deux économies mondiales les plus dynamiques. Avec l’Iran, ses membres contrôleront près de la moitié des réserves de gaz naturel. Le développement des réseaux de gazoducs et de pipelines d’Asie vont doper les pays de la région sur le plan économique et vont les rapprocher plus étroitement.

Si Poutine suit cette voie, l’OCS ne deviendra pas seulement une rivale de l’OTAN, mais pourra façonner une nouvelle structure financière qui entrera directement en compétition avec le FMI et la Banque Mondiale. La nouvelle banque de développement des BRICS, lancée l’été dernier au Brésil, était une première étape dans cette direction. Et cela conduira a détrôner le dollar comme monnaie de réserve internationale avec des conséquences catastrophiques pour l’économie US.

Comme je l’ai dit dans The Colder War, je pense qu’il s’agit du but ultime de Poutine : mener un assaut contre le dollar qui ramène les états-unis au rang d’une nation ordinaire… et dans le même processus, élevé la Russie le plus haut possible.

Ce qui s’est passé au Tadjikistan cette année et ce qui se passera à Ufa l’été prochain, voilà des événements réellement capitaux.

Source : ZeroHedge

Traduction Ender pour les moutons enragés

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Washington veut assujettir Moscou, peine perdue (Poutine) Vladimir Poutine

Sur RIA RU

 

Washington veut assujettir Moscou, peine perdue (Poutine)

Vladimir Poutine
20:01 18/11/2014
MOSCOU, 18 novembre - RIA Novosti

Les Etats-Unis veulent assujettir la Russie, mais personne n'y arrivera jamais, a déclaré mardi à Moscou le président russe Vladimir Poutine.

"Ils ne veulent pas nous humilier, ils veulent nous assujettir. Ils souhaitent régler leurs problèmes à nos dépens, nous placer sous leur domination. Personne n'a jamais réussi à le faire avec la Russie et personne n'y arrivera jamais", a indiqué M.Poutine lors d'un forum du Front populaire de Russie, commentant la déclaration d'un participant au forum selon laquelle Washington entend humilier Moscou.

Dans le même temps, le président russe a noté que les Etats-Unis avaient réussi à dominer "leurs pays-satellites". 

"Malheureusement, beaucoup de leurs alliés essaient de défendre des intérêts étrangers aux dépens - c'est évident - de leurs propres intérêts nationaux pour des raisons inconnues et avec une perspective inconnue", a ajouté M.Poutine.

 

 

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Général De Gaulle: la bourgeoisie et les journalistes... - 1963

A chaque fois que j'ouvre un texte, ou une vidéo sur De Gaulle,  je suis stupéfaite de sa lucidité, et de .... l'actualité de certaines de ses analyses datant tous d'environ 1/2 siècle ou plus, que ce soit sur Israël, ou sur l'Europe, ou encore sur l'Amérique...
Le monde a changé, certes:  un tel, diffuse les photos avec Cécilia sur la dune du Pila, ou en visite à Petra avec l'enfant de sa femme sur les épaules... autre tel se laisse photographier sans protester  sur son scooter en route vers "la belle" du moment. etc... (ne découvrons pas tout le marigot...). Il est vrai qu'à coté de cela, le Général pouvait paraitre un peu trop prude...

 ... mais... Vous y  croyez vraiment que ce n'est que de la "pruderie"?

 

 

 

 

Ci dessous sur les journalistes et les relations entre journalistes et Elysée:


Voir chapitre XVI (vers la fin du déroulé des pages)
- les chiens aboient la caravane passe
- si le Figaro ou l'Immonde me soutenaient je considèrerais que c'est une catastrophe nationale
- les américains se sont infiltrés dans tous les organes de la propagande
...
http://books.google.fr/books…

 

L'extrait:  

"Si le Figaro ou l'imMonde me soutenait, je considérerais que c'est une catastrophe nationale"

Salon doré ,16 janvier 1963
Le général me répète, avec encore plus d'énergie, ce qu'il m'a dit déjà plusieurs fois au sujet des journalistes : « Peyrefitte, je vous supplie de ne pas traiter les journalistes avec trop de considération. Quand une difficulté surgit, il faut absolument que cette faune prenne le parti de l'étranger, contre le parti de la nation dont ils se prétendent pourtant les porte-parole. Impossible d'imaginer une pareille bassesse – et en même temps une pareille inconscience de bassesse.
« Nos journalistes ont en commun avec la bourgeoisie française d'avoir perdu tout sentiment de fierté nationale. Pour pouvoir continuer à dîner en ville, la bourgeoisie accepterait n'importe quel abaissement de la nation. Déjà en 1940, elle était derrière Pékin, car il lui permettait de continuer à dîner en ville malgré le désastre national. Quel émerveillement ! Pétain était un grand homme. Pas besoin d'austérité ni d'effort ! Pétain avait trouvé l'arrangement.
Tout allait se combiner à merveille avec les Allemands. Les bonnes affaires allaient reprendre.
« Bien bien entendu, cela représente 5 % de la nation, mais 5 % qui ,jusqu'à moi, ont dominé. La révolution française n'a pas appelé au pouvoir le peuple français, mais certains artificiels que la bourgeoisie. Cette place qui se fait de plus en plus abâtardie, jusqu'à devenir traîtresse à son propre pays. Bien entendu, le populo ne partage pas du tout ce sentiment. Le populo à des réflexes cinq. Le populo sent où est l'intérêt du pays. Il ne s'y trompe pas souvent.
« En réalité, il y a de bourgeoisie. La bourgeoisie d'argent, celle qui lie le Figaro, et la bourgeoisie intellectuelle, qui lit Le Monde. Les deux font la paire. Elles s'entendent pour se partager le pouvoir.
« Cela m'est complètement égal que vos journalistes soient contre moi. Ça m'ennuierait même qu'il ne soit pas. J'en serais navré, vous m'entendez ! Le jour où le Figaro et l'Immonde me soutiendrait, je considérerai que c'est une catastrophe nationale!

"Les Américains se sont infiltrés dans tous les organes de propagande"

A.P. -si nos porte-plumes se veulent frondeur, c'est sans doute qu'ils répondent à l'attente de leur public ? Notre tempérament national nous porte à la critique.
G.d.G. - mais non ! Ce n'est pas un phénomène seulement français. C'est la même chose dans d'autres pays. En Allemagne, par exemple, la presse est également déchaînée. Adenauer m'a raconté qu'il y avait une agence de presse très puissante, en Allemagne, qui ne faisait que distribuer des articles ou des nouvelles rédigées par les Anglais, de manière à favoriser les intérêts anglais. Au cours de mon voyage, en septembre, le peuple allemand était soulevé l'enthousiasme, mais après c'est contre moi, parce que c'était le mot d'ordre des Anglo-Saxons. L'Allemagne est une mauvaise constitution. Elle donne pouvoir aux appareils des partis. Elle a été fabriquée par les Anglais et les Américains. Elle interdit le référendum. C'est-à-dire que le peuple est mis hors circuit.
« c'est la même chose partout. Les Américains se sont infiltrés dans tous les organes de propagande et dans les partis. Ils ont noyauté les structures politiques. Seul le peuple encore des réflexes. En tout cas je ne veux plus de journalistes accrédités à l'Élysée »

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Obama et EIIL - En désaccord avec Obama, le secrétaire à la défense Chuck Hagel démissionne

 Sur FRANCE CULTURE

 

En désaccord avec Obama, le secrétaire à la défense Chuck Hagel démissionne

 

24.11.2014 - 22:00 Ajouter à ma liste de lecture

Barack Obama congédie son secrétaire à la défense. Officiellement, Chuck Hagel a démissionné, mais les deux hommes étaient en désaccord sur la stratégie américaine contre l'Etat islamique. Frédéric Carbonne nous appelle de Washington.

La femme n'est pas l'égale de l'homme, c'est le président turc qui le dit en invoquant l'islam. Depuis son élection triomphale en août, Recep Tayyip Erdogan multiplie les provocations. Nous verrons cela avec notre correspondant à Istanbul Jérôme Bastion.

Les négociations sur le nucléaire iranien dans l'impasse, mais rien n'est perdu puisque Téhéran et les grandes puissances se donnent un nouveau délai de 7 mois pour aboutir à un accord. Nous en parlerons avec notre invité, l'avocat franco-iranien Ardavan Amir-Aslani.

En France, une étude révèle pour la première fois l'ampleur de la pollution aux particules fines à Paris. Les explications à venir de Véronique Rebeyrotte.

Invité(s) :
Ardavan Amir-Aslani, avocat d'affaires, spécialiste en géostratégie du Proche-Orient et en théologie comparée

 

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La Russie qu’ils ont perdue

Source: dedefensa.org/

La Russie qu’ils ont perdue

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Nous avons trouvé ce texte du journaliste russe Dimitri Sokolov-Mitrich, dans Pravoslavia.ru (site russe donnant des versions anglaises de certains de ses textes), le 14 septembre 2014, puis repris sur d’autres sites, toujours en anglais, tel que Slavyangrad.org, le 24 septembre 2014. Nous avons décidé d’en réaliser une traduction et une adaptation française pour lui donner la plus grande diffusion possible, parce qu’il nous a paru complètement exemplaire d’une évolution russe assez générale, entre la chute du communisme et la crise ukrainienne. L’article de Sokolov-Mitrich montre bien que l’auteur était au départ un de ces “libéraux-occidentalistes” complètement acquis à la cause américaniste et du bloc BAO, ou disons intoxiqué par elle. (L’article mérite lui-même d’autres commentaires que cette simple présentation. Nous nous y emploierons.) dedefensa.org

 

 

La Russie qu’ils ont perdue

Nous étions, somme toute, tombés amoureux fou de l’Amérique. Je me rappelle clairement la passion amoureuse que nous portions à l’Amérique. Quand nous approchions l’âge d’homme, au début des années 1990, la plupart de mes amis n’avait pas le moindre doute à propos des liens qui nous unissaient à la civilisation occidentale. Et ces liens étaient bienheureux, comment aurait-il pu en être autrement ?

Contrairement à nos grand’parents, et même à nos pères, nous ne voyions pas du tout “la plus grande catastrophe géopolitique du vingtième siècle” comme une catastrophe. Pour nous, elle marquait le début d’une ère nouvelle et magnifique. Enfin, nous nous étions échappés de notre cocon soviétique pour plonger dans ce grand et formidable monde du réel. Enfin, nous allions pouvoir assouvir notre appétit de sensations multiples et excitantes. Nous pensions que nous n’étions peut-être pas nés au bon endroit, mais que nous étions certainement nés au meilleur moment possible. C’est inconcevable aujourd’hui mais même l’Église, libérée de la surveillance et du contrôle du communisme, se trouvait dans le même espace sémantique que celui où triomphaient les valeurs occidentales. La célébration du millénaire du Baptême de la Russie et le premier concert des Scorpions chantant Les vents du changement étaient de même nature.

Les guerres en Irak et en Yougoslavie se déroulèrent sans qu’on y prêtât grande attention. Et ce n’était pas parce que nous étions jeunes et indifférents. Moi-même, par exemple, je faisais mes premières armes au journal du Komsomol, dans le département des nouvelles étrangères. Je surveillais les dépêches en anglais pleines des noms de Izetbegovic, Mladic, Karadzic, mais pour une raison quelconque je ne considérais pas cela comme de la moindre importance et signification. Cela arrivait quelque part, loin de chez nous. Et, bien entendu, pour moi la guerre des Balkans n’impliquait aucune implication occidentale. Quel rapport avec l’Amérique ? Aucun.

Dans les années 1990, nous votions pour le parti Yabloko, nous manifestions devant le Parlement pour la démocratie, nous regardions la nouvelle station de télévision NTV et écoutions la station de radio Echos de Moscou. Dans nos premiers écrits de journaliste, nous ne manquions pas une occasion de nous référer au “monde civilisé” et croyions profondément que c’était réellement la civilisation. Au milieu des années 1990, nous nous aperçûmes qu’apparaissaient dans nos rangs des “eurosceptiques” mais ils étaient considérés comme de ces distraits à l’image du professeur Jacques Paganel de Jules Verne. J’ai passé une année entière dans un dortoir d’étudiants avec Pierre le communiste et Arséni le monarchiste. Mes amis des autres dortoirs me voyaient les quitter le soir avec ces mots pleins d’empathie : “Vas-y, retourne à ton asile de dingues”.

Le premier coup sérieux porté à notre enthousiasme pro-occidental vint avec le Kosovo. Ce fut un choc. Brusquement, nos lunettes colorées de rose nous tombèrent du nez. Les bombardements de Belgrade devinrent pour ma génération ce que l’attaque du World Trade Center fut pour les Américains. Notre conscience entama un tournant à 180 degrés ; de la même façon que l’avion transportant le Premier ministre d’alors Eugene Primakov en route vers les USA, au-dessus de l’Atlantique, reçut l’ordre de son passager de rebrousser chemin vers la Russie à la nouvelle de cet acte d’agression de l’Amérique.

A cette époque, il n’y avait pas la moindre propagande anti-occidentale dans nos médias. Notre chaîne NTV nous expliquait, jour après jour, que les bombardements d’une très grande ville européenne était certes un peu … bon, excessif, mais après tout Milosevic était répugnant au-delà de tout ce que le monde avait connu et nous n’avions qu’à faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le programme satirique Poupées présentait la chose comme une querelle dans un immeuble où un voisin saoul torturait la “citoyenne Kosovo” et où personne ne pouvait rien faire pour elle sinon son petit ami, – il avait l’allure avantageuse et le visage de Bill Clinton. Nous acceptions la chose mais, d’ores et déjà, n’y croyions plus guère. Ce n’était plus vraiment drôle. Nous avions commencé à comprendre que le conflit en Yougoslavie était le précurseur des choses à venir.

Le deuxième conflit irakien, l’Afghanistan, la partition finale du Kosovo, le “printemps arabe”, la Libye, la Syrie, furent peut-être des surprises mais nullement des chocs. Toutes nos illusions s’en étaient allées ; nous savions désormais plus ou moins avec quelle sorte de puissants nous partagions notre planète. Pourtant, malgré tout cela, nous gardions notre orientation pro-occidentale. Le mythe d’une Europe bienveillante, à côté d’une Amérique devenue mauvaise, persistait. Le choc du Kosovo perdait peu à peu de sa force et notre position de compromis devenait : certes, bien sûr, nous ne pouvons nous tenir complètement coude à coude avec ces joueurs, mais nous pouvons jouer le grand jeu de la politique et de la civilisation avec eux. Après tout, avec qui d’autres pouvions-nous le faire ?

Même la parade des révolutions multicolores nous apparut comme quelque chose d’une assez mineure importance. Mais sont venus alors Euromaidan et la guerre civile qui a suivi : une démonstration d’une clarté aveuglante que, hors de toutes règles et procédures, avec un “processus démocratique” saupoudré avec légèreté sur le territoire ennemi, nous sommes désormais face à quelque chose qui n’a plus rien à voir avec un quelconque avatar géopolitique mais, d’une façon bien différente, qui est constitué par de très réels systèmes de destruction massive. Il s’agit désormais du seul type d’armement qui peut être utilisé contre une nation qui possède un bouclier nucléaire. C’est aussi simple que ceci : quand vous pressez un bouton et envoyez une fusée vers un autre continent, vous recevrez en riposte les mêmes fusées puissantes. Mais quand vous déployez une chaîne de réaction de chaos successifs sur le territoire de votre ennemi, vous n’avez pas à justifier ni à prouver quoi que ce soit. Agression ? Quelle agression ? C’est un processus naturellement démocratique ! Une volonté naturelle d’un peuple d’être libre !

Nous voyons du sang répandu et des crimes de guerre commis par des soldats ; nous voyons des corps de femmes et d’enfants. Nous voyons une nation entière en train de revenir aux années 1940, alors que le monde occidental, que nous aimions passionnément lorsque nous étions si jeunes, nous déclare simplement que nous imaginons des choses. La génération qui produisit Jim Morrison, Mark Knopfler et les pittoresques Beatles, la génération Woodstock et ses hippies âgés et passés de mode qui ont chanté Can’t Buy Me Love un millier de fois, ne voit pas ces choses. La génération allemande du baby boom d’après-guerre, qui a baissé la tête pour recevoir l’absolution et se faire pardonner les pêchés de ses pères, ne voit pas ces choses.

Le choc est bien plus fort qu’avec le Kosovo. Pour moi et les nombreux milliers de trentenaires avancés qui vinrent au monde avec l’American Dream dans la tête, le mythe du “monde civilisé” s’en est allé pour toujours. Mes oreille résonnent de ces horreurs. Le monde civilisé n’existe plus désormais. Il ne s’agit pas d’un simple moment de mélancolie ou d’une quelconque amertume jalouse mais d’un temps de très sérieux danger. L’humanité qui a perdu ses valeurs morales est en train de se transformer en une productrice de bande de prédateurs et la possibilité d’une grande guerre est juste une question de temps.

Il y a vingt ans, nous n’avons pas été vaincu, nous avons été soumis. Nous n’avons pas perdu une guerre ; nous avons été défait dans le sens culturel du terme. Nous voulions simplement devenir comme EUX. Le rock and roll a joué un bien plus grand rôle dans cette défaite que les têtes nucléaires. Hollywood s’est avéré bien plus puissant que toutes les menaces et tous les ultimatums du monde. Le vrombissement des Harley Davidson fut bien plus efficace que le tonnerre des avions de combat durant la Guerre froide.

Amérique, combien tu peux être stupide ! Si tu avais attendu vingt ans, nous serions devenus tiens pour toujours. Il aurait suffi de vingt années de plus à ce régime et nos politiciens t’auraient donné nos armes nucléaires comme un présent d’allégeance et t’auraient longuement serré la main en signe de gratitude pour l’avoir accepté. Quelle bénédiction ce fut que tu te sois révélée si stupide, Amérique !

Tu n’as aucune idée de qui nous sommes ! Il y a juste deux ans, on disait que nous étions sur le point de nous précipiter pour investir le Kremlin en hurlant. Depuis lors et à cause de toi, Amérique, il n’y a plus grand monde dans les manifestations dans les jardins publics. Tu as dit et pensé des choses complètement absurdes et tu as obtenu comme résultat d’empiler erreur après erreur. Il fut un temps où tu étais le plus séduisant de tous les pays, Amérique. Après la Première Guerre mondiale, tu t’es imposée comme moralement supérieure à l’Europe, et après la Seconde Guerre comme la plus grande puissance. Bien sûr, il y eut Hiroshima, le Vietnam, le Ku Klux Klan et un ensemble de vilaines casseroles de ce genre, comme tous les empires. Mais l’un dans l’autre, tous ces déchets n’avaient pas atteint ta masse critique, celle où le vin tourne au vinaigre. Tu montrais au monde entier comment l’on devait vivre avec un but : d’une façon constructive, avec le sens de la création et la liberté. Tu as accompli des miracles dans des pays comme l’Allemagne de l’Ouest, le Japon, la Corée du Sud, Singapour. Mais depuis cela, tu as changé. Pour quelque raison que j’ignore, tu n’écris plus des chansons que le monde entier reprend en refrain. Tu as gaspillé ta principale richesse, – la moralité, qui est tombé à un si bas niveau, – ce qui ne se restaure pas aisément.

Tu es doucement en train de mourir, Amérique. Et si tu crois que je m’en réjouis, tu te trompes. Les grands bouleversements d’une ère historique sont toujours accompagnés de torrents de sang et je n’aime pas le sang répandu. Nous, qui avons subi les affres de la perte d’un empire, nous pourrions t’expliquer ce qu’il en coûte de mal agir. Mais nous ne le ferons pas. C’est à toi d’expérimenter la chose.

Dimitri Sokolov-Mitrich | 14 septembre 2014

 

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De Gaulle, acteur et pédagogue de la décolonisation

 Sur CNDP

 De Gaulle, acteur et pédagogue de la décolonisation

Rappelé au pouvoir en 1958 pour sauver l’Algérie française, de Gaulle ne pouvait favoriser d’emblée l’indépendance des peuples africains, si tant est qu’il le voulut. Face aux revendications d’indépendance manifestées par les territoires africains, y compris en dehors de la Communauté, à partir de 1958, de Gaulle céda pour mieux faire accepter la décolonisation à l’opinion française et maintenir les liens passés qui étaient selon lui l’une des conditions de la grandeur de la France.

Trois documents, qu’on pourra étudier isolément ou bien confronter pour en faire ressortir les points communs, permettent d’analyser comment de Gaulle transfigure un échec – celui de la Communauté – en décolonisation délibérée, aboutissement logique selon lui à la fois de sa vision des choses depuis la Seconde Guerre mondiale et de l’action civilisatrice de la France coloniale.

 

De Gaulle sur la décolonisation de l’Afrique noire (10 novembre 1959)

retrouver ce média sur www.ina.fr


Images INA - De Gaulle sur décolonisation Afrique Noire (Edition spéciale - 10/11/1959)

 


Cet extrait de conférence de presse sur la décolonisation de l’Afrique noire présente un double intérêt. Il révèle la vision gaullienne de la colonisation mais aussi la manière dont il justifie la décolonisation. Il illustre également l’évolution de la politique française à l’égard des territoires africains à un moment charnière, celui où de Gaulle reconnaît les États africains tout en essayant de préserver la Communauté.

S’il reconnaît le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de Gaulle justifie la colonisation, mais au passé (« Il est vrai que pendant longtemps l’humanité a admis – je crois qu’elle avait parfaitement raison – que pour ouvrir à la civilisation des populations qui en étaient écartées, par les obstacles de la nature ou par leurs propres caractères, il était nécessaire qu’il y eut pénétration de la part de l’Europe occidentale, malgré quelques fâcheuses péripéties »). Il dresse un bilan « positif » de l’œuvre coloniale, faisant des réclamations d’indépendance une sorte d’aboutissement logique de l’action des puissances colonisatrices en Afrique et ailleurs : « Oui, ces pays furent conquis, révélés et éveillés. »

Il définit alors ce que doit être la politique de la France à l’heure des indépendances : ne pas faire obstacle à un processus jugé « inéluctable », au risque de « graves difficultés », ni, à l’inverse, s’en réjouir pour mieux se désengager, ce qui serait contraire à « l’idée que la France se fait d’elle-même [et] à l’idée que le monde se fait de la France ». Il plaide donc pour une politique conforme au « génie » de la France, qui reconnaisse les indépendances tout en préservant les liens avec l’ancienne métropole.

De Gaulle évoque le cas particulier du Cameroun et du Togo, qui étaient sous la tutelle, et non sous la souveraineté de la France, et qui pourront choisir leur destin « l’année prochaine ». De fait, le Cameroun accède à l’indépendance dès le 1er janvier 1960, le Togo le 27 avril suivant.

Le général a des mots très durs sur la Guinée, qui a refusé la Communauté et proclamé son indépendance dès 1958, pays qu’il présente comme « une république démocratique populaire, un régime totalitaire sous la dictature d’un parti unique ».

Face aux revendications d’indépendances dans le cadre de la Communauté exprimées par nombre de leaders africains, de Gaulle hésite puis admet, en décembre 1959, l’accession d’un État à l’indépendance sans qu’il cesse, de ce fait, d’appartenir à la Communauté. Ici, de Gaulle cherche encore à sauver la Communauté : « La Communauté, pour tout le monde, c’est l’indépendance effective et c’est la coopération garantie. » À propos des revendications des peuples jusque-là « attachés à la France », il parle, non sans condescendance ou au moins prise de distance, de « passion d’autodétermination, de libre disposition d’eux-mêmes et, à leurs yeux, d’indépendance ».

 

La décolonisation selon Charles de Gaulle (14 juin 1960)

retrouver ce média sur www.ina.fr


Images INA - Allocution radiodiffusée et télévisée du général de Gaulle (14/06/1960 - ne conserver que : 15min21’-17min49’)

 


On peut retrouver fiche et transcription intégrale de l’allocution sur le site de l’INA, « Charles de Gaulle, paroles publiques ».

Tandis que le génie du siècle change notre pays, il change aussi les conditions de son action outre-mer. Inutile d’énumérer les causes de l’évolution qui nous conduisent à mettre un terme à la colonisation par le fait des progrès accomplis dans nos territoires, de la formation que nous donnons à leurs élites et du grand mouvement d’affranchissement des peuples de toute la Terre ! Nous avons reconnu à ceux qui dépendaient de nous le droit de disposer d’eux-mêmes. Le leur refuser, c’eût été contrarier notre idéal, entamer une série de luttes interminables, nous attirer la réprobation du monde, et tout cela pour une contrepartie qui fut inévitablement effritée entre nos mains. Il est tout à fait naturel que l’on ressente la nostalgie de ce qui était l’empire, comme on peut regretter la douceur des lampes à huile, la splendeur de la marine à voile, le charme du temps des équipages. Mais quoi ? Il n’y a pas de politique qui vaille en dehors des réalités ! C’est en les prenant pour base, ainsi que le font comme nous onze républiques africaines et la république malgache, que nous constituons avec elles un libre et amical ensemble pratiquant à l’intérieur de lui-même des relations étroites nourries de culture française, soutenant le même idéal, prêt à une défense commune dans le grand trouble, dans les grands remous auxquels l’Afrique est en proie et au milieu des courants qui divisent le monde, la Communauté nous renforce tout en servant la raison et la fraternité.

Le 14 juin 1960, le général de Gaulle vient à la télévision prononcer une allocution qui reste célèbre à plus d’un titre. L’allocution commence par « Il était une fois un vieux pays, tout bardé d’habitudes et de circonspection » : par ces mots, le général appelle à l’expansion et à la rénovation économique et sociale. Le second point abordé est celui de la nécessaire décolonisation ; c’est la fameuse petite phrase faisant allusion au « temps des lampes à huile ». La troisième partie du discours, et la plus importante, concerne l’Algérie. De Gaulle y réaffirme le principe d’autodétermination, renforcé par l’expression « l’Algérie algérienne », et lance aux « dirigeants de l’insurrection » un appel à déposer les armes.

Dans cette allocution, de Gaulle justifie une nouvelle fois aux yeux des Français la décolonisation. Parmi les causes du processus, il cite en premier « les progrès accomplis dans nos territoires [et] la formation que nous donnons à leurs élites », tendant à faire de la décolonisation avant tout le résultat de l’œuvre accomplie par la France dans les colonies. Il en fixe les enjeux, dans le contexte de la guerre d’Algérie (« luttes interminables », « réprobation du monde »). Enfin, à cette date, il peut encore évoquer la Communauté, qui éclate définitivement au mois d’août suivant.

 

La décolonisation selon Charles de Gaulle

retrouver ce média sur www.ina.fr


Images INA - Conférence de presse de Gaulle (JT 20H - 05/09/1960)

 


Voir aussi la fiche (contexte, notice, transcription) sur le site de l’INA, « Charles de Gaulle, paroles publiques »

La conférence de presse du 5 septembre 1960, même si elle aborde de nombreux sujets est essentiellement celle où le général de Gaulle expose ses vues sur la décolonisation. Il définit cette dernière comme un phénomène mondial inéluctable et comme la finalité de sa politique depuis la Seconde Guerre mondiale. Il situe l’enjeu du processus : la question n’est pas de savoir si les peuples colonisés accéderont ou non à l’indépendance, mais si leur émancipation se fera avec la France ou contre elle. Cette justification a posteriori contredit en réalité le refus du général, au départ, d’accorder aux peuples africains le droit de choisir entre la fédération, la confédération et l’indépendance, puis l’obligation qu’il leur a imposé de choisir entre l’association dans la Communauté et la sécession en rupture totale avec la France, et son espoir enfin de maintenir la Communauté malgré les indépendances.

 

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Mort de Tamir Rice, 12 ans : la police américaine se défend

 Sur LE MONDE

 Mort de Tamir Rice, 12 ans : la police américaine se défend

Le Monde.fr avec AFP et AP | 24.11.2014 à 01h25 • Mis à jour le 24.11.2014 à 23h30

Le drame qui s'est produit, samedi 22 novembre, à Cleveland, dans l'Etat de l'Ohio, soulève une nouvelle controverse sur l'usage des armes par les policiers aux Etats-Unis. En plein après-midi, un agent de police a tiré sur un enfant de 12 ans sur une aire de jeux de la ville, craignant que celui-ci ne soit en possession d'une arme létale.

Le pistolet qu'il tenait était en fait un faux, les policiers ne s'en sont aperçus qu'après. Le jeune Tamir E. Rice est mort des suites de ses blessures, dimanche matin, à l'hôpital.

Selon les autorités locales, au moment où les deux policiers présents sur place auraient demandé au jeune garçon de lever les bras en l'air, celui-ci aurait « abaissé les mains vers sa taille pour attraper son pistolet », accroché à sa ceinture. C'est à ce moment-là que l'un des policiers, en service depuis seulement un an selon la presse, a tiré à deux reprises, l'un des tirs atteignant l'estomac du garçon afro-américain selon le Plain Dealer.

 

« TOUT SERA RENDU PUBLIC »

« L'arme en possession du suspect de 12 ans était une réplique de pistolet de type “airsoft” [à billes] ressemblant à un pistolet semi-automatique, avec l'indicateur de sécurité orange enlevé », a expliqué la police. L'arme « semblait vraiment, vraiment, vraie », a justifié une porte-parole de la police, M. Ciaccia. L'enfant n'aurait cependant pas proféré de menace à l'égard des deux agents, ni pointé l'arme en leur direction.

 Une réplique du faux pistolet qu'avait en sa possession l'enfant de 12 ans lorsqu'il a été tué. Une réplique du faux pistolet qu'avait en sa possession l'enfant de 12 ans lorsqu'il a été tué. | AP/CORY SCHAFFER

Le policier en cause, qui n'a été que brièvement interrogé pour le moment, est « bouleversé », a affirmé le chef de la police de Cleveland, Calvin Williams, lundi. Pour expliquer les raisons du drame, il a confirmé que « l'on ne pouvait pas distinguer si l'arme était vraie ou fausse », avant de promettre qu'« au fur et à mesure que l'enquête progressera, tout sera rendu public ».

Le chef adjoint de la police de Cleveland, Ed Tomba, a ainsi ajouté que les autorités étaient en possession d'une vidéo « très claire sur ce qui s'est passé », en cours d'analyse et qui sera rendue publique ultérieurement.

Un homme avait prévenu la police par téléphone que le garçon, installé sur une balançoire, pointait le pistolet autour de lui et effrayait les passants. Il avait cependant mentionné à deux reprises que l'arme était « probablement fausse », ajoutant : « Je ne sais pas si elle est vraie ou pas. »

Selon le chef de la Cleveland Police Patrolmen's Association, les policiers, qui ont été suspendus le temps de l'enquête interne, n'auraient pas été mis au courant que le témoin doutait de la dangerosité de l'arme. L'enregistrement de cet appel au 911, le numéro d'appel d'urgence nord-américain, a été diffusé par la police :

 

COMMENT « UN GARÇON INNOCENT DE 12 ANS PEUT ÊTRE TUÉ »

Ce samedi-là, Tamir E. Rice s'était rendu, comme souvent, au parc près de chez lui avec des amis et de la famille, explique l'avocat de sa famille, Timothy Kucharski, dans le New York Times. Me Kucharski a annoncé qu'il conduirait sa propre enquête, en parallèle de celle de la police, pour déterminer « dans quelles conditions exactes un garçon innocent de 12 ans peut être tué alors qu'il est en train de jouer dans un parc ».

L'avocat a toutefois souligné que ce drame semblait n'être aucunement lié à une question de race et qu'il ignorait d'ailleurs la couleur de la peau du policier ayant tiré.

Ce qui compte, selon Me Kucharski, est de savoir pourquoi les agents n'ont pas pris plus de précautions alors qu'ils se trouvaient face à un enfant. La mère du garçon est « dévastée », a-t-il précisé.

 

***

Alors qu’à Saint Louis défilait dans le calme une manifestation demandant justice pour la mort de Michael Brown, un garçon noir de 12 ans, en possession d'un faux pistolet, était tué par des policiers dans une aire de jeu, à Cleveland dans l’Ohio. - See more at: http://www.humanite.fr/usa-un-garcon-noir-de-12-ans-tue-par-la-police-558419#sthash.BNkng3PR.dpuf
Alors qu’à Saint Louis défilait dans le calme une manifestation demandant justice pour la mort de Michael Brown, un garçon noir de 12 ans, en possession d'un faux pistolet, était tué par des policiers dans une aire de jeu, à Cleveland dans l’Ohio. - See more at: http://www.humanite.fr/usa-un-garcon-noir-de-12-ans-tue-par-la-police-558419#sthash.BNkng3PR.dpuf

 Sur l'Humanité: Alors qu’à Saint Louis défilait dans le calme une manifestation demandant justice pour la mort de Michael Brown, un garçon noir de 12 ans, en possession d'un faux pistolet, était tué par des policiers dans une aire de jeu, à Cleveland dans l’Ohio.

Mort de Tamir Rice, 12 ans : la police américaine se défend Le Monde - Il y a 1 jour  ..Le pistolet qu'il tenait était en fait un faux, les policiers ne s'en sont aperçus qu' après. ... du suspect de 12 ans était une réplique de pistolet de type “airsoft” ... L' enfant n'aurait cependant pas proféré de menace à l'égard des ...

Cleveland : un garçon de 12 ans possédant un faux pistolet abattu par la police
Libération - Il y a 23 heuresUn jeune noir avec un faux pistolet abattu par la police de Cleveland
FRANCE 24 - Il y a 1 jour

Cleveland : un garçon de 12 ans possédant un faux pistolet ... www.liberation.fr › Monde Il y a 23 heures - Un garçon afro-américain de 12 ans en possession d'un pistolet à billes ressemblant à une arme réelle a été tué par des policiers dans une ...

VIDEO. Cleveland : des policiers abattent un enfant de 12 ans www.leparisien.fr › Faits divers Il y a 2 jours - Tamir Rice, un garçon afro-américain de 12 ans a été tué samedi par ... du suspect de 12 ans était une réplique de pistolet de type airsoft (à billes) .... si c'est ce que vous inculquez à vos enfants, vous êtes dans le faux. les ...

Cleveland : un enfant avec un faux pistolet tué par la police tempsreel.nouvelobs.com › Monde Il y a 2 jours - Un garçon de 12 ans en possession d'un pistolet à billes ... il y a que deux pays qui tue les enfants, je ne veux pas les citer, je risque d'avoir .... qui lui aussi est pour de faux.. mais le gendarme américain est resté un grand ...

Cleveland: un garçon de 12 ans qui jouait avec un faux ... www.lexpress.fr › MondeAmérique du Nord Il y a 2 jours - Un garçon afro-américain de 12 ans en possession d'un pistolet en plastique ressemblant à une arme réelle a été tué par des policiers dans ...

ETATS-UNIS - Un jeune noir avec un faux pistolet abattu par ... www.france24.com/.../20141124-police-cleveland-garcon-noir-tamir-ric... Il y a 1 jour - Un jeune afro-américain, âgé de 12 ans, muni d'un pistolet à billes a été tué ... Un garçon afro-américain de 12 ans, Tamir Rice, a été tué par des ... Les deux policiers arrivés sur place auraient demandé à l'enfant de lever les ...

VIDEO. Etats-Unis: Un garçon de 12 ans avec un faux ...  www.20minutes.fr › Monde Il y a 23 heures - Un garçon de 12 ans en possession d'un pistolet à billes ressemblant à une arme réelle a été tué par des policiers dans une aire de jeux à ...

États-Unis : La police abat un enfant portant un faux pistolet ...  www.huffingtonpost.fr/.../etats-unis-police-enfant-faux-pistolet-colere-fe...Il y a 1 jour - INERNATIONAL - Un garçon afro-américain de 12 ans en possession d'un pistolet à billes ressemblant à une arme réelle a été tué par des ...

Etats-Unis : un enfant de 12 ans, muni d'un faux pistolet ...   www.sudouest.fr/.../etats-unis-un-enfant-de-12-ans-muni-d-un-faux-pistolet...Il y a 1 jour - n garçon afro-américain de 12 ans en possession d'un pistolet à billes ressemblant à une arme réelle a été tué par des policiers samedi dans ...

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24/11/14

"Le mythe de la bonne guerre".(Jacques PAUWELS: Le livre en pdf.)

Si vous manquez de temps, un condensé et quelques vidéo se trouvent ici  Hitler financé par les USA : "Avec Hitler, on peut faire des affaires"- Le mythe de la bonne guerre.(Jacques PAUWELS)

 

La Deuxième Guerre Mondiale, une croisade américaine pour la défense de la liberté et de la démocratie ? Les vainqueurs écrivant l'histoire, c'est cette version qui est enseignée depuis 1945 des deux côtés de l'Atlantique. Alors que l'on se prépare à célébrer le 60ème anniversaire de la capitulation, Jacques Pauwels, preuves à l'appui, dévoile le mythe de la «libération».

Aux Etats-Unis, Hitler a très longtemps été considéré comme un excellent partenaire en affaires mais dans une guerre qui ne se déroule pas comme prévu, les alliances finissent alors par se former contre les «mauvais ennemis», avec les «mauvais alliés»... Le débarquement de Normandie qui ne survient que très tard, le 6 juin 1944, fera malgré tout de ce second conflit mondial une formidable aubaine financière pour les Etats-Unis.
En libérant une partie de l'Europe des fascistes pour la «dominer» économiquement, toutes les conditions sont également réunies dès 1945 pour entamer une très longue Guerre froide... 

http://www.communisme-bolchevisme.net/download/Pauwels_Le_mythe_de_la_bonne_guerre.pdf    ( Ouvrage de 97 pages en pdf)

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Hitler financé par les USA : "Avec Hitler, on peut faire des affaires"- Le mythe de la bonne guerre.(Jacques PAUWELS)

 

 Sur DIATALA.ORG

 Médiamensonge : Le mythe de la bonne guerre. Hitler financé par les USA

Jacques Pauwels :

La Deuxième Guerre Mondiale, une croisade américaine pour la défense de la liberté et de la démocratie ? Les vainqueurs écrivant l'histoire, c'est cette version qui est enseignée depuis 1945 des deux côtés de l'Atlantique. Alors que l'on se prépare à célébrer le 60ème anniversaire de la capitulation, Jacques Pauwels, preuves à l'appui, dévoile le mythe de la «libération». Aux Etats-Unis, Hitler a très longtemps été considéré comme un excellent partenaire en affaires mais dans une guerre qui ne se déroule pas comme prévu, les alliances finissent alors par se former contre les «mauvais ennemis», avec les «mauvais alliés»...
Le débarquement  de Normandie qui ne survient que très tard, le 6 juin 1944, fera malgré tout de ce second conflit mondial une formidable aubaine financière pour les Etats-Unis. En libérant une partie de l'Europe des fascistes pour la «dominer» économiquement, toutes les conditions sont également réunies dès 1945 pour entamer une très longue Guerre froide...

 

 

  Le mythe de la bonne guerre


Le mythe de la bonne guerre par worldhistoria

 

 

La Deuxième Guerre Mondiale, une croisade américaine pour la défense de la liberté et de la démocratie ? Les vainqueurs écrivant l'histoire, c'est cette version qui est enseignée depuis 1945 des deux côtés de l'Atlantique. Alors que l'on se prépare à célébrer le 60ème anniversaire de la capitulation, Jacques Pauwels, preuves à l'appui, dévoile le mythe de la «libération».

Aux Etats-Unis, Hitler a très longtemps été considéré comme un excellent partenaire en affaires mais dans une guerre qui ne se déroule pas comme prévu, les alliances finissent alors par se former contre les «mauvais ennemis», avec les «mauvais alliés»... Le débarquement de Normandie qui ne survient que très tard, le 6 juin 1944, fera malgré tout de ce second conflit mondial une formidable aubaine financière pour les Etats-Unis.
En libérant une partie de l'Europe des fascistes pour la «dominer» économiquement, toutes les conditions sont également réunies dès 1945 pour entamer une très longue Guerre froide... DVD disponible sur : www.historiographie.info

 

 

VOIR AUSSI:

Big Buziness avec Hitler - Conférence du Cercle Henri Barbusse avec Jacques Pauwels


Big Buziness avec Hitler - Conférence du Cercle... par CCRP_fr

 

 

 

 

Plus de vidéos de worldhistoria

16:34
STRATEGIE DU CHOC : LA GUERRE DES MOTS.

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Poutine a toujours plus de sympathisants en France (médias)

Sur RIA RU

 

Poutine a toujours plus de sympathisants en France (médias)

Vladimir Poutine
17:32 18/11/2014
MOSCOU, 18 novembre – RIA Novosti

De plus en plus d'hommes et de femmes politiques français soutiennent le président russe, la position de la Russie vis-à-vis de l'Ukraine et ne font pas confiance aux intentions "pacifiques" des USA, en dépit de relations compliquées avec l'Occident, rapporte Le Monde. 

La crise de Crimée et les sanctions contre la Russie ont été pour Moscou l'occasion de mesurer l'étendue de ses soutiens. A gauche, Jean-Pierre Chevènement et Jean-Luc Mélenchon; à droite, François Fillon, Philippe de Villiers ; à l'extrême droite, Marine Le Pen. Il faut désormais y inclure Nicolas Sarkozy, qui avait déclaré lors qu'il ne serrerait pas la main de Vladimir Poutine. Or, depuis la guerre russo-géorgienne d'août 2008, il a changé d'attitude, et l'on constate même une franche proximité entre les deux hommes. 

Le regain de russophilie date en France de l'invasion américaine de l'Irak en 2003, que Paris et Moscou critiquaient de concert. Selon le quotidien, les gaullo-mitterrandiens, qui ont gardé leur méfiance envers l'Otan et croient en l'existence d'un plan américain contre le retour de la puissance russe. 

Les politiciens prorusses l'ont vu en action pendant la révolution sur le Maïdan et se sont empressés de soutenir le président russe, écrit Le Monde. 

"Je suis absolument révolté par l'attitude des États-Unis, qui soutiennent les rébellions partout dans le monde, surtout quand ils les ont suscitées", a déclaré le président d'honneur du Front national Jean-Marie Le Pen après le référendum en Crimée. Marine Le Pen a noté pour sa part qu'elle admirait le président russe qui agissait "dans l'intérêt de son pays et de sa nation". 

La Russie peut également compter en France sur le soutien des gaullo-mitterrandiens, selon le quotidien, qui ont toujours aspiré à maintenir des relations d'équilibre entre l'Europe et la Russie. 

"Avec quinze milliards d'euros de commandes russes à notre industrie, la Russie est un relais de croissance de l'Europe. Nous avons un partenariat stratégique à renforcer", a déclaré Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de la Défense sous la présidence de François Mitterrand.

 

 

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CUBA AU TOP DE LA RECHERCHE MEDICALE

 

Sur ALTERINFO

CUBA AU TOP DE LA RECHERCHE MEDICALE

Lutter contre la propagande
Dimanche 23 Novembre 2014

CUBA AU TOP DE LA RECHERCHE MEDICALE

A Cuba, on n’a pas de pétrole mais on a des idées. Les investissements dans le domaine de la santé avaient pour premier objectif de satisfaire les besoins de la population. C’est fait et reconnu par les instances internationales comme l’Organisation mondiale de la santé. Pour la secrétaire générale de l’OMS, Mme Margaret Chan, « le système de santé à Cuba a valeur d’exemple pour tous les pays du monde (…) Cuba est le pays qui dispose d’un système de santé étroitement lié à la recherche et au développement en cycle fermé. C’est la voie à suivre, car la santé humaine ne peut s’améliorer que grâce à l’innovation. »

Pour juger au plus juste la politique de santé dans la Grande Ile, il faut quitter La Havane, les capitales provinciales et s’enfoncer dans les provinces. Dans les campagnes et les montagnes, un centre de santé et un médecin ne sont jamais éloignés de plus de vingt kilomètres alors que Cuba reste un pays en voie de développement soumis depuis un demi siècle au blocus économique du proche voisin nord-américain. Les habitants de certaines régions de France n’aimeraient-ils pas être traités de la même manière ?

Cuba a fait des choix sociaux et économiques. Ce pays sans ressources naturelles importantes (sauf le nickel soumis à embargo US) mais bénéficiant de soleil, de plages et de paysages paradisiaques s’est retrouvé du jour au lendemain, après l’écroulement de l’URSS, amputé de 80% de ses exportations et d’un chiffre similaire d’importations venus de l’est européen. Quel pays aurait pu rester la tête hors de l’eau au milieu d’un tel désastre ?

Au cours de la période dite « spéciale », les Cubains ont souffert durement une dizaine d’années de pénuries presque totales. C’est dans cet environnement de dénuement que les Cubains ont su trouver en eux mêmes des solutions comme la production agricole bio à la porte des villes ainsi que la mise en circulation et la découverte de médicaments à base de plantes locales. Pendant toute cette période, pour sortir du marasme, le gouvernement cubain a choisi d’investir prioritairement dans deux secteurs : le tourisme en ayant conscience du danger de la « dollarisation » des esprits et la santé avec l’accueil de milliers d’étudiants étrangers venus majoritairement d’Amérique latine et d’Afrique et surtout l’ouverture de laboratoires de recherches dotés de moyens avec à proximité des centres de production de plantes médicinales. Toutes les provinces disposent de domaines de plusieurs centaines d’hectares produisant herbes, fruits, jusqu’à des écorces, où travaillent des spécialistes de haut vol. Des entreprises considérés comme « stratégiques », placées souvent sous haute surveillance.

Depuis des années, les spécialistes cubains sont reconnus mondialement dans le domaine de l’ophtalmologie et tout ce qui concerne la vue et les maladies de l’œil. Ce savoir faire cubain a été utilisé en masse en Bolivie, au Venezuela, en Argentine, en Équateur et même en Chine. Les Cubains sont aussi aux premiers rangs dans le traitement des maladies de peau et dans plusieurs autres domaines. Ils sont surtout aujourd’hui extrêmement avancés dans la lutte contre les cancers, notamment celui du poumon.

Depuis 2005, 10.000 médecins cubains ont été formés à La Havane et nombre d’entre eux travaillent dans 80 pays. Au delà de la solidarité légendaire, en retour, cette coopération permet à la recherche médicale cubaine de franchir de nouvelles étapes. Il ne serait pas étonnant, par exemple, que le personnel médical cubain envoyé ces derniers jours au Libéria, en Sierra Leone et en Guinée aide leurs collègues restés à La Havane à progresser dans la recherche de traitements appropriés.

Les évolutions progressistes enregistrées en Amérique latine, les nouvelles structures économiques mise en place et débarrassées de l’emprise impérialiste nord-américaine permettent à Cuba de souffler un peu. Les résultats du tourisme contribuent à améliorer son économie. Aujourd’hui, le secteur de la santé va se transformer peu à peu en une nouvelle dynamique car devenue source importante d’entrée de devises. C’est ainsi que des patients en provenance du Canada, des États-Unis, de pays d’Amérique latine font le voyage et que des experts du monde entier commencent à lorgner du côté des médicaments cubains. On comprend pourquoi les multinationales pharmaceutiques sont sur les dents, leurs lobbys s’évertuant à tenter de repousser de possibles accords, échanges ou ventes de brevets avec Cuba.

José Fort

http://2ccr.wordpress.com/2014/11/23/cuba-au-top-de-la-recherche-medicale/

Lire : YOANI SANCHEZ, BLOGUEUSE A CUBA

http://2ccr.wordpress.com/2014/09/16/yoani-sanchez-blogueuse-a-cuba/

 

 

Lundi 24 Novembre 2014


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DONBASS - AVERTISSEMENT DE POUTINE A KIEV: LA RUSSIE NE LAISSERA PAS EXTERMINER LES ADVERSAIRES DE LA JUNTE

Sur ALTERINFO

 

AVERTISSEMENT DE POUTINE A KIEV: LA RUSSIE NE LAISSERA PAS EXTERMINER LES ADVERSAIRES DE LA JUNTE

Mardi 18 Novembre 2014

 

AVERTISSEMENT DE POUTINE A KIEV: LA RUSSIE NE LAISSERA PAS EXTERMINER LES ADVERSAIRES DE LA JUNTE

# NOVOROSSIYA INFO/ LA RUSSIE NE LAISSERA PAS KIEV EXTERMINER SES ADVERSAIRES POLITIQUES DANS LE SUD-EST DE L'UKRAINE (V.V. POUTINE)
 
Novorossiya Info / 2014 11 17/
Avec ARD – RIA Novosti – PCN-SPO/
 
« La Russie ne laissera pas Kiev exterminer ses adversaires politiques dans le sud-est de l'Ukraine », a promis le président russe Vladimir Poutine dans une interview accordée à la chaîne de télévision allemande ARD ce jeudi 13 novembre.
 
Il a noté que les autorités ukrainiennes refusaient le dialogue avec les Républiques du Sud-est, ce qui conduit la situation dans l’impasse. La veille le président d’Ukraine Piotr Porochenko a déclaré que le pays « était prêt à une guerre d’envergure ». Mais les nouvelles autorités (Ndlr : la Junte qui a pris le pouvoir par le putsch armé du 21 février) ont mis le cap sur le nationalisme ultra. Les choses sont allées au point où avec la complaisance des autorités les militaires portent l’uniforme aux insignes SS et à la croix gammée et se comportent de la façon appropriée.
 
Dans son interview aux journalistes allemands le président russe a expliqué le fond du problème :
 
« Un coup d’Etat s’est produit à Kiev. Une bonne partie de la population l’a soutenu. Mais une autre, dans le Sud-est, ne l’a pas appuyé, en disant : « Nous ne vous reconnaissons pas ». Et au lieu de commencer le dialogue pour expliquer aux citoyens que les autorités centrales à Kiev n’envisageaient rien de mauvais, mais au contraire allaient proposer diverses variantes de coexistence, de développement de l’Etat commun, étaient prêtes à octroyer des droits, au lieu de cela elles ont commencé à les arrêter la nuit. Après ces arrestations les gens dans le Sud-est ont pris les armes. Et au lieu de s’arrêter là (les autorités doivent faire preuve de plus de sagesse) et entamer un dialogue, elles ont envoyé l’armée, l’aviation, les blindés, les systèmes de lance-roquettes multiples. Et tout s’est retrouvé dans l’impasse. »
 
Comme l’a déclaré le président du pays Piotr Porochenko, la direction ukrainienne examinait divers scénarios de l’évolution du conflit dans le Donbass et s’est même préparée à celui d’une « guerre totale ». Porochenko dit aussi que l’état actuel de préparation de l’armée ukrainienne est visiblement meilleur qu’il y a 5 mois. C’est-à-dire qu’il ne cache pas à quoi avait servi le cessez-le-feu, conclu le 5 septembre à Minsk. Kiev renonce également à d’autres ententes de Minsk. Ainsi a été retirée la décision du parlement d’octroyer au Donbass le statut d’un territoire spécial. Kiev n’est nullement gêné par le fait que l’accord avait été conclu sur concertation avec l’OSCE et avec l’approbation de l’ONU et annulée sans prise en compte de l’opinion internationale. D’ailleurs « les organisations internationales et les pays d’Occident ne commentent d’aucune façon une telle tournure », a remarqué le président de Russie Vladimir Poutine.
 
« Des combats se déroulent actuellement dans l'est de l'Ukraine. Les autorités centrales y ont envoyé des troupes et utilisent des missiles balistiques. Est-ce que quelqu'un en parle? Personne n’en dit un mot. Cela veut dire que vous voulez que les autorités ukrainiennes exterminent tous leurs adversaires et opposants politiques là-bas? Est-ce que c'est ça que vous voulez? Quant à nous, nous ne le voulons pas, et nous ne le laisserons pas faire ! »
 
NOVOROSSYA INFO CENTER
 
Photo : Affiche de recrutement du « bataillon Azov », des nazis financés par le parrain mafieux Kolomojskij. Le texte appelle au génocide des russophones : « La où nous sommes, il n’y a pas de place pour les autres » . En haut, à gauche, l’insigne du « bataillon » , avec la rune de la division SS Das Reich (Oradour) et, à droite, la « Tottenkopf » des SS. Sur le blason pectoral du guerrier ukrainien (fantasmé) une croix gammée stylisée …
__________________
 
# NOVOROSSIYA Coordination Center/
Leadership : Luc MICHEL (président), Fabrice BEAUR (SG Eurasie), Gilbert NKAMTO (SG Afrique)
Contact : novorossiya.center@gmail.com
Blog NOVOROSSIYA INFO : http://www.scoop.it/t/novorossiya
Page Facebook : https://www.facebook.com/novorossiya.center

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« SCOOP ! Le plan secret de l’Allemagne pour sortir de l’euro… »

Sur LE CONTRARIEN

« SCOOP ! Le plan secret de l’Allemagne pour sortir de l’euro… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Messieurs les Allemands, sortez les premiers !

C’est le titre d’un article que j’avais publié le 8 décembre 2011. Je ne retire avec le temps et 3 ans plus tard aucun des éléments que j’y avance et je confirme cette analyse en tout point. Disons que tous les problèmes de l’euro perdurent et sont encore là. Rien n’a été réglé depuis 2011. Nous avons juste acheté du temps. Reste l’essentiel, nous approchons à nouveau d’une période de doutes existentiels. Ces doutes il y aura deux façons de les affronter et peut-être trois.

La première sera le grand « sot » fédéral auquel je ne crois pas, tant les divergences sont profondes à savoir une fiscalité commune, une émission de dette commune, un gouvernement commun et l’utilisation tous en cœur de la planche à billets et une bonne dose de monétisation. C’est possible mais fort peu probable et, au bout du compte, les Allemands seraient ruinés par les cigales du Sud et notre monnaie finirait comme le yen japonais. Une mort lente et douce certes, mais une mort tout de même.

La deuxième serait « l’explosion » de la zone et le retour aux monnaies nationales. Ce ne serait pas la solution politiquement et économiquement la plus efficace et la plus élégante. Le mieux, comme je le disais dès 2011, serait en réalité une sortie de l’euro de l’Allemagne et la conservation de l’euro pour les pays du Sud dont la France ce qui permettrait d’avoir un choc de dévaluation plus modéré.

La troisième façon d’affronter ces doutes serait de ne rien faire comme depuis 7 ans et le début de la crise mais de parler pour ne rien dire comme sait le faire Mario Draghi qui nous explique à l’envi qu’il fera tout ce qu’il faut pour sauver la zone euro et que ce sera assez… Sauf que cette fois-ci, le bluff risque de ne pas prendre.

Revenons rapidement sur cet article de 2011

« « Messieurs les Anglais, tirez les premiers. » C’est lors de l’épisode de la bataille de Fontenoy (en 1745) que ce mot fameux aurait été prononcé.

Dans notre Europe moderne, nous avons su depuis quelques décennies faire taire les armes et les canons. C’est bien sûr le principal succès de l’Union européenne. C’est d’ailleurs ce succès et cette connaissance historique partagée par tous des affres des guerres ayant ravagé notre continent pendant des siècles qui rend, dans l’esprit de tous, indépassable l’idée de construction européenne.

Pourtant, pourtant, l’année 2012 pourrait être celle où l’ensemble des européens demandera à nos amis allemands de sortir les premiers de l’euro.

L’euro est une construction politique. Pas économique.

La monnaie unique a été créée et pensée il y a presque vingt ans. À l’époque, et c’est important de le rappeler, le Mur de Berlin vient de s’effondrer. La France, inquiète, voit poindre le danger d’une grande Allemagne réunifiée. François Mitterrand, alors président de la République, reste avant tout un homme de la Seconde Guerre mondiale. Il n’aura de cesse d’arrimer l’Allemagne à la France, à moins que ce ne soit le contraire, afin de rendre le destin de nos deux nations indissociable. La monnaie unique est un peu comme une corde reliant plusieurs alpinistes mais qui ne pourrait pas être coupée en cas d’accident. Dès lors, si l’un des membres de l’euro tombe, toute la cordée sera entraînée dans la chute.

L’euro est une monnaie économiquement allemande mais de construction politique française.

Le Président Mitterrand a donc négocié l’aide et le soutien de la France à la réunification Allemande contre l’adhésion de l’Allemagne à l’euro en échange de quelques critères de bonne gestion financière (les célèbres critères de Maastricht) oubliés par tous (y compris nos camarades allemands) depuis bien longtemps. Il ne faut pas oublier la décision politique prise à ce moment-là par le Chancelier allemand de l’époque, Helmut Kohl. Ce dernier a décidé de convertir la monnaie des allemands de l’Est au prix de la monnaie de l’Ouest. En clair, un Deutsche Mark (RFA-ouest) valait un Ost Mark (RDA-est). L’Allemagne n’avait pas l’argent nécessaire bien sûr pour convertir cette masse monétaire nouvelle sur la base de 1 pour 1. Une telle conversion n’avait d’ailleurs aucun sens économique. L’Ost Mark valait plutôt dix fois moins d’un Deutsche Mark. Là encore, l’idée était politique. Il s’agissait d’affirmer la réunification du peuple allemand, et qu’un Allemand de l’Ouest « valait » un Allemand de l’Est.

N’oublions pas qu’hier comme aujourd’hui, les Allemands ont toujours refusé la notion de monétisation. Les Allemands n’ont pas imprimé les Deutsche Mark nécessaires. Ils les ont empruntés sur les marchés. Ce faisant, ils ont asséché le marché monétaire, provoqué une hausse massive des taux d’intérêt, à l’origine de la récession et de la crise économique des années 90 à 95. Nous avons tous payé le prix de la réunification allemande en Europe et particulièrement la France. Mais l’adhésion de l’Allemagne à l’euro était à ce prix. »

Le plan secret d’Angela Merkel pour revenir au Deutsche Mark

C’est le titre de cet article qui nous vient d’Italie et dont je vous ai indiqué le lien source en bas de page. Je vous livre ici ma traduction des points essentiels et à retenir de cet article.

« Selon ce plan, Berlin pense à se déconnecter de la monnaie unique avant qu’il ne soit trop tard en raison de plusieurs éléments.

Il y aurait d’abord la décision de la France de ne pas respecter la contrainte de 3 % de déficit publics et les difficultés à maintenir les politiques d’austérité et de rigueur imposées par les traités de l’UE dans la zone euro et enfin le désir d’Angela Merkel de mettre fin à cette aventure monétaire devenue plus que douteuse et douloureuse pour tout le monde.

Non seulement cette hypothèse circule à Berlin dans les milieux politiques liés au parti chrétien-démocrate de la chancelière mais en plus les plans seraient déjà bien établis. En cas d’effondrement soudain de l’euro (je reviendrai d’ailleurs demain sur ce sujet dans un édito consacré à « l’attaque de Noël » sur l’euro), l’Allemagne se prépare pour un retour offensif à son cher vieux Deutsche Mark…

C’est un plan que la chancelière Angela Merkel serait en train de finaliser dans les détails. Les autorités allemandes nient officiellement tout (NDLR ils ne peuvent en aucun cas dire l’inverse « bien sûr, bien sûr, on se prépare à l’effondrement de l’euro et au retour au Mark, mais dormez tranquille tout va bien se passer »… ce serait la panique assurée).

Mais selon certaines rumeurs circulant constamment non seulement en Allemagne mais aussi à Bruxelles, dans les rangs de la CDU, le parti de Mme Merkel serait bel et bien en train de se préparer pour l’effondrement de la monnaie unique. Une telle sortie évidemment ne peut être totalement improvisée !

Dans un tel scénario, semi-apocalyptique, le Mark recommencerait à circuler dans les poches des citoyens et dans les banques allemandes très rapidement pour ne pas dire presque instantanément (NDLR d’après de nombreuses rumeurs sérieuses, mais n’en ayant jamais eu en main je ne peux que les qualifier de « rumeurs », les nouveaux marks en particulier les billets auraient déjà été imprimés dès 2011). »

Voilà pour l’essentiel de cet article italien.

L’euro n’a aucun avenir

L’euro, encore une fois, n’a aucun avenir et il ne s’agit pas là d’idéologie mais de faits. Les faits sont têtus et les faits sont froids. L’euro ne fonctionne pas, ou en tout cas très mal, et sur ce point, toute personne objective sera d’accord. Dès lors se pose la question de comment faire pour « réparer » l’euro et qu’il marche bien. Vous aurez d’un côté ceux qui pensent que la seule façon d’avoir une monnaie unique réellement opérationnelle sera, comme je le disais en introduction, le grand saut fédéral et c’est d’ailleurs toujours la même et unique solution avancée. « Ce grand « sot » fédéral est-il possible ? » est donc la question logique à se poser après. Ma réponse est non. Pourquoi ? Tout simplement parce que, encore une fois, les intérêts économiques, politiques, géopolitiques ou encore démographiques sont trop divergents. Parce que le Luxembourg ne vit qu’en ruinant les autres et en siphonnant les rentrées fiscales de pays comme la France, parce que l’Irlande ne doit sa survie qu’à la même chose et des politiques de taux d’imposition sur les entreprises très bas, parce qu’il n’y a pas de salaire minimum unique en Europe, parce qu’en réalité il n’y a qu’une convergence économique de façade mais dans la réalité des divergences de fond et irréconciliables à tous les niveaux, et je vous passe les immenses différences de culture entre par exemple la rigueur financière allemande et le côté artistique de la gestion des finances publiques françaises…

Conséquence logique de cette petite démonstration : si le saut fédéral n’est pas possible à court et moyen terme (et il ne l’est manifestement pas), une grande attaque d’envergure sur les marchés devra forcer les dirigeants européens à faire des choix. Le choix du plus d’euro ou du moins d’euro. Si les États-Unis d’Europe sont impossibles alors ce sera le retour aux monnaies nationales.

Encore une fois, et comme je le disais dès 2011, la sagesse économique, la stabilité sociale et l’intelligence politique voudraient que l’Allemagne sorte de l’euro pour laisser l’euro aux autres. Cette solution permettrait de retrouver un fonctionnement non pas parfait mais plus optimal et surtout le choc serait moins violent ainsi que plus facilement absorbé par les économies du sud de l’Europe, dont notre pays. Ce serait une première étape vers le détricotage de l’euro car il se posera pour la France très rapidement les mêmes problèmes avec les pays qui seront restés dans l’euro. Mais sans doute que cela permettrait d’initier un processus de sortie de l’euro en relativement bon ordre plutôt que de plonger dans le chaos de l’inconnu et des incertitudes.

J’espère que vous commencez à comprendre pourquoi il est déjà trop tard, préparez-vous.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

 

 

 

 

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

« L’Assemblée nationale est toujours otage de Thomas THÉVENOUD qui est toujours député. Pensons à elle. Ne l’oublions pas. »

(Pour protester pacifiquement et avec humour, n’hésitez pas à reprendre cette formule en bas de tous vos mails, de vos articles ou de vos publications, il n’y a aucun droit d’auteur !!)

http://www.liberoquotidiano.it/news/economia/11715358/Euro-addio-il-piano.html

http://www.loretlargent.info/crise/messieurs-les-allemands-sortez-les-premiers/4602/

 

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CIA , voile de Respectabilité du Dalaï Lama et Cohn Bendit auTibet ...: Ta Gueule !

Sur PLANETE NON VIOLENCE

 

archives Impérialisme Américain 2005-2008
le Rôle de la CIA : Derrière le Voile de Respectabilité du Dalaï Lama . Suivi de Cohn Bendit et le Tibet : Ta Gueule !

Il est temps de soulever le voile sur les relations CIA, Dalaï Lama et son organisation pour éclairer et comprendre ce qui se passe en ce moment.

Cohn Bendit a appelé à « foutre le bordel à Pékin ». La réponse à cet accaparateur de l'histoire de Mai 68, c’est « Ta Gueule ! «

 


L'Instit
L'Instit
Le Rôle de la CIA : Derrière le Voile de Respectabilité du Dalaï Lama
Note de l’Editeur de Global Research

Cet article incisif de Michael Backman retrace la relation du Dalai Lama et de son organisation avec les Services Secrets US. Le Dalaï Lama a été sur la liste de ceux financés par la CIA depuis la fin des années 50. Il est un instrument des Services Secrets US. Une compréhension de cette relation de longue date avec la CIA est essentielle, particulièrement pour éclairer les évènements récents. De toute évidence, les Services Secrets US sont derrière le mouvement de protestation, organisé quelques mois avant les Jeux Olympiques de Beijing.

M.C 23 Mars 2008


Les journalistes défient rarement le Dalaï Lama.

Parce qu’il est charmant et accueillant. La plupart des comptes rendus qui portent sur lui le font d’un air dégagé, avec autant de désinvolture que le sujet, pour qui un bon petit rire bête et une parabole pittoresque sont des substituts à des réponses difficiles. Mais c’est l’homme qui prône une plus grande autonomie pour des millions de personnes qui sont actuellement chinois, avec lui à la tête de leur gouvernement peut-on présumer ?
Donc, pourquoi pas lui demander des comptes en tant que personnalité politique ?

Ce n’est pas en tant que simple dirigeant spirituel, car il était à la tête du gouvernement du Tibet, qu’il est parti en exil en 1959. C’était un appareil d’état dirigé par des moines aristocratiques népotiques qui collectaient des impôts, emprisonnaient et torturaient les dissidents et se sont engagés dans toutes les intrigues politiques habituelles. (Le père du Dalaï Lama lui-même a presque sûrement été assassiné en 1946, conséquence d’un complot).

Le gouvernement s’est installé en exil en Inde, et, au moins jusque dans les années 70 a reçu 1.7 millions de dollars par an de la CIA.

L’argent était pour payer des opérations de guérillas contre les Chinois, malgré le soutien public du Dalaï Lama pour la non violence, pour lequel il a reçu le prix Nobel en 1989.

Le Dalaï Lama lui-même a été rémunéré par la CIA de la fin des années 50 jusqu’en 1974, recevant, d’après ce qui a été rapporté, 15 000 dollars par mois (180 000 dollars par an).

Les fonds lui ont été versés personnellement, mais il les a tous utilisés, ou du moins la plus grande partie, pour les activités du gouvernement tibétain en exil, principalement pour financer des bureaux à New York et Genève, et pour faire du lobbying internationalement.

Les détails du financement actuel du gouvernement en exil sont loin d’être clairs. Structurellement, cela comprend 7 départements, et plusieurs autres bureaux spéciaux. Il y a également eu des sociétés de bienfaisance, une société de publication, des hôtels en Inde et au Népal, et une société de distributions d’objets d’artisanat aux Etats Unis et en Australie, tous regroupés sous l’aile du ministère des finances du gouvernement en exil.

Le gouvernement a été impliqué dans la gestion de 24 sociétés mais a décidé en 2003 qu’il se retirait de celles ci parce qu’une telle implication dans des activités commerciales n’était pas appropriée.

Il y a plusieurs années, j’ai demandé auprès ministère des finances du Dalaï Lama d’avoir accès aux détails du budget. En réponse, il a affirmé avoir à l’époque un revenu annuel de 22 millions de dollars, qu’il a dépensé pour des programmes variés de santé, éducation, religion et culture.

Le plus gros poste concernait des dépenses liées aux activités politiques, pour un montant de 7 millions de dollars. Ensuite venait l’administration, avec 4.5 millions de dollars. Presque 2 millions étaient attribués pour gérer les bureaux à l’étranger du gouvernement en exil.

Compte tenu de toutes les activités revendiquées par le gouvernement en exil, ces sommes semblent remarquablement faibles.

Ce n’est pas clair comment les donations sont inscrites au budget. Elles se montent probablement annuellement à plusieurs millions, mais le ministère des finances du Dalaï Lama n’a fourni aucune reconnaissance explicite de celles-ci ni de leurs sources.

Il y a certainement plein de rumeurs parmi les Tibétains expatriés de corruption endémique et de mauvais usages de l’argent collecté au nom du Dalaï Lama.

Beaucoup de dons transitent via le fond du Tibet à New York, établi en 1981 par des réfugiés tibétains citoyens américains. Il s’est développée et est devenu une organisation gérant plusieurs millions de dollars qui dépensent chaque année 3 millions de dollars pour ses différents programmes.

Une partie de ses ressources proviennent du Bureau du Département d’Etat US pour les programmes des réfugiés.

Comme beaucoup d’hommes politiques asiatiques, le Dalaï Lama s’est comporté de manière remarquablement népotique, nommant des membres de sa famille à de nombreux postes importants. Ces dernières années, 3 des 6 membres du Kashag, ou Cabinet, la branche exécutive la plus élevée du gouvernement tibétain en exil, avaient des liens familiaux proches avec le Dalaï Lama.

Un frère plus âgé a servi comme président de Kashag et comme ministre de la sécurité. Il a aussi dirigé le Mouvement Contra Tibétain dirigé par la CIA dans les années 1960.

Une belle sœur a occupé le poste de directrice du conseil de planification du gouvernement en exil et de son département de la santé.

Une plus jeune sœur a servi comme ministre de la santé et de l’éducation, et son mari a occupé la fonction de directeur du département de l’information et des relations internationales du gouvernement en exil.

Leur fille a été faite membre du parlement tibétain en exil. Un plus jeune frère a occupé la fonction de haut membre du bureau privé du Dalaï Lama et sa femme a occupé la fonction de ministre de l’éducation.

La deuxième épouse de son beau frère a occupé le poste de représentant du gouvernement en exil pour l’Europe du Nord et celui de la direction des relations internationales pour le gouvernement en exil. En occupant toutes ces positions les membres de la famille du Dalaï Lama ont accès à des millions de dollars collectés au nom du gouvernement en exil ;

Le Dalaï Lama est actuellement bien connu, mais peu réellement savent quelque chose de lui. Par exemple, contrairement à l’opinion très répandue, il n’est pas végétarien. Il mange de la viande. Il l’a fait (selon ce qu’il affirme) sur l’avis d’un médecin après avoir eu des complications rénales due à une hépatite. J’ai vérifié auprès de plusieurs médecins et aucun n’était d’accord pour dire que la consommation de viande est nécessaire ou même souhaitable lorsque qu’on a un foie endommagé.

Qu’est ce que le Dalaï Lama a effectivement réalisé pour les Tibétains à l’intérieur du Tibet ?

Si son but c’était l’indépendance pour le Tibet, ou, plus récemment, une plus grande autonomie, alors il a échoué misérablement.

Il a maintenu le Tibet en premières pages des journaux partout dans le monde, mais pour quelle finalité ? Ce qu’il a principalement accompli il semble, c’est d’être devenu une célébrité. S’il était resté tranquille, moins de Tibétains auraient été torturés, tués et généralement supprimés en Chine.

De toute façon, l’actuel Dalaï Lama a 72 ans. Son successeur – une réincarnation – sera nommé enfant et il faudra de nombreuses années avant qu’il ne joue une rôle significatif. Pour la Chine, c’est un problème qui se résoudra de lui-même, que John Howard ou Kevin Rudd (Où Nicolas Sarkozy où ses larbins : Rama Yade et ou Bernard Kouchner ndlt) rencontrent ou non la Dalaï Lama.

Michael Backman 23/03/08

Source

Global Research 23/03/08

Première publication le 23/05/07 sur http://www.theage.com/ Ce site ne fonctionne plus.









 

Petit Mot Sympa à Cohn Bendit : Ta Gueule !

Les bofs de service, droits de l’hommistes, récupérés par le « soft power » US/CIA, donnent de la voix contre la Chine, pour le Tibet.

Cohn Bendit, cet agitateur professionnel d’idées social- démocrates au service de l’économie de marché, ce kidnappeur du soulèvement populaire de Mai 68, qui use et abuse de ses petites masturbations intellectuelles éjaculées à l’époque, Cohn Bendit a appelé à « foutre le bordel à Pékin », et tancé Kouchner à propos de sa position molle sur le Tibet.

Cohn Bendit, ce bof d’Outre Rhin, a également reproché sur son blog à Kouchner – lui-même un bof social démocrate au service de l’économie de marché - d’accepter de servir de « bras droit » à Sarkozy.

Et Cohn Bendit, à qui sert-il de « bras gauche « ?

La CIA a le bras long dit- on.

Extrait de ce qu’a dit Cohn Bendit :

« Pour le dire dans le langage de mai 68, il faut « foutre le bordel à Pékin!", a lancé l'ancien leader étudiant. "C'est-à-dire que pendant les JO on saute, on court, on nage et en même temps il faut des sportifs citoyens qui disent avec des brassards, avec des foulards orange, symboles de la révolution en Ukraine, leur solidarité avec le Tibet ».

L’évocation de la « révolution orange » est significative, non !

Il est temps de déboulonner la statue hollywoodienne que Cohn Bendit s’est lui-même érigée, comme «héro» du soulèvement populaire de Mai 68, de déchirer cette image d’Epinal d’intellectuel politicien « révolté » qu’il distribue à longueur de plateaux télévisés.

Il est urgent d’hurler à ce Tartuffe provocateur et usurpateur:

Cohn Bendit Ta Gueule !

Le Gaulois lamba de Mai 68

Des violences tibétaines racistes à l'origine des émeutes au Tibet

 

Mercredi 26 Mars 2008
Mireille Delamarre

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POUTINE - Le piège en or du maître d’échecs Poutine

Sur LES MOUTONS ENRAGES

 

Le piège en or du maître d’échecs Poutine

Les accusations de l’Occident envers Poutine sont traditionnellement basées sur le fait qu’il est issu du KGB ; il serait donc une personne cruelle et immorale. Poutine est blâmé pour à peu près tout, mais personne ne l’a jamais accusé de manquer d’intelligence. Toutes les accusations portées contre lui ne font que mettre en valeur sa capacité à produire une analyse rapide et à prendre des décisions politiques et économiques claires et mesurées. Les médias occidentaux comparent souvent cette habileté à celle d’un maître d’échecs en pleine démonstration publique ; les récents développements de l’économie étasunienne et de l’Occident en général nous permettent de conclure qu’ils ont totalement raison.

 

Contrairement à ce qu’affirment les nombreux reportages propagandistes dans le style de FOX News et de CNN, aujourd’hui, l’économie occidentale, menée par les États-Unis, est tombée dans le piège de Poutine, d’une manière que personne à l’Ouest n’est en mesure de voir ou de comprendre. Et plus l’Occident essaye de s’en échapper, plus il se retrouve pris au piège.

Quelle est donc cette situation délicate dans laquelle se retrouvent l’Occident et les États-Unis ? Et pourquoi l’ensemble des médias et des principaux économistes occidentaux sont-ils silencieux à ce sujet, comme pour un secret militaire bien gardé ? Essayons de comprendre l’essence des événements économiques actuels en mettant de côté les considérations morales, éthiques et géopolitiques.

Après avoir réalisé son échec en Ukraine, l’Occident, mené par les États-Unis, s’emploie à détruire l’économie russe en abaissant les prix du pétrole et du gaz, ce qui représente la première ressource de revenu à l’exportation de la Russie et la principale source de réapprovisionnement des réserves d’or.

Il est important de noter que le principal échec de l’Occident en Ukraine n’est pas militaire ou politique. Il réside en réalité dans le refus de Poutine de financer ce projet occidental pour l’Ukraine au détriment du budget de la fédération de Russie. Ce qui rend inévitablement ce projet non-viable dans un futur proche.

La dernière fois, sous le président Reagan, les actions de l’Occident pour baisser les prix du pétrole furent un succès et menèrent à l’effondrement de l’URSS. Mais l’histoire ne repasse pas les plats. La donne est différente cette fois. La réponse de Poutine ressemble à un mélange d’échecs et de judo, quand la force de l’ennemi est retournée contre lui, mais avec un coût minimal en termes de force et de ressources pour celui qui se défend. La véritable politique de Poutine n’est pas publique, ce qui lui permet de se concentrer sur son efficacité plus que ses apparences. Très peu de personne comprennent ce que fait Poutine en ce moment. Et presque personne ne comprend ce qu’il fera dans le futur.

Ainsi, aussi étrange que cela puisse paraître, en ce moment Poutine vend le gaz et le pétrole russes contre de l’or physique.

Poutine ne le crie pas sur tous les toits. Et bien sûr, il accepte les dollars étasuniens comme un intermédiaire de paiement. Cependant, immédiatement, il s’empresse d’échanger ces dollars obtenus de la vente du gaz et du pétrole contre de l’or physique.

Pour comprendre, il suffit de regarder la croissance des réserves d’or russes et de comparer ces données avec les revenus des exportations de la Fédération de Russie issus des ventes d’hydrocarbures sur la même période.

En outre, au troisième trimestre les achats d’or physique de la Russie sont à des niveaux jamais atteints. En effet, la Russie a acheté, rien que pour ce troisième trimestre, le montant incroyable de 55 tonnes d’or. C’est plus que toutes les banques centrales du monde réunies sur cette période. Au total, les banques centrales de tous les pays du monde ont acheté 93 tonnes du métal précieux au troisième trimestre de 2014. C’est le quinzième trimestre consécutif d’achat net d’or par les banques centrales. Sur ces 93 tonnes, le montant sidérant de 55 tonnes revient à la Russie.

En ce moment, les Occidentaux dépensent tous leurs efforts et leurs ressources via des manipulations des marchés pour abaisser le prix de l’or et des hydrocarbures. Ainsi, ils distordent les réalités économiques existantes au profit du dollar afin d’augmenter son pouvoir d’achat. Et dans le même temps, ils cherchent à détruire l’économie de la Russie, qui refuse de jouer le rôle du vassal obéissant de l’Occident.

La suppression du prix de l’or par le département spécial du gouvernement étasunien appelé ESF (Exchange Stabilization Fund ), avec pour objectif de stabiliser le dollar, a été retranscrite dans la loi des États-Unis.

Ainsi, aujourd’hui, les actifs tels que l’or ou les hydrocarbures paraissent proportionnellement affaiblis et excessivement sous-évalués par rapport au dollar. Cependant, Poutine, en vendant les hydrocarbures russes en échange de dollars artificiellement appréciés, qu’il s’empresse ensuite d’échanger contre de l’or artificiellement déprécié, neutralise les effets négatifs des manipulations occidentales.

Il n’y a pas si longtemps, des scientifiques britanniques ainsi que les principales études géologiques américaines étaient arrivés à la conclusion que l’Europe ne serait pas capable de survivre sans l’approvisionnement énergétique russe. Ainsi, le monde occidental, construit sur l’hégémonie du pétrodollar, est dans une situation catastrophique. Il ne peut survivre sans l’offre russe de gaz et de pétrole, mais la Russie n’est maintenant disposée à vendre ses hydrocarbures à l’Occident uniquement contre de l’or physique.

Le tour de force de ce jeu poutinien est que le mécanisme de vente des hydrocarbures russes à l’Occident contre de l’or fonctionne quoi qu’en pensent les Occidentaux ; de facto, ceux-ci payent leur importation énergétique en bradant leur or. Ainsi, Poutine, grâce à la richesse des réserves naturelles russes et aux manipulations occidentales, soutire progressivement l’essentiel de leur or physique aux pays occidentaux. Cette stratégie économique menée par Poutine met l’Occident, États-Unis en tête, dans la position d’un serpent dévorant avec agressivité et application sa propre queue.

Dans le monde financier il est établi comme donné que l’or est par essence un antidollar.
- En 1971, le président étasunien Richard Nixon ferma la fenêtre de l’or, mettant fin aux échanges de dollars contre de l’or, garantis par les États-Unis depuis 1944 par le traité de Bretton Woods.
- En 2014, le président Russe Vladimir Poutine, à rouvert la fenêtre de convertibilité du dollar en or sans demander la permission de Washington.

L’idée de ce piège économique basé sur l’or provient probablement du conseiller pour les Affaires économiques de Poutine, le docteur Sergey Glazyev. Comment comprendre autrement le fait qu’il soit sur la liste des personnalités russes sous sanctions étasuniennes, bien qu’il ne fasse pas partie de la communauté des hommes d’affaires russes ? Cette idée de l’économiste Glazyev est brillamment exécutée par Poutine, avec le soutien total de son homologue Xi Jinping.

Très intéressante, dans ce contexte, est la déclaration de novembre dernier du premier adjoint du président de la Banque centrale russe (BCR), Ksenia Yudaeva, soulignant que la BCR pouvait utiliser l’or de ses réserves pour payer ses importations, si besoin était. Il est évident que dans un climat de sanctions de la part de l’Occident, cette déclaration est adressée aux BRICS, et plus particulièrement à la Chine.

Pour la Chine, la volonté russe de payer les biens importés avec de l’or venu d’Occident est très pratique. En voici la raison. La Chine a récemment annoncé qu’elle cesserait d’accroître ses réserves de devises et d’or libellés en dollars. Considérant le déficit croissant entre les États-Unis et la Chine (cinq fois favorable à la Chine), cette déclaration traduite du jargon financier doit se comprendre ainsi : « La Chine arrête de vendre ses marchandises contre des dollars. »

Les médias ont choisi de ne pas relayer cette information capitale de l’histoire monétaire récente. L’enjeu n’est pas que la Chine refuse de vendre ses biens contre des dollars. La Chine, bien sûr, continuera à accepter les dollars comme intermédiaire de paiement pour ses marchandises. Mais une fois les dollars obtenus, la Chine s’empressera de s’en débarrasser pour les remplacer par d’autres supports au sein de ses réserves d’or et de devises. Autrement la déclaration faite par les autorités monétaires Chinoises perd de son sens : « Nous stoppons l’augmentation de nos réserves en or et en devise libellés en dollars. » Cela veut dire que la Chine n’achètera plus de bons du trésor étasuniens à partir des dollars obtenus dans ses échanges commerciaux avec d’autres pays, comme elle le fit par le passé.

Ainsi la Chine va remplacer tous ses dollars qu’elle recevra en échange de ses marchandises, non seulement des États-Unis mais de tout le reste du monde. La question est donc de savoir par quoi la Chine va les remplacer. Quelles devises ou actifs ? Une analyse de la politique monétaire chinoise montre que cet actif semble bien être l’or et que la tendance à déjà commencé.

Sous cet angle, le partenariat sino-russe est extrêmement profitable pour Moscou et Pékin. La Russie achète des marchandises à la Chine avec l’or à son prix actuel, pendant que la Chine achète les hydrocarbures russes avec de l’or, là aussi à son prix actuel. Dans cet échange fructueux, il y a de la place pour tout : les marchandises chinoises, l’énergie russe et l’or comme moyen de paiement. Seul le dollar étasunien n’a pas sa place. Cela n’est pas surprenant. Le dollar n’est ni une marchandise chinoise, ni une ressource énergétique russe. C’est uniquement un intermédiaire financier de paiement pour les règlements – un intermédiaire inutile qui plus est. Et il est de coutume de supprimer les intermédiaires inutiles dans les interactions entre deux partenaires économiques indépendants.

Il est a noter que le marché mondial de l’or physique est extrêmement petit comparativement au marché mondial du pétrole. Plus spécifiquement, le marché de l’or physique est microscopique comparé à ceux des livraisons physiques de gaz, de pétrole, d’uranium et de marchandises.

Par ailleurs, il faut bien distinguer l’or physique de l’or papier ; c’est la raison pour laquelle l’accent est ici mis sur le caractère physique de l’or.

Pour information : le turnover du marché de l’or papier, uniquement des contrats à terme, est estimé à 360 milliards de dollars par mois. Mais les livraisons physiques d’or sont de seulement 280 millions de dollars. Ce qui nous fait un ratio de transaction papier contre transaction physique de 1000 pour 1.

L’Occident espère que la Russie et la Chine vont accepter comme paiement pour leurs énergie et marchandises l’or papier ou d’autres sortes de devises non-tangibles. Mais ces deux pays ne sont intéressés que par des moyens de paiement en or et autres métaux physiques. Ainsi, en échangeant des dollars artificiellement appréciés contre de l’or physique dont le prix est artificiellement dévalué, Poutine a déclenché le compte à rebours de la fin de l’hégémonie mondiale du pétrodollar et met l’Occident dans une impasse.

L’Occident peut dépenser tous ses efforts et ses ressources pour augmenter artificiellement le pouvoir d’achat du dollar, abaisser le prix du pétrole et de l’or ; le problème est que le stock d’or physique en possession de l’Occident n’est pas illimité. Par conséquent, plus il dévalue le prix de l’or et du pétrole contre le dollar, plus rapidement ses réserves d’or se vident.

Cette stratégie économique de Poutine fait que l’or physique des pays occidentaux est rapidement en train de se déverser vers la Russie, la Chine, le Brésil, le Kazakhstan, l’Inde, en bref, les pays des BRICS. Au taux actuel de réduction des réserves, l’Occident n’a simplement pas le temps de faire quoi que ce soit contre la Russie de Poutine avant l’effondrement du pétrodollar. Au jeu d’échec, la situation dans laquelle Poutine a mis l’Occident s’appelle « zeitnot ».

Le monde occidental n’a jamais fait face à des événements et phénomènes économiques tels que ceux qui se passent en ce moment. L’URSS vendit rapidement son or à l’époque pour faire face à la chute des prix du pétrole ; aujourd’hui la Russie fait l’inverse, elle achète de l’or. Ainsi, la Russie pose une sérieuse menace au modèle américain de domination du monde par le pétrodollar.

Le principe essentiel du modèle du pétrodollar est de permettre aux pays occidentaux menés par les États-Unis de vivre aux dépens du travail et des ressources des autres pays et peuples, grâce aux rôle de la monnaie étasunienne, dominante dans le système monétaire mondial. Le rôle du dollar dans ce système est d’être le moyen de paiement ultime. Cela veut dire que la monnaie nationale étasunienne, dans la structure du système monétaire mondial, est l’ultime actif utilisé comme réserve de valeur et comme moyen d’échange, ce qui par rapport à n’importe quel autre actif n’a aucun sens.

Les pays des BRICS, menés par la Russie et la Chine, sont en train de changer le rôle et le statut du dollar dans le système monétaire mondial. Du moyen ultime de paiement et de réserve de valeur, la monnaie nationale étasunienne, par les actions conjointes de Moscou et de Pékin, est en train d’être réduite à un simple moyen de paiement. Ainsi le dollar perd ses privilèges, les cédant à l’actif dénationalisé et dépolitisé que représente l’or.

Traditionnellement, l’Occident utilise deux méthodes pour éliminer les menaces sur l’hégémonie du pétrodollar et les privilèges qu’il confère à l’Occident. La première est ce que l’on appelle les « révolutions colorées ». La seconde, qui est habituellement appliquée par l’Occident quand la première échoue, est l’agression militaire et les bombardements. Cependant, dans le cas de la Russie, aucune de ces méthodes n’est possible ou acceptable pour l’Occident.

Premièrement, la population Russe, au contraire de beaucoup de pays, n’a pas envie d’échanger sa liberté et le futur de ses enfants contre de simples promesses. Ceci est évident au vu des records de popularité de Poutine, régulièrement publiés par les agences de notations occidentales. L’amitié personnelle du protégé de Washington, Navalny, avec le sénateur McCain joua pour lui et Washington un rôle très négatif. Ayant appris ce lien par les médias, 98 % des Russes perçoivent maintenant Navalny comme un vassal de Washington et comme un traître aux intérêts russes. Par conséquent les professionnels occidentaux de l’agitation ne peuvent encore rêver d’une révolution colorée en Russie.

Quant à la deuxième méthode, l’agression militaire, la Russie n’est certainement pas la Yougoslavie, ni l’Irak ou la Libye. Toute opération militaire non-nucléaire contre la Russie sur son territoire menée par l’OTAN est vouée à l’échec. Les généraux du Pentagone exerçant un vrai pouvoir au sein de l’OTAN sont conscients de cela. Similairement, une guerre nucléaire contre la Russie est sans espoir, même en incluant le concept de frappe préventive de désarmement nucléaire. L’OTAN n’est techniquement pas capable de frapper d’un coup tel qu’il désarmerait le potentiel nucléaire russe dans toutes ses manifestations. Une réponse massive de l’ennemi ou d’un groupe d’ennemis serait inévitable. Un échange de frappes nucléaires avec la Russie n’est donc pas une solution pour le problème imminent de l’effondrement du pétrodollar.

Les principaux économistes occidentaux sont certainement au courant du sérieux et du désespoir de la situation dans laquelle se retrouve aujourd’hui le monde occidental, pris dans le piège doré de Poutine. Après tout, depuis les accords de Bretton Woods, nous connaissons tous la règle d’or : « Qui a le plus d’or définit les règles du jeu. » Cependant tout le monde à l’Ouest est silencieux. Silencieux parce que personne ne sait comment sortir de cette situation.

Si vous expliquez à l’opinion publique occidentale tous les détails de l’imminent désastre économique qui s’annonce, le peuple posera aux supporteurs du pétrodollar les questions suivantes : Combien de temps l’Occident sera-t-il capable d’acheter du pétrole et du gaz à la Russie en échange d’or physique ? Et qu’arrivera-t-il au pétrodollar lorsque l’Occident sera à court d’or physique pour payer le pétrole, le gaz et l’uranium russes ainsi que les marchandises chinoises ?

Personne en Occident ne peut apparemment aujourd’hui répondre à ces simples questions.

Cela s’appelle « échec et mat ». La messe est dite.

Source : GoldStockBull

Traduction : Egalité et Réconciliation

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CLUB VALDAÏ 2014 - Discours du Président Vladimir Poutine durant la dernière séance plénière (Texte Complet)

Sur LE GRAND SOIR

 

Discours du Président Vladimir Poutine durant la dernière séance plénière de la XIe session du Club Valdaï (Texte Complet)

Vladimir Poutine a pris part à la dernière séance plénière de la XIe session du Club International de Discussion Valdaï. Le thème de la réunion était :

L’ordre mondial : de nouvelles règles ou un jeu sans règles ?

Cette année, 108 experts, historiens et analystes politiques originaires de 25 pays, dont 62 participants étrangers, ont pris part aux travaux du Club.

La réunion plénière a présenté une synthèse des travaux du Club au cours des trois journées précédentes, qui ont été consacrées à l’analyse des facteurs d’érosion du système actuel des institutions et des normes du droit international.

Retranscription :

Chers collègues, Mesdames et Messieurs, chers amis,

C’est un plaisir de vous accueillir à la XIe réunion du Club Valdaï.

Il a déjà été mentionné que le Club a de nouveaux co-organisateurs cette année. Ils comprennent des organisations non gouvernementales russes, des groupes d’experts et de grandes universités. Il a également été suggéré d’élargir les discussions à des questions qui ne sont pas seulement liées à la Russie elle-même, mais aussi à la politique et à l’économie mondiales.

J’espère que ces changements dans l’organisation et le contenu des sessions renforceront l’influence du Club en tant que forum de discussion et d’experts de premier plan. Dans le même temps, j’espère que « l’esprit de Valdaï » sera conservé – cette atmosphère libre et ouverte, cette opportunité d’exprimer toutes sortes d’opinions très différentes et franches.

Permettez-moi de dire à cet égard que je ne vais pas vous décevoir et que je vais parler directement et franchement. Certains de mes propos pourront sembler un peu trop rudes, mais si nous ne parlons pas directement et honnêtement de ce que nous pensons vraiment, alors il est absolument inutile de tenir de telles réunions. Il serait préférable, dans ce cas, de se contenter des rencontres diplomatiques, où personne ne dit rien qui ait une véritable portée et, reprenant les paroles d’un célèbre diplomate, où vous vous rendez compte que les diplomates ont une langue faite pour ne pas dire la vérité.

Nous nous réunissons pour d’autres raisons. Nous nous réunissons pour nous parler franchement. Nous avons besoin d’être directs et francs aujourd’hui, non pas pour s’envoyer des piques, mais afin de tenter de faire la lumière sur ce qui se passe dans le monde, d’essayer de comprendre pourquoi le monde est de moins en moins sûr et de plus en plus imprévisible, et pourquoi les risques augmentent partout autour de nous.

Les débats d’aujourd’hui se sont tenus sous le thème : De nouvelles règles ou un jeu sans règles ? Je pense que cette formule décrit avec précision le tournant historique que nous avons atteint aujourd’hui et le choix auquel nous sommes tous confrontés. Bien sûr, il n’y a rien de nouveau dans l’idée que le monde est en train de changer très rapidement. Je sais que c’est quelque chose dont vous avez parlé durant les échanges d’aujourd’hui. Il est certainement difficile de ne pas remarquer les transformations dramatiques dans la politique mondiale et dans l’économie, dans la vie publique, dans l’industrie, l’information et les technologies sociales.

Permettez-moi de vous demander dès maintenant de me pardonner si j’en viens à répéter ce que certains des participants à la discussion ont déjà dit. C’est pratiquement inévitable. Vous avez déjà eu des discussions détaillées, mais je vais exposer mon point de vue. Il coïncidera avec le point de vue des participants sur certains points et divergera sur d’autres.

Tandis que nous analysons la situation d’aujourd’hui, n’oublions pas les leçons de l’histoire. Tout d’abord, les changements dans l’ordre mondial – et tout ce que nous voyons aujourd’hui constitue des événements de cette ampleur – ont généralement été accompagnés sinon par une guerre et des conflits à l’échelle mondiale, du moins par des chaînes de conflits locaux intenses. Deuxièmement, la politique mondiale est avant tout une question de leadership économique, de guerre et de paix, avec une dimension humanitaire, incluant les droits de l’homme.

Aujourd’hui, le monde est plein de contradictions. Nous devons être francs en nous demandant mutuellement si nous avons un filet de sécurité fiable et bien en place. Malheureusement, il n’y a aucune garantie et aucune certitude que le système actuel de sécurité mondiale et régionale soit en mesure de nous protéger des bouleversements. Ce système a été sérieusement affaibli, fragmenté et déformé. Les organisations internationales et régionales de coopération politique, économique, et cultu