20 novembre 2009
REGIONALES en PACA : Razzy Hammadi et le parachute plombé
Gérald Andrieu - Marianne | Jeudi 19 Novembre 2009
Razzy Hammadi tente de façon cavalière de décrocher une place aux régionales en PACA. Mais ce proche de Benoît Hamon n’y a pas que des amis. Courriers assassins à Solférino, chèques et documents comptables, c’est le grand déballage ! Une histoire qui dessine, en creux, tous les maux du Parti socialiste…
Le PS n’est qu’amour. Plus encore à l’heure de la désignation des candidats pour les régionales. Demandez à son secrétaire national aux Services publics, Razzy Hammadi. À l’occasion des élections européennes de juin dernier, ce proche de Benoît Hamon avait tenté, en vain, de décrocher une place en Paca. Une région qu’il connaît bien : il est né à Toulon, y a fait ses premiers pas comme militant et a dirigé à partir de 2003 et ce, pendant quelques mois, la section socialiste de la ville. Mais voilà qu’il essaie de remettre ça pour les élections régionales. Sauf que, cette fois, l’heure n’est plus à la simple levée de boucliers de la part des responsables socialistes locaux, mais au déballage de « dossiers » et à l’envoi de courriers assassins au siège du parti !
Tout a commencé il y a quelques jours. Les militants varois de la motion Hamon se réunissent pour désigner celui d'entre eux qui figurera sur la liste emmenée par Michel Vauzelle, le président sortant de la région. Le leader varois de cette motion, le « mandataire » comme on dit au PS, n’est pas présent à cette réunion. Et pour cause : il a été démis de ses fonctions de mandataire de la motion C par un simple coup de téléphone ! Son nom ? Marc Vuillemot. Malgré son absence, le vote a lieu et Razzy Hammadi remporte la mise.
Le hic, c’est que ce dernier n’a pas laissé que de très bons souvenirs dans le Var et que son retour est vécu comme un parachutage. Second hic : Marc Vuillemot n’est autre que le maire de La Seyne, la plus grosse commune aux mains de la gauche de toute la région Paca. Ce qui fait de lui le candidat naturel des socialistes dans le Var. C’est en tout cas ce que pensent la plupart des caciques locaux du PS, toutes tendances confondues.
«Razzy Hammadi use de méthodes d’un autre temps»
À
l’image par exemple de Mireille Peirano, la Première secrétaire de la
fédération du Var. Elle qui n’est pourtant pas du même courant que Marc
Vuillemot s’est fendue d’une lettre à Martine Aubry pour défendre sa
cause. Et enfoncer Razzy Hammadi : « J'ai reçu avec beaucoup d'étonnement la candidature de Razzy Hammadi pour la liste des régionales, écrit-elle, Il me semble que ce garçon est adhérent à la section d'Orly depuis sa brillante prestation aux élections municipales.
Je n'ai malheureusement pas de place pour lui sur cette liste. Il
revendique celle que nous avons réservée au maire de La Seyne, ville
arrachée à la droite par notre candidat socialiste, Marc Vuillemot. Je
ne pense pas qu'il soit plus légitime sur cette liste que le maire de
la plus grande ville de gauche de la région PACA. De plus, il use de
méthodes d'un autre temps, d'un temps où l’on pouvait jeter un militant
socialiste pour faire une place à un opportuniste en quête de mandat.
C'était le temps d'avant la rénovation du PS, non ? »
Contactée, la responsable socialiste varoise ne retire rien de ce qu’elle a couché sur le papier à l’attention de la patronne du PS et ajoute qu’aujourd’hui la candidature de Razzy Hammadi ne serait « plus d’actualité ». Elle aurait eu « l’assurance », dit-elle, « de la part du cabinet de Michel Vauzelle » qu’il ne figurerait pas sur la liste.
Ce que croit savoir aussi un proche du président de région sortant. Quid de Solférino ? « Je ne sais pas, explique-t-elle, mais vu les grands discours sur la rénovation, je ne crois pas qu’ils oseront nous l’imposer. »
Un début de réponse devrait tomber dès aujourd’hui : les noms des
candidats socialistes dans le Var doivent être entérinés ce jeudi par
les représentants des différentes motions. Suivra, la semaine
prochaine, le vote du Conseil fédéral et, début décembre, celui des
militants. Quelques jours plus tard, la Commission nationale tranchera.
«Les affaires toulonnaises et orlysiennes»?
Sans
doute la Commission nationale aura-t-elle une autre lettre à l’esprit.
Martine Aubry a en effet eu droit à une missive qui, elle, se fait
beaucoup plus menaçante que celle de Mireille Peirano. Celle-ci est
signée du nom de Chahid Dhaouadi, « membre du conseil fédéral varois ». Par le passé, Chahid Dhaouadi a milité aux côtés de Razzy Hammadi dans le Var. Et en 2008, lorsque ce dernier avait été parachuté à Orly, il est de ceux qui l’avaient suivi. Avec perte et fracas. C’est ce qu’il explique dans ce courrier : « Ayant
côtoyé de très près Razzy Hammadi en 2008 cela m’a valu d’être entendu
et mis en examen par le procureur de la République Jean-Jacques Bosc
pour l’affaire des inscriptions frauduleuses sur les listes électorales. Bien évidemment à ce moment-là, la solidarité et l’image de notre parti était à mes yeux une priorité. »
« À ce moment-là » ?
La formule n’est peut-être pas assez explicite. Alors après avoir
minutieusement taillé un short à Razzy Hammadi, il conclut son parcours
en déclarant sans détour : « Nous espérons sincèrement que des
mesures seront prises au plus tôt afin de résoudre ce grave malaise, et
de ramener une certaine sérénité au sein de notre parti. Dans le cas
contraire, je me réserve le droit de porter mes connaissances sur les
affaires toulonnaises et orlysiennes du personnage sur la place
publique avec toutes les conséquences qui en découleront pour l’image
de notre famille politique notamment. » Bonne ambiance et franche camaraderie…
«Ta responsabilité en tant que premier secrétaire est mise en cause»
Mais que Chahid Dhaouadi passe à l’acte ou pas, dans le Var, le grand déballage a déjà largement commencé. Des documents comptables de la section PS de Toulon sous l’ère Razzy Hammadi circulent dans le landerneau. Le premier est un courrier signé du trésorier de la section de l’époque, Roger Blanc, adressé à Razzy Hammadi : « A compter du 1er juillet [2003], écrit-il, il y a eu une dérive financière où ta responsabilité en tant que premier secrétaire est mise en cause. »
Plus loin, il précise : « Un constat s’impose, il manque un très grand nombre de chèques (…). J’ai également constaté que tu avais confondu les comptes de la section de Toulon avec ceux [du Mouvement des Jeunes socialistes] (…).
Depuis, des versements viennent d’être faits sur le compte de la
section, sans que je connaisse l’origine des personnes qui ont effectué
ces versements (…). Je t’ai indiqué que l’argent qui était
sur le compte appartenait aux adhérents. Son utilisation doit servir
exclusivement à la vie de la section et non à financer autre chose. Tu
as eu un comportement d’irresponsable et ne pouvant plus te faire
confiance je te demande d’en tirer les conclusions nécessaires pour ne
pas mettre en péril l’avenir de la section de Toulon. »
Deux autres documents (ci-dessus) viennent en effet attester que de l’argent de la section PS de Toulon a servi à payer des dépenses du Mouvement des jeunes socialistes. Il s’agit de deux listes de chèques émis par la section pour un montant total flirtant avec les 3 000 euros. Ces documents à en-tête du MJS 83 et certifié par un animateur fédéral du MJS de l'époque précisent que cette somme a été remboursée à la section.
Là où l’affaire se corse c’est que parmi les chèques mentionnés, deux d’entre eux (ci-contre) ont en fait été rédigés à l’ordre de Razzy Hammadi. En clair, le MJS 83 a remboursé à la section de Toulon deux chèques qui, semble-t-il, ont été établis et encaissés par Hammadi. Montants : 750 et 780 euros. Une peccadille, certes, mais tout ça fait désordre. D’autant plus qu’un troisième chèque d’une valeur de 150 euros environ a été rédigé à l’ordre de Faouzia Hammadi, la mère de Razzy !
Malgré
tout, personne dans le Var ne veut voir derrière ces histoires et ces
documents qui circulent une tentative d’enrichissement personnel. Les
rares qui soutiennent Razzy Hammadi comme ceux qui ne le portent pas
dans leur cœur. Des « erreurs de jeunesse, rien de plus », lâche par exemple un cacique local, « Les
MJS avait un déplacement à faire ? Razzy dégainait le chéquier de la
section de Toulon et payait avec ! Il a géré l’argent de la section de
Toulon comme s’il était à la tête d’une MJC ! » MJS, MJC, c’est
vrai, on ne va pas chipoter pour un phonème... Dans cette affaire tout
est pathétique : le parachuté comme ceux qui le dénoncent, la délation
comme le fonctionnement.
«Toulon, ça reste chez moi»
Le principal intéressé par cette affaire, lui, que dit-il ? Commençons par sa tentative de « parachutage » dans le Var. Razzy Hammadi ne la vit pas de la sorte : « Je suis né à Toulon, j’ai grandi à Toulon, explique-t-il, En 2005, en 2006, en 2007, j’ai essayé de revenir dans ma section. Toulon, ça reste chez moi. » En tout cas, à l’en croire, la préfecture du Var est plus « chez lui » que ne l’a jamais été Orly où il a tenté l’aventure des élections municipales. Une aventure qui s’est soldée par un cuisant échec : « Il faut le reconnaître, c’était une erreur, une grosse connerie même que de débarquer dans une ville qui, à deux-trois détails près, au mois de novembre, ressemble à Stalingrad ! » Et de revenir sur l’affaire des inscriptions sur les listes électorales évoquées par Chahid Dhaouadi : « Ça a été classé sans suite. Inévitablement. Ce n’était que du vent. Il n’y avait rien de plus naturel que des gens qui m’étaient proches veuillent s’engager avec moi à Orly. » D’ailleurs ce courrier cité précédemment, il le juge avec dédain : « En ce moment, il doit y avoir une cinquantaine de lettres chaque semaine qui arrivent sur le bureau de Martine Aubry pour dire du mal de l’un ou de l’autre… »
Quant au maire de La Seyne, Marc Vuillemot, il explique ne pas vouloir l’éclipser. Même s’il précise avoir été élu par ses camarades de la motion C « à la majorité absolue », il assure que « la priorité reste l’intérêt général » : « Il y a de la place pour tout le monde. Ce que Marc Vuillemot a fait en prenant la ville de La Seyne n’était pas évident. Il a une légitimité. Je ne suis pas le jeune débarqué de Paris avec de longues dents et qui dit : “pousse-toi de là que j’my mette” ».
Reste la délicate question des chèques datant de la période où il dirigeait la section de Toulon : « C’est vieux. Ça date de six-sept ans maintenant. Il y avait trois dépenses qui, au final, m’étaient principalement reprochées. Dedans, il y avait la location d’une salle, un plein d’essence et une facture de téléphone. À l’époque j’étais permanent du MJS. Je devais gagner dans les 1 000 euros. Je suis allé à ma banque et j’ai fait un prêt. Tout a été réglé. Pour ce qui est du chèque à l’ordre de ma mère, ça correspondait à une facture de mon portable. C’est elle qui l’avait payée. »
Des
élections internes supposées truquées aux petits ergotages de
comptabilité, au parti socialiste, les affaires se succèdent et se
ressemblent : mesquines un jour, mesquines toujours. Décidément, le
pire ennemi du PS, c'est bien le PS lui-même !
Va, lis et reviens : pour comprendre l'épisode d'Orly :
- PS: Razzy Hammadi tente un atterrissage forcé à Orly (Rue89)
- Orly se refuse à Hammadi (JDD)
- Le PS Razzy Hammadi retire sa liste (AFP)
Les régionales vont faire exploser la bulle écolo.
Martine Aubry et la bulle écolo
Martine Aubry semble de plus en plus persuadée que les régionales vont faire exploser la bulle écolo.
Après la bulle Internet, puis la bulle financière, les régionales de mars 2010 vont-elles faire exploser la "bulle écolo" ?
En dehors de l'Ile de France et de l'impact du "Paris bobo", dans la
quasi-totalité des autres régions, les Verts pourraient être en dessous
de la barre des 10 %.
Le scrutin des Européennes a été impacté par trois facteurs majeurs :
- "l'effet dany",
- Home,
- le cadre européen qui permettait un scrutin sans ancrage local.
Pour les régionales, ces trois effets disparaissent et le retour aux eaux habituelles se confirme enquête après enquête.
La "révolution" des rapports de forces à gauche ne semble donc pas pour demain.
Réalité et apparence, de la dispute Royal / Peillon
20 Novembre 2009 Par samuel baillaud sur MEDIAPART
Des annotations de plusieurs lecteurs, sur la marge d'un article de journal.
J'ai lu sur Médiapart, un article du journaliste Stéphane Alliès, concernant la dispute entre Royal et Peillon, à l'issue du meeting de Dijon du 14 novembre 2009. J'ai regretté que cet article ne m'ait pas informé des reproches que Peillon et Royal se font publiquement. J'ai cherché ailleurs sur internet, des enregistrements d'interviews de Peillon et Royal, à la télévision et à la radio. J'ai rajouté un commentaire à la marge de l'article, dans lequel j'ai décrit ce que j'avais trouvé ailleurs sur internet, et que j'ai conclu en disant qui selon moi, de Royal ou de Peillon, avait raison. Quelques minutes plus tard, un internaute répond à mon commentaire par un autre commentaire, où il me contredit et m'apporte de nouvelles informations. Je remarque alors d'autres commentaires, qui m'apportent encore d'autres informations, et expriment encore d'autres opinions. Ces commentaires sont parfois écrits par des protagonistes de l'évènement, par exemple des militants du courant de Ségolène, qui étaient présents au meeting de Dijon. Ma curiositée piquée, je repars à la recherche d'autres informations ailleurs sur internet. Je réécris un nouveau commentaire, où je dis ma nouvelle opinion, et les questions que je me pose. Deux autres internautes répondent à mes questions. L'un d'entre eux m'envoie sur le billet d'un autre internaute. J'ai encore une nouvelle opinion, de nouvelles questions, que je formule dans un nouveau commentaire.
L'espace à la marge de l'article de journal, où les lecteurs peuvent lire et écrire des commentaires, est devenu un salon de discussion au sujet de l'évènement dont parle l'article, où les informations sont partagées, où les opinions se forgent en se confrontant aux autres opinions et en tentant de les intégrer, comme lors d'un dialogue socratique. J'embellis les choses mais il y a quand même un peu de ça.
Je suis parti d'une opinion au sujet de l'évènement, fondée sur son apparence construite par les grands médias. Interviews ou fragments d'interviews des protagonistes, formules employées par les journalistes, pour se référer à l'évènement, telles que "... le meeting organisé par Vincent Peillon, pour rassembler la gauche et le centre, où Ségolène Royal s'est invitée ...", suscitant une interprétation particulière de l'évènement.
J'ai abouti sur une explication de l'évènement, très différente de celle de départ, qui est je suppose plus proche de la réalité, même si elle contient sûrement encore beaucoup d'erreurs. L'évènement ne m'apparait pas comme une querelle sans intérêt, entre deux politiciens au seul service de leur égo. J'ai eu du plaisir à construire cette explication, car je trouve intéressant de découvrir comment, "en vrai", fonctionne la vie politique, se comportent ses protagonistes.
La dispute Royal / Peillon.
Mon explication de la dispute Royal / Peillon est la suivante.
D'un côté, existe une organisation politique, nommée "Espoir à Gauche", dont la personalité la plus importante, celle qui a le plus fondé cette organisation, est Ségolène, dont les militants de base se reconnaissent le plus souvent en Ségolène, et dont le projet est fortement "Ségolènien".
D'un autre côté, il y a Peillon, qui souhaite créer une organisation politique, qu'il appellera finalement le "Rassemblement Social, Ecologique et Democrate". Cette organisation devrait réunir des personalités des Verts, du MoDem, des dissidents PC, des associatifs, et des membres du PS dont il serait le plus éminent. Cette organisation devrait produire un spectacle médiatique, présenté au public comme un "débat", visant à "construire un vrai projet politique" transversal, alternatif à la politique de Sarkozy, en vue des élections présidentielles de 2012. Enfin, cette organisation excluerait de ses débats tout éventuel candidat à l'élection présidentielle, de manière selon Peillon, à pouvoir réunir des gens qui ne soutiendront pas le même candidat, et de maniere a être concentrée sur la construction d'un projet politique, plutôt que sur le soutien d'un candidat, plutôt que sur l'acclamation béate d'une icône médiatique.
Le problème de Peillon, c'est qu'il ne peut créer à lui tout seul ce "Rassemblement" dont il serait la pièce maitresse. Peillon a besoin pour soutenir son projet, d'une importante organisation politique, riche en militants de base pouvant remplir une salle de meeting, riche en hommes politiques influents pour garnir la premiere rangée de sièges de cette salle, riche en moyens financiers et en mécènes pour financer des meetings, des brochures, un site internet. Peillon a donc besoin d'utiliser l'organisation "Espoir à Gauche", pour y inséminer la graine du "Rassemblement" qu'il souhaite voir se développer autour de lui, puis pour que cette graine s'y developpe comme un embryon dans le ventre de sa mère.
Lors de l'été 2009, Peillon est l'un des principaux dirigeants du courant "Espoir à Gauche", et il organise les ateliers d'été de ce courant. Il invite à ces ateliers des representants de tous les partis qu'il voudrait rassembler dans son "Rassemblement" : de Sarnez, Cohn-Bendit, Taubira, Hue. Il affirme publiquement que ces ateliers sont à ses yeux le commencement, "d'un" rassemblement "écologiste, socialiste et démocratique".
Taubira, Cohn-Bendit, Hue, de Sarnez, Peillon, aux ateliers d'été du courant "Espoir à Gauche", à Marseille en août 2009
Pierre Berger (deuxième à gauche), à l'atelier d'été du courant "Espoir à Gauche", en août 2009
C'est en novembre 2009, que la gestation par l'"Espoir à Gauche", du "Rassemblement", devrait aboutir. L'acte de naissance du "Rassemblement" devrait être un meeting a Dijon, dont les principaux intervenants seront ceux des ateliers d'été d'"Espoir à Gauche", dont le principal mécène est le principal mécène d'"Espoir à Gauche", le fortuné Pierre Berger. Peillon fait préparer pour son "Rassemblement", des brochures, et un site internet de qualité professionnelle : contenus vidéos, design soigné, possibilité de partage sur Facebook.... Ce site et ces brochures présentent le "Rassemblement" comme une organisation indépendante d'"Espoir à Gauche". Dans le site internet, le "Rassemblement Social, Ecologique et Démocrate", est présenté ainsi : "ouvert à tous ceux qui veulent, dans le débat et la confrontation des idées, participer à la construction d'un grand projet pour une autre France que celle de Nicolas Sarkozy. Que nous soyons socialistes, écologistes, démocrates, communistes, républicains, radicaux, syndicalistes, militants associatifs… ou simplement engagés dans le combat pour la démocratie et la justice ...". Pas de référence dans cette présentation, au courant "Espoir à Gauche", dont le logo n'apparait pas sur le site. Une invitation au meeting de Dijon est adressée aux militants d'"Espoir à Gauche". Contrairement aux brochures du "Rassemblement" tant attendu, cette invitation est faite au nom de l'organisation "Espoir à Gauche". Quelques jours avant le meeting de Dijon, Peillon explique dans la presse qu'il serait préférable selon lui, que Ségolène ne vienne pas à Dijon. Ségolène est une éventuelle candidate à l'élection présidentielle.
Le site internet du "Rassemblement Social, Ecologique et Démocrate"
L'invitation au meeting de Dijon du 14 novembre 2009, adressée aux militants du courant "Espoir à Gauche"
Samedi 14 novembre 2009, c'est le meeting de Dijon. Ségolène est présente. Peillon ouvre publiquement le feu sur Ségolène, lors d'une interview, en lui reprochant d'être venue. Peillon mettra en ligne le lendemain, le site internet de son "Rassemblement". Peillon affirmera à la presse que le meeting de Dijon ne concerne pas particulièrement le courant "Espoir à Gauche", par exemple lors d'une interview sur LCI face à Christophe Barbier, où il montre la brochure du "Rassemblement", et lors d'une interview sur France 5 face à Thierry Guerrier, où est aussi diffusé un fragment d'interview de Ségolène.
Quelques questions restent en suspens. Peillon a-t-il caché ses ambitions à Ségolène et aux militants d'"Espoir à Gauche", ou a-t-il été transparent ? Peillon souhaite-t-il organiser un véritable débat, ou un simulacre médiaque de débat ? Certes, Peillon a utilisé le courant "Espoir à Gauche", comme mère porteuse de son organisation le "Rassemblement", qui exclut de ses débats Ségolène. Mais pourquoi serait-ce immoral ? Pourquoi aurait-il eu le devoir de ne pas faire ce qu'il a fait ? Après tout, le projet qu'il propose n'est-il pas intéressant, ne mérite-t-il pas d'être défendu, ne comble-t-il pas un vide ?
Retour aux lumières cathodiques.
Les reproches publics de Peillon à Ségolène, sont les suivants. Afin que des gens issus de divers partis, susceptibles de soutenir divers candidats à l'élection présidentielle, puissent se réunir, afin qu'il puissent se concentrer sur la construction d'un projet politique, plutot que sur le soutien à une personne, Peillon a demandé aux éventuels candidats à la présidentielle de ne pas venir à Dijon. En venant à ce rassemblement, Royal fait donc quelquechose que Peillon, et sûrement beaucoup d'autres personalités présentes, lui avaient demandé de ne pas faire. A première vue, j'ai trouvé ces arguments très convaincants.
Ségolène lui répond publiquement, qu'elle fait ce qu'elle veut, que les militants de base étaient contents de la voir et ne comprennent pas pourquoi Peillon s'est mis en colère, qu'elle ne tolèrera pas qu'il persiste dans sa protestation, que c'est elle qui a donné à Peillon une place de second dans son courant à elle, "Espoir à Gauche", et qu'elle a décidé, pour le punir, de nommer à sa place d'autres personnes. Réponse qui peut, à première vue, paraitre puérile et peu démocrate.
De nombreux militants du courant "Espoir à Gauche", accusent Peillon d'avoir volé ce courant à ses militants, pour en faire un instrument au service d'ambitions qui ne sont pas les leurs. Ambitions qui ne sont pas les leurs, parcequ''ils ne les ont pas construites ensemble, comme le veut pourtant peut-être la notion de "démocratie participative" défendue par Ségolène et le courant "Espoir à Gauche". Ainsi Najat Vallaud-Belkacem, porte parole de Ségolène, affirme dans un communiqué fait à la suite du meeting de Dijon, que : "L’Espoir à Gauche n’appartient à personne, et un courant n’est rien d’autre que des militants et responsables socialistes qui se regroupent à un moment donné pour faire valoir leurs idées au sein du parti. Ségolène Royal a toujours mis un point d’honneur à respecter scrupuleusement ces règles du jeu en n’ayant jamais eu le moindre mot ni fait le moindre geste visant à détourner l’Espoir à Gauche de ses objectifs initiaux. On peut l’accuser de tout ce qu’on veut, mais certainement pas d’avoir soumis le courant à ses intérêts personnels. ... A Dijon, Vincent Peillon a brutalement changé les règles du jeu. ... La mission que Ségolène Royal nous a demandé, ... est une mission de clarification dans le seul but de rendre aux militants ce qui leur appartient ... Pour ma part, ... je n’accepte pas l’autorité des chefs autoproclamés ni pour moi, ni pour les autres. Les militants qui soutiennent Ségolène Royal ont été suffisamment floués comme ça pour ne pas se retrouver pris en otage par qui que ce soit, et c’est la même chose pour tous les autres qui n’ont pas demandé à se ranger derrière un Général de Brigade ... Contribuer à ce que la logomachie stérile prenne fin au plus vite, et que chacun retrouve un cadre clair dans lequel assumer ses responsabilités : c’est ni plus ni moins ce que Ségolène Royal nous demandé de faire avec tous ceux qui voudront nous y aider."
Mais qui, en ayant seulement entendu les déclarations publiques de Ségolène et de Peillon, peut comprendre pourquoi Ségolène est en colère ?
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Quelques commentaires sur mediapart, suite à cet article
Bonne enquête,bien documentée,mais superficielle. Car le problème principal reste posé : pourquoi Peillon a-t-il agi comme cela ?
- a-t-il agi de son propre chef ou a-t-il eu cette attitude en accord avec la direction du PS ?
- n'est-il pas,comme de nombreux éléments d'information l'attestent,un sous-marin de DSK cherchant à déstabiliser Ségolène ?
"Rendre aux militants ce qui leur appartient" : pauvres militants,abusés et manipulés !
20/11/2009 10:08Par Vingtras
Au contraire, vingtras, je trouve, et de loin, que c'est la meilleur enquête faite jusqu'ici à propos de ce conflit. Honte aux journalistes.
Que je sache, l'auteur n'est pas journaliste. Il a fait bien plus qu'aucun d'entre eux ait fait sas les moyens dont les gens du métier disposent. En tout cas, il n'a pas occulté ce qu'il s'est donné la peine d'aller chercher et trouvé.
Que cela nous plaise ou pas. Évidemment, l'enquête n'est pas exhaustive mais l'on peut trouver un début d'explication de l'incompréhension et de la polémique qui s'est établie parfois même de la part de gens bonne volonté.
C'est la première fois que:
- l'on met et parallèle les deux invitations envoyées.
- la mauvaise foi de Peillon lorsqu'il a montré, sur toutes les caméras qui ont voulu lui donner la visibilité, uniquement le document qui allait de pair avec ses mensonges.
- l'intention sournoise, réfléchie et malfaisante qui a dirigé tous les pas de ce politicard d'opérette pour faire tomber dans un traquenard Madame Royal et du coup, croyait-il, profiter de l'éclat de sa venue (sans elle pas de caméras) pour faire parler de son nouveau courant? mouvement?.
Celui qui restera pour moi "le serpent" appellatif que j'ai refusé de lui octroyer et combattu jusqu'à cet évènement - en punition de ma naïveté, je l'octroirai dorénavant, celui de "macho atávico "- voyant qu'en définitive le coup se retournais contre lui, a pété les plombs et s'est laissé aller à des injuries, diffamation, mensonges que je pense doit commencer à regretter: il a découvert son vraie visage à ceux qui l'ignoraient encore.
Il est allé très loin.
Peut-être, pensait-il qu'il arriverais à entraîner Madame Royal dans cette surenchère de langue vipérine. Il s'est trompé sur le caractère et le respect de l'éthique que cette femme s'est imposé à elle même, chose que Peillon ne peut pas comprendre et s'en offusqué à en perdre la raison. Quelle pitié!
20/11/2009 11:20Par JNSPQD
Franchement qui s'intéresse encore au PS? Il y a eu à une époque des experts en kremlinologie, on se souciait du diabète d'Andropov et du coeur de Tchernenko, cet intérêt tout gériatrique se déporte aujourd'hui sur le corps malade du PS. On a l'impression que plus le gâteau se rétrécit, plus les luttes en deviennent acharnées. Je crois que les dirigeants du PS n'ont pas imaginé l'effet de la "tricherie" de l'élection du premier secrétaire sur les sympathisants, lequels se sont dit: c'est grillé!
20/11/2009 15:47Par jacquesathanase
"Peillon a-t-il caché ses
ambitions à Ségolène et aux militants d'"Espoir à Gauche""
OUI. Et surtout à ceux de Désirs d'Avenir, dont vous omettez de signaler qu'il est la matrice de l'affaire et constitue sa base militante.
Tout en dénonçant les ambitions de celle qu'il tente de gruger. Mais cher Samuel, il va vous falloir refaire la même enquête concernant le trucidage de NPS, de la même façon, par le même, en d'autres temps. Il s'agit de récidive.
20/11/2009 13:23Par Dianne
C'est un beau boulot, c'est tellement rare.
Je vous propose d'ajouter cet article de l'Express parut en Février 2009
Son titre "les ambitions de Mr Peillon"
On y touves par exemple: "Il ne veut plus être le simple porte-valise, celui qui donne des idées et écrit des discours, hier pour Lionel Jospin, aujourd'hui pour Ségolène Royal, raconte son vieux complice, le député Pascal Terrasse. Il est temps qu'il pense à d'autres fonctions." Un proche complète: "Vincent prépare la présidentielle de 2012, c'est net et précis."
et lorsqu'on lui pose directement la question il fini par avouer ""Je n'exclus rien. On verra en 2011..."
Vous y lirez aussi des confidences sur Ségolène Royal et ce que penses de lui quelques socialistes, dont l'ancien premier secrétaire.
Alors, après tout ça, Ségolène Royal n'avait que deux solutions, abandonner le courant à Peillon ou le reprendre.
Ceux qui sont pour Peillon vous dirons qu'elle devait lui laisser, ceux qui sont pour Royal vous diront le contraire.
Mais ne cherchez pas ailleurs d'autres explications, elle a fait une erreur en évitant Marseille car cela n'entrait pas dans sa stratégie du moment qui était après l'accord avec Martine Aubry de ne pas participer à quoi que ce soit qui puisse étre dénoncé comme de la division.
D'ailleurs réfléchissons deux secondes sur le rdv de Marseille, les propos de Solférino ont été très mesuré, personne n'a parlé de scandale, de division ou bien même de scission, Peillon ne fait peur à personne, maintenant imaginez si Royal, même sans en être l'initiatrice si était rendu.
Je crois que nous aurions explosé le mur du çon!.
Mais voilà, il y a toujours, en politique des choix à faire qui correspondent toujours à des situations de danger.
Elle a pris ses responsabilités aujourd'hui, en a accepté le danger que ça représente, reconnue sa faute (laisser Peillon seul dans le courant) elle n'a plus qu'à nous faire la démonstration, comme souvent, qu'elle est plus forte que les autres.
20/11/2009 14:10Par jean marie padovani
Peillon a-t-il caché ses
ambitions à Ségolène et aux militants d'"Espoir à Gauche"
OUI
Il a caché ses intentions, à savoir s'affranchir du courant Espoir à gauche, issu de la motion de Reims, au nom duquel le 1er rassemblement de Marseille a eu lieu, en septembre dernier, et qui a réuni les personnalités sur votre photo.
Et dont il était l'animateur.
Il y a donc eu volonté d'écarter S Royal, de la part de Peillon (le prétexte selon lequel "il ne fallait pas que vienne à Dijon un-e- présidentiable" ne 'trompant' que ceux qui veulent y croire).
D'où la 'nécessité' de présenter, après le 2ème rassemblement du 14 novembre à Dijon, comme un fait accompli, une nouvelle scructure, Rassemblement..., sous la bannière de laquelle 'aurait' eu lieu la rencontre de Dijon.
Le tout en impliquant des militants Désirs d'Avenir/Eag, à l'insu de leur plein gré.
Cette manoeuvre a échoué, puisque S Royal en personne s'est déplacée à Dijon pour siffler la fin du match/putsch/Opa
Cette manoeuvre visait le détournement du travail de préparation, sur la base d'un rassemblement républicain trans-partis, pour 2012, autour du tandem SR/VP, au profit de ce dernier.
La seule question qu'il faille se poser aujourd'hui est la suivante : cette 'opération' s'est-elle déroulée sous la seule responsabilité de VP, où bien Solferino (= Tssr), en est-elle partie prenante ?
Nous avons observé un certain silence, et n'en savons pas davantage à cet égard.
Ce qui n' a pas beaucoup d'importance.
Seul compte le fait que l'opération Peillon est à présent démasquée.
Edit : cette péripétie s'inspire du même processus, hélas classique, qui voit un entrepreneur lambda constater la fuite, avec la caisse et le fichier clients, de son associé.
En droit, c'est carrément un délit pénal, qui vaut, à celui qui est 'rattrapé', un passage au Tribunal de Correctionnelle !
20/11/2009 14:30Par peneloppe
L’actualité et les valeurs...
... le foot, distribution d’argent gratuit, vaccination grippe, EAG et identité nationale
Par lapatch le 19/11/2009
L’actualité et les valeurs : le foot, distribution d’argent gratuit, vaccination grippe, EAG et identité nationale...
Le dénominateur commun entre tous ces évènements, mini ou maxi selon
les sensibilités, ce sont les valeurs qu’ils sous-tendent. Ces valeurs
qui sont le ciment sans doute en grande partie de notre « identité »
humaine ou nationale… Mais nos journalistes de chocs continuent
d’égrener des évènements les uns après les autres, en attendant le
bulletin météo et la promotion du nouveau film ou spectacle des amis
des amis des amis…
Commençons par un match hier de qualification au mondial : « c’est
le résultat qui compte » dit Domenech après une victoire obtenue grâce
à une action répréhensible. « Pas vu, pas pris » ? Même pas ! puisque
c’est « vu et pas pris » la main du sieur T Henry : on appellera ça la
loi du sport moderne? Le fair-play irlandais serait-il lié à un intérêt
économique, à des enjeux financiers ? Tout est possible, on vit une
époque moderne…
Cette culture du résultat est bien dans l’air du temps, on la retrouve
dans les entreprises, à France Télécom Orange par exemple. Au nom du
résultat, que ne ferait-on pas ?
Autrement dit « tous les moyens sont permis » ?
Ce glissement vers le résultat à n’importe quel prix porte en lui-même
une régression énorme par rapport à des valeurs d’honnêteté surtout,
voire d’honneur, d’esprit sportif pourquoi pas (si tant est qu’il en
reste au milieu de tant d’argent)… Exit l’honneur de gagner « à la
loyale ». On demandera à Domenech sa définition de l’honneur, mais
encore une fois, il n’est pas un cas particulier…
Cette phrase, et hélas cet exemple, est particulièrement lamentable,
car il touche -pas seulement certes- les jeunes, les milieux
défavorisés, les cités … C’est le résultat qui compte… Non Domenech,
sur là aussi, t’as tout faux ! Mais tu es bien dans l’air du temps…
Après des demande en mariage en public en guise de jérémiade
post-défaite, tu justifies une petite triche, et hop, ça passe, on
oubliera…
Finalement, cette manière de gagner une place sied bien à la manière
dont la France avance en ce moment sous la bannière sarkozienne, quand
les courtisans ont envahi la cour et les amis les bonnes places…
T’es bien dans l’air du temps Domenech ! Avec toi pour sûr, on ne
montera pas d’un cran, quelque qu’il soit ! ni même sur un podium, je
prends le pari !
La distribution d’argent gratuit par une boite pour sa pub, et les
émeutes qui ont suivi… J’entends encore JL Mélenchon, auquel je
reconnais des qualités par ailleurs, exprimer son profond mépris pour
les foules accourues pour récupérer un brin de la manne… Un mépris que
je peux comprendre, voire partager… Oui, quelques personnes
interviewées ne m’ont pas parues bien dans le besoin, on imagine les
radins de tout poil de sortie, on connait… Et ceux qui ont pour leurs
gosses toutes les playstations existantes, une télé dans chaque pièce
d’un appart pourri, et rien dans le frigo… Parce qu’ils pensent bien
faire, et je n’ai pas à leur dire s’ils ont raison ou tort, je ne peux
que penser qu’ils se trompent… Oui tout ça, on connaît..Oui mais…
Mais il y avait sans doute aussi dans le lot des gens sans fric, des
smicards, des SDF, des gens à sec dès le début du mois… Ces gens là, on
les dresse déjà à aller aux restaus du cœur, au secours populaire, aux
services sociaux… Ils ont appris il y a longtemps à manger des pâtes et
encore des pâtes, des yaourts aux dates dépassées, des cafés au lait
midi et soir, des produits plein de graisses saturées... Et ce serait
encore à eux d’avoir honte, d’essayer de récupérer « un peu de pognon
», le billet de 5€ qui paiera le luxe d’un kebab imprévu ? De qui
Mélenchon avait-il honte, de qui devrait-il avoir honte ? Après tout,
eux aussi pourraient penser « c’est le résultat qui compte », ils le
pensent vraisemblablement d’ailleurs…
Mais quand on voit cela, de qui a-t-on honte ? De soi, ou des autres ?
Roselyne et les vaccins (clin d’œil à Beineix)… Franchement moi, ce
vaccin, il ne me tente pas. Histoire d’adjuvant sans doute…Si je meurre
de la grippe ce sera dommage, mais la vie est dangereuse par nature (cf
le coup de la vie=maladie mortelle sexuellement transmissible etc…).
Mais je n’imagine pas 3 secondes que notre gouvernement se préoccupe de
notre santé, pas du tout ! Il se préoccupe de l’économie, des profits
des entreprises, c’est tout. C’est la sidération de l’économie qui lui
fait peur, pas notre mort ! Parce que si c’était la santé des français
qui lui faisait souci, il y a belle lurette qu’on ferait gaffe à
l’amiante, à la localisation des pôles cancer, aux dépistages de toutes
natures… Parce que comme ça coûte ce vaccin, on va quand même pas payer
du vaccin premium sans adjuvant pour tout le monde, non ? Faut quand
même pas déconner ! Air Sarko one oui, la douche à 254000€ oui, les 285
millions d’€ à Tapie oui, mais un vaccin sans adjuvant pour tous non !
Alors non Roselyne, si je dois crever du H1N1 tant pis! Vous continuerez sans moi…
EAG : pourquoi est-ce important ce qui se passe en ce moment, malgré
les qualifications de « bisbilles », malgré la Martine qui nous dit
qu’elle ne comprend rien… ?
Parce que c’est une question de valeur : revoilà la triche, les petits
arrangements entre amis à la mode PS, les coups de couteau dans le dos,
c’est ça qu’il nous fait le père Vincent, après le coup du père
François… La triche comme marque de fabrique, c’est pas mal pour un
parti ! Comment le PS, (parce que ce que fait Peillon, c’est de
l'appareil PS pur jus je le répète, et ce n’est sûrement pas tout seul
qu’il le fait…) comment le PS peut-il croire qu’on va gober le coup du
renouveau ? promesse d’alcoolique, pipeau !
Comment peut-on imaginer 3 secondes que les primaires promises et
votées ont encore du sens ??? Va falloir envoyer des observateurs de
l’ONU, des huissiers, pour y croire un minimum… Quelles sont les
valeurs portées, par les faits, pas par les dires, par ce parti ?
Et pourtant, les citoyens, les gens, ils ont besoin de croire à quelque
chose, à des valeurs, à un idéal, de croire à quelque chose de beau !
Les citoyens veulent autre chose que le pain et les jeux, les restaus
du cœur et le foot… Donnez-nous de l’air, du beau, du bon, de l’élégant
! Réclamons le droit à l’honneur, à la probité, à l’honnêteté !
Alors l’identité nationale, ce n'est sûrement pas une marseillaise sifflée en début d’un match gagné par la triche, avec dans la tribune un président qui joue les papa à fils et dans les gradins une plèbe vaccinée (parce que show must go on, and money too) – et bientôt tatouée pourquoi pas, puce électronique à l’appui-, qui aura payé sa place avec un billet distribué sur la voie publique…
Ségolène Royal, «On veut la disqualifier, donc on la dit instable»
Interview
Sophie Bouchet-Petersen, conseillère de l’ex-candidate, analyse la stratégie de ses détracteurs :
Fidèle de la première heure de Ségolène Royal, Sophie Bouchet-Petersen est aujourd’hui sa principale conseillère.
Comment expliquez-vous la virulence des critiques dont Ségolène Royal fait l’objet ?
Le problème n’est pas dans la prise au pied de la lettre des reproches qui lui sont faits. Il est dans la véhémence des réactions pour tenter de la disqualifier. Il y a une récurrence des arguments depuis 2006. Ça tourne toujours autour des mêmes choses : pipolisation, instabilité. Quand on veut disqualifier une personne, c’est-à-dire instiller l’idée qu’on ne peut pas lui faire confiance, il faut qu’elle soit imprévisible, instable… Mais, pourtant, le fait de surprendre son monde n’est pas un défaut stratégique. Au contraire, elle a une belle aptitude à «empoigner les événements par les naseaux» quand l’occasion se présente. Donc, la disqualification fondamentale est de dépolitiser et de psychologiser - c’est un coup classique - quelque chose qui est, en réalité, un talent politique. Bien sûr, le talent politique de Ségolène Royal bouscule l’idée traditionnelle que des gens d’avant-hier se font de ce que c’est le talent, l’intelligence, l’efficacité et le courage politique.
Dans ce contexte hostile, quels sont ses atouts ?
Elle a cette intelligence stratégique du monde qui vient. Elle sait déceler dans le monde d’aujourd’hui quels sont les bons points d’appui pour que ça évolue dans le bon sens, que ce soit économiquement, socialement ou culturellement. Quand elle tient quelque chose qui est juste, elle ne lâche jamais l’affaire, et ça, c’est une belle constance en politique.
Les sondages sont aujourd’hui moins favorables…
On s’en fout. Excusez-moi de le dire comme ça ! Je sais qu’elle a la réputation de vivre le nez sur les sondages : c’est faux. Quand on fait appel chez les gens à ce qu’il y a d’intelligent en eux, on n’est pas déçu et ce n’est pas se vautrer dans la démocratie d’opinion que de dire cela : c’est la noblesse de la politique de faire vivre ce pari.
"Mouche du coche" ou "Aiguillon" ?
Dérange-t-elle donc autant?
- Depuis
le "Qui va garder les enfants?" les attaques contre Ségolène Royal
n'ont jamais cessé jusqu'à "Occupe-toi de tes régionales!", de la même
veine qui marque une rage, un mépris et que je n'attendais pas de
Vincent Peillon, dont il faut bien considérer qu'il a "pété les plombs"!
Je crois que le Parti est profondément machiste et qu'il n'accepte des femmes qu'une certaine technicité. (Martine Aubry fut un bon Directeur de cabiner et une bonne Ministre, un peu rude, assez autoritaire, Elisabeth Guigou, itou); elles n'ont rien produit de neuf, en particulier! Ségolène Royal bouscule parce qu'elle sent les mouvements de la Société et va jusqu'à les anticiper.
C'est pourr cela que sa campagne avait suscité un réel "Espoir à gauche" ainsi que chez les Jeunes et en particulier dans les bnlieues et Outre-Mer.
Jamais Lionel Jospin n'a su provoquer un tel Espoir .
On le voit aujourd'hui à deux titres : le "pass-contraception" qu'elle institue en Poitou-Charentes et le débat sur l'Identité nationale!
Le Parti est frileux dans les deux cas. - A Dijon, dans ce rassemblement sur l'Éducation, il y avait une bonne opportunité de le présenter, le soutenir et l'encourager! Occasion perdue!
-
Quand au débat sur l'identité, le Parti ne peut que se taire s'il ne
veut pas participer à un débat impulsé par une "Droite nationale" qui
se reconstitue et dont chacun devrait savoir où elle nous a conduit.
Frilosité ou manque d'idées ?
Comment ne pas remarquer que la Direction du Parti rejette systématiquement les thèmes présentés par Ségolène Royal pour les reprendre à son compte plusieurs mois après!
"Mouche du coche" ou "Aiguillon" ? Je pencherai plutôt pour la second proposition. Le CERES de Jean-Pierre Chevènement, dans les années 70 était aussi l'aiguillon du Parti !
Souhaitons, pour le Parti, que celui-ci par haine du changement ne réserve pas à Ségolène Royal le sort qu'il fit à Jean-Pierre Chevènement !
19 novembre 2009
Peillon (vu par J Quatremer) . C'était le 27/03/09
c'était le 27/03.09
... sur le blog de J Quatremer
Peillon se paye Delors
C’est le genre de nouvelle qui passe inaperçue et c’est dommage. Jacques Delors a accepté, la semaine
dernière, la présidence du comité de soutien à Vincent Peillon, la tête
de liste PS pour les Européennes dans le Sud-est. L’Eurodéputé sortant
a «
exprimé ce désir en accord avec la direction du parti et c’est très
volontiers que j’accepte de soutenir ce comité de soutien », a expliqué l’ancien président de la Commission européenne.
Il
a manifestement voulu faire plaisir à sa fille, Martine Aubry. Mais il
aurait dû davantage se pencher sur le pédigree de Peillon. Noniste en
2005 (depuis, comme le rappelle Tutu dans un commentaire, il soutient
le traité de Lisbonne), celui-ci n’a jamais été un Européen convaincu.
Il n’a strictement joué aucun rôle au sein du Parlement européen au
cours de la législature écoulée, brillant surtout par ses activités
parisiennes. Il n’a d’ailleurs jamais fait mystère qu’il y siégeait
uniquement pour assurer sa subsistance après ses défaites aux élections
législatives (2002 et 2007). Et comme Pierre Moscovici avant lui, dès
qu’il pourra se faire élire au niveau national, il partira.
Le
dernier fait d’armes de cet homme aux alliances changeantes en dit long
sur son engagement européen : c’est lui, avec David Assouline, qui a
écarté des listes socialistes Gilles Savary, l’un des meilleurs et des
plus influents députés socialistes, le seul à pouvoir prétendre diriger
(avec Pervenche Berès) une commission parlementaire… Que Delors, qui a
tant fait pour la construction communautaire, prête son image à un tel
homme a de quoi surprendre. C’est le moins que l’on puisse dire.
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2009/03/peillon-se-paye-delors.html
Le 19.02.09 : Les ambitions de M. Peillon
Par Marcelo Wesfreid, publié le 19/02/2009 15:07 - mis à jour le 19/02/2009 15:39
Animateur du courant Royal, Vincent Peillon, intellectuel rompu aux rouages du PS, semble de plus en plus jouer pour son propre compte. Et n'exclut rien pour 2012...
Inconnu en 2004, élu en 2008. Depuis la victoire de Barack Obama, beaucoup, au PS, aimeraient jouer aux candidats surprise. Ce rêve, Vincent Peillon le caresse aussi. "Il ne veut plus être le simple porte-valise, celui qui donne des idées et écrit des discours, hier pour Lionel Jospin, aujourd'hui pour Ségolène Royal, raconte son vieux complice, le député Pascal Terrasse. Il est temps qu'il pense à d'autres fonctions." Un proche complète: "Vincent prépare la présidentielle de 2012, c'est net et précis."

Thierry Dudoit/L'Express
Vincent Peillon, président ? A ceux qui l'interrogent sur 2012, l'animateur du courant Royal répond : "Je n'exclus rien."
De retour d'un meeting pour les européennes, dans les Yvelines, en ce jeudi soir de février, l'intéressé botte mollement en touche: "Je ne veux pas rallonger la liste des prétendants, bien trop nombreux."
La voiture file sur l'autoroute. On aperçoit, au loin, la tour Eiffel avec ses nuées de loupiotes. Il ajoute: "Je n'exclus rien. On verra en 2011. Aujourd'hui, je suis candidat au travail pour donner à la gauche les outils afin qu'elle revienne durablement au pouvoir."
Une chose est sûre: l'officier Peillon prend de plus en plus ses distances avec la générale en chef Royal, qu'il avait fidèlement soutenue après la présidentielle, quand d'autres l'abandonnaient la campagne à peine terminée.
En privé, confient ses interlocuteurs, Peillon n'a pas aujourd'hui de mots assez durs pour qualifier la Poitevine: au mieux, "irrationnelle" ou "imprévisible", au pire "demi-dingue" ou "folle". L'attitude de son ex-championne l'irrite: il trouve ses initiatives tous azimuts agaçantes. Son livre, Femme debout, est jugé "très personnel", et sa démarche, pas assez concertée. Or, depuis le congrès, Peillon veut jouer les chefs d'orchestre du courant E, celui de Ségolène Royal et de ses alliés, réuni dans l'association Espoir à gauche. Il la structure d'une façon pyramidale, avec des représentants départementaux et régionaux - pas vraiment une méthode "participative".
"C'est un serpent, il trahit toujours"
Les royalistes pure souche tiquent en voyant l'eurodéputé tisser ainsi sa toile, sous couvert de collectif. Certains proches de l'ex-candidate à l'Elysée, qui se plaignent d'avoir été éjectés des instances du PS, mettent directement en cause Peillon, à qui Ségolène Royal avait délégué une partie de l'attribution des postes dans l'appareil.
"Au conseil national, le parlement du parti, nous avons le même nombre de représentants que les amis de Julien Dray, alors que nous pesons plus", s'étrangle un jeune cadre. Dans les conseils fédéraux, mêmes complaintes. Les anciens du NPS, courant créé par Peillon, Montebourg et Dray en 2002, connaissent mieux les rouages du PS et se sont souvent arrogé les postes clefs (trésorier, élections...).
Roulerait-il donc pour lui? "Il cherche à faire une OPA sur le courant Royal, c'est clair", décrypte un strauss-kahnien. Face aux aubrystes, Vincent Peillon ne manque pas une occasion de se poser en chef de meute: en décembre, il défend Julien Dray quand Ségolène Royal le lâche ; en février 2009, il exige des discussions collectives avec Martine Aubry sur une éventuelle ouverture du secrétariat national aux royalistes. Fustigeant tout débauchage individuel, il a traité le député Christophe Caresche, un temps pressenti pour entrer dans la direction, de "Besson du PS». Colère de l'élu parisien, qui s'était allié aux royalistes lors du congrès : "Je ne suis pas sa propriété, Peillon s'est saisi de ma nomination pour créer un rapport de force avec Martine Aubry."
Royal se méfie de lui
Derrière l'intellectuel, auteur de livres sur les républicains et fin connaisseur de l'histoire des idées politiques, se cache un redoutable homme d'appareil. Qui sait également se montrer conciliant avec Martine Aubry et ses alliés, ceux-là mêmes qu'il qualifiait, pour certains, de "malfaisants" voilà encore six mois. "Il est solidaire avec le PS, apprécie la fabiusienne Laurence Rossignol, secrétaire nationale à l'environnement. Il ne joue pas contre son camp."
Il est vrai qu'il est aussi en lice pour obtenir une tête de liste européenne. Devant les militants, Peillon explique : "Reims, c'est terminé. Les socialistes ne peuvent pas passer leur temps à se chamailler. C'est politiquement inefficace et personnellement débilitant." L'animateur du courant Royal ne veut pas se couper de la famille socialiste ralliée à Aubry, afin de ne pas s'éloigner du centre de gravité du parti. Utile, le moment venu.
Evidemment, Ségolène Royal n'est dupe de rien. "Elle se méfie de lui", note un membre du conseil politique de l'ex-candidate. Elle n'est pas la seule. "Peillon est un serpent, répète à ses amis François Hollande. Avec lui, c'est tout pour sa gueule. Vous verrez, il trahira Royal. Il trahit toujours." Si l'on juge de l'avenir d'un responsable politique au nombre de critiques qu'il suscite, quelques espoirs lui sont permis... Mais Vincent Peillon n'a pas le rapport fusionnel aux foules d'une Royal. Il manque d'ancrage local. Serrer des mains au marché n'est pas son genre de beauté. On ne devient pas présidentiable en un jour. Est-ce pour cela qu'il s'est lancé si tôt ?
L'Express du 19/02/09
Quand Vincent Peillon voulait "casser la gueule" à Ségolène Royal...
Par Citoyen r j sur LE POST le 19/11/2009
Dans sa dernière édition, Le Nouvel Observateur délivre, sous la plume de Mathieu Croissandeau, un portrait peu flatteur de Vincent Peillon.
Lui qui en appelait à la "psychiatrie" pour Ségolène Royal, était prêt, à Dijon, le 14 novembre dernier, à frapper celle-ci tellement sa présence aux débats de L'Espoir à gauche l'insupportait...
" Je veux la mettre sous verre jusqu'en 2012 pour quelle nous laisse travailler", aurait-il lâché, ambition un peu trop élevée me semble-t-il.
Quant à Marielle de Sarnez, choquée par le traitement infligé à Ségolène Royal, elle aurait refusé de s'assoir sans elle à la "table d'honneur"...
C'est dans cette atmosphère de violence inouïe que l'ex-candidate à la présidentielle a bien voulu me saluer et me dédicacer 2 livres, accepter le texte d'une chanson sur Jaurès ainsi qu'un tract sur une pièce de théâtre sur la mémoire ouvrière...
Question maîtrise de ses nerfs : Peillon est battu à plate couture...
(Sources : Le Nouvel Observateur, Le Post.fr)
Pour sourire ....: "Sarkozy aussi"
Sarkozy, aussi...
envoyé par padps. - Les grands événements de la vie de famille en vidéo.
Pathétique, Vincent Peillon s’est définitivement discrédité
Par RichardTrois
sur LE POST 18/11/2009

Vincent Peillon lors d'un meeting du courant NPS en Avril 2006. © RichardTrois
Lundi, Vincent Peillon dérapait déjà gravement en déclarant à propos de ce que représente Ségolène Royal en politique et de la soit-disante peoplisation:
"Ca fait le lit d'une
société qui se fascise progressivement".
Nous étions donc accusés de faire le lit du fascisme par un camarade.
Et j'écrivais ici que franchement, je m'attendais à beaucoup mais pas à
ce niveau là d'abaissement...
Je n'avais même pas pris la peine de faire remarquer qu'en matière de peoplisation
Vincent Peillon sait de quoi il parle lui qui accordait de son
propre chef une interview à au magazine people Voici et qui aujourd'hui se lance
dans la téléréalité avec
Dailymotion...
Ce mardi soir, aussitôt après que
Ségolène Royal ait annoncé confier
provisoirement l'animation du courant l'Espoir à Gauche à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce, Vincent Peillon se lançait dans une diatribe
que l'on entend uniquement dans la bouche des pires porte-flingues
de l'UMP.
« On est en psychiatrie lourde là » déclare-t-il à la télévision (BFM).
Et encore est-il allé même plus loin
qu'un Frédéric Lefebvre qui parlait d'"aide
psychologique"!
Comment Vincent Peillon peut-il encore espérer regarder les militants en face alors que par ses paroles outrancières, pathétiques et insultantes, il fournit l'UMP, comme en son temps Eric Besson, en arguments fallacieux?
Comment peut-il encore espérer diriger un courant qui s'appelle « L'Espoir à Gauche, Fiers d'être Socialiste » alors qu'il traîne dans la boue une socialiste de la pire des manières ?
Déjà même ses propres partisans s'interrogent, consternés sur son attitude.
Ils se font très, très discrets.
Avez-vous entendu un seul d'entre eux soutenir ses propos ?
Qu'est-ce qui pousse Vincent Peillon à foncer dans le mur en appuyant à fond sur le klaxon?
C'est qu'il sait qu'il a perdu la bataille. Pris la main dans le sac, celui du hold-up du courant,
il pense que seule la fuite en avant peut lui permettre de sauver
la mise.
En arrachant quelques militants déboussolés par la violence de
l'argument. Et en donnant des gages à ceux qui, comme dans la mafia,
exigent du traitre qu'il exécute un contrat pour prouver qu'il peut
faire partie de la nouvelle « famille ».
C'est à vous dégoûter de la politique me direz-vous. Oui. De cette politique là, oui.
Et c'est pourtant ainsi qu'agit Vincent Peillon.
C'est pourtant contre cette manière de faire de la politique que de
très nombreux militants et militantes ont choisi de s'engager en
portant la candidature de Ségolène Royal.
C'est donc à très juste titre que Michèle Delaunay, Députée PS de Bordeaux, médecin et cancérologue, en appelle à l'Ethique.
Sur le blog qu'elle tient
personnellement, Michèle Delaunay écrit :
« A Marseille, puis à Dijon, elle n'a été ni conviée, ni évoquée. En ce qui concerne Dijon, on connait la suite et je pense que Ségolène a eu raison de s'y rendre "naturellement"
: il s'agit du courant qu'elle incarne, les militants sont ceux qui
l'ont soutenue et qui l'ont d'ailleurs fort bien accueillie. Elle a eu
raison malgré l'effet délétère que cela a, en ce moment encore, pour
tous les socialistes. Les paroles de Vincent Peillon à son égard ont
confirmé son intention de se porter non pas à la tête de l'association,
mais à la tête du mouvement que Ségolène incarne. Pour cela, il a fait
une OPA sur le mouvement et sur son nom "L'espoir à gauche".
C'est un manquement à l'éthique du Parti Socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité. Nous n'en avions pas besoin. Il s'agit maintenant que cela ne se reproduise pas.
Pour cette raison, notre Première Secrétaire ne peut se taire.»
Et d'en appeler à ce comité d'Ethique promis à la Rochelle et voté par une très grande majorité des militants.
Quelque soit la suite qui sera donnée à ces propos outranciers, pathétiques et insultants de Vincent Peillon, celui-ci a déjà perdu l'essentiel de son crédit.
Ce crédit, il ne le tenait pas uniquement de ce talent qu'il gâche
lamentablement. Il le tenait aussi parce qu'un grand nombre de
militants avaient apprécié qu'il soit resté fidèle dans les moments
difficiles d'après la présidentielle.
C'est ce qu'il n'a jamais compris.
(Sources:
Blog de Michèle Delaunay, Rue89 , 20 Minutes, Le Dauphiné.com)
A lire sur LePost.fr:
- Vincent Peillon contre Ségolène Royal? La politique du pire et le pire de la politique!
- Attaques contre Royal: Peillon et Lefebvre se sont-ils passés le mot?
- Peillon "veut démolir" Royal et "l'assassiner politiquement"
Les partisans de Ségolène Royal se mobilisent sur le Web
Alors que le conflit entre Ségolène Royal et Vincent Peillon s'est encore tendu, les partisans de la première semblaient plus mobilisés sur le Web, mercredi 18 novembre.
Jean-Louis Bianco et Najat Vallaud-Belkacem, désignés par la présidente de Poitou-Charentes avec Gaëtan Gorce pour animer le courant L'Espoir à gauche, dont Vincent Peillon revendique la direction, ont mis en ligne des communiqués jouant l'apaisement.
Il s'agit pour le premier de "préserver, autant qu'il est encore possible, les idées qui nous ont rassemblés", et "personne n'est évidemment exclu de cette démarche". La seconde appelle à "rendre le courant aux militants, tout simplement", et réfute toute "reprise en main". Les commentaires soutiennent l'ex-candidate du PS à la présidentielle. "Personne n'est exclu, mais on voit bien que Peillon s'exclut largement tout seul de par ses propos outranciers et mensongers sur Ségolène Royal", juge Asse42. Philippe Charles reproche au député européen "ce qui a pu apparaître comme un empressement irréfléchi et brutal à vouloir supplanter la candidate aux primaires".
Michèle Delaunay, qui a battu Alain Juppé aux législatives de 2007, reproche à Vincent Peillon une "OPA" sur le mouvement de Ségolène Royal. "C'est un manquement à l'éthique du Parti socialiste, un acte déloyal et un abus d'identité", dénonce-t-elle, appelant comme d'autres le comité d'éthique nouvellement créé au PS à se prononcer sur le sujet. En commentaire, Christian revient sur les protestations de Vincent Peillon après que Ségolène Royal s'est invitée à une réunion qu'il avait organisée à Dijon : "Aurait-il fait le même scandale si Bayrou avait débarqué à Dijon ? Je pense que non, il aurait été si fier." Edb s'insurge : "Est-ce que Vincent Peillon se rend compte qu'il utilise le même 'argumentaire' que F. Lefebvre (porte-parole de l'UMP) pour disqualifier Ségolène Royal : psychiatrie lourde !!!??, et autres invectives du style."
"DÉPART IMMÉDIAT"
"Militant énervé" y a posté en fin de journée un Appel de militants de L'Espoir à gauche : "Nous exigeons le départ immédiat de Vincent Peillon de l'équipe d'animation du courant dont il s'est auto-proclamé le chef sans vote et sans consultation militante", proclame ce texte, qui revendique 1 200 signataires par e-mail et sur Facebook, où seulement 355 soutiens apparaissent pourtant...
Le ton était le même sur le forum de Désirs d'avenir, l'association de Ségolène Royal, hormis Timgad qui reproche à Ségolène Royal d'"avoir déserté son courant au lendemain du congrès de Reims". Les royalistes étaient aussi majoritaires sur le – calme – forum du courant Notre espoir à gauche. (...)
T'as vu? Y'a Vincent Peillon sur le canapé
Quand les politiques s'essaient à la téléréalité
Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
19/11/2009

Le
premier invité de «Politique à domicile» est le député européen Vincent
Peillon invité chez Claire, Hervé et leur ami Loïc, dans le 19e
arrondissement de Paris. Crédits photo : Aftermedia
Après La Chaine Parlementaire, Dailymotion lance aujourd'hui sur Internet une émission mettant en scène un responsable politique invité à partager le repas d'une famille française. Premier invité : Vincent Peillon.
C'était un peu l'Arlésienne. La téléréalité appliquée à la vie politique. En 2003, TF1 annonçait la naissance de «36 heures», projet - abandonné depuis - consistant à immerger un responsable politique dans un foyer français. Objectif : lui faire reprendre pied avec la réalité, comme l'expliquait à l'époque Etienne Mougeotte, vice-président de TF1*. Depuis la rentrée, deux émissions ont enfin vu le jour. La Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale (LCP-AN) a dégainé la première avec «J'aimerais vous y voir ...». Dans ce programme, un élu est invité à partager durant deux jours le quotidien d'un de ses administrés. Trois émissions ont été diffusées à ce jour. On y a vu Nicolas Dupont-Aignan en instituteur ou Yves Cochet en restaurateur. Le Vert François de Rugy, l'UMP Valérie Boyer ou le socialiste Pierre Moscovici auraient donné leur accord pour une future émission, expliquait récemment Libération.
Jeudi, c'est sur Internet qu'un autre concept de téléréalité politique débarque. Un concept plus proche que son prédécesseur de la référence incontournable de la téléréalité en France, Loft Story. Son nom : «Politique à domicile». Le principe ? Un politique va dîner dans une famille, s'associant même à la préparation du repas. Au cours de la soirée, filmée par les caméras, on discute de l'actualité du moment sans qu'aucun journaliste n'interfère. D'une durée de quarante minutes environ, l'émission présentée par Stéphane Thébaut (qui présente aussi Question Maison sur France 5) est diffusée exclusivement sur Dailymotion, la plateforme de vidéos sur Internet. Le premier invité est le député européen Vincent Peillon invité chez Claire, Hervé et leur ami Loïc, dans le 19e arrondissement de Paris. L'émission a été tournée le 7 novembre soit plusieurs jours avant le divorce entre Peillon et l'ex-candidate à la présidentielle Ségolène Royal. Au menu des discussions : l'éducation, l'Europe, le PS, Nicolas Sarkozy. Voir la vidéo :
Ces deux projets ne seront pas sans rappeler les fameux dîners chez les Français de Valéry Giscard d'Estaing.
(...)
T'as vu? Y'a Vincent Peillon sur le canapé
Le député européen socialiste s'est prêté au jeu de Politique à domicile, la nouvelle émission de politique-réalité de Dailymotion. Un brunch comme à la maison.
Le19 novembre 2009- par Camille Polloni
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D'habitude,
c'est tranquille un brunch le weekend. On se goinfre de petits pains
suédois et de trucs en tartare, c'est l'occasion de discuter un peu du
match de foot de la veille ou de faire passer la cuite. Des fois, on
invite belle-maman parce qu'elle se sent seule depuis qu'elle a
divorcé, après elle est contente elle part voir des expos au palais de
Tokyo pendant qu'on fait la sieste.
Alors si d'un coup on te
dit: y'a Vincent Peillon qui va venir poser ses fesses sur le canapé
rouge pendant une heure, ça te met un coup de pression. Qu'est-ce qu'on
va lui raconter à Vincent Peillon? On le connaît même pas, le salon est
en bordel, je t'ai déjà dit de pas inviter n'importe qui le chat ça
l'énerve. Si ça se trouve il aime pas le foot en plus, il a l'air un
peu coincé. Et puis oublie pas le beurre à mettre sur les petits pains
suédois, ça la fout mal devant un député européen. Ah ça sonne, ça doit
être lui et les cinq mecs de la télé qui vont pourrir le salon avec
leurs godasses, cache la photo de mémé dans la chambre on verra plus
tard je vais ouvrir.
« Bonjour » (merde je le vouvoie ou je le tutoie?) « Bonjour madame » (ah, je le vouvoie). « Claire, entrez ».
Dis donc il s'embête pas Peillon, on l'invite et même pas il
apporterait un bouquet de fleurs ou un salami. Tss. Dans le salon,
Hervé (le mari de Claire, lui architecte elle dans le théâtre) et Loïc
(le cousin prof de Boulogne-sur-Mer, si si tu sais la ville de Jack
Lang en haut de la France). Normalement tout le monde se jetterait sur
le pain posé avec amour sur la table basse mais là c'est pas le moment.
Le présentateur Stéphane Thébault, à jeun sur les bords du canal de
l'Ourcq, a prévenu: « ils ne se connaissent pas, ils ne se sont jamais vus ». Ben oui, ce serait de la triche.
On
dirait « Un dîner presque parfait », sauf que Vincent Peillon ne va pas
faire la cuisine ni proposer des activités débiles à ses hôtes comme
gober des oeufs sans mayonnaise ou goûter des tartines les yeux bandés.
Dommage, mais on s'égare sans doute. Ca commence mal, Claire demande
pourquoi seuls les « potentiellement présidentiables » du PS ont un espace pour s'exprimer. Dans ta face, espèce d'imprésidentiable.
A
ce moment là, Peillon est tout crispé, sa main lui repousse la joue
jusqu'au nez. Il doit se rendre compte qu'il a l'air bizarre, parce
qu'il change de position et se gratte le menton. « Vous avez tout compris », il répond, « c'est pire que ça: on m'a déjà dit : "je t'invite si tu déclares que tu es candidat." »
Peillon en déduit que le sarkozysme a déteint sur le PS, qu'avant au
moins il y avait des réunions pour discuter de trucs sérieux alors que
maintenant tout ce qui compte c'est « la stratégie média ».
D'ailleurs, s'il vient manger chez des gens le dimanche sous le regard
des caméras, rien à voir avec une stratégie média. « Je ne vais pas me transformer, me mettre des plumes dans les fesses, on est ce qu'on est ». Ah ça y est, on se connaît un peu mieux: « j'ai vu Vincent Peillon le weekend dernier, ouais pour le brunch, il aime pas trop les plumes dans les fesses ». Bref.
Ca ne l'enchante pas, Vincent Peillon, d'être là. Mais, explique-t-il, « les gens qui m'entourent m'ont dit: "tu ne peux pas faire que des colloques sur Merleau-Ponty et la taxe Tobin" ». On aurait moins rigolé lecteur, avoue. « Donc ce matin, vous travaillez? », lui demande benoîtement Loïc, le cousin prof à Boulogne. On sent une pointe de déception. Silence gêné du député. « C'est assez rare de rencontrer des gens, et là on a du temps. » Bien rattapé, prends un bretzel.
« On se prend la banane à chaque fois »
Premier sujet: l'Europe. Hervé: « l'Europe c'est une grande nébuleuse, j'ai plein de questions ». Peillon : « J'en ai aussi... ». Ouf, ils rigolent. C'est parti pour le show. « J'ai lu un livre qui m'a beaucoup ému, Le Hêtre et le bouleau, de Camille de Toledo, sur la tristesse européenne »
(et sinon, le foot? Non? J'en étais sûr on aurait pas dû l'inviter)
Peillon raconte le livre, c'est joli ce qu'il dit il parle bien quand
même, Claire opine.
On passe au chapitre « La France de Sarkozy, l'état du PS. » Et d'abord cette « ouverture » qui fait tant de mal à la gauche. « Est-ce que si Sarkozy vous appelle pour rejoindre le gouvernement Fillon vous y allez? » demande Claire. Peillon plisse le nez à le faire sortir de son logement. « Ne
vous inquiétez pas il ne me le proposera jamais. Depuis trois ans je
dis ce que je pense, c'est-à-dire que Sarkozy est un symptôme de
l'abaissement national. C'est une honte pour la France. Il a appelé
beaucoup de gens autour de moi, mais moi c'est pas pensable qu'il
m'appelle. J'ai mauvaise réputation hein. » Bad boy. Claire enchaîne, telle Laurence Ferrari devant une table basse chargée de victuailles : « J'imagine qu'au PS, vous portez un peu Eric Besson comme une gamelle ». « Enorme. » Et pan pan pan sur Besson, « la figure du traître », « un cas pathologique ».
Question fatale : une différence entre la gauche et la droite ? Bien sûr, répond le socialiste, qui s'anime un peu. « Je
veux bien, on est pas terribles, on est des sales mecs. Mais quand je
regarde sur 20 ans, il y a quand même une vraie différence. » Par contre aux élections, « on se prend la banane à chaque fois ».
Royal, Aubry, Jospin
C'est marrant comme le timing fait bien les choses. Empêtré depuis trois jours dans une bagarre sans merci avec Ségolène Royal pour la propriété du courant « l'Espoir à gauche », Vincent Peillon affiche dans cette émission sa bonne volonté socialiste. Diffusé ce matin, le programme a été tourné avant l'épisode dijonnais.
Sur Aubry, le député européen ne chache pas ses divergences, mais
lui fait allégeance, au nom de l'unité. Il admet qu'avec Royal « on n'a pas réussi à travailler ensemble depuis plusieurs mois », même s'il « continue de penser que ce n'est pas la peine de garder toujours les mêmes et qu'elle […] a touché des catégories sociales que les autres n'avaient pas touchées. »
L'état général du PS, que les hôtes du brunch trouvent désolant, ne le
réjouit pas non plus. Il se souvient de l'époque Jospin: « Quand il y a
le père, il y a la régulation. Quand il n'y a plus le père, ça fait ce
bordel que vous voyez. »
S'ensuit une conversation sur les
adversaires politiques, l'école, l'inutilité des polémiques et les
idéaux. Puis Vincent Peillon s'en va. « On aura peut-être l'occasion de se revoir », tente-t-il. « C'est moi qui vous remercie. Il faut que j'ai l'air naturel c'est ça? » Blague. Ben Vincent, pars pas, t'as rien mangé.
« J'aurais rénové sans tarder »

Environ 62 % des Français estiment que le PS ne va « ni mieux ni moins bien » qu'il y a un an, après le Congrès de Reims. Est-ce que vous prenez votre part de responsabilité dans cette situation ?
Environ 62 % des Français estiment que le PS ne va « ni mieux ni moins bien » qu'il y a un an, après le Congrès de Reims. Est-ce que vous prenez votre part de responsabilité dans cette situation ?
Non, je ne suis pas à la direction du parti. Il y en a aujourd'hui une qui a la responsabilité de rénover et de faire avancer le projet. Moi, je suis une militante parmi d'autres et je suis présidente de région. C'est vrai que si j'avais été à la tête du parti, je l'aurais dirigé autrement. J'aurais rénové sans tarder, le dispositif des primaires serait déjà mis en application et j'aurais ouvert le parti à des adhérents à très bas prix.
C'est pour cela que vous avez refusé d'intégrer la direction du parti, comme vous l'avait proposé Martine Aubry ?
Là où je suis, je suis efficace à ma façon. Chaque fois que le PS a besoin de moi, je suis là. Ce n'est pas la peine d'accepter des choses artificielles.
Vous donnez l'impression d'être toujours en marge. Pourquoi ?
Peut-être parce que je suis en avance sur certains sujets. Certaines choses que j'ai dites ont été au départ contestées, notamment lorsque j'ai dit qu'il ne fallait pas laisser la nation et le drapeau tricolore à la droite. Maintenant, le Parti socialiste reconnaît que c'est un des éléments à reconquérir dans le débat.
Quelles sont les propositions que vous souhaitez porter ?
J'ai fait beaucoup de choses en région Poitou-Charentes, qui ont été déclinées sur le plan national, et d'autres qui pourraient l'être. J'ai conditionné les aides aux entreprises à l'interdiction de délocaliser et de licencier lorsque les entreprises font des bénéfices. Toutes les entreprises qui ont des aides de la région ont signé cet engagement. Dans le domaine de l'écologie, nous avons lancé le crédit gratuit énergie verte, l'interdiction des OGM, le véhicule électrique, le train roulant au biocarburant, le premier lycée d'Europe fonctionnant entièrement aux énergies renouvelables...
Vous vous êtes pourtant prononcée contre la taxe carbone...
La croissance verte est un levier positif, ça ne doit pas être une voie d'action punitive. C'est dans le domaine de l'écologie qu'il y a le plus de création d'entreprises.
Les Verts feront cavalier seul au 1er tour des régionales en Poitou-Charentes. C'est un coup dur ?
J'aurais préféré des listes communes. Les gens ne comprennent pas qu'on ait été ensemble en 2004, qu'on ait fait tout ce travail et que l'on parte de façon séparée pour 2010.
Et avec le MoDem ?
Je prône un rassemblement, j'ai toujours pensé qu'il y a de bonnes idées à prendre dans tous les mouvements qui veulent une alternance. Il faut respecter les identités de chacun mais organiser les convergences.
Vous entendez participer aux primaires du Parti socialiste pour la présidentielle de 2012. Mais vous y mettez des conditions ?
Si les règles sont claires et transparentes, il y a aucune raison de remettre en cause ces bonnes intentions. C'est un élément clé de la rénovation du parti parce qu'il reprendra pied dans la société au lieu de se renfermer sur une base militante de plus en plus restreinte. W
Recueilli par Catherine Fournier
et Charlotte Mannevy
20 minutes
JL BIANCO à propos d' EAG: "Préserver nos idées et rassembler les militants"
Posté par Service Communication
18 novembre, 2009
Suite aux derniers évènements au sein du courant l’Espoir à gauche, j’ai cosigné le communiqué suivant :
Nous avons accepté la mission que nous a confiée Ségolène Royal au sein d’Espoir à Gauche dans le seul souci de préserver, autant qu’il est encore possible, les idées qui nous ont rassemblés et tous les militants qui veulent contribuer à la rénovation du Parti Socialiste et de la Gauche. Personne n’est évidemment exclu de cette démarche.
Jean-Louis Bianco, Gaëtan Gorce, Najat Vallaud-Belkacem
http://www.jean-louis-bianco.com/2009/11/preserver-nos-idees-et-rassembler-les-militants/
Ségolène Royal: «Si j'avais été à la tête du parti, je l'aurais dirigé autrement»
Créé le 18.11.09 à 18h48
INTERVIEW - La présidente PS de la région Poitou-Charentes a répondu aux questions de 20minutes.fr...
Vous avez décidé mardi de confier la direction de votre courant
Espoir à gauche à Jean-Louis Bianco, Najat Belkacem et Gaëtan Gorce pour
«apaiser» la
situation... On est loin d'un apaisement ce mercredi...
Il y a une réaction totalement disproportionnée et isolée de Vincent Peillon. Je ne veux pas que le courant que j’anime et qui m’a porté soit géré de façon archaïque et pour m'éliminer. Pour moi, un courant ce n’est pas un enjeu de pouvoir, c’est un lieu fraternel où on travaille. J’ai le devoir de remettre de la sérénité et de la démocratie. J’ai donc confié l’organisation du mouvement à Jean-Louis Bianco et à tous ceux qui le veulent.
En écartant Vincent Peillon?
Pas du tout. Tout le monde sera invité. Vous savez, ce ne sont pas des moments agréables. En politique, il y a des agressions verbales et des manques de loyauté qu’on ne peut pas accepter.
62% des Français estiment que le Parti socialiste ne va «ni mieux ni moins bien» qu’il y a un an, après le Congrès de Reims. Est-ce que vous prenez votre part de responsabilité dans cette situation?
Non, je ne suis pas à la direction du parti. Il y en a aujourd’hui une qui a la responsabilité de rénover et de faire avancer le projet. Moi, je suis une militante parmi d’autres et je suis présidente de région. C’est vrai que si j’avais été à la tête du parti, je l’aurai dirigé autrement. J’aurais rénové sans tarder, le dispositif des primaires serait déjà mis en application et j’aurais ouvert le parti à des adhérents à très bas prix.
C'est pour cela que vous avez refusé d’intégrer la direction du parti, comme vous l'a proposé Martine Aubry?
La où je suis, je suis efficace à ma façon. Chaque fois que le PS a besoin de moi, je suis là. Ce n'est pas la peine d’accepter des choses artificielles.
Les socialistes se plaignent souvent que l'on ne parle que des querelles internes. Quelles sont les propositions politiques que vous entendez porter au sein du parti?
J’ai fait beaucoup de choses en région Poitou-Charentes qui ont été déclinées sur le plan national, et d’autres qui pourraient l’être. J’ai conditionné les aides aux entreprises à l’interdiction de délocaliser et de licencier lorsque les entreprises font des bénéfices. Toutes les entreprises qui ont des aides de la région ont signé cet engagement. Dans le domaine de l’écologie, nous avons créé le crédit gratuit énergie verte, l'interdiction des OGM, le véhicule électrique, le train roulant avec du biocarburant, les filières de construction bois, le premier lycée d'Europe entièrement énergies renouvelables.
Vous vous êtes pourtant prononcée contre la taxe carbone...
La croissance verte est un levier positif, ça ne doit pas être une voie d’action punitive. C’est dans le domaine de l'écologie qu’il y a le plus de création d’entreprises.
Les Verts ont décidé de faire cavaliers au 1er tour des régionales en Poitou-Charentes. Un coup dur?
J’aurais préféré des listes communes. Les gens ne comprennent pas qu’on ait été ensemble en 2004, qu’on ait fait tout ce travail et que l’on parte de façon séparée pour 2010.
Et avec le MoDem?
Je prône un rassemblement, j’ai toujours pensé qu’il y a de bonnes idées à prendre dans tous les mouvements qui veulent une alternance. Il faut respecter les identités de chacun mais organiser les convergences.
Vous entendez participer aux primaires du PS pour 2012. Mais vous y mettez des conditions?
Si les règles sont claires et transparentes, il y a aucune raison de remettre en cause ces bonnes intentions. C’est un élément clé de la rénovation du parti parce qu’il reprendra pied dans la société au lieu de se renfermer sur une base militante de plus en plus restreinte.
Vous évoquez les moyens de rénover le parti mais sans vraiment y prendre part. Pourquoi êtes-vous toujours en marge?
Peut-être parce que je suis en avance sur certains sujets. Certaines choses que j’ai dites ont été au départ contestées, notamment lorsque j’ai dit qu'il ne fallait pas laisser la nation et le drapeau tricolore à la droite. Maintenant, le Parti socialiste reconnaît que c'est un des éléments à reconquérir dans le débat.
Etes-vous candidate pour 2012?
Je n'en suis pas là. Je vois que l'on me désigne comme présidentiable mais c’est à moi de maîtriser le calendrier. Je n'ai fait aucune déclaration de candidature pour l’instant.
propos recueillis par Catherine Fournier et Charlotte Mannevy
Ecoles de Commerce : à la Mode des Entreprises Sociales
Le jeudi 19 Novembre 2009 - Par Florian Martin
dans Commerce équitable
Devenez Entrepreneur Social ! C’est ce que semble dire la plupart des écoles de commerce qui ouvrent des formations d’entreprenariat social à leurs étudiants. Les parcours en ce sens se multiplient et paraissent être une solution alternative pour devenir acteur de l’économie, en ces temps de crise et de remise en question du système capitaliste.

La Défense, le quartier des affaires à Paris
- Le Succès de l’Economie Solidaire
Nombreux sont les étudiants qui s’engagent dans des parcours d’entreprenariat social. Replaçant l’économie au cœur des relations humaines, cette voie est de plus en plus populaire
et suivie au cours des études supérieures des futurs cadres, qui y
voient une alternative à la multinationale. La crise semble avoir
accélérer ce phénomène. Thierry Sibeude, co-fondateur de la chaire «
Entreprenariat Social » à l’ESSEC, en est convaincu : « La crise
place l’économie sociale au cœur du débat, car elle postule que
l’intérêt d’une entreprise n’est pas uniquement financier ». Du
côté des étudiants, c’est l’enthousiasme qui domine, comme si la
possibilité d’être entrepreneur social était enfin une réalité et
conciliait la création d’un projet financier avec des valeurs
solidaires, qui n’étaient réservées qu’aux associations. Interrogé par l'Observatoire Boivigny, Mathieu, un étudiant de l’ESSEC qui travaille pour une chocolaterie équitable au Venezuela voulait simplement « intégrer la chaire « Entrepreneuriat social » pour découvrir le milieu des gens qui veulent changer le monde ».
- Quels Débouchés ?
A première vue, cela peut paraître facile de devenir entrepreneur
social en suivant une formation spécifique en ce sens avec des cours de
« Recherche de fonds » ou de « Gestion des ressources humaines des
bénévoles ». Oui… mais non. Tant qu’ils sont à l’école, les étudiants
peuvent aisément travailler pour des entreprises actives dans le
commerce équitable, dans des ONG et des associations ou encore au sein
du service Développement durable des grandes firmes. Ces organismes
n’hésitent d’ailleurs pas à créer des partenariats avec les
spécialisations en économie solidaire. Toutefois, une fois sur le marché du travail, les portes se referment
et peu d’étudiants dont c’était le rêve parviennent à créer leur
entreprise responsable. La majorité trouve un emploi au sein des
services RSE (Responsabilité Sociale de l’Entreprise) ou Développement
durable des grands groupes, qui ressemblent trop souvent à de simples
branches de la communication. Les étudiants eux-mêmes craignent de prendre des risques, pensant, à tort ou à raison, que l’on gagne moins bien sa vie dans le domaine social et solidaire. D’après Thierry Sibeude, « ce n’est pas toujours le cas ».
Aujourd’hui à l’ESSEC, seuls un ou deux étudiants se lancent dans la mise en œuvre d’une entreprise solidaire chaque année, comme Guillaume Hermitte et sa société Puerto Cacao.
Pensez-vous que ce secteur gagnerait à être soutenu, défendu et
développé, ou les réussites de certains projets ne sont que des
exceptions qui confirment la règle d’un marché aux frontières immuables
?
En savoir plus sur la formation à l'ESSEC, cliquez ici.
Par Florian Martin
18 novembre 2009
Monsieur Lefevre? Non... Monsieur Peillon
Collomb s'éloigne de "L'Espoir à gauche"
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/11/18/01011-20091118FILWWW00676-collomb-s-eloigne-de-l-espoir-a-gauche.php
Le sénateur-maire PS de Lyon, Gérard
Collomb, premier signataire pour le congrès de Reims de la motion
L'Espoir à gauche dont est issu le courant que se disputent Ségolène Royal et Vincent Peillon, "ne se reconnaît plus" dans ce courant.
"Moi, je ne me reconnais plus dans le courant né de Reims et je me
reconnais comme quelqu'un qui cherche à rénover le PS avec tous ceux
qui veulent le faire, quel que soit leur courant d'origine", a assuré
aujourd'hui Gérard Collomb qui se revendique comme "un
social-réformiste qui veut adapter le réformisme au XXIè siècle".
"Je me situe hors courant avec tous ceux qui veulent construire
l'avenir, pas avec ceux qui veulent ressasser le congrès et le passé",
a ajouté Gérard Collomb. "Moi, je ne veux pas qu'on mentionne mon nom -
Jean-Noël Guerini, c'est la même chose - dans le courant L'Espoir à
gauche. On est des socialistes rénovateurs, réformistes. On essaie de
réformer le parti".
Le pass contraception
Le blog de "La Charente Libre" organise un sondage:le pass'contraception, bonne ou mauvaise idée?Pour l'instant c'est au coude à coude.Pour donner votre avis à donner ici (sur la droite) http://www.charentelibre.com/
C'est pourtant une mesure d'évidence! ... au point que tous les représentantsdes partis l'ont votée, PC, verts, nouveau centre, et même UMP!
Seul à s'abstenir: le FN, parce que la sexualité des ados est immorale.
Franchement, qui pourrait vouloir l'augmentation des grossesses et des IVG chez les 15-17 ans? Donc, faciliter l'accès à une visite médicale et, si besoin est, à la contraception, semble du simple bon sens.



