La définition des zones noires suite à la tempête Xynthia ne finit pas de faire des vagues !

 

Cécile Duflot sort de sa torpeur médiatique pour venir soutenir le gouvernement et tacler, par la même occasion, Ségolène Royal et Corinne Lepage qui ne se battent pas pour refuser les zones noires mais pour que la définition de leurs périmètres géographiques soit revue par un travail de terrain et en étudiant chaque cas. Oui, il faut du temps mais c'est important car derrière ces décisions il peut y avoir des drames humains.

Et le combat est difficile car le gouvernement a commencé par dire que rien n'était négociable et qu'il fallait obéir, un point c'est tout.

Pourtant, dans le gouvernement une petite voix semble bien discordante (où tout de moins l'était), il s'agissait de celle de Dominique Bussereau qui, élu de Charente Maritime, connaît bien le terrain et qui justement demandait lui aussi une révision du périmètre.

Alors, même si Jean-Louis Borloo semble avoir ouvert une brèche de négociation, l'intransigeance du premier ministre reste à priori de mise.

Il faut bien sûr permettre à ceux qui veulent partir de le faire en leur donnant la possibilité financière de se reloger ailleurs car n'oublions pas que les élus locaux ont une responsabilité dans ce drame : celle d'avoir  accordé des permis de construire sans prendre en compte le véritable risque.

Il est également évident qu'il ne faut pas permettre des reconstructions dans des zones dangereuses où les infrastructures ne permettent pas d'assurer la sécurité et où le danger de mort en cas de nouvelles catastrophes est trop important.

Mais contrairement aux positions prises par Cécile Duflot qui n'a probablement pas bien étudié l'ensemble de la situation avec ses élus locaux, il existe de très nombreux endroits où la destruction ne se justifie pas.

A CAP21, plusieurs expertises ont été analysées par les élus locaux, notamment un Vice-Président du Conseil Régional et ces analyses montrent qu'il faut recommencer le travail de délimitation des zones noires.

Le gouvernement doit admettre que l'on le peut se tromper en voulant bien faire...
Mais il ne faut pas s'entêter en considérant que l'on a toujours raison car dans ce cas l'erreur devient une FAUTE.

Il est évident que les sinistrés se sentent bien démunis devant le bulldozer étatique. Il convient alors de leur apporter une aide juste.

Maintenant, loin des côtes vendéennes, dans de nombreux secteurs près des côtes, des rivières, près de carrières souterraines, de coteaux instables, la définition de zones noire s'imposent afin de ne pas avoir à gérer, une fois de plus, une situation de catastrophe évitable, dans l'urgence. 

Dominique Lemoine dans DETOURSATOURS