Charles SANNAT - Sur le CONTRARIEN

(Extrait)

J’étais l’invité ce matin d’Ecorama et l’on a parlé de la Grèce bien évidemment, mais c’est toujours trop court. Vous pourrez écouter ce que j’avais à dire sur ce sujet mais je vais compléter ici mon propos. Pour le moment, mon point de vue est que nous sommes dans une phase de négociation intense entre le gouvernement grec et la Troïka. Que la stratégie du gouvernement grec est de mettre le moins d’huile sur le feu publiquement parlant afin d’avoir en coulisse les marges de manœuvre les plus grandes. La Grèce négocierait moins bien si le gouvernement de Tsipras faisait « peur » et créait une panique financière en Europe. Pour bien négocier, la Grèce a besoin impérativement d’un climat aussi apaisé que possible.

Résultat, on peut avoir l’impression que le gouvernement Tsipras vire sa cuti. Pourtant je pense que l’on n’est pas au bout de nos surprises et que la détermination grecque reste intact pour obtenir le plus possible de mesures sociales d’urgence à l’égard de son peuple.

Je pense également que l’Europe a tout intérêt à faire preuve de cœur et de grandeur d’âme à l’égard des Grecs qui souffrent ! Si l’Europe peut afficher une forme d’humanité, elle gagnera le cœur des peuples ; si elle ne le fait pas et qu’elle reste l’Europe de l’austérité et de la punition, alors cette Europe-là est condamnée d’avance et ce ne sera qu’une question de temps.

En attendant, je pense qu’il faut avant tout attendre que la poussière retombe autour du dossier grec car objectivement, pour le moment, tout le monde glose au sujet de ce thème mais fondamentalement pour ne rien dire, et pour une simple et bonne raison : l’essentiel des négociations actuelles sont tout simplement secrètes !