26/03/15

La tentative néocon de ré-écrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale

Agents d'influence Crises/guerres Etats-Unis Hégémonie Russie Ukraine

 

Après la chute de l’Union soviétique, l’ancien président des Etats-Unis, Richard Nixon, un temps fervent adepte de la guerre froide, a consacré les quelques années qui lui restaient à vivre à veiller à ce que la Russie prenne sa place dans la communauté internationale. Nixon a conseillé Bill Clinton, alors président, sur la bonne manière de traiter avec la Fédération de Russie, l’Etat reconnu à l’échelle internationale qui avait succédé à l’Union des républiques socialistes soviétiques. Une chose que Nixon n’aurait jamais tolérée est la tendance conservatrice actuelle à dénier à la Russie un rôle majeur dans la Seconde Guerre mondiale – connue en Russie comme la Grande guerre patriotique – et dans la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie. Les dirigeants actuels des Etats-Unis et leurs compagnons de route en Grande-Bretagne, en Europe de l’Est et dans d’autres pays se feraient gronder par Nixon pour leur refus de participer à la cérémonie annuelle du 9 mai, ou Jour de la victoire, à Moscou.

Nixon, qui avait critiqué l’administration de George H. W. Bush pour l’assistance « pathétiquement inadéquate » fournie à la Russie après l’effondrement de l’Union soviétique, aurait peu d’intérêt pour ces cercles de décideurs politiques américains qui veulent maintenant affaiblir la Russie et la mettre à genoux.  »

Parmi ceux qui font pression pour un renforcement des sanctions contre la Russie et ignorent son rôle significatif dans la victoire de la Seconde Guerre mondiale, il y a les fils et les filles des émigrés fascistes et nazis d’Europe de l’Est, qui sont arrivés aux Etats-Unis au cours des années qui ont suivi la guerre, la plupart grâce à l’ Operation Paperclip  de la Central Intelligence Agency (CIA), pour échapper à des procès pour avoir soutenu la cause nazie dans leurs pays d’origine. Ces émigrés ont contribué à former divers groupes d’extrême-droite qui tournaient autour de Captive Nations, une organisation fédératrice qui avait été appuyée par l’administration Eisenhower et celles qui lui ont succédé. De cette constellation d’organisations fascistes a émergé le sioniste ukraino-américain Lev Dobriansky et sa fille, ancienne responsable au Département d’Etat de George W. Bush, Paula Dobriansky, ainsi que l’ancien soutien de la Gestapo allemande en Hongrie, Gyorgy Schwartz, qui s’est plus tard baptisé lui-même George Soros. Aujourd’hui, on trouve leur progéniture idéologique dans les gouvernements de toute l’Europe centrale et de l’Est.

Les groupes gravitant