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Dans le texte ci-dessous, traduit à partir d’un entretien accordé par Natalia Alexeievna Narotchnitskaia au journal Nakanoune, celle-ci dénonce les tentatives de l’Occident de falsifier l’histoire, entre autre en s’attaquant à la nature de l’État soviétique, à l’occasion de l’approche de la célébration du 70e anniversaire de la fin de la Grande Guerre Patriotique. On se souviendra à cet égard que Natalia Narotchnitskaia a écrit un livre, traduit en Français, sous le titre «Que reste-t-il de notre victoire?», paru aux Éditions des Syrtes, et dont nous vous recommandons la lecture. Il est particulièrement intéressant et significatif de constater, dans le texte ci-dessous, que Madame Narotchnitskaia n’éprouve aucune difficulté à prendre la défense de l’État soviétique, (elle l’a d’ailleurs déjà fait dans son livre précité) alors qu’elle même est  une historienne liée au courant conservateur, orthodoxe, proche du Patriarcat de Moscou .

NAROT

Aujourd’hui, l’Occident s’applique à dénaturer les faits historiques, et il ne s’agit pas simplement d’une transformation de l’estimation de la contribution de notre pays à la Grande Victoire, il s’agit de changer le sens de la guerre.
La guerre, dit-on, n’eut pas lieu pour le droit des peuples à être maîtres de leur destin et pour qu’ils ne soient pas transformés en esclaves. On nous dit qu’elle aurait été un combat pour la démocratie à l’américaine. Les pays occidentaux furent obligés de s’allier à nous pour commencer par détruire un monstre totalitaire, et ensuite consacrer les décennies restantes du XXe siècle à en combattre un autre. De ce point de vue, il est dès lors important que la question de la restauration de la «justice de l’histoire » devienne une tâche de l’État. Aujourd’hui, tout est mis en œuvre pour faire, de façon rétroactive, de l’URSS un État criminel, pour le soumettre à un destin virtuel d’État arriéré, pour mettre en doute et en question la signature de l’Union Soviétique au bas des actes législatifs internationaux.
Ils ont cherché à écarteler notre conscience en deux pôles afin d’affaiblir la cohésion interne de notre société, car tous étaient effrayés par l’importance et la force de l’unité de notre population, qui vient encore de se manifester lors de la réunion de la Crimée à la Russie.


Cette «effroyable campagne» a démarré par la parution dans les journaux de publications d’articles d’historiens. Si il y a trente ans, de telles publications eussent été inadmissibles, aujourd’hui, elles ne suscitent aucun choc en Occident. L’idéologie russophobe est devenue partie intégrante de la mentalité européenne. Ce changement profite à ce