A lire, écouter tous ces médias et politiciens, Poutine serait un monstre. Ne respectant aucune des libertés publiques élémentaires, pratiquant l’assassinat politique, méprisant les règles d’or d’une économie libérale qui est censée servir de trame aux relations internationales, etc.

Bref, c’est tout juste si Poutine n’a pas remplacé Staline dans la représentation des stéréotypes véhiculé par les médias occidentaux. Mélodie, de la complicité politique et médiatique, dans cette relation fusionnelle de la manipulation de l’information, au service des intérêts économiques de leurs commanditaires.

En fait, la fureur de cette campagne de désinformation est fondée sur la frustration occidentale à l’encontre de la volonté d’un homme, s’appuyant sur une nouvelle génération de responsables russes, décidé à sortir la Russie de la profonde crise de la fin du XX° siècle. La conséquence immédiate est que les immenses projets de prédation, planifiés par le Big Business occidental à la suite de l’effondrement du régime communiste se sont, malgré d’excellents débuts, trouvés rapidement bloqués par un homme : Poutine. D’où les campagnes hystériques dans les médias occidentaux.

Tout opposant à l’hégémonie occidentale a droit automatiquement au qualificatif de « terroriste », dès lors qu’il possède un pouvoir potentiel de résistance. Difficile de mettre Poutine sur une de ces listes. Alors, le plus simple est de le faire passer pour un criminel. Rien que cela... Autocrate et assassin. Pourtant, c’est un homme qui a été régulièrement élu à la tête de son pays, dans un gouvernement légitime. Et les sondages, y compris ceux supervisés par l’université d’Aberdeen (Ecosse) en 2007, montraient (déjà) un taux moyen de satisfaction de ses concitoyens, par rapport à son action, de 70%, en moyenne. Il n’y en a pas beaucoup sur cette planète... et horreur : il se fait une haute idée de l’indépendance et de l’avenir de s