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 Yémen: comment Riyad finance sa guerre?

Depuis 13 heures 30 avril 2018
sur Almanar

Une analyse des mesures entreprises depuis plusieurs mois par les pays ayant agressé le Yémen montre que ces derniers ont concentré leurs efforts sur le vol des ressources pétrolières de ce pays et qu’ils comptent compenser ainsi les millions qu’ils ont perdus dans cette guerre.

Corruption des mercenaires yéménites

Des rapports font état d’une corruption des mercenaires de la coalition saoudo-US.

Selon le site d’information libanais Al-Ahed, le gouverneur de Maarib s’arroge quotidiennement des milliers de dollars grâce au vol du pétrole du pays. Il en va de même pour d’autres responsables de la province de Maarib, comme le cheikh Sultan al-Aradah, qui est l’un des plus importants leaders du parti Al-Islah, proche de Riyad.

Ce dernier mettrait dans sa poche chaque jour 500 millions de riyals saoudiens grâce à la vente du pétrole et du gaz du Yémen.

Il semblerait même que les ressources obtenues par la vente du pétrole et du gaz par ces responsables locaux ne soient nullement transférées dans la banque centrale du pays, qui est située dans la ville d’Aden. Sultan al-Aradah aurait mis en place un système indépendant lui permettant de contourner la banque centrale.

350 millions de riyals saoudiens seraient répartis entre des commandants militaires et des responsables politiques de différentes provinces contrôlées par des mercenaires opposées aux forces yéménites (armée + Ansarullah).

Une bonne partie de cet argent volé sert aussi à graisser la patte aux cheikhs des tribus dont on veut gagner la loyauté avant de les inciter à faire la guerre à Ansarullah.

Le vol des ressources pétrolières du Yémen par Abou Dhabi et Riyad

Les pays arabes qui ont agressé le Yémen cherchaient depuis longtemps à prendre le contrôle des provinces situées dans le sud de ce pays pour faire main basse sur leurs ressources naturelles : gaz, pétrole, etc.

Abou Dhabi

Sous prétexte de lutter contre le terrorisme, les EAU ont pris le contrôle de la ville d’al-Mokallah dans la province de Hadramaout depuis 2016. Selon des rapports, cela fait neuf mois que les EAU ont lancé la production de pétrole dans les installations d’al-Massilah.

La société Petro Massilah produit chaque jour 36 000 barils de dérivé