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23 février 2009

Pierre Bergé...

20 FEVRIER 2009

 L'homme d'affaires français, dont la collection d'art est mise en vente la semaine prochaine, a déclaré être prêt à restituer les "têtes chinoises", deux bronzes réclamés par Pékin, en échange de la démocratie.

L'homme d'affaires Pierre Bergé, dont la collection constituée avec Yves Saint Laurent est dispersée la semaine prochaine à Paris, a déclaré vendredi qu'il "était prêt à donner" deux bronzes réclamés par Pékin à condition que la Chine reconnaisse les droits de l'Homme. "Je ne ferai pas de cadeau aux Chinois contrairement à ce qu'ils imaginent. Je suis prêt à donner ces têtes chinoises à la Chine s'ils sont prêts à reconnaître les droits de l'Homme", a-t-il dit sur France Inter. Des avocats chinois ont annoncé vendredi avoir entamé une procédure judiciaire à Paris pour empêcher la vente de ces deux pièces: une tête de rat et une tête de lapin en bronze, pillées à Pékin il y a près de 150 ans au Palais d'été par les troupes franco-britanniques à l'occasion de la seconde guerre de l'opium. Elles sont estimées autour de 10 millions d'euros pièce. Un juge des référés de Paris doit statuer lundi sur un référé déposé au nom de l'Association pour la protection de l'art chinois en Europe (Apace).

"Ces têtes chinoises ont été pillées il y a 150 ans en Chine comme on été pillées les fresques du Parthénon à Athènes qui sont au British museum, comme ont été pillées beaucoup de pièces qui se trouvent dans tous les musées du monde", a souligné Pierre Bergé. "Là dessus il y a une législation et une jurisprudence", a encore dit l'ancien président de la maison de couture Yves Saint Laurent, homme de gauche engagé et qui a financé en 1989 la Maison de la Démocratie Chinoise de Paris, destinée à venir en aide aux dissidents et étudiants chinois ayant fui la Chine après l'écrasement du soulèvement étudiant de la place Tiananmen. Jonathan Rendell, vice-président de Christie's Amérique, a déclaré vendredi à l'AFP comprendre "l'émotion ressentie en Chine par la vente de ces têtes mais ces pièces sont en libre circulation depuis bien avant leur acquisition par M. Bergé, et ont figuré ainsi dans différentes collections privées et galeries d'art". Donc il n'y a aucune "restriction légale à leur vente ou leur achat".

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