Sur MEDIAPART

 

 

| Par Edwy Plenel

Alors que nos révélations lançaient l'affaire Bettencourt, Xavier Bertrand, à l'époque secrétaire général de l'UMP, le parti présidentiel, avait publiquement accusé, le 6 juillet 2010, Mediapart d'utiliser des «méthodes fascistes». Sur plainte de Mediapart, il fut mis en examen pour diffamation le 30 juin dernier. Le 16 décembre, la juge d'instruction a renvoyé devant le tribunal correctionnel M. Bertrand, aujourd'hui ministre du travail, de l'emploi et de la santé.

Le 6 juillet 2010, Xavier Bertrand participe au Raincy (Seine-Saint-Denis) à un débat sur la réforme des retraites en compagnie d'Eric Woerth, alors ministre du travail après l'avoir été du budget, que nos informations sur l'affaire Bettencourt ont mis en difficile position en raison de ses fonctions de trésorier du parti de Nicolas Sarkozy, l'UMP. C'est alors qu'interrogé sur nos révélations, M. Bertrand, s'exprimant en qualité de sécrétaire général de l'UMP, tient des propos portant gravement atteinte à l'honneur et à la considération de Mediapart.

 

X. Bertrand X. Bertrand© Reuters

Très précisément, voici ces propos, largement relayés et réitérés, que nous avons décidés de poursuivre, en nous constituant partie civile au nom de la Société éditrice de Mediapart, pour diffamation publique envers un particulier: «Ce sont des méthodes, des méthodes d'un autre temps. Et quand certains médias et notamment un site utilise des méthodes fascistes à partir notamment je le dis d'écoutes qui sont totalement illégales, avec justement des rumeurs, l'un responsable de ce site dit "ah écoutez on a pas de preuve mais c'est plausible", non mais attendez dans qu