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La réunion de Gennevilliers (24/06/2011) vient de le rappeler : l’alternative constitutionnelle est l’un des principes qui nous fédère le plus dans cette addition, parfois improbable, de courants et de mouvements qui composent aujourd’hui le Front de Gauche. Ce principe fédérateur a été énoncé lors de la déclaration du 11 septembre 2010 à la Courneuve. Avec l’alternative européenne, c’est le deuxième débat public ouvert par le Front de Gauche à l’occasion de la Fête de l’Humanité. Il s’agit de favoriser, et je cite, « une initiative sur les transformations institutionnelles nécessaires permettant de fonder une 6ème République plus démocratique et sociale ».

Si le passage d’une 5ème à une 6ème République semble être pour beaucoup d’entre nous, et ce quelles que soient les opinions politiques, une nécessité de plus en plus évidente, cette initiative sur ces « transformations institutionnelles » ne doit pas être attendue que des partis politiques. Car que penser d’eux lorsqu’ils s’entendent tous pour ouvrir les portes et les fenêtres, quand c’est la toiture qu’il faut refaire ?

De même, le débat sur la mise en place de la 6ème République, ne peut, ne doit pas attendre l’organisation d’une éventuelle Constituante. Ce changement de Constitution nous concerne tous, aujourd’hui.

Le « Texte d’accord du Front de Gauche pour les présidentielles et les législatives » souligne d’ailleurs la rupture ce que ce changement constitutionnel implique : « Nous voulons une assemblée constituante pour construire une nouvelle République en impliquant totalement le peuple. La 6ème République sera le résultat d'une pratique politique