Sur FRANCE SOIR

 

Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat du Front de gauche à la présidentielle, annoncera probablement lundi s'il sera candidat aux législatives.

Jean-Luc Mélenchon hésite encore à se présenter aux législatives (photo d'illustration).
Jean-Luc Mélenchon hésite encore à se présenter aux législatives (photo d'illustration). AFP/MARTIN BUREAU

Ira ? Ira pas ? « Il n'a pas encore décidé », assure un proche de Jean-Luc Mélenchon en marge du meeting anti-Sarkozy organisé vendredi soir par le Front de gauche Place Stalingrad, à Paris. Une chose semble néanmoins désormais certaine : le co-président du Parti de gauche (PG) annoncera au lendemain du second tour s'il sera candidat ou non aux élections législatives.

Même s'il s'en défend, l'ex-sénateur socialiste laisse depuis plusieurs semaines planer le doute quand à sa participation à ce scrutin qui se tiendra les 10 et 17 juin prochains. Lors d'un déjeuner avec la presse le 13 avril, et pour couper court aux rumeurs qui l'envoyaient dans le Val-de-Marne, il avait laisser entendre, en « off », qu'il pourrait se présenter à Paris, sans toutefois donner plus de détails. Brouillant les pistes, il avait ajouté qu'il pourrait tout aussi bien continuer à siéger au Parlement européen. A l'époque, Jean-Luc Mélenchon ne souhaitait pas s'éterniser sur le sujet : il était encore en campagne pour la présidentielle. Les législatives n'étaient alors pas sa priorité.

Cliquez ici !

Plus de circonscription « gagnable »

L'erreur vient peut-être de là. A trop attendre, Jean-Luc Mélenchon semble s'être retrouvé sans circonscription « gagnable » où se présenter. Sauf à écarter un collègue du Front de gauche, une solution que l'eurodéputé ne semble pas envisager, même si le bruit d'un retrait consenti de Martine Billard a déjà été évoqué. Reste à tenter le tout pour le tout et se lancer dans une nouvelle course politique au départ de laquelle il ne partirait pas franchement favori.

Ce « nouvel épisode de la bataille » du Front de gauche, comme il l'a baptisé vendredi, pourrait bien se dérouler dans la 6e circonscription de Paris, face notamment à Cécile Duflot (EELV), ou, pourquoi pas, à Aubagne, dans les Bouches-du-Rhône. « Je participerai peut-être à cette bataille des législatives, que ce soit à Paris ou à Marseille », a ainsi confirmé Jean-Luc Mélenchon vendredi soir.

« Soucieux du combat »

Évoquée par des cadres du Front de gauche, cette dernière hypothèse semble d'ailleurs la plus probable, même si elle est très loin de lui assurer la victoire. Qu'importe, le co-président du PG assure qu'il ne sera « pas soucieux du résultat », mais « soucieux du combat ». A noter que l'éventualité d'une absence de candidature de Jean-Luc Mélenchon aux législatives a également été mentionnée par un conseiller de l'ex-sénateur.

Une réunion doit se tenir lundi matin à L'Usine, siège du Front de gauche, aux Lilas, pour mettre fin au suspense. Dans l'après-midi, une table-ronde réunira la formation de Jean-Luc Mélenchon et le PS. Il sera question des 60 à 100 circonscriptions où la gauche risque de ne pas se qualifier pour le second tour en cas de candidatures multiples. Longtemps écarté par les socialistes, un accord de circonstance pourrait finalement être trouvé.

Par Philippe Pete