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Créé le 30-01-2013 à 15h48 - Mis à jour à 16h54

En répondant à une question du rapporteur de la loi de séparation et de régulation des activités bancaires, le PDG de la Société Générale a livré un chiffre qui a mis en émoi les députés présents.

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Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. (SIPA)

Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. (SIPA)

Ambiance ce matin dans la salle 6350 de l’Assemblée Nationale. La commission des Finances auditionnait Jean-Paul Chifflet, directeur général du Crédit Agricole, Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas et Frédéric Oudéa, PDG de la Société Générale. Histoire de connaître leur point de vue sur le projet de loi de "séparation" des activités bancaires, dont l’objet est d’isoler dans une filiale les activités "non utiles au financement de l’économie".

 

Après des exposés lénifiants des trois banquiers, Karine Berger prend la parole: "je suis un peu étonnée, j’ai l’impression que vous n’êtes pas spécialement gênés par cette loi." Elle n’en reste pas là et demande notamment aux trois banquiers de bien vouloir lui dire quelle part ces activités spéculatives représentent dans les revenus de la BFI (abréviation de "banque de financement et d'investissement", à savoir les activités dédiées aux entreprises souhaitant avoir accès aux marchés financiers ainsi que le conseil en fusion et acquisition) et dans ceux totaux de la banque. Un brin agacée, car elle a demandé ces chiffres à la Fédération bancaire française (FBF), qui ne lui a toujours par répondu.

A quoi sert une loi qui ne concerne que 1% de l'activité des banques ?

C’est Frédéric Oudéa qui répond, les autres, courageux mais pas téméraires, préférant se taire.