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Le Monde.fr | 13.04.2013 à 12h42 • Mis à jour le 13.04.2013 à 14h22

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Le ministre de l'économie Pierre Moscovici a été apostrophé par des salariés de PSA qui se sont invités au conseil national du PS, samedi matin.

"Pour une fois, il y a eu des ouvriers présents au conseil national du PS", glisse un membre de la direction ce samedi matin après l'irruption pendant la réunion des socialistes au centre des congrès de la Villette à Paris, d'une délégation de manifestants de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

 

Il est un peu plus de 11 heures. Jean-Marc Ayrault vient à peine de terminer son intervention devant le parlement socialiste. Le chef du gouvernement a notamment rappelé qu'il ne sera "pas le premier ministre d'un tournant de l'austérité", et défendu son "nouveau modèle social français pour faire face à la crise". Peu après son discours, des cris se font entendre dans les sous-sols du centre des congrès. Beaucoup imaginent alors que des opposants au mariage pour tous sont venus perturber la réunion socialiste.

Mauvaise pioche, c'est une cinquantaine de grévistes de PSA qui débordent le service d'ordre et envahissent la scène. Jean-Marc Ayrault a été préventivement exfiltré. Le ministre de l'économie, lui aussi présent, s'échappe en catimini. Pierre Moscovici reviendra tout aussi discrètement quelques minutes plus tard quand la situation se sera calmée.

Les PSA au conseil national du PS, samedi matin.

"Le changement c'est maintenant !", scandent les manifestants. Dans la panique, Harlem Désir, le premier secrétaire du PS, décide de leur donner la parole et annonce qu'il les recevra en privé dans la foulée. Jean-Pierre Mercier, leader CGT de PSA, prend le micro :