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 |  01/12/2016, 8:54  |  271  mots Pour 44% des personnes interrogées, le programme de François Fillon est trop libéral, contre 52% d'un avis contraire.

Pour 44% des personnes interrogées, le programme de François Fillon est "trop libéral", contre 52% d'un avis contraire. (Crédits : GONZALO FUENTES) Sans surprise, les sympathisants de droite soutiennent la majorité des mesures, qui sont rejetées par les sympathisants de gauche.

Selon un sondage Odoxa diffusé jeudi*, les propositions économiques de François Fillon sont reçues très différemment selon la sensibilité politique, même si certaines font consensus.

Près de quatre Français interrogés sur cinq (79%) se déclarent ainsi favorables à une forte baisse des dépenses publiques, 61% à l'augmentation du temps de travail des fonctionnaires et 60% à la dégressivité des allocations chômage.

Mais 37% seulement soutiennent le report de l'âge de la retraite à 65 ans et 29% la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF), comme le propose le vainqueur de la primaire de la droite, selon cette enquête pour BFM Business, Challenges et Aviva Assurance.

 

Un programme "trop libéral" ?

Si une majorité de sympathisants de droite approuvent ces différentes mesures, à l'exception de la suppression de l'ISF (44%), une majorité de ceux de gauche les désapprouvent, à l'exception de la baisse des dépenses publiques (61% favorables). Une majorité de l'ensemble des Français (55%) juge globalement les mesures Fillon "efficaces pour redresser les finances publiques" mais, pour 52%, elles sont "socialement injustes".

Pour 44% des personnes interrogées, le programme de François Fillon est "trop libéral", contre 52% d'un avis contraire. Mais seuls 21% des proches de la gauche le jugent "applicable", à l'inverse de 63% de ceux de la droite. A cinq mois de la présidentielle, 33% (+7 points) des Français se disent "plutôt plus confiants" dans l'avenir de la situation économique en France, contre 67% (-7) d'un avis contraire.

(Avec AFP)

*Enquête réalisée en ligne les 23 et 24 novembre auprès de 1.002 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4% à 3,1%